Libéraux et médias médicaux à boulets rouges contre Cash Investigations d’Elise Lucet


A+
AMÉDIAS

Déserts médicaux : la faute à la liberté d’installation ? Quand Élise Lucet tape sur les médecins libéraux

Par Louise Claereboudt le 14-01-2022

https://www.egora.fr/actus-pro/medias/71236-deserts-medicaux-la-faute-a-la-liberte-d-installation-quand-elise-lucet-tape?nopaging=1

Diffusé ce jeudi 13 janvier, le dernier numéro de Cash Investigation intitulé « Liberté, santé, inégalités » a eu l’effet d’une bombe. Consacré en grande partie à la question des déserts médicaux, le magazine explique pendant plus de 40 minutes pourquoi la liberté d’installation des médecins en est responsable et comment les syndicats la protègent depuis des années. Des accusations jugées honteuses par la communauté médicale, épuisée par près de deux ans de lutte contre l’épidémie de Covid.   

Le nouveau numéro de Cash Investigation a fait l’effet d’un raz-de-marée. Diffusé ce jeudi soir, le magazine présenté par Elise Lucet, disponible sur le site de France Télévisions depuis une semaine, avait déjà largement tourné sur les réseaux sociaux et aussitôt provoqué une vague de contestations provenant de la communauté médicale. A quelques mois de l’élection présidentielle, l’émission s’attaque en effet à l’épineuse question des déserts médicaux, dont pâtiraient « 8 millions de Français ». Et dès le préambule, Elise Lucet annonce la couleur. Le coupable est tout trouvé : la liberté d’installation.

« Reportage à charge », « Honteux », « Cash Investigation jette de l’huile sur le feu alors que la maison s’écroule et accuse les victimes d’y avoir mis le feu », « On nous fait passer pour des ingrats »… Partout, les praticiens, étudiants et syndicats médicaux se sont élevés pour protester contre l’argumentaire exposé. « Chère Elise Lucet, il m’était arrivé de regarder certaines de vos émissions avec intérêt. L’espoir suscité par l’annonce d’une émission sur ce sujet crucial (et malheureusement absent du débat politique) n’a eu d’égal que ma déception en la regardant », écrit par exemple le Pr Olivier Saint-Lary, président du Collège national des généralistes enseignants (CNGE).

https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-0&features=eyJ0ZndfZXhwZXJpbWVudHNfY29va2llX2V4cGlyYXRpb24iOnsiYnVja2V0IjoxMjA5NjAwLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X2hvcml6b25fdHdlZXRfZW1iZWRfOTU1NSI6eyJidWNrZXQiOiJodGUiLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X3NwYWNlX2NhcmQiOnsiYnVja2V0Ijoib2ZmIiwidmVyc2lvbiI6bnVsbH19&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1480087654628794382&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.egora.fr%2Factus-pro%2Fmedias%2F71236-deserts-medicaux-la-faute-a-la-liberte-d-installation-quand-elise-lucet-tape%3Fnopaging%3D1&sessionId=ca2e1b87f8f0295d9d29da1f83e2e73d3d958487&theme=light&widgetsVersion=86e9194f%3A1641882287124&width=550px

Pour comprendre cette grogne unanime, Egora a visionné l’émission qui vous a fait réagir. 

Dès le départ, on nous plonge dans un territoire de « non droit médical », l’Orne. « Un far-west de la santé où la tête des médecins est mise à prix. » A la Ferté-Macé, explique-t-on, il ne restait en 2019 que deux médecins libéraux, contre 10 en 2001 pour 5.500 habitants ; dont 1 sur 4 n’a pas de médecin traitant. Avec pour conséquence évidente : la saturation des urgences de l’hôpital voisin, à Flers. « Un paradoxe parce qu’on n’a jamais eu autant de docteurs en médecine en France au moment où je parle », déplore David Trouchaud, directeur du CH. « Vous avez bien raison Monsieur le directeur, s’empresse de répondre la voix-off. Sauf qu’aujourd’hui, les étudiants en médecine choisissent plutôt de devenir spécialistes que généralistes. » 

La situation de l’Orne est malheureusement loin d’être une exception puisque selon l’Assurance maladie 6 millions de Français n’ont pas de médecin traitant, dont 10% souffrent d’une affection de longue durée

Changement de cadre radical, Cash Investigation nous emmène au bord de l’océan, à Biarritz, « l’une des 10 villes françaises les mieux dotées en médecins », selon le magazine, avec « 22 généralistes pour 10.000 habitants ». Un « paradis » pour les médecins, accessible grâce à la possibilité pour ces derniers de « visser leur plaque où ils veulent ». « J’ai fait médecine pour être sûr de pouvoir exercer là où je le souhaitais, au bord de l’océan, et également pour la liberté que ça procure », explique le Dr Guillaume Barucq, généraliste dans la station balnéaire prisée par les surfeurs. Une déclaration…

qui nourrit l’angle choisi par Cash Investigation : la liberté d’installation entraîne une mauvaise répartition des médecins sur le territoire, alors pourquoi ne pas y mettre fin, et instaurer un système de maillage tel que celui des pharmaciens, là où il y a des besoins ?  

Un « privilège » défendu bec et ongles par les syndicats 

Pour l’émission, il existe un frein à la suppression de « ce privilège » : les syndicats médicaux, « très revendicatifs »,selon la voix off, et largement caricaturés (ils ne se réunissent pas « autour d’un barbecue merguez » comme à la CGT mais dans « une ambiance feutrée et pull sur les épaules »). Selon le magazine, la fin de la liberté d’installation est pourtant plébiscitée par nombre de députés. Mais « à droite comme à gauche, les ministres de la Santé finissent par être d’accord avec les syndicats de médecins sur cette question de l’installation ». Et « chaque fois qu’une loi concerne les médecins libéraux, elle doit être négociée avec eux » à travers  »la convention, une histoire d’amour à sens unique », pointe Cash Investigation, selon qui la Cnam finit toujours par céder. Convention qui, rappelons-le, a été reportée en 2023, au grand dam des syndicats. 

Pour le Dr Jean-Paul Hamon, président d’honneur de la Fédération des médecins de France (FMF) et généraliste à Clamart (Hauts-de-Seine), « ce n’est pas la faute des médecins si les Français » ont des difficultés pour accéder aux soins mais « celle de l’Etat », qui est « alerté depuis plus de trente ans » et n’a « rien fait pour enrayer cette désertification ». « Rien ne bouge parce qu’on refuse de mettre l’argent qu’il faut sur la médecine libérale », abonde-t-il face à Elise Lucet, appelant à mettre en place des incitations financières. Pourtant, argumente la journaliste, rapports à l’appui – notamment celui de la Cour des comptes de 2017 – ces incitations ont été jugées « inefficaces« .

Conventionnement sélectif des médecins, forfaits, arrêts maladie… l’ordonnance de la Cour des comptes pour la présidentielle

Pour illustrer leur « inefficacité » aux téléspectateurs, la voix-off énonce : « En 2019, 66 médecins bénéficient du contrat qui propose 10% de plus sur les consultations [le contrat de transition pour les médecins, NDLR]. Pour la prime de 50.000 euros [le contrat d’aide à l’installation], seulement 859 médecins sont engagés, pour la rémunération minimum de 6.900 euros [le contrat de praticien territorial de médecine générale], on ne compte que 1208 signataires entre 2013 et 2019. Ça ne fait pas lourd par rapport aux 60.000 généralistes libéraux français. »  

Le magazine se termine…

sur un reportage au Québec où « après 40 ans d’incitations financières inefficaces […], l’installation se fait désormais en fonction des besoins de la population […] » Un système qui, « aux yeux des praticiens français, pourrait ressembler à un aller simple vers le Goulag », tacle le journaliste.  

Les syndicats réclament un droit de réponse 

Pour les médecins et syndicats, définitivement mis en cause, cette série de tacles ne passe définitivement pas et encore moins dans un contexte de crise sanitaire. « Alors que les soignants donnent tout depuis des mois et des mois en ville comme à l’hôpital vous venez du haut de vos minables certitudes établies, les salir, dénonce le Dr Jérôme Marty, président de l’UFML-S, dans une vidéo adressée à Elise Lucet. Oserez-vous débattre face à moi ? Je vous le demande Elise Lucet, oserez-vous ? » Le généraliste de Fronton réclame de fait un droit de réponse, un entretien « sans coupes », avec la journaliste.

https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-1&features=eyJ0ZndfZXhwZXJpbWVudHNfY29va2llX2V4cGlyYXRpb24iOnsiYnVja2V0IjoxMjA5NjAwLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X2hvcml6b25fdHdlZXRfZW1iZWRfOTU1NSI6eyJidWNrZXQiOiJodGUiLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X3NwYWNlX2NhcmQiOnsiYnVja2V0Ijoib2ZmIiwidmVyc2lvbiI6bnVsbH19&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1480245889625210886&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.egora.fr%2Factus-pro%2Fmedias%2F71236-deserts-medicaux-la-faute-a-la-liberte-d-installation-quand-elise-lucet-tape%3Fnopaging%3D1&sessionId=ca2e1b87f8f0295d9d29da1f83e2e73d3d958487&theme=light&widgetsVersion=86e9194f%3A1641882287124&width=550px

Dans un communiqué, la CSMF pointe du doigt une émission qui est « la caricature d’un journalisme dévoyé à des fins d’audimat », et une présentation « partisane, antilibérale, ressemblant à un procès à charge » d’une thématique aussi importante. « Parler de la liberté d’installation sans même donner la parole aux jeunes médecins, et en interrogeant de vieux dirigeants syndicaux loin des affaires, en omettant le problème majeur du manque de médecins dans tous les secteurs est une bien curieuse façon d’aborder le sujet », déplore le syndicat du Dr Ortiz. Aucun…

syndicat de jeunes médecins ou d’étudiants n’a en effet été interrogé pour faire part de ses revendications et inquiétudes. La problématique du numerus clausus, elle-même, a été totalement évincée de l’émission.  L’État paye-t-il vraiment les études des médecins ?

Comme le Dr Marty, la CSMF demande un droit de réponse « pour l’ensemble des parties incriminées et honteusement dénoncées ». Demande formulée à l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique. La Confédération annonce par ailleurs qu’elle se réserve le droit de porter plainte pour « diffamation et atteinte à l’honneur de la profession médicale ».  

« Manipulation » 

La Confédération n’est pas la seule à remettre en cause la crédibilité de l’émission qui n’évoque pas un certain nombre de questions (l’attractivité des territoires, la féminisation de la profession, les conditions d’exercice, la baisse de l’installation en libéral…). Dans un communiqué, la Conférence nationale des Unions Régionales de Médecins Libéraux (URPS) s’interroge, amère :  « Est-ce bien le rôle de la télévision publique d’accepter la diffusion d’un documentaire au contenu hors sol et pour le moins déconnecté des réalités, à l’heure où il y aurait par ailleurs tant à dire sur la réalité de l’exercice médical au cœur des territoires, en soutien et en relais des établissements de santé, à l’heure où les médecins libéraux ont le souci constant d’apporter réponse aux demandes des patients. » 

« La question de la ‘désertification médicale’ (qui est un bien grand mot, tant Paris et l’Ile-de-de-France d’où Mme Lucet semble trop peu sortir, sont représentatifs du paradoxe des déserts médicaux français) » et « la manière dont la loi a depuis lors modifié la donne (création et déploiement des CPTS, développement de la téléconsultation…etc.), ne sont nullement abordées de manière sérieuse et discutée comme cela aurait dû être le cas au regard de l’angle initialement annoncé du reportage », condamne la CN URPS. « 

À quand une France où il fait bon être médecin ? » : le coup de gueule d’un généraliste de l’UFML

Le choix des deux représentants de la profession (les Drs Martial Olivier-Koehret, ancien président de MG France, et Jean-Paul Hamon) a également été remis en cause à plusieurs reprises, notamment par la Conférence nationale des URPS. Sur Twitter, le Dr Jean-Paul Hamon a de son côté dénoncé la « manipulation et la mauvaise foi » d’Elise Lucet et de l’équipe de Cash Investigation. « J’aurais préféré un montage qui permette une démonstration de la connerie de la coercition. Olivier Véran a raison de n’accepter que le direct. Résumer la solution à la désertification à 50000€ sans laisser l’explication et sortir 1 partie d’une interview est malhonnête », écrit-il.

Émission Cash Investigation : « une présentation à charge sans débat contradictoire, diffamatoire qui n’est que la volonté d’un profit médiatique aux dépens de nos patients et soignants » (Communiqué)

Imprimer la listeRecherche14/01/2022

Émis par : SNL

Share

´ no

Nous avons vu l’émission Cash Investigation intitulée « Liberté, Santé, Inégalités »,  diffusée le 13 janvier. Le sujet de ce document aborde l’organisation de la médecine sur les déserts médicaux, les autorisations d’activité et le secteur de la Néphrologie et dialyse (à partir d’une heure et dix minutes).

Le Syndicat des Néphrologues Libéraux (SNL) seul syndicat de la spécialité dans le secteur libéral regrette une présentation à charge sans débat contradictoire, diffamatoire qui n’est que la volonté d’un profit médiatique aux dépens de nos patients et soignants. L’émission comporte de nombreuses approximations.

I-Les accusations d’escroquerie 

Les néphrologues Libéraux se voient accusés d’escroquerie car ils factureraient des actes non réalisés et bénéficieraient d’une rente indue de situation (01h25). Le reportage met en scène en caméra cachée un individu présenté comme un Néphrologue expert qui démontre la supercherie en pratiquant le spectacle d’une médecine bâclée, non conforme aux recommandations de bonne pratique. Ce néphrologue probablement peu expérimenté ne pratiquait d’ailleurs pas son métier comme titulaire dans le service ou il se présente.

La méprise de cet individu est basée à notre sens sur deux questions. Que défini l’acte dont on parle d’une valeur d’environ 40 euros ? et à quels patients s’applique cet acte ?

Et bien cet acte n’est absolument pas celui d’une consultation même de 25 minutes. Il s’appelle « surveillance d’une séance de dialyse ». Il s’agit d’un forfait par patient et par dialyse global qui inclus ce qui se passe en amont de la dialyse (prescription, mise à jour du dossier…), au moment de la dialyse pendant les 4 ou 5 heures de traitement (présence médicale continue en salle de dialyse obligatoire par la réglementation, traitement des évènements médicaux voir des urgences pendant la séance…) et en aval (gestion du dossier notamment de greffe, interprétation et prescription des résultats biologiques, de la qualité de la dialyse, modification de la prescription de dialyse, surveillance de l’abord vasculaire,  lettre aux correspondants médicaux …).

La réglementation nous impose aussi une astreinte médicale en dehors des plages d’ouverture du service, nuit dimanche et jours fériés non rémunérée que nous incluons dans cet acte de « surveillance ».

Cet acte de 40 euros ne s’applique qu’aux malades les plus âgés, les plus comorbides, les plus complexes et les plus fragiles dialysés en centre de dialyse « lourds ». Pour les autres, les Néphrologues ont créé d’autres structures en hiérarchisant les besoins en dose médecin des malades. L’acte de surveillance défini plus haut ne s’y applique pas,

Dans toutes ces structures et selon les besoins du patient, seule une consultation peut être tarifée par le néphrologue (30 euros et non pas 35 comme signalé dans l’émission) à une fréquence adaptée au patient, minimale selon les structures d’une par semaine, d’une par mois jusqu’à l’absence de cotation pour les patients en dialyse à domicile. Ces centres allégés permettent de traiter les malades au plus près de leurs besoins, de leur domicile et de libérer de la place dans les centres « lourds ». Ils permettent également de réduire le cout global de la dialyse.

II-Les accusations mensongères de refus de la greffe

Il est affirmé que nous gardons en dialyse les patients au lieu de les greffer pour des raisons financières. C’est une accusation grave.

La réalité tient plus à la pénurie de greffon, aux difficultés de disposer d’un donneur vivant alors même que la majorité des patients dialysés sans contre- indication sont inscrits sur liste de greffe. Certes cette inscription prend un peu de temps, nécessite le contrôle préalable des facteurs de risque notamment cardiaque et vasculaire. Le travail du Néphrologue et de l’équipe soignante est de maintenir la qualité du traitement de dialyse, la qualité de vie du malade, l’éducation et l’éviction des facteurs de risque jusqu’à la transplantation. Nos rapports avec les équipes de transplantation sont excellents, les échanges fréquents pour augmenter le nombre de transplantations.

Ce documentaire ne peut que desservir la cause qu’il croit défendre en altérant la confiance des patients, des équipes soignantes, du public. La confiance est un préalable à la relation médecin-patient.

Ainsi le Syndicat des Néphrologues Libéraux entend exercer son droit de réponse à l’encontre des propos tenus au cours de l’émission Cash Investigation intitulée « Libertés, Santé, Inégalités » et déclare avoir, d’ores et déjà, porté plainte pour diffamation publique.

Lire le communiqué en ligne


Cash Investigation 

Liberté, santé, inégalités

magazines 

103 min tous publicsdiffusé le jeu. 13.01.22 à 21h09 disponible jusqu’au 21.10.22

https://www.france.tv/3002507-liberte-sante-inegalites.html#xtor=AL-85-%5Bpartage_video%5

présenté par : Elise LucetLe prochain numéro de Cash Investigation, intitulé « Liberté, santé, inégalités » est disponible e n avant-première, une semaine avant sa diffusion sur France 2.

Six à huit millions de Français vivent dans un désert médical. Sur notre territoire, la qualité des soins n’est pas la même pour tous. Notre système de santé creuse-t-il les inégalités entre les citoyens ? Elise Lucet et l’équipe de Cash Investigation ont enquêté sur les causes de ce mal français. Dans cette enquête inédite, vous découvrirez la puissance des syndicats de médecins libéraux. Au nom de la liberté d’installation, ces syndicats entravent les réformes qui permettraient de mieux répartir les médecins libéraux sur le territoire français. Pendant des mois, Gabriel Garcia et Julien Beccu ont passé au crible des millions de données de santé confidentielles sur les opérations du cancer. Nous vous révèlerons qu’en France, des cliniques et hôpitaux opèrent sans aucune autorisation de l’Etat. En 2018, c’était le cas de 812 établissements.
La dialyse, ce traitement très lourd pour pallier l’insuffisance rénale, est devenue une machine à cash pour certains néphrologues et leur clinique. Il existe pourtant une autre solution : la greffe. Mais, étonnamment, certains hôpitaux préfèrent dialyser que greffer. A l’issue de cette enquête, vous comprendrez pourquoi. Votre santé les intéresse, Cash Investigation s’est intéressé à leurs pratiques !

Regardez l’émission en avant-première et posez-nous vos questions via le formulaire.

Élise Lucet et son équipe répondront le jeudi 13 janvier en fin d’émission.

Les cartes interactives évoquées dans l’enquête seront accessibles sur franceinfo.fr dès jeudi 13 janvier. Posez vos questions à Cash Investigation !

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

Laisser un commentaire