L’Angleterre subit à grande vitesse l’invasion du variant Omicron, qui serait insensible à 90% au vaccin d’Astra Zeneca et à 60% à celui de Pfizer – Risque d’une croissance rapide en France pour le conseil scientifique

Variant Omicron : un « raz-de-marée arrive » au Royaume-Uni, Boris Johnson prend une série de nouvelles mesures

Le premier ministre britannique s’est adressé dimanche soir à la nation dans une allocution, annonçant que tous les plus de 18 ans en Angleterre pourraient recevoir une troisième dose de vaccin d’ici fin décembre. 

Le Monde avec AFPPublié hier à 20h03, mis à jour à 16h37  

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https://www.lemonde.fr/international/article/2021/12/12/face-a-la-progression-du-variant-omicron-le-niveau-d-alerte-covid-releve-au-royaume-uni_6105791_3210.html?xtor=EPR-32280629-%5Ba-la-une%5D-20211213-%5Bzone_edito_2_titre_3%5D&M_BT=53496897516380

Boris Johnson, à Downing Street, à Londres, le 11 décembre 2021.
Boris Johnson, à Downing Street, à Londres, le 11 décembre 2021. POOL / REUTERS

« Un raz-de-marée d’Omicron arrive » au Royaume-Uni, a averti, dimanche 12 décembre dans une allocution télévisée, le premier ministre britannique, Boris Johnson. Pour le contrer, il a annoncé une forte accélération de la campagne de rappel vaccinal.

« Personne ne doit en douter (…), et je crains qu’il ne soit désormais clair que deux doses de vaccin ne suffisent pour assurer le niveau de protection dont nous avons tous besoin », a-t-il déclaré. Ainsi, tous les plus de 18 ans en Angleterre pourront recevoir une troisième dose de vaccin d’ici à fin décembre, soit un mois plus tôt qu’initialement prévu.

Royaume-Uni : où en est l’épidémie de Covid-19 50 440 cas et 120 morts en moyenne chaque jour pendant la semaine du lundi 6 au dimanche 12 décembre 2021.

Un peu plus tôt dans la journée, les responsables de santé au Royaume-Uni ont annoncé qu’ils relevaient le niveau d’alerte Covid-19 en raison d’une « rapide augmentation » des cas du variant Omicron. Le niveau passe de trois à quatre, ce qui est le deuxième niveau le plus élevé. Cela signifie que « la transmission est élevée et que la pression sur les services de santé est généralisée et importante ou en augmentation ».

« Les premiers éléments montrent qu’Omicron se propage beaucoup plus rapidement que Delta et que la protection vaccinale contre les maladies symptomatiques d’Omicron est réduite », ont-ils souligné. Bien que la gravité d’Omicron ne soit pas encore connue et « sera plus claire les prochaines semaines », ils notent qu’il y a « déjà » des hospitalisations dues à Omicron et qu’il est « probable » que leur nombre « augmente rapidement »

.Lire aussi   Au Royaume-Uni, la fête de trop de Boris Johnson

Télétravail et passeport sanitaire

Le ministère de la santé a aussi annoncé dimanche qu’à partir de mardi, les cas contacts totalement vaccinés de personnes testées positives au Covid-19 seront en outre priés d’effectuer quotidiennement des tests antigéniques pendant sept jours. Ceux qui ne sont pas vaccinés doivent rester isolés dix jours.

Ces annonces s’ajoutent à de nouvelles mesures présentées mercredi par M. Johnson, dont le retour au télétravail et l’introduction du passeport sanitaire en certains lieux, des mesures qui seront soumises au vote des députés mardi.

Le Royaume-Uni est particulièrement touché par la pandémie avec plus de 146 000 morts et quelque 50 000 nouvelles contaminations enregistrées chaque jour.Lire aussi   Article réservé à nos abonnésLe gouvernement britannique déclenche son « plan B » contre Omicron dans un climat de défiance

Le Monde avec AFP

13 Décembre 2021

Publié par Bernard Pradines

Angleterre, c’est l’alarme à Omicron

Angleterre, c'est l'alarme à Omicron

Traduction personnelle (B. Pradines) :

L’introduction du variant Omicron B.1.1.529 en Angleterre devrait conduire à une augmentation substantielle de la transmission du SARS-CoV-2, qui, en l’absence de contrôle strict, a le potentiel pour produire un nombre de cas considérablement plus élevé que celui enregistré au cours de la vague hivernale Alpha B.1.1.7 en 2020-2021.

Ceci est dû à la transmissibilité apparemment élevée d’Omicron et à sa capacité à infecter des personnes déjà immunisées contre le SARS-CoV-2 à la suite d’une infection antérieure ou de la vaccination. Nos hypothèses concernant la dimension dans laquelle Omicron pourrait échapper à la réponse immunitaire sont en accord avec les connaissances existantes sur la neutralisation des variants préoccupants antérieurs, les premières études sur la neutralisation d’Omicron et les estimations préliminaires de l’efficacité vaccinale. 

La plupart des scénarios envisagés prévoit que, en l’absence de mise en œuvre de mesures supplémentaires, les admissions à l’hôpital résultant de la vague de transmission d’Omicron pourraient dépasser les pics enregistrés en Angleterre lors de la vague hivernale précédente en 2020-2021. Un supplément de mesures de contrôle pourrait donc être nécessaire pour minimiser la charge liée à la morbidité et protéger les services de santé.

Source : https://data.over-blog-kiwi.com/4/55/63/38/20211213/ob_696bec_report-11-dec-2021.pdf

Omicron : les premières évaluations de l’efficacité des vaccins trop prématurées ?

Stéphane Bancel, président de Moderna

Paris, le jeudi 2 décembre 2021

https://www.jim.fr/e-docs/omicron_les_premieres_evaluations_de_lefficacite_des_vaccins_trop_prematurees__190219/document_actu_pro.phtml

– Même s’il est (pour l’heure) totalement étranger au rebond épidémique que connaît l’Europe et la France, le variant Omicron continue à susciter l’inquiétude dans le monde. L’annonce de l’identification d’un premier cas confirmé en métropole ne devrait qu’accroître cette préoccupation. Ce cas concerne un voyageur résidant en Seine-et-Marne dont le test de détection de SARS-CoV-2 était positif lors de sa descente d’avion le 25 novembre de retour d’un séjour au Nigeria. Le séquençage a mis en évidence la présence du variant Omicron, tandis que les résultats sont attendus en ce qui concerne sa femme dont le test était également positif. Le couple est aujourd’hui isolé à son domicile, tandis qu’une troisième personne vivant sous leur toit a réalisé un test de dépistage ce 2 décembre.

Aucune de ces deux personnes n’avait été vaccinée.

Prudence et multiplicité des pistes

Cette vaccination est-elle cependant une arme efficace face à Omicron ? Les incertitudes demeurent. Hier, le patron de Moderna Stéphane Bancel a semblé considérer que les annonces du ministre de la Santé israéliens affirmant l’efficacité de trois doses de Pfizer face au variant Omicron étaient prématurées. « L’échantillon est trop petit » a-t-il ainsi déclaré. « Il est impossible de faire des conjonctions aujourd’hui, il faut faire l’analyse de tous les échantillons de sang et dans deux semaines on sera beaucoup plus intelligents. Ce qui m’inquiète, c’est une personne plus à risque, plus âgée, qui aurait eu une troisième dose ; si les vaccins perdent cinq à dix fois d’efficacité en termes d’anticorps à cause de ce nouveau variant, on revient à la case départ » a-t-il complété.  Pour l’heure, parallèlement aux recherches en vue de l’adaptation du vaccin qui devraient durer entre 60 et 90 jours, deux pistes sont suives. Moderna va d’une part évaluer l’efficacité du vaccin qu’il avait développé comme rappels face aux variants Alpha, Beta, Gamma et Delta. « Ce sera rapide car on a déjà les données cliniques à soumettre aux agences réglementaires » a expliqué Stéphane Bancel cité par l’Express. Par ailleurs, le patron de Moderna préconise d’augmenter le dosage de la troisième dose. Pour l’heure, aucune autorité ne s’est prononcée sur cette proposition.

PS : un deuxième cas hexagonal aurait été confirmé ce matin dans le Haut-Rhin.

M.P. 

Variant Omicron : l’OMS alerte sur une « potentielle » résistance aux vaccins

Identifié dans plus de soixante pays, le variant Omicron se propage à une « vitesse phénoménale », a souligné le ministre de la santé britannique, lundi, estimant qu’il représentait quelque 40 % des infections à Londres. 

Le Monde avec AFPPublié aujourd’hui à 14h29, mis à jour à 20h49  https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/12/13/variant-omicron-l-oms-alerte-sur-une-potentielle-resistance-aux-vaccins_6105870_3244.html

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Des personnes font la queue pour se faire vacciner, à Sevenoaks, en Angleterre, le 13 décembre 2021.
Des personnes font la queue pour se faire vacciner, à Sevenoaks, en Angleterre, le 13 décembre 2021. GARETH FULLER / AP

Le variant Omicron du nouveau coronavirus poursuit sa progression fulgurante dans le monde, et notamment outre-Manche. Au lendemain de nouvelles restrictions annoncées dimanche pour limiter « un raz-de-marée » à venir, incitant la population à se faire vacciner, le premier ministre britannique a déclaré, lundi 13 décembre, qu’un premier patient était mort après avoir contracté le variant Omicron. De son côté, l’Organisation mondiale de la santé a transmis de nouveaux éléments sur ce mutant du coronavirus.

  • L’OMS signale une diffusion rapide et un « potentiel échappement immunitaire »

Identifié dans plus de soixante pays, le variant Omicron pourrait opposer une forme de « résistance » au vaccin et bénéficier d’une diffusion rapide, mais les données cliniques sur la sévérité des cas de Covid-19 qu’il déclenche restent parcellaires, selon l’OMS.

Dans une note technique publiée dimanche, l’organisation onusienne installée à Genève réaffirme son évaluation initiale d’un risque général « très élevé » associé à ce variant préoccupant, et prévient que des données préliminaires laissent supposer qu’il y a une augmentation des cas de réinfection en Afrique du Sud, l’un des premiers pays dans lesquels ce variant a été identifié. « Ces données suggèrent un phénomène potentiel d’échappement immunitaire et des taux élevés de transmission, ce qui pourrait se traduire par de nouvelles flambées épidémiques avec des conséquences graves », observe l’OMS.

Il semblerait que les anticorps des personnes vaccinées contre le Covid-19 ou ayant déjà été infectées par le coronavirus ne soient pas suffisants pour « neutraliser » une contamination par le variant Omicron, qui présenterait potentiellement une aptitude accrue à réinfecter des personnes pourtant supposées pouvoir développer une réponse immunitaire contre ce virus.

Lire aussi   Variant Omicron : ce que l’on sait de l’activité neutralisante des anticorps, du risque de réinfection et de l’efficacité des vaccins

En ce qui concerne les cas de Covid-19 résultant d’une contamination par le variant Omicron, les premières données suggèrent qu’il pourrait s’agir de formes moins sévères que celles liées aux infections par le variant Delta, actuellement largement majoritaire à travers le monde, notamment en France. « Mais des données supplémentaires sont nécessaires pour comprendre le profil de sévérité »précis de ce variant, note l’OMS.

« Même si la sévérité [des cas de Covid-19 associés à Omicron] venait à être moins importante que pour le variant Delta, nous prévoyons que les hospitalisations augmentent du fait de sa transmissibilité accrue », prévient l’OMS en soulignant que les risques sont donc non négligeables pour les systèmes de santé ainsi qu’en matière de nombre de décès.

Le Royaume-Uni a déclaré lundi que le variant Omicron du coronavirus était à l’origine d’environ 40 % des infections à Londres depuis que les premiers cas du nouveau variant ont été détectés le 27 novembre dans le pays. « Il se propage à une vitesse phénoménale, quelque chose que nous n’avons jamais vu auparavant, les infections doublent tous les deux ou trois jours », a déclaré le ministre de la santé, Sajid Javid, à Sky News.

« Malheureusement, Omicron génère des hospitalisations et il a été confirmé qu’au moins un patient est décédé [des suites d’une contamination] au variant Omicron », a annoncé, lundi, le premier ministre Boris Johnson, lors de la visite d’un centre de vaccination à Londres, alors qu’il mise sur une campagne de rappel vaccinal massive pour freiner la propagation du variant.

Selon le gouvernement, si aucune mesure n’était prise, il pourrait y avoir un million de personnes infectées par Omicron d’ici à la fin du mois au Royaume-Uni. Après avoir freiné pour prendre certaines mesures de restrictions face à l’épidémie, le gouvernement britannique entend fournir une dose de rappel à tous les adultes d’ici au Nouvel An, un objectif ambitieux compte tenu des vacances de Noël et du fait que la vaccination d’un million de personnes par jour représente environ le double des 530 000 par jour actuels. Selon des données publiées vendredi, l’efficacité des vaccins contre l’infection symptomatique liée à Omicron serait considérablement réduite avec seulement deux doses, alors qu’une troisième injection augmenterait la protection jusqu’à plus de 70 %.

Lire notre décryptage :  Pourquoi il faut du temps pour évaluer la dangerosité du variant Omicron

  • En France, alerte du conseil scientifique

En France aussi, le nouveau variant pourrait connaître une « croissance rapide », a alerté le conseil scientifique dans un avis publié lundi. Selon lui, les premières informations disponibles suggèrent qu’il pourrait remplacer « progressivement le variant Delta dans les premières semaines de 2022 ». Alors que Noël approche, « il est donc essentiel d’éviter (…) l’apparition de clusters géants qui accéléreraient cette dynamique », prône le conseil scientifique, qui guide le gouvernement pendant la pandémie. Ces dernières vingt-quatre heures, 472 personnes atteintes du Covid-19 ont été admises dans les hôpitaux français.

« Un renforcement même léger des gestes barrières, du télétravail ainsi qu’une réduction des contacts peuvent avoir un impact très important » sur la vague actuelle due au variant Delta, selon l’instance, qui incite à effectuer dès que possible une dose de rappel et rappelle que les croisements entre différents types de vaccins sont possibles.

  • D’autres pays touchés

Le Danemark s’attend à ce que le variant Omicron devienne majoritaire à Copenhague dès cette semaine, ont annoncé lundi les autorités sanitaires. Lundi soir, 3 437 cas d’Omicron avaient été répertoriés dans le royaume scandinave, soit 966 de plus en vingt-quatre heures. L’intervalle entre la deuxième et la troisième dose de vaccin a été réduit de six mois à quatre mois et demi pour les plus de 40 ans. Le pays a instauré la semaine dernière de nouvelles restrictions avec la fermeture des écoles et des collèges, la réduction de la vie nocturne et la généralisation du télétravail.

La Chine a détecté son premier cas d’Omicron, ont rapporté les médias d’Etat du pays lundi. Les autorités de la ville de Tianjin, dans le Nord-Est, ont repéré le variant chez une personne revenant de l’étranger, sans préciser de quel pays il s’agissait, selon le Quotidien de Tianjin. Le patient, asymptomatique, a été testé positif jeudi dernier et des analyses plus poussées ont « confirmé la détection du (…) variant Omicron », selon le journal, qui ajoute que ce patient a été hospitalisé et mis à l’isolement.

Le pays le plus peuplé du monde est à l’affût de nouveaux foyers épidémiques alors qu’il se prépare à accueillir les Jeux olympiques d’hiver à Pékin, en février. Les autorités sanitaires ont ordonné l’instauration de protocoles plus stricts dans les villes portuaires comme Tianjin, située à environ 140 kilomètres de la capitale. La Chine a réussi à réduire drastiquement ses cas de Covid grâce à une combinaison de contrôles aux frontières, de campagnes de tests massives et de confinements ciblés.

ÉCOUTEZ L’ÉPISODE DU 1ER DÉCEMBRE 2021

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Le Monde avec AFP

« Covid-19 : risque d’une croissance rapide en France du variant Omicron, selon le Conseil scientifique »


Date de publication : 14 décembre 2021 Le Parisien

https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=82a0313c2e38effba0e6cedb12118870&id_newsletter=15873&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=15873&from=newsletter


Le Parisien note en effet que « le variant Omicron supplantera bientôt le variant Delta en France et ailleurs. Ce variant du Covid-19, qui semble se répandre «extrêmement rapidement», pourrait connaître «une croissance rapide» sur le territoire hexagonal et son impact se faire sentir «dans les semaines qui viennent», a alerté [hier] le Conseil scientifique ».
Le journal relève que « ce lundi en France, au moins 133 cas ont été détectés », et indique que selon le Conseil scientifique, « les premières informations disponibles sur ce variant du Sars-CoV-2 suggèrent qu’il pourrait «circuler en Europe plus rapidement que prévu initialement en remplaçant progressivement le variant Delta dans les premières semaines de 2022» ».


L’instance souligne qu’« il est donc essentiel d’éviter, dans les semaines qui viennent, l’apparition de clusters géants qui accéléreraient cette dynamique ».
Le Parisien ajoute que « dans le scénario où les taux de transmission restent similaires à ceux observés courant novembre, le pic d’hospitalisations pourrait atteindre 2350 admissions à l’hôpital par jour si l’on peut administrer un maximum de 400.000 doses de rappel par jour à compter du 1er décembre ».


Le quotidien observe qu’« «un renforcement même léger des gestes barrière, du télétravail ainsi qu’une réduction des contacts peuvent avoir un impact très important sur l’impact sanitaire» de la vague actuelle due au variant Delta, selon l’instance. Un effort collectif qui «réduirait le risque de devoir mettre en œuvre des mesures plus contraignantes plus tard» ».


Le journal note que « pour la rentrée de janvier, il suggère par ailleurs un changement de stratégie de dépistage à l’école : le contrôle par le dépistage systématique «pourrait être plus efficace, bien que difficile au plan opérationnel, et présenterait l’avantage de dépister les asymptomatiques et présymptomatiques» ».


« Néanmoins, «une explosion de cas Omicron pourrait fortement dégrader les projections», met en garde le Conseil. Incitant à effectuer dès que possible une dose de rappel, il rappelle que les croisements entre différents types de vaccins sont possibles », ajoute Le Parisien.


Le journal évoque enfin « la dose de rappel de Moderna [qui] est actuellement de 50 microgrammes ». Le Conseil scientifique estime qu’« elle pourrait être augmentée dans les semaines qui viennent à 100 microgrammes pour induire une meilleure réponse immunologique vis-à-vis du variant Omicron ».

Covid-19 : risque d’une croissance rapide en France du variant Omicron, selon le Conseil scientifique

Le variant Omicron, qui semble se répandre « extrêmement rapidement », pourrait connaître « une croissance rapide en France » et son impact se faire sentir « dans les semaines qui viennent », a alerté le Conseil scientifique dans son dernier avis publié lundi. Ce lundi, au moins 133 cas ont été détectés. 

A quelques jours de Noël, les grands évènements « pouvant conduire à des clusters géants » doivent donc « être évités », exhorte le Conseil scientifique. LP/Arnaud Journois
A quelques jours de Noël, les grands évènements « pouvant conduire à des clusters géants » doivent donc « être évités », exhorte le Conseil scientifique. LP/Arnaud Journois

10Par Le Parisien avec AFP Le 13 décembre 2021 à 19h07, modifié le 13 décembre 2021 à 21h49

https://www.leparisien.fr/societe/sante/covid-19-risque-dune-croissance-rapide-en-france-du-variant-omicron-selon-le-conseil-scientifique-13-12-2021-TRU2UCQFURALXDORI3DGNVYHYM.php

Sa haute contagiosité laissait peu de place au doute : le variant Omicron supplantera bientôt le variant Delta en France et ailleurs. Ce variant du Covid-19, qui semble se répandre « extrêmement rapidement », pourrait connaître « une croissance rapide » sur le territoire hexagonal et son impact se faire sentir « dans les semaines qui viennent », a alerté le conseil scientifique dans son dernier avis publié lundi.

Ce lundi en France, au moins 133 cas ont été détectés. Les premières informations disponibles sur ce variant du Sars-CoV-2 suggèrent qu’il pourrait « circuler en Europe plus rapidement que prévu initialement en remplaçant progressivement le variant Delta dans les premières semaines de 2022 », souligne cet avis daté du 8 décembre.


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« Il est donc essentiel d’éviter, dans les semaines qui viennent, l’apparition de clusters géants qui accéléreraient cette dynamique », prône le conseil scientifique, qui guide le gouvernement pendant la pandémie. À quelques jours de Noël, les grands évènements « pouvant conduire à des clusters géants » doivent donc « être évités ».

En France, dans le scénario où les taux de transmission restent similaires à ceux observés courant novembre, le pic d’hospitalisations pourrait atteindre 2 350 admissions à l’hôpital par jour si l’on peut administrer un maximum de 400 000 doses de rappel par jour à compter du 1er décembre, souligne aussi le conseil scientifique.

La dose de rappel de Moderna pourrait être augmentée

« Un renforcement même léger des gestes barrière, du télétravail ainsi qu’une réduction des contacts peuvent avoir un impact très important sur l’impact sanitaire » de la vague actuelle due au variant Delta, selon l’instance. Un effort collectif qui « réduirait le risque de devoir mettre en œuvre des mesures plus contraignantes plus tard ».

Pour la rentrée de janvier, il suggère par ailleurs un changement de stratégie de dépistage à l’école : le contrôle par le dépistage systématique « pourrait être plus efficace, bien que difficile au plan opérationnel, et présenterait l’avantage de dépister les asymptomatiques et présymptomatiques ».


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Néanmoins, « une explosion de cas Omicron pourrait fortement dégrader les projections », met en garde le Conseil. Incitant à effectuer dès que possible une dose de rappel, il rappelle que les croisements entre différents types de vaccins sont possibles.

La dose de rappel de Moderna est actuellement de 50 microgrammes. « Elle pourrait être augmentée dans les semaines qui viennent à 100 microgrammes pour induire une meilleure réponse immunologique vis-à-vis du variant Omicron », écrit le conseil scientifique.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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