Un an de plus pour les néonicotinoïdes « tueurs d’abeilles »
Flickr / CC BY-SA 2.0 / stanze – Des betteraves sucrières.22 décembre 2021 à 15h21,
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Les betteraves n’en ont pas fini avec les néonicotinoïdes. Interdits depuis 2018, ces insecticides toxiques qui permettent aux betteraviers de lutter contre la jaunisse ont pourtant été réintroduits dès mars 2021. Ce retour, censé être temporaire, a été à nouveau validé pour l’année 2022 par le conseil de surveillance des néonicotinoïdes, mardi 21 décembre. Le gouvernement peut ne pas suivre cette préconisation, mais l’espoir est mince. Tout comme les leviers de lutte : le recours en urgence déposé par des ONGécologistes l’an dernier avait été rejeté.
Cette année de sursis supplémentaire n’est pourtant pas justifiée, aux yeux de l’agronome Jacques Caplat. Membre du conseil et secrétaire général de l’association Agir pour l’environnement, il affirme dans un communiquéque les risques de pertes pour la saison 2022 sont faibles. Et que le seul but de cette nouvelle dérogation est de soutenir une filière moins protégée qu’avant au niveau européen [1] : « Il serait plus économique et écologique d’organiser une indemnisation des agriculteurs réellement touchés et un plan de sauvegarde de la filière, plutôt que de déverser des produits toxiques », a-t-il indiqué.
De nombreuses études scientifiques ont démontré, ces dernières années, la haute toxicité de ces produits chimiques. Ils seraient à l’origine de la disparition des trois quarts des insectes volants ces trente dernières années car ils attaquent leur système nerveux. De nombreux chercheurs et de nombreux apiculteurs leurs attribuent également la responsabilité du syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles.
C’est maintenant que tout se joue…
La communauté scientifique ne cesse d’alerter sur le désastre environnemental qui s’accélère et s’aggrave, la population est de plus en plus préoccupée, et pourtant, le sujet reste secondaire dans le paysage médiatique. Ce bouleversement étant le problème fondamental de ce siècle, nous estimons qu’il doit occuper une place centrale et quotidienne dans le traitement de l’actualité