Futur hôpital de Montauban : tous les ténors politiques en appellent à Jean Castex
L’hôpital doit déménager. Mais pour aller où ? DDM
Hôpital, Montauban, Tarn-et-GaronnePublié le 30/11/2021 à 05:10
l’essentiel »
Soucieux de la réussite de la reconstruction du centre hospitalier de Montauban », huit élus de Tarn-et-Garonne, de tous bords, ont cosigné une lettre en demandant à être reçus par le Premier ministre.
Le futur centre hospitalier de Montauban entre dans une phase décisive : c’est en effet avant la fin de l’année que la direction dévoilera l’emplacement retenu pour le projet de construction d’un nouvel établissement de 500 lits.
En attendant cette annonce, huit élus de Tarn-et-Garonne de tous bords, et non des moindres, ont mis leurs divergences politiques de côté pour adresser, ensemble, une lettre à Jean Castex.
Dans leur courrier daté du 16 novembre, dont nous avons pris connaissance, Axel de Labriolle, maire de Montauban, Thierry Deville, président du Grand Montauban, Michel Weil, président du conseil départemental de Tarn-et-Garonne, Jean-Michel Baylet, ancien ministre, ancien président du conseil départemental, Sylvia Pinel, ancienne ministre, députée, Valérie Rabault, députée, Pierre-Antoinne Levi, sénateur et François Bonhomme, sénateur demandent ainsi à être reçus par le Premier ministre. Ils réclament « une concertation constructive avec l’Etat afin que le projet retenu suscite le consensus le plus large. » Et d’ajouter : « très soucieux de la réussite de la reconstruction du centre hospitalier de Montauban, nous vous sollicitons pour une audience à Matignon afin d’aborder et de lever les incertitudes que nous avons… »
D’une même voix, les élus saluent ainsi, au début de leur lettre inédite à Jean Castex, la « décision d’avoir inscrit la reconstruction de l’hôpital de Montauban » dans le plan d’investissement du Ségur de la santé. « Cette décision constitue une réelle opportunité pour notre département et toutes ses communes, à la fois pour la santé, et pour la structuration de notre territoire. »
Viennent ensuite les interrogations. Il y en a trois.
La première concerne le coût du projet. « Différentes évaluations ont été réalisées, selon des périmètres imprécis. Ainsi, une fourchette entre 500 et 700 millions d’euros a été évoquée, avec toutefois des réserves sur les réalisations proposées (par exemple « hors équipements spécifiques », sans que ces derniers ne soient précisément indiqués). Aussi, nous souhaiterions que le Ministre des Solidarités et de la Santé puisse nous communiquer les différents scénarios élaborés pour la reconstruction de l’hôpital, assortis du chiffrage budgétaire afférent. En matière de financement, les deux principales ressources seront le soutien de l’Etat et les ressources propres du centre hospitalier. Sur l’engagement de l’Etat, il serait nécessaire que vous puissiez nous indiquer le montant maximal que l’Etat pourra apporter pour ce projet. Ceci laisse donc supposer que le différentiel, entre le coût total du projet et la subvention de l’Etat, puisse être financé par le centre hospitalier de Montauban, soit sur ses fonds propres, soit par un nouvel endettement. Or la situation financière de l’hôpital est très dégradée. Par conséquent, il serait important que le Gouvernement puisse nous indiquer précisément quelle est la latitude du centre hospitalier de Montauban, pour souscrire de nouveaux emprunts. »
Deuxième inquiétude soulevée : le projet médical. « Il semblerait que le projet de reconstruction du centre hospitalier de Montauban s’inscrive dans une reconstruction à l’identique, sans que nous en ayons la certitude. Nous souhaiterions que le Gouvernement puisse préciser son intention. »
Enfin, les élus évoquent l’emplacement du futur hôpital qui est au cœur de la bataille. « Celui-ci découlera bien entendu de l’enveloppe budgétaire possible, du projet médical retenu et évidemment de la nécessité de permettre un accès aux soins à tous les Tarn-et-Garonnais et les Tarn-et-Garonnaises. Dans cet objectif, nous portons l’exigence que le nouveau centre hospitalier préserve les capacités d’investissement et de développement du centre hospitalier intercommunal de Castelsarrasin-Moissac qui joue un rôle crucial. »
Une commission ad hoc planche sur l’emplacement
Le projet de futur hôpital de Montauban qui pourrait être opérationnel à l’horizon 2029-2030 a été relancé ces derniers mois par la nouvelle direction du centre hospitalier de Montauban. Actuellement, une commission ad oc composée de médecins, cadres, professionnels de la logistique, représentants des usagers, personnalités qualifiées… est chargée d’analyser et de classer, les offres reçues pour les terrains de l’emplacement. Une décision est attendue aux alentours du 15 décembre.Thierry Dupuy
Mobilisation pour défendre les urgences du centre hospitalier Ariège Couserans (Chac)
ABONNÉS
La CGT, à l’origine de la mobilisation, appelle l’ARS « à prendre toutes ses responsabilités ». DDM
Publié le 23/11/2021 à 05:14
https://www.ladepeche.fr/2021/11/23/mobilisation-pour-defendre-les-urgences-et-lhopital-9945059.php
Des blouses blanches et bleues, des citoyens, des familles si l’on en juge par la présence d’enfants et quelques écharpes tricolores. Près de 150 personnes se sont rassemblées hier devant l’entrée principale du centre hospitalier Ariège Couserans (Chac) avant de se rendre devant les bâtiments de la direction.
Plusieurs responsables syndicaux ont délivré de brèves allocutions, au nom d e la CGT principalement, venus de toute l’Ariège : « Chac, Chiva, même combat ». Se posant en défenseur de tous les agents « dont la situation se dégrade et empire », Arnaud Sévin, secrétaire CGT du Chac, au fait des dernières annonces de la direction, interroge : « Qu’apportera un audit (notre édition du 21 novembre) face à ses problématiques ? Nous avons besoin de réponses urgentes, immédiates. »
A lire aussi : Urgences du Chac, en Ariège : le courroux d’une partie des médecins de ville
Et surtout ce constat : « La perte de confiance entre les agents (des ASH aux médecins) et la direction est désormais totale et irréversible […]. Un nouveau management porté par les responsables en place n’aurait pas de sens. » Et le représentant de la CGT d’en appeler, l’autorité de tutelle, l’agence régionale de santé (ARS), « à prendre toutes ses responsabilités », sous les applaudissements de la foule.
Un appel repris à son compte par Michel Larive, député de la 2e circonscription de l’Ariège, envers ses pairs « élus communaux et intercommunaux, du département et de la Région, face à la colère des agents et des usagers. Il faut que nous soyons tous mobilisés au-delà des étiquettes pour soutenir le Chac et ses agents. »
Retour à la normale aux urgences
La direction de l’hôpital a annoncé que le service des urgences, qui fonctionnait au ralenti depuis lundi à la suite de nombreux arrêts maladie, fonctionne à nouveau normalement depuis dimanche matin. Un retour à la normale rendu possible grâce à l’arrivée de huit infirmiers de la réserve sanitaire nationale.
Urgences du Chac, en Ariège : le courroux d’une partie des médecins de ville
ABONNÉS
Les urgences du Chac fonctionnent au ralenti depuis mercredi soir, privées d’une grande partie du personnel. – DDM
Hôpital, Saint-Lizier, AriègePublié le 20/11/2021 à 14:10
Michel Pichan insistait dans la longue interview consacrée à la situation du Chac sur la nécessité de conforter le lien ville-hôpital. Un point délicat si on en juge par le communiqué adressé par un certain nombre de médecins de ville, non des moindres, qui sont se « sentit directement visés par les propos de M.Thieule », directeur du Chac. Les médecins signataires J.Mayneris, D.Piquemal, S.Rastrelli, J-M.Rouviere, et X.Sirgant estiment avoir été « remis en question dans leur probité », dénonçant des « sous-entendus d’arrêts maladie de complaisance », ayant contraint à la fermeture du service des urgences du Chac.
Réfutant tout rapport à un conflit social, ils mettent en avant « les souffrances au travail. Nous sommes confrontés au quotidien, depuis des années, à la détresse morale du personnel du Chac, et il nous appartient à nous seuls de juger de la nécessité d’un arrêt maladie. » Ces mêmes signataires invoquent les conditions de travail et de rémunération du personnel, notamment infirmier, souvent en CDD. Parallèlement, ils dénoncent une direction « qui préfère embaucher des cadres retraités à gros salaires ».
Enfin, ils s’interrogent « sur les desseins d’une politique, visant selon eux à orchestrer la fermeture des services, faute de personnel, transformant le Chac en super maison de retraite ». Pour conclure laconiques « les Couserannais apprécieront le peu d’intérêt que porte M.Thieule, cité nommément, à leur santé et à la continuité de soins de qualité dans notre pays ». La voie du dialogue et de la confiance, prônée par chacun, s’annonce ardue.
La direction tente de calmer le jeu
La direction du Chac ne ménage pas ses efforts pour « éteindre l’incendie » évoqué concernant la situation du Chac et de ses urgences. Son directeur, Jean-Claude Thieule informe que « le Centre Hospitalier Ariège Couserans a demandé à l’ARS d’accélérer le démarrage du lancement d’un audit de la gouvernance et des pratiques managériales, acté récemment. » Une démarche assistée « d’une mission extérieure destinée à renforcer la place de chacun dans le pilotage et la gestion de l’établissement, la définition d’actions communes d’amélioration. »
Toujours au nom du Centre Hospitalier Ariège Couserans est invoqué le souhait de porter rapidement sur ces aspects « un travail collectif visant à les rendre plus participatives, en associant les professionnels, les cadres, les médecins, la direction ». Une démarche vouée à « développer les notions d’autonomie, de transparence, de dialogue, d’écoute, de respect, de bienveillance et de responsabilisation ». Inscrite « dans la dynamique du plan Ségur, elle vise avant tout à répondre aux difficultés exprimées par différents agents du Chac dans l’exercice de leur travail ». La direction du Chac rappelle par ailleurs qu’il convient d’appeler préalablement le 15 avant toute venue compte tenue de la fermeture provisoire du service d’accueil des urgences.
Urgences : Moissac et Montauban manquent de bras
Pierre Ricordeau, directeur de l’ARS Occitanie (cinquième en partant de la gauche), a fait œuvre de transparence face à la presse./Photo DDM, E.T.
Hôpital, Montauban, MoissacPublié le 30/11/2021 à 10:23
https://www.ladepeche.fr/2021/11/30/urgences-moissac-et-montauban-manquent-de-bras-9961096.php
l’essentiel
Faute de personnel, Pierre Ricordeau, directeur de l’ARS Occitanie, a confirmé la fermeture des urgences de l’hôpital de Moissac de 20 h à 8 h à partir de mercredi.
Sans surprise, Pierre Ricordeau, directeur de l’ARS Occitanie, de passage à Montauban hier, a confirmé la nouvelle organisation des urgences à partir du 1er décembre, et notamment la fermeture de Moissac de 20 h à 8 h. À la veille d’une nouvelle manifestation des élus et de la population, mercredi à 18 h devant l’hôpital de Moissac, un peu plus de transparence était la bienvenue.
« On partage tous les inquiétudes des élus et de la population, mais on ne veut pas fermer l’hôpital de Moissac, ce n’est pas le sujet. On souhaite garantir sur tout le territoire un accès aux soins. Cette réorganisation n’est pas due à un problème financier mais de ressources humaines. Nous manquons d’urgentistes. »
40 % de postes non pourvus
Le département ne compte plus que 24 urgentistes au lieu d’une quarantaine et ils ont accumulé 4 000 heures supplémentaires de mai à août, les « heures sup » n’étant déclenchées qu’à partir de 48 heures. « Depuis 20 ans, notre organisation nous permettait d’assurer une équité par rapport à la qualité des soins, relate le Dr Hélène Pizzut, directrice du Samu 82. Cette crise sans précédent nous oblige à adopter un fonctionnement temporaire nouveau jusqu’au 31 janvier. Nous ferons un point hebdomadaire avec l’ARS et les deux directeurs et une réunion est prévue début janvier. »
Montauban impacté
Conséquence : deux lignes (composées chacune de 5 à 6 équivalents temps plein) vont fermer à Moissac mais aussi à Montauban. « Les jeunes sont attirés par les structures privées, certains se sont reconvertis, sans parler de l’intérim qui pratique des salaires indécents et qui nous fait beaucoup de mal, déplore le Dr Dominique Coppin, coordonnateur médical de la Fédération des urgences 82. Le métier d’urgentiste est difficile. 70 % des médecins sont des femmes avec les difficultés que cela suppose pour concilier vie professionnelle et familiale. » Et Sébastien Massip, directeur de l’hôpital de Montauban, d’enfoncer le clou. « Nous sommes confrontés à un problème de recrutement et d’absentéisme. Les postes sont bien ouverts et financés, mais nous souffrons d’un problème d’attractivité et de fidélisation. »
À compter du 1er décembre, il restera un SMUR à Montauban et un à Moissac, sachant que les départements limitrophes (46, 47, 12) et l’hélicoptère de Toulouse peuvent venir en soutien.
En moyenne, l’hôpital de Moissac accueillait 12 à 15 patients la nuit avec des pathologies relevant souvent plus de la médecine générale que des urgences. « Avant de vous déplacer, faites le 15 ou le 3966 », c’est le nouveau credo en Tarn-et-Garonne.E.T.Voir les commentaires
Tarn-et-Garonne : près de 250 personnes réclament le maintien des Urgences de nuit à l’hôpital de Moissac
Les manifestants se sont réunis devant l’hôpital de Moissac. DDM – Loubna Chlaikhy
Hôpital, Coronavirus – Covid 19, MoissacPublié le 23/11/2021 à 20:15 , mis à jour à 21:49
l’essentiel
Pour la troisième mobilisation depuis l’annonce de la fermeture des urgences de nuit, près de 250 personnes se sont rassemblées devant l’hôpital de Moissac mardi 23 novembre à 18h.
« C’est notre santé qui est en jeu. » Réunies devant l’hôpital de Moissac, près de 250 personnes ont manifesté une nouvelle fois contre la fermeture du service d’Urgences. À partir du 1er décembre, celui-ci fermera en effet à 20h et seule une ligne Smur sera maintenue pour les urgences vitales. Une situation qui inquiète la population et mobilise largement.
Organisée par l’intersyndicale (FO, CGT) et le comité de défense de l’hôpital, ce rendez-vous est devenu hebdomadaire afin de maintenir la pression sur les décideurs, dans l’espoir d’un retour en arrière. « L’agence régionale de santé commence à prendre conscience que la population ne va pas se laisser faire. Cela a trop duré et on ne peut pas se laisser faire ainsi », estime le comité de défense. Afin de montrer leur soutien, de nombreux élus ont fait le déplacement. On note notamment la présence du président du conseil départemental, Michel Weill, de son vice président, José Gonzalez, de la députée Sylvia Pinel, du maire de Lizac, Bernard Garguy.

Drapeaux à la main, ou simple citoyens, tous partagent la même crainte. « On se demande ce qu’il va se passer s’il nous arrive quelque chose la nuit, et qu’on doit aller Montauban. On nous dit que l’épidémie regagne du terrain, qu’il faut se vacciner pour ne pas surcharger les hôpitaux et dans le même temps on ferme des services, on marche sur la tête », regrette Sarah, habitante du Sarlac venue faire entendre sa voix. Comme elle, la secrétaire départementale de Force ouvrière et infirmière à l’hôpital de Montauban, dénonce une décision prise au détriment de l’intérêt de la population: « Il faut savoir que la fermeture des Urgences de Moissac se répercute déjà sur Montauban. On sait que sur l’équipe globale Moissac-Montauban, il y a 15 postes de médecins vacants et que 4 autres médecins risquent de partir à cause des conditions de travail, ce n’est pas possible. »

Ensemble, les manifestants ont ensuite défilé jusque devant l’hôtel de ville. Si l’absence du maire, Romain Lopez, pris par ses « obligations de parent » a été remarquée, trois conseillers municipaux de la majorité étaient toutefois présents. Et c’est après avoir diffusé l’Internationale, que les organisateurs ont mis fin à la manifestation. Ils appellent d’ores et déjà à un nouveau temps fort mercredi 1er décembre. « Nous vous donnons rendez-vous le 1er décembre à 18h devant l’hôpital, puis nous nous rendrons symboliquement devant les urgences pour cette première nuit de fermeture », a en effet indiqué le comité de défense de l’hôpital.
Futur hôpital d’Auch : une réponse attendue vendredi pour lever les inquiétudes
ABONNÉS
Plusieurs déclarations attestent la décision de bâtir un nouvel hôpital à Auch. DDM – DDM NEDIR DEBBICHE
Santé, Hôpital, AuchPublié le 02/11/2021 à 19:49 , mis à jour à 20:38
l’essentielLa construction d’un futur hôpital pour remplacer l’actuel établissement n’est désormais plus une rumeur. Cette perspective soulève de nombreuses questions et beaucoup de craintes. La réponse devrait être connue vendredi.
Le nouveau responsable de l’ARS gersoise l’avait laissé entendre dès septembre. Des déclarations de la direction de l’hôpital sont venues renforcer l’espoir, rapidement alimenté par d’autres canaux, plus discrets. La construction d’un nouvel hôpital ne relèverait plus de l’Arlésienne.
C’est du moins ce que veut croire le comité gersois pour le développement et la défense du service public de la santé, qui s’alarme déjà de l’orientation du projet.
« En 2019, la direction de l’hôpital avait balayé l’hypothèse, se souvient Claude Chouteau, le président de l’association. Aujourd’hui, le ton a changé. On entend parler de dispositions prises pour la construction d’un hôpital neuf. » La directrice de l’hôpital a annoncé à des membres du personnel le principe de cette construction. « L’épidémie a montré que la structure même de l’établissement n’est pas modulable, note Christian Navarre, le secrétaire du comité. On a un service – l’imagerie – qui est situé à une extrémité alors que tous les services en font usage ! »
Une étude sur l’immobilier a été lancée, à la demande de l’ARS pour évaluer les différents scénarios envisageables, et le coût de ces options. Les calculs donnent des éléments de réponse sur les deux possibilités : réhabiliter l’hôpital ou le rebâtir. Et l’option la plus fréquemment évoquée propose de reconstruire l’hôpital.
Où ? Selon le comité gersois pour le développement et la défense du service public de la santé, « ce serait derrière le Campanile ». Cette zone, à l’est de la ville, proche de la rocade, conviendrait aussi à la direction de l’hôpital, selon un membre du conseil de surveillance. Mais les parcelles qui appartiennent à l’Aggo sont déjà dévolues à une future zone artisanale. Et une large part des terrains restant libres sont des propriétés privées.
Un futur PPP
Le « comment » est presque aussi important. La réflexion gouvernementale sur les futurs hôpitaux est orientée pour bonne part par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), qui pousse à la mise en place de partenariats public-privé (PPP). Si le comité gersois pour le développement et la défense du service public de la santé se réjouit de l’avancée du dossier, cette vision « purement économique » l’inquiète.
« Les exemples de PPP sont tous négatifs, analyse Claude Chouteau. On obtient des systèmes de santé moins performants et plus coûteux. Le privé récupère tous les actes les plus rentables et laisse le plus coûteux au public. Et il est libre de débaucher les médecins… » Le comité redoute de voir un acteur toulousain, Medipole, devenir partenaire de ce futur hôpital. « On avance en douce, sans arbitrage. »
Le maire d’Auch, qui rappelle son action pour une imagerie médicale publique et qui « pousse à une reconstruction », se montre soucieux lui aussi « d’assurer un service de santé de qualité pour les Gersois ».
Motus du côté de l’ARS. Et pour cause : une annonce officielle devrait intervenir vendredi. « Les deux possibilités sont toujours sur la table, glisse cependant Didier Pier Florentin, le directeur de l’ARS gersoise. Mais on ne peut pas laisser l’hôpital dans cet état, et aujourd’hui, ce constat impose une action, à long terme. Et Auch doit être l’hôpital de référence du département. »
4 hôpitaux en prévision
Quatre hôpitaux en Occitanie seront probablement construits pour remplacer des bâtiments trop anciens. Seraient concernés Decazeville, Montauban, Tarbes et Auch.
Haute-Garonne : des maires invitent la population à manifester contre le stationnement payant de la clinique de Saint-Jean
Devenu payant en janvier, le parking de la clinique de L’Union a suscité la colère de vingt-cinq maires. ./Photo DDM archives DDM – FREDERIC CHARMEUX
Hôpital, Saint-Jean, Haute-GaronnePublié le 25/10/2021 à 18:31 , mis à jour à 18:50
l’essentiel
Depuis bientôt un an,une vingtaine de maires du nord-est toulousain réclament le retour à la gratuité du parking de la Clinique de L’Union, à Saint-Jean. Ce lundi, ils ont décidé d’anticiper ce qu’ils nomment la « phase trois » de leur combat. Le 20 novembre, ils invitent celles et ceux que cette situation exaspère à se rendre devant l’établissement, à leurs côtés, pour manifester.
La transition vers un stationnement payant dans plusieurs cliniques de l’agglomération toulousaine s’est faite, la plupart du temps, comme un accouchement sans douleurs. La fin de la gratuité du parking à la Clinique de L’Union, à Saint-Jean, au nord de Toulouse, ressemblerait plus, en revanche, à une naissance au forceps…
Ce choix fait en début d’année par le Groupe Ramsay, et mis en place par le directeur du site saint-jeannais, Fabrice Derbias, a aussitôt suscité une levée de boucliers. Des patients mais aussi des ambulanciers ont fait connaître leur désaccord. Plus remarqués, plus médiatisés, vingt-cinq maires de communes proches de la clinique se sont mobilisés derrière celui de L’Union particulièrement remonté.
Marc Péré, connu pour s’illustrer dans le combat contre le petit péage de sa ville, (un des plus chers de France !) a fédéré autour de lui et multiplié les requêtes auprès du directeur. Il est également à l’origine d’une pétition en ligne sur laquelle figurent 17 000 signatures réclamant le retour à la gratuité totale. Ce à quoi se refuse toujours Fabrice Derbias, lequel n’a cependant jamais fermé la porte aux échanges. Mais le directeur en profite pour rappeler « plusieurs mesures prises depuis janvier ». Et de citer, à titre d’exemple, « la demi-heure gratuite, la gratuité pour les personnes handicapées, pour les personnes suivant une chimiothérapie, pour les parents d’enfants mineurs hospitalisés, la mise en place d’un forfait de neuf euros par mois pour les patients atteints de pathologies chroniques, le même forfait pour les visiteurs de patients en longs séjours… »
Manif’ le 20 novembre
Cela ne convient toujours pas aux élus qui jugent ces mesures « insuffisantes ». « Nous attendions une proposition de gratuité totale de cette direction, rien n’est venu », a rappelé, ce lundi soir, le collectif de maires en annonçant par la même occasion une nouvelle action inattendue : « Le 20 novembre prochain, à 15 heures, nous lancerons la troisième phase de notre action. Nous appelons les citoyens à venir exprimer leur désaccord et leur colère sur le parvis de la clinique. Nous débuterons ainsi un cycle de manifestations sur site ! », a dévoilé Marc Péré évoquant « une colère immense » appuyée par cette expérience.
« J’ai rencontré une vieille dame à la mairie, la semaine dernière. Elle diminue son temps de visite auprès de son époux. Elle paye 6 € par jour pour passer quelques heures à ses côtés. Avec le minimum vieillesse comme seule ressource, elle ne peut pas passer trop de temps auprès de son mari… Il est ici question d’humanité. Et en face, c’est une logique de profits… »