Appel aux candidats pour que la santé devienne une priorité dans les débats

« Notre modèle de santé est en phase de délitement programmé » : l’appel de 100 personnalités du monde médical aux candidats à la présidentielle 

Par Louise Claereboudt le 07-12-2021 

https://www.egora.fr/actus-pro/politique-de-sante/70200-notre-modele-de-sante-est-en-phase-de-delitement-programme-l?nopaging=1

A six mois de l’élecption présidentielle, 100 personnalités du monde médical appellent les candidats à inclure la santé dans le débat démocratique, dans une tribune publiée ce lundi 6 décembre dans Le Point.

« Depuis 20 ans, chaque Gouvernement apporte sa pierre au rafistolage du modèle de 1945, préférant faire l’autruche face à la réalité », fustigent 100 personnalités du monde médical dans une tribune publiée ce lundi dans Le Point. A quelques mois de l’élection présidentielle, et alors que la liste des candidats se fait plus précise [Valérie Pécresse a été désignée candidate des Républicains ce week-end, NDLR] ces médecins, paramédicaux, directeurs d’hôpitaux ou encore patients les enjoignent à introduire la santé dans le débat démocratique. « Si nous lançons cet appel, c’est que […] le risque est élevé que cette campagne politique fasse l’impasse sur ce thème. L’analyse des programmes des candidats déclarés et la teneur des premiers débats confirment ce risque », alertent-ils.

« Notre modèle de santé, pensé au milieu du siècle dernier, est en phase de délitement programmé, représentant un gâchis monumental de ressources humaines et une menace d’affaiblissement durable d’un pilier civilisationnel de la France », écrivent les signataires de cette tribune selon qui « la crise de l’hôpital public est le miroir de la crise de l’ensemble de notre système de santé » : « Ayant été à l’épicentre du système de santé du XXe siècle, l’hôpital porte les stigmates les plus visibles d’une crise systémique qui s’étend et s’aggrave depuis plusieurs années. »

Le Ségur de la santé n’aura été qu’un « pansement » permettant de « prolonger la survie du système », selon eux.

Face à ce constat, les signataires pressent les politiques de réfléchir à « la conception d’un nouveau modèle » qui « doit viser l’accès à la santé globale, dans tous ses déterminants médicaux et non médicaux, apporter une réponse personnalisée aux besoins de santé des citoyens et réussir la démocratisation de la santé ». Un modèle structurellement différent du modèle actuel qui « s’effrite dans sa promesse d’un accès aux soins pour tous ». Tout doit y passer : la refonte du système, de la formation des soignants et de l’université.

« Immobilisme » du pouvoir politique

Les signataires appellent les politiques à s’inspirer du travail de l’Institut Santé qui vient « de proposer un nouveau…

modèle abouti, intitulé ‘L’autonomie solidaire en santé’, dont il a éprouvé le potentiel consensuel ». « D’autres contributions alimentent la réflexion et c’est à travers un large débat démocratique que le nouveau modèle doit être choisi et instauré dès 2022 », estiment-ils, alors que le pouvoir politique « préfère » aujourd’hui « le silence » et « l’immobilisme ».

Présidentielle : Hidalgo veut faire de la santé mentale la « grande cause » de son quinquennat

L’appel des 100 suggère que la refonte du système – pour lequel il existe un « consensus large », permettrait à la France de « redevenir une référence mondiale dans la santé ». « Si nous remettons en ordre nos institutions de gouvernance, l’organisation des acteurs et le financement des dépenses, nos services de santé peuvent retrouver en quelques mois des performances parmi les meilleures au monde, font-ils valoir. Si nous créons un écosystème favorable pour notre recherche médicale et nos industries de santé, la France peut redevenir en un quinquennat dans le top 5 mondial de l’innovation médicale. »

« Ignorer la santé dans le débat démocratique des élections de 2022 serait une faute politique lourde de conséquences », préviennent-ils.

[avec Le Point]

La santé doit être une priorité politique de la présidentielle 2022

TRIBUNE. Cent personnalités du monde médical signent un appel pour faire de la santé une priorité politique pour la prochaine élection présidentielle.

Cent personnalites du monde medical signent un appel pour faire de la sante une priorite politique pour la prochaine election presidentielle.
Cent personnalités du monde médical signent un appel pour faire de la santé une priorité politique pour la prochaine élection présidentielle.© Rémy PERRIN / MAXPPP / PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

L’appel des 100Publié le 06/12/2021 à 18h00 – Modifié le 07/12/2021 à 17h47

https://www.lepoint.fr/debats/la-sante-doit-etre-une-priorite-politique-de-la-presidentielle-2022–06-12-2021-2455496_2.php

La fin de la politique sera le bien proprement humain », selon Aristote. Dans cette période très politique des six prochains mois, nous appelons tous les candidats à la présidentielle 2022 à inclure le bien proprement le plus humain, la santé, dans le débat démocratique.

Notre modèle de santé, pensé au milieu du siècle dernier, est en phase de délitement programmé, représentant un gâchis monumental de ressources humaines et une menace d’affaiblissement durable d’un pilier civilisationnel de la France.

La crise de l’hôpital public est le miroir de la crise de l’ensemble de notre système de santé. Ayant été à l’épicentre du système de santé du XXe siècle, l’hôpital porte les stigmates les plus visibles d’une crise systémique qui s’étend et s’aggrave depuis plusieurs années.

La triple transition démographique, épidémiologique et technologique, en marche depuis le début du nouveau millénaire, impose la conception d’un nouveau modèle, qui s’inscrit dans la continuité, mais transforme structurellement le modèle actuel. Ce dernier s’effrite dans sa promesse d’un accès aux soins pour tous, ce qui n’est même plus suffisant pour bien protéger aujourd’hui. Le nouveau modèle de santé doit viser l’accès à la santé globale, dans tous ses déterminants médicaux et non médicaux, apporter une réponse personnalisée aux besoins de santé des citoyens et réussir la démocratisation de la santé.

Si nous lançons cet appel, c’est que, face à cette urgence, le risque est élevé que cette campagne politique fasse l’impasse sur ce thème. L’analyse des programmes des candidats déclarés et la teneur des premiers débats confirment ce risque.

Depuis 20 ans, chaque gouvernement apporte sa pierre au rafistolage du modèle de 1945

Le besoin de refonte du système de santé, de la formation des soignants et de l’université de la santé est à partager par tout le spectre politique, ce qui est loin d’être le cas. Depuis 20 ans, chaque gouvernement apporte sa pierre au rafistolage du modèle de 1945, préférant faire l’autruche face à la réalité. Le Ségur de la santé est un pansement pour prolonger la survie du système mais sans effet sur sa transformation.

Cette transformation de notre système de santé paraît mission impossible pour le pouvoir politique, qui préfère donc le silence.

Cet immobilisme est entretenu par une minorité de blocage composée des détenteurs d’une rente du système actuel. Cette rente peut être politique (pouvoir d’influence) ou financière. Cette minorité est l’arbre qui cache la forêt d’une attente forte de changement parmi la majorité des acteurs.

Si nous lançons cet appel, c’est qu’il existe en effet un consensus large pour refondre un système de santé qui réponde aux défis contemporains tout en respectant nos valeurs républicaines et les principes fondamentaux qui ont forgé le modèle actuel.

Après trois ans de travail d’intelligence collective avec la majorité des sensibilités professionnelles et politiques en santé de notre pays, l’Institut Santé vient de proposer un nouveau modèle abouti, intitulé « L’autonomie solidaire en santé »,* dont il a éprouvé le potentiel consensuel. D’autres contributions alimentent la réflexion et c’est à travers un large débat démocratique que le nouveau modèle doit être choisi et instauré dès 2022.

Si nous lançons cet appel, c’est que la France dispose de toutes les ressources pour redevenir une référence mondiale dans la santé. Si nous remettons en ordre nos institutions de gouvernance, l’organisation des acteurs et le financement des dépenses, nos services de santé peuvent retrouver en quelques mois des performances parmi les meilleures au monde. Si nous créons un écosystème favorable pour notre recherche médicale et nos industries de santé, la France peut redevenir en un quinquennat dans le top 5 mondial de l’innovation médicale.

Restaurer un système de santé solide

Enfin, si nous lançons cet appel, c’est que restaurer un système de santé solide est un gage de nombreux effets positifs pour le pays. L’Histoire l’a déjà prouvé en France et à l’étranger.

En 1883, Otto von Bismarck créait le premier système d’assurance-maladie obligatoire pour les ouvriers pour renforcer l’unité nationale à la suite de la réunification de l’Allemagne. En 1945, une alliance entre les gaullistes et les communistes créait la Sécurité sociale pour solidariser la société et protéger les citoyens des risques sociaux. En 1993, Paul Kagamé, après le génocide au Rwanda, décidait de reconstruire le système de santé pour apaiser et redresser son pays. Ces trois initiatives ont été couronnées de succès.

Trois preuves qu’Aristote avait raison. Le bien humain le plus précieux, la santé, se suffit à lui-même pour réussir un grand projet politique qui renforcera l’unité nationale, garantira un avenir meilleur aux citoyens de plusieurs générations et restaurera la grandeur de la France dans le monde. Nul doute qu’ignorer la santé dans le débat démocratique des élections de 2022 serait une faute politique lourde de conséquences !

Signataires:

Saïdi Abdelkader, chirurgien, expert en gestion de crise, Nouvelle-Calédonie
Catherine Audard, philosophe, London School of Economics, spécialiste des questions de justice sociale
Thierry Amouroux, porte-parole syndicat infirmier SNPI CFE-CGC
Alain Amzalag, chirurgien-dentiste, Paris
Jean-Marc Ayoubi, chef de service de gynécologie-obstétrique hôpital Foch, professeur à la faculté de médecine de l’UVSQ
Perle Bagot, directrice associée au Hub Institute (nouvelles technologies)
Giancarlo Baillet, directeur au centre de gériatrie Beauséjour
Marie-Lison Barbier, médecin pédiatre
Khaldoun Bardi, chirurgien cardio-vasculaire, membre de l’Académie européenne des sciences et des arts
Sophie Beaupère, déléguée générale d’Unicancer
Salomon Benchetrit, chirurgien viscéral, Lyon
Sandrine Benoit, directrice des soins
Évelyne Bersier, docteure en droit de la santé, membre de la chaire Éducation santé de l’Unesco
Frédéric Bizard, professeur d’économie, ESCP, président de l’Institut Santé
Carole Bonnier, professeur à ESCP Europe, directeur scientifique de l’Executive Mastère spécialisé en management médical
Pascal Brandys, président-directeur général de Phylex Biosciences
Pierre-Henri Bréchat, médecin spécialiste en santé publique et en médecine sociale
Valérie Briole, médecin rhumatologue, présidente URPS-ML Île-de-France
Thierry Boudemaghe, chef de service information médicale, CHU Nîmes
Éric Campion, chirurgien-dentiste, Toulon
Patrick Carlioz, chirurgien pédiatre, Lyon
Jean-Michel Casanova, chirurgien, Paris
Didier Castiel, économiste de la santé, université Sorbonne Paris-Nord
Annabelle Champagne, pharmacienne, dirigeante Wi Pharma
Éric Cheysson, chirurgien vasculaire, président de la chaîne de l’Espoir
Laurent Chneiweiss, médecin psychiatre, Paris
Serge Cohen, médecin cardiologue, ex-président du CNCF
Alain Coulomb, ancien directeur de la Haute Autorité de santé
Philippe Cuq, chirurgien vasculaire, coprésident de Avenir Spé- Le Bloc
Azita Daghestani, responsable développement activité de santé sur Aura
Jean-François Damour, médecin angiologue, Ermont
Arnaud Danse, directeur d’ophtalmo. TV
Laurent Delaunay, médecin anesthésiste, Annecy
Alain Deloche, professeur de chirurgie, cofondateur de Médecins du monde, fondateur de l’association La Chaîne de l’espoir
Philippe Denoyelle, chirurgien-dentiste, président d’Union dentaire
Bertrand de Rochambeau, gynécologie-obstétricien, coprésident Avenir Spé – Le Bloc
Florence de Rohan-Chabot, psychiatre, praticien hospitalier, Mulhouse
Mélanie Drillet, infirmière, Paris
Bernard Ennuyer, sociologue, enseignant chercheur, spécialiste du vieillissement et handicap
René Frydman, gynécologue-obstétricien, professeur des universités
Christelle Galvez, directrice des soins, centre Léon-Bérard à Lyon
Patrick Gasser, médecin gastro-entérologue, coprésident Avenir Spé Le Bloc
Benoit Godiart, enseignant agrégé en sciences médico-sociales, université Savoie Mont-Blanc
Olivier Goeau-Brissonnière, chef de service, APHP, président des Fédérations des spécialités médicales
Sébastien Guérendel, citoyen engagé pour l’innovation et le numérique en santé
Michel Guilbeau, associé fondateur de BG Group
David Gruson, directeur programme santé Jouve, fondateur ETHIK-IA
Jean-Paul Hamon, médecin généraliste, président d’honneur de la Fédération des médecins de France
Jean-Luc Harousseau, médecin hématologue, ancien président de la Haute Autorité desSanté
Richard Hasselmann, président de Libr’acteurs, administrateur de l’Institut Santé
Catherine Imbert, directrice des soins, Lyon
Hubert Johanet, chirurgien, secrétaire général de l’Académie nationale de chirurgie
Michel Joly, directeur général Gilead France
Nathalie Kerjean-Pons, pharmacien hospitalier, chef de service AP-HP ; administratrice de l’Institut Santé
Gérald Kierzek, médecin Urgentiste, APHP
Vincent Lacombe, président de la clinique St Exupéry, Toulouse
Laurent Lantiéri, chirurgien plasticien, APHP, professeur à l’université Paris-Descartes
Éric Laspougeas, ex-directeur général délégué, Vivalto
Éric Lenfant, chirurgien-dentiste, Lyon, président de l’URPS-ARA-CD
Guillaume Levavasseur, consultant en santé, Innovation & Communication digitale
Bernard Llagonne, chirurgien orthopédiste, Epernay
Marina Lovka, consultante experte en optique ophtalmique
Philippe Marre, chirurgien, président de l’Académie nationale de chirurgie
Jérôme Marty, médecin généraliste, président du syndicat Union française pour une médecine libre
Jean-Philippe Masson, radiologue, président de la Fédération nationale des médecins radiologues
Marie Masbou, pharmacienne d’officine, Albi
Olivier Mercier, dirigeant d’entreprise
Raymond Merle, patient expert, directeur du département universitaire des patients
Pierre Mouton, chirurgien orthopédiste, Pessac
Arnold Munnich, pédiatre généticien, professeur des universités
Nada Nadif, consultante en management de la santé
Patrick Négaret, ancien directeur général de la CPAM des Yvelines
Didier Panchot, chirurgien-dentiste, Palaiseau
Patricia Paterlini-Bréchot, professeure de biologie cellulaire et d’oncologie à la faculté de médecine Necker-Enfants malades
Patrick Pelloux, Médecin urgentiste, président de l’Association des médecins urgentistes de FranceOlivier Perche, Responsable Affaires Publiques et Accès au MarchéPascale Pernet, directrice des chaires, ESCP
Armelle Péron, directrice des soins, Lyon
Christophe Pison, pneumologue, professeur des universités, CHU Grenoble
Maxence Pithon, médecin généraliste, Langeac, ancien président de l’Isnar-Img
Christophe Prudhomme, médecin urgentiste, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France
Marie-José Renaudie, gynécologue, présidente du syndicat des gynécologues médicaux
Philippe Rey, infirmier, président URPS IDEL AURA
Michael Riahi, médecin généraliste, vice-président les Généralistes-CSMF
Daniel Rosenweg, auteur et ancien grand reporter spécialiste de l’économie de la santé
Alexandre Sage, chirurgien-dentiste, président de Solident
Olivier Saint-Lary, médecin généraliste, professeur des universités, président du Collège national des généralistes enseignants (CNGE)
Philippe Sansonetti, professeur au Collège de France, chercheur à l’Institut Pasteur et à l’Inserm
Jean Sibilia, professeur des universités, ancien président de la conférence des doyens des facultés de médecine
Ghislaine Sicre, infirmière, présidente de Convergence infirmière
Karem Slim, chirurgien, CHU Clermont-Ferrand, président de GRACE
Daniel Solaret, conseil et expertise en système d’informations santé, ancien membre conseil de Direction CRAM IDF
Monique Sorrentino, directrice générale, CHU Grenoble-Alpes
Jean-Paul Thonier, expert en santé au travail
Michel Tsimaratos, professeur de médecine, chef de service, APHM
Laurent Vercoustre, praticien hospitalier, Le Havre, philosophe
Philippe Vermesch, médecin stomatologue, président du Syndicat des médecins libéraux
Benoit Vignes, chirurgien urologue, président du Syndicat national des chirurgiens urologues français
Jérôme Villeminot, chirurgien orthopédiste, Haguenau
Serge Zaluski, médecin ophtalmologiste, Perpignan, cofondateur d’Alaxione
Franck Zanibellato, directeur de clinique

*L’autonomie solidaire en santé – La seule réforme possible !

Frédéric Bizard (Auteur) Paru le 21 octobre 2021 Essai (broché)

Comment la France peut-elle redevenir une référence mondiale en santé ?


Si la crise Covid a révélé aux Français que leur système de santé n’était plus aussi solide qu’ils le pensaient, elle doit désormais être un accélérateur de sa refonte.
Frédéric Bizard expose ici le seul modèle de santé viable qui répondra aux enjeux du XXIe siècle tout en respectant les fondamentaux de notre culture et en y intégrant l’ensemble des acteurs existants. Redéfinissant l’ensemble des composantes du système de sa gouvernance à son financement en passant par l’organisation des services de santé et l’accès au marché des innovations , il démontre ainsi comment la santé peut créer de la richesse, contribuer à réduire les inégalités sociales et devenir un enjeu géopolitique.
Aux fondements de cette indispensable réforme, le concept d’autonomie solidaire entend poser les bases d’une nation de citoyens solidaires en santé et permettre l’émergence d’une société où chacun pourra s’accomplir pleinement selon ses choix et ses aspirations, dans un souci d’autonomie et de dignité. 
Une réflexion nécessaire et capitale, nourrie des travaux collectifs menés depuis trois ans au sein de l’Institut Santé, qui, au-delà de la réforme de notre système de santé, vient interroger l’avenir de notre modèle social.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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