La Directrice de l’IEP de Grenoble

Accusations d' »islamophobie », professeurs mis en cause : la directrice de l’IEP de Grenoble s’explique

Entretien

Propos recueillis par Jean-Loup Adenor

Publié le 13/12/2021 à 12:21

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L’Institut d’études politiques de Grenoble a suscité cette année de nombreuses controverses médiatiques. La plus importante : deux de ses professeurs ont été accusés d’« islamophobie » par les étudiants d’une organisation syndicale. Jusqu’à voir leurs noms placardés sur les murs de l’établissement. Sabine Saurugger, la directrice de l’IEP de Grenoble, a défendu auprès de « Marianne » la réputation de son école, où la liberté d’enseignement et d’expression est bien garantie, assure-t-elle.

Sa parole est rare. Sabine Saurugger, la directrice de l’Institut d’études politiques (IEP) de Grenoble, a contacté Marianne pour revenir sur l’une des polémiques qui a agité son établissement. Au début de l’année, après une querelle tenue par mail entre professeurs au sujet de la scientificité du terme « islamophobie », deux des enseignants de l’IEP ont été accusés d’être « d’extrême droite » et d’être eux-mêmes « islamophobes ». À l’origine de cette accusation relayée sur les réseaux sociaux, une organisation étudiante, l’Union syndicale (US), qui a exigé de l’établissement et de sa directrice qu’ils réaffirment la validité de ce concept et qu’ils « statuent sur le cas » des professeurs en question. Au mois de mars, des affiches mentionnant les noms des professeurs, dont les auteurs n’ont toujours pas été identifiés, ont proliféré sur les murs de l’établissement, conduisant Klaus Kinzler à cesser d’y donner cours. La directrice de l’établissement s’est entretenue avec Marianne, elle défend la réputation de son établissement et assure que la liberté d’expression de ses professeurs y est garantie.

Marianne : Deux de vos professeurs, dont Klaus Kinzler qui a témoigné auprès de Marianne ont été accusés d’islamophobie par des étudiants de votre IEP. Leurs noms ont été placardés sur les murs de l’université. Ils expliquent aujourd’hui qu’il n’est plus possible de critiquer certaines opinions. Que répondez-vous à cela ?

Sabine Saurugger, directrice de l’IEP de Grenoble : Klaus Kinzler est un enseignant passionné, il a connu un énorme choc lorsqu’il a vu, en mars, son nom affiché sur les murs de l’IEP. Ça a été très difficile pour lui et nous le comprenons. En revanche, il reproche un certain nombre de faits à l’établissement qui ne sont pas exacts. Il dit notamment que la direction ne l’a jamais protégé. Sciences-Po Grenoble est un établissement où la liberté d’expression et la liberté d’enseignement se trouvent au cœur du projet académique. M. Kinzler a eu toute latitude pour s’exprimer sur cette question de l’« islamophobie ». Il a pu présenter ses analyses, débattre, mener cette controverse. À aucun moment la direction ni moi-même ne lui avons interdit de s’exprimer.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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