On nous avait promis 5000 lits de réanimation, on a rien vu venir ! – L’IGAS remet les compteurs à zéro et propose de créer 1000 lits ! – Une vague de déprogrammations catastrophique prévue en Janvier

Services de réanimation : un rapport de l’IGAS estime nécessaire d’augmenter le nombre de lits

Dans un document que « Le Monde » s’est procuré, l’inspection générale des affaires sociales appelle à lever les « fortes tensions pesant actuellement sur les ressources humaines » à l’hôpital dans les services de soins critiques. 

Par Camille StromboniPublié aujourd’hui à 03h01, mis à jour à 09h06  

Temps de Lecture 4 min. https://www.lemonde.fr/sante/article/2021/12/16/services-de-reanimation-un-rapport-de-l-igas-estime-necessaire-d-augmenter-le-nombre-de-lits_6106231_1651302.html

Dans les couloirs de l’hôpital Louis-Pasteur, à Colmar, le 2 décembre 2021.
Dans les couloirs de l’hôpital Louis-Pasteur, à Colmar, le 2 décembre 2021. LUCAS BARIOULET POUR « LE MONDE »

C’est un rapport très attendu par les acteurs hospitaliers, mais que le ministère de la santé s’est gardé, jusqu’ici, de rendre public. Daté de juillet, ce document de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur les services de réanimation, en première ligne depuis deux ans sur le front de l’épidémie de Covid-19, et que Le Monde s’est procuré, ne manquera pas d’avoir un retentissement particulier, alors que l’hôpital est sous le feu de la cinquième vague. Le nombre de patients atteints du Covid-19 dans les services de soins critiques, qui accueillent les malades les plus graves, « devrait dépasser 3 000 très rapidement et atteindre les 4 000 autour des fêtes », a prévenu Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, le 15 décembre.

Au fil des 184 pages du rapport, intitulé « L’offre de soins critiques, réponse au besoin courant et aux situations sanitaires exceptionnelles », les inspecteurs des affaires sociales se prononcent sur une question très sensible depuis le début de la crise sanitaire : la France dispose-t-elle de suffisamment de lits de réanimation ? C’est en effet la pression sur ces lits qui conduit en grande partie aux mesures les plus restrictives prises face au Covid-19.

En février, l’IGAS a ainsi été saisie par le ministère de la santé pour examiner l’offre de soins critiques adultes du pays, et rendre ses conclusions à l’été, appelées à « éclairer les décisions nationales ».

Objectif de 1 000 lits

Dans cet état des lieux très détaillé de la situation, assorti de vingt-sept recommandations, les membres de l’inspection générale répondent prudemment, en deux temps, à la question des capacités. « L’évaluation conduite par la mission conclut que l’accroissement prévisible des besoins de réanimation, lié principalement au vieillissement démographique, n’appelle pas d’augmentation massive du nombre de lits installés », indiquent-ils. Si une augmentation massive n’est pas jugée opportune, quelques paragraphes plus loin, dans la synthèse du rapport, les inspecteurs écrivent que cet accroissement attendu des besoins, « sur la base d’une estimation maximaliste »« pourrait rendre nécessaire la création de 1 000 lits de réanimation supplémentaires d’ici à 2030 ».

Une augmentation capacitaire évoquée avec réserve donc, mais qui devrait être saluée dans les rangs des médecins réanimateurs, qui dénoncent depuis des mois des capacités structurellement insuffisantes. Lire aussi   Covid-19 : le syndicat des médecins réanimateurs alerte sur le déficit durable de lits de réanimation

Pour remplir cet objectif de 1 000 lits dans la décennie qui vient, l’IGAS met en avant, « en premier lieu », la nécessité de développer des « structures d’aval adaptées à la prise en charge de patients qui connaissent aujourd’hui des séjours prolongés en réanimation », en créant notamment des « services de rééducation post-réanimation ». Ce qui permettra, en économisant des journées en réanimation, d’atteindre pour moitié l’objectif. Pour les 500 autres lits nécessaires, il faudra « privilégier l’ouverture des lits actuellement installés, mais fermés par manque de personnels paramédicaux ». Soit des réouvertures, plus que des créations.

Sur les 5 080 lits de réanimation dont dispose officiellement la France aujourd’hui, environ 10 % sont déjà fermés, confirment les auteurs du rapport. Et c’est sans compter les fermetures supplémentaires intervenues depuis la rentrée, compte tenu du fort absentéisme et de la pénurie d’infirmiers dont souffrent nombre d’établissements de santé – en Ile-de-France, l’agence régionale de santé évoquait, début décembre, 15 % de l’offre de soins critiques fermée faute de personnel.

Un manque de 1 135 postes de médecins

« L’enjeu majeur » est précisément là, selon l’IGAS : il faut « [lever les] fortes tensions pesant actuellement sur les ressources humaines médicales et paramédicales ». Dès 2021, et ce jusqu’en 2030, les inspecteurs estiment nécessaire d’ouvrir « a minima » 40 postes supplémentaires d’internes par an, répartis dans les deux spécialités de médecine intensive et réanimation et d’anesthésie-réanimation. Ce sont 1 135 postes équivalents temps plein de médecins qui manquent, selon l’inspection, entre les postes vacants aujourd’hui et les ratios recommandés par les sociétés savantes nationales et européennes, ainsi que pour réaliser la montée en charge du nombre de lits ouverts.

Lire aussi   sCovid-19 : la promesse intenable des 12 000 lits disponibles en réanimation

Les infirmiers de réanimation, qui appellent depuis des mois à une reconnaissance de leur spécialité, devraient également se sentir entendus. Les inspecteurs avancent la nécessité de « reconnaître financièrement » la spécificité de leur profession, et ce dès début 2022, ainsi que de « systématiser une formation d’adaptation à l’emploi de huit semaines à la prise de fonctions en réanimation », ou encore de réintégrer un « module de réanimation » dans la formation des étudiants en soins infirmiers.

Autre enjeu-clé pour se préparer aux crises futures et aux fluctuations saisonnières d’activité : les inspecteurs appellent à « l’aménagement d’une élasticité maximale des capacités de soins critiques pour faire face aux variations d’activité ». Pour cela, ils envisagent un renforcement du levier des unités de surveillance continue, ces secteurs qui accueillent les malades les moins graves des soins critiques. Le rapport préconise de mieux cadrer ces services, et de les adosser à une réanimation – comme c’est le cas aujourd’hui, mais seulement pour une partie d’entre eux. Ce qui permettra de pousser les murs en temps de crise, sans arrêter pour autant le reste de l’activité de l’hôpital.

Ces conclusions, largement centrées sur les ressources humaines, entrent en résonance avec celles déjà émises, en mars, par la Cour des comptes, qui appelait également à revoir le modèle de financement de cette activité « structurellement déficitaire » pour les hôpitaux. Reste à savoir si le ministère de la santé va retenir certaines mesures, maintenant qu’il dispose de plusieurs expertises conséquentes sur le sujet

.Lire aussi   La Cour des comptes recommande de mieux armer les services de réanimation

Camille Stromboni

Hausse des hospitalisations en réanimation : « Tant qu’on ne sera pas plus vacciné, on ne s’en sortira pas », alerte l’anesthésiste Jean-Michel Constantin

Jean-Michel Constantin, anesthésiste-réanimateur à La Pitié Salpêtrière, secrétaire général de la Société française d’anesthésie et de réanimation, attire l’attention sur l’épuisement des équipes de soignants.

Article rédigé par franceinfo
Publié le 15/12/2021 20:42
Mis à jour le 15/12/2021 21:02
Temps de lecture : 2 min.

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/hausse-des-hospitalisations-en-reanimation-tant-qu-on-ne-sera-pas-plus-vaccine-on-ne-s-en-sortira-pas-alerte-l-anesthesiste-jean-michel-constantin_4882297.html#xtor=CS2-765-%5Bautres%5D-

Une personne se fait vacciner à Paris, le 27 novembre 2021. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)


Une personne se fait vacciner à Paris, le 27 novembre 2021. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

« Le problème actuel est un problème de vaccination et tant qu’on ne sera pas plus vacciné, on ne s’en sortira pas », a alerté mercredi 15 décembre sur franceinfo Jean-Michel Constantin, anesthésiste-réanimateur à La Pitié Salpêtrière, secrétaire général de la Société française d’anesthésie et de réanimation, alors que le gouvernement a estimé que le nombre de patients Covid hospitalisés en réanimation devrait atteindre les 4 000 « autour des fêtes ».

DIRECT. Covid-19 : un conseil de défense sanitaire aura lieu vendredi pour examiner d’éventuelles « mesures complémentaires », annonce Olivier Véran

« Si on dit qu’il y a six millions de personnes qui ne sont pas vaccinées à l’heure actuelle en France et si on prend la fourchette basse, c’est-à-dire que deux pour cent d’entre eux vont faire une forme sévère qui va les conduire à l’hôpital, on a un réservoir de 120 000 patients qui seront à prendre en charge », explique Jean-Michel Constantin. Il souligne que « tous les patients Covid » qui vont être admis « en service de réanimation, ce sera aux dépens d’autres patients. Ce ne sont pas des places vides qu’ils prennent. On ne peut pas faire différemment ».

« La mise en danger du système de santé est clairement identifiée à l’heure actuelle : 80% des malades en réanimation sont des patients non vaccinés. »


Malgré tout, Jean-Michel Constantin pense que « l’hôpital va tenir parce que l’hôpital tient en dépit de toutes ces difficultés ». Mais il estime que « plus ça va, plus ça sera dur ». Dans cette période de fêtes, « il y a des activités non urgentes qui sont annulées pour que les équipes puissent prendre des congés. Donc, la plasticité du système qui nous a permis de tenir sur les quatre premières vagues sera nécessairement un peu moins importante ». Mais il note que « le début de cette cinquième vague est marqué par un taux d’admission en réanimation qui est beaucoup plus important que d’habitude ».

Il espère néanmoins qu’avec « l’effet crainte » du virus, « il y ait une remise de pression sur les gestes barrières qui fasse que l’on ait un peu moins de formes graves de la part des personnes à risque particulièrement. C’est le côté un peu optimiste ». Il insiste tout de même sur la nécessité de « travailler sur les modèles les pires pour éviter d’être submergés ».

Jean-Michel Constantin attire enfin l’attention sur « les équipes » de soignants qui « sont épuisées ». Il lui semble « inconcevable de supprimer les vacances des équipes » : « Ce ne sont pas des machines. Cela fait bientôt deux ans qu’ils sont au front. Si on ne les laisse pas souffler un peu, ils vont être épuisés, ils vont démissionner, ils vont partir, ils vont s’arrêter. Là, on rentre dans une zone qui va être compliquée. »

Covid 19 : les services de réanimation rattrapés par la 5ème vague

Publié le 15/12/2021 23:19Mis à jour le 15/12/2021 23:38

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid19-les-services-de-reanimation-rattrapes-par-la5emevague_4882413.html#xtor=CS2-765-%5Bautres%5D-

Covid 19 : les services de réanimation rattrapés par la 5ème vague

A. Chopin, B. Aparis, M.-C. Roupie, J. Arrignon, J. Cohen-Olivieri – France 3France Télévisions19/20Édition du mercredi 15 décembre 2021

Les cas de contaminations au Covid-19 se multiplient, mercredi 15 décembre. 4 000 patients en réanimation sont attendus au moment des fêtes, et la tension sur l’hôpital s’intensifie.

Des patients intubés, ventilés, des personnels en réanimation épuisés : cette cinquième vague ressemble en tout point aux autres. Pour Juliette Simon, infirmière en réanimation, rien n’a changé : « Depuis le début, on n’a pas quitté la situation du Covid au sein du service. On en a toujours eu. C’est un peu compliqué, on est tous fatigués et en sous-effectif« . Ce service de réanimation n’est pas encore saturé, quatre lits sur douze sont occupés.

4 000 patients en réanimation pendant les fêtes

« On retrouve toujours le facteur âge, mais le facteur majeur qui ressort est le fait de ne pas être vacciné« , résume le professeur Michel Slama, chef de service adjoint au CHU Amiens-Picardie. Le nombre de patients en réanimation augmente progressivement en France, au nombre de 2 843 mercredi 15 décembre. Mais surtout plus rapidement que prévu. Selon Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, le seuil des 3 000 patients en réanimation devrait être dépassé dans les prochains jours, et celui des 4 000devrait être atteint durant les fêtes. 

Covid-19 : des chirurgiens redoutent une vague de déprogrammations « catastrophique » en janvier 2022

C’est « un cri d’alarme pour la prise en charge des patients » que lance Philippe Cuq, coprésident de l’union syndicale Avenir Spé-Le Bloc.Article rédigé par 

franceinfo avec AFPFrance TélévisionsPublié le 16/12/2021 18:00Mis à jour le 16/12/2021 18:04 Temps de lecture :  1 min.

Des soignants dans un hôpital de Montreuil (Seine-Saint-Denis), le 14 décembre 2021. (JULIEN DE ROSA / AFP)
Des soignants dans un hôpital de Montreuil (Seine-Saint-Denis), le 14 décembre 2021. (JULIEN DE ROSA / AFP)

Avec la cinquième vague de Covid-19 et la réactivation des plans blancs, le principal syndicat de chirurgiens libéraux craint des déprogrammations massives d’opérations et demande « que l’administration ne prenne pas seule ces décisions ». C’est « un cri d’alarme pour la prise en charge des patients » que lance Philippe Cuq, coprésident de l’union syndicale Avenir Spé-Le Bloc, alors que la pression épidémique ne cesse de monter dans les hôpitaux.

>> Covid-19 : suivez toute l’actualité sur l’épidémie dans notre direct

Une reprise épidémique et des plans blancs qui ont une conséquence directe en chirurgie : « Les déprogrammations ont recommencé la semaine dernière, leur impact ne sera pas visible d’ici la fin de l’année car l’activité va baisser pendant les vacances, mais la situation risque d’être catastrophique en janvier », alerte Philippe Cuq.

D’autant plus qu’« on manque de personnel dans tous les blocs de France » à cause des démissions, des arrêts maladie ou encore des soignants « partis dans les centres de vaccination », ajoute-t-il.

Des injonctions mal vécues par les praticiens

Dans ce contexte, les injonctions de certaines agences régionales de santé (ARS) qui fixent des objectifs chiffrés de déprogrammation, comme en Auvergne-Rhône-Alpes ou dans les Pays de la Loire, sont mal reçues par les praticiens. « On a l’impression qu’on recommence avec les mêmes anomalies que pendant la première vague » du printemps 2020, estime le docteur Cuq, qui appelle au contraire à « être intelligent et s’adapter aux territoires », ainsi qu’à « maintenir les activités ambulatoires et de dépistage, en particulier des cancers ».

« Il ne faut pas que l’administration prenne seule ces décisions », insiste-t-il, plaidant pour des « cellules régionales de gestion des plans blancs » associant ARS, fédérations hospitalières et représentants des médecins libéraux, à l’opposé du « manque de dialogue » actuel.Voir les commentaires

Covid-19 : des chirurgiens redoutent une vague de déprogrammations « catastrophique » en janvier 2022

C’est « un cri d’alarme pour la prise en charge des patients » que lance Philippe Cuq, coprésident de l’union syndicale Avenir Spé-Le Bloc.Article rédigé par 

franceinfo avec AFPFrance TélévisionsPublié le 16/12/2021 18:00Mis à jour le 16/12/2021 18:04 Temps de lecture :  1 min.

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-des-chirurgiens-redoutent-une-vague-de-deprogrammations-catastrophique-en-janvier-2022_4883467.html#xtor=CS2-765-%5Bautres%5D-

Des soignants dans un hôpital de Montreuil (Seine-Saint-Denis), le 14 décembre 2021. (JULIEN DE ROSA / AFP)
Des soignants dans un hôpital de Montreuil (Seine-Saint-Denis), le 14 décembre 2021. (JULIEN DE ROSA / AFP)

Avec la cinquième vague de Covid-19 et la réactivation des plans blancs, le principal syndicat de chirurgiens libéraux craint des déprogrammations massives d’opérations et demande « que l’administration ne prenne pas seule ces décisions ». C’est « un cri d’alarme pour la prise en charge des patients » que lance Philippe Cuq, coprésident de l’union syndicale Avenir Spé-Le Bloc, alors que la pression épidémique ne cesse de monter dans les hôpitaux.

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Une reprise épidémique et des plans blancs qui ont une conséquence directe en chirurgie : « Les déprogrammations ont recommencé la semaine dernière, leur impact ne sera pas visible d’ici la fin de l’année car l’activité va baisser pendant les vacances, mais la situation risque d’être catastrophique en janvier », alerte Philippe Cuq.

D’autant plus qu’« on manque de personnel dans tous les blocs de France » à cause des démissions, des arrêts maladie ou encore des soignants « partis dans les centres de vaccination », ajoute-t-il.

Des injonctions mal vécues par les praticiens

Dans ce contexte, les injonctions de certaines agences régionales de santé (ARS) qui fixent des objectifs chiffrés de déprogrammation, comme en Auvergne-Rhône-Alpes ou dans les Pays de la Loire, sont mal reçues par les praticiens. « On a l’impression qu’on recommence avec les mêmes anomalies que pendant la première vague » du printemps 2020, estime le docteur Cuq, qui appelle au contraire à « être intelligent et s’adapter aux territoires », ainsi qu’à « maintenir les activités ambulatoires et de dépistage, en particulier des cancers ».

« Il ne faut pas que l’administration prenne seule ces décisions », insiste-t-il, plaidant pour des « cellules régionales de gestion des plans blancs » associant ARS, fédérations hospitalières et représentants des médecins libéraux, à l’opposé du « manque de dialogue » actuel.



Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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