254 lits de maternités supprimés en un an – Dans dix départements, la maternité la plus proche est à plus de 45 minutes

Les maternités françaises comptaient moins de 15 000 lits fin 2020

Entre 2019 et 2020, 254 lits ont été supprimés et trois maternités ont fermé. En 2000, on dénombrait plus de 20 000 lits dans 742 maternités

Le Monde avec AFPPublié hier à 22h22, mis à jour hier à 22h46  

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https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/11/29/les-maternites-francaises-comptaient-moins-de-15-000-lits-fin-2020_6104089_3224.html

Les maternités françaises continuent de perdre des lits. Le nombre de lits d’obstétrique est passé sous le seuil des 15 000 fin 2020, répartis dans 478 maternités, selon des chiffres publiés, lundi 29 novembre, par le service statistique des ministères sociaux. Il s’établit à 14 803 lits au 31 décembre 2020, contre 15 057 un an plus tôt, selon les données de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques).

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Ces 254 lits supprimés sont bien plus nombreux que ceux des trois maternités fermées l’an passé, à l’hôpital public de Dinan (Côtes-d’Armor) et dans des cliniques privées d’Albi (Tarn) et de Narbonne (Aude), qui totalisaient 43 lits fin 2019.

Plus de 1 300 maternités dans les années 1970

La réduction des capacités en obstétrique n’est pas un phénomène nouveau : en 2000, on dénombrait plus de 20 000 lits dans 742 établissements. Dans les années 1970, le nombre de maternités avait même culminé à plus de 1 300.

Depuis cette époque, le « taux d’utilisation des lits » est passé de 22 accouchements à 49 accouchements par an et la durée moyenne de séjour a diminué de 8 jours à 4,6 jours, précise la Drees dans son dernier « panorama des établissements de santé ».

Cette diminution n’est pas propre aux maternités : des milliers de lits sont supprimés chaque année dans les hôpitaux et les cliniques (– 5 700 en 2020), qui compensent, en partie, ces fermetures par des créations de places en soins ambulatoires.

Le Monde avec AFP

Liste des maternités de France au 31 décembre 2020 (Communiqué)

Imprimer la listeRecherche29/11/2021

Émis par : Drees

https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/184926/liste-des-maternites-de-france-au-31-decembre-2020-communique/

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie, en open data, une mise à jour de la liste des maternités de France. Par rapport à la précédente version, diffusée en open data fin juillet 2021, le fichier est enrichi avec les données au 31 décembre 2020.

https://data.drees.solidarites-sante.gouv.fr/explore/dataset/fichier_maternites_112021/table/

La liste des maternités en France recense l’ensemble des maternités en France au 31 décembre de l’année 2000 et des années 2008 à 2020. Elle comprend à chaque fois leur adresse, nombre de lits et activité (nombre d’accouchements).

Ce fichier est publié chaque année, à la fin de l’année N (novembre ou décembre) pour la liste des maternités en activité au 31 décembre de l’année N-1. Le fichier publié ce jour comprend des données actualisées par rapport à la précédente version (publiée fin juillet 2021 sur données 2000 à 2019) : il inclut désormais les données au 31 décembre 2020.

Un établissement est inclus dans la liste pour une année donnée s’il possède au moins un lit et un service d’obstétrique au 31 décembre de cette année et s’il a effectué au moins un accouchement dans l’année.

Un établissement est dit de type 1 s’il possède un service d’obstétrique, de type 2a s’il a aussi un service de néonatologie sur le même site que le service d’obstétrique, de type 2b s’il a aussi un service de soins intensifs néonatals et de type 3 s’il dispose, sur le même site, des trois services précédents (obstétrique, néonatologie et soins intensifs néonatals) ainsi que d’un service de réanimation néonatale.

Ce fichier ne doit pas être utilisé pour compter le nombre d’accouchements une année donnée. En effet, les maternités qui ferment au cours d’une année et n’ont pas de lit au 31 décembre de cette année ne sont pas incluses.

Ces données sont produites à partir des bases statistiques de la Statistique annuelle des établissements de santé (SAE) retraitées par la DREES. Cette enquête de la DREES décrit tous les ans l’activité des établissements de santé publics et privés (nombre de séjours et de journées d’hospitalisations) et leurs facteurs de production associés (lits, places, équipements, personnels).

Consulter les données

Liste des maternités de France depuis 2000

 Informations  Tableau  Export  API 

La liste des maternités en France recense l’ensemble des maternités en France au 31 décembre en 2000 et de 2008 à 2020, leur adresse, nombre de lits et activité (nombre d’accouchements). 

Un établissement est inclus dans la liste pour une année donnée s’il possède au moins un lit et un type (1, 2a, 2b ou 3) au 31 décembre de cette année et s’il a effectué au moins un accouchement dans l’année.  

Un établissement est dit de type 1 s’il possède un service d’obstétrique, de type 2a s’il a aussi un service de néonatologie sur le même site que le service d’obstétrique, de type 2b s’il a aussi un service de soins intensifs néonatals et de type 3 s’il dispose, sur le même site que le service d’obstétrique, des trois services précédents (obstétrique, néonatologie et soins intensifs néonatals) ainsi que d’un service de réanimation néonatale.

Ce fichier ne doit pas être utilisé pour compter le nombre d’accouchements une année donnée. En effet, les maternités qui ferment au cours d’une année et n’ont pas de lit au 31 décembre de cette année ne sont pas incluses.  

Ces données sont produites à partir des bases statistiques de la Statistique annuelle des établissements de santé (SAE) retraitées par la DREES. Cette enquête de la DREES décrit tous les ans l’activité des établissements de santé publics et privés (nombre de séjours et de journées d’hospitalisations) et leurs facteurs de production associés (lits, places, équipements, personnels). 


Identifiant du jeu de données fichier_maternites_112021Téléchargements

8Thèmes

niveau 2Etablissements de santéThèmes

niveau 3Maternités

Période couverte (millésime, série)2000 ; 2008 – 2020

ThèmesSanté et Système de soins

Mots clés

Etablissement de santé, maternité, Capacité d’accueil, Hôpital, Equipement de santé, Offre de soins, Accès aux soins

Licence Licence Ouverte v2.0 (Etalab)

Modifié 29 novembre 2021 16:00

ProducteurDREES/OSAM/BES

Dernier traitement 9 novembre 2021 17:33 (métadonnées)29 novembre 2021 16:00 (données)

Année

La liste

https://data.drees.solidarites-sante.gouv.fr/explore/dataset/fichier_maternites_112021/download/?format=xls&timezone=Europe/Berlin&lang=fr&use_labels_for_header=true

Publié le 30/11/2021

Maisons de naissance : l’accouchement, après une si longue gestation

Paris, le mardi 30 novembre 2021

https://www.jim.fr/medecin/actualites/pro_societe/e-docs/maisons_de_naissance_laccouchement_apres_une_si_longue_gestation_190180/document_actu_pro.phtml

– Des données actualisées hier par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) indiquent que la France est passée fin 2020 sous la barre des 15 000 lits d’obstétrique dans 478 maternités (14 803), contre 15 057 en 2019 et plus de 20 000 en 2000 dans 742 établissements. Si le nombre de naissances a diminué (850 000 naissances en 1970, 774 000 il y a vingt ans et 740 000 l’année dernière), la fermeture des places en maternité a été plus rapide que cette tendance démographique. Ainsi, le taux d’utilisation des lits est passé de 22 à 49 accouchements par an en cinquante ans, tandis que la durée moyenne de séjour est désormais de 4,6 jours (contre 8 dans les années 70). Ces chiffres suggèrent que le paysage actuel n’est pas uniquement la conséquence de la fermeture de petits établissements (dont les normes de sécurité pouvaient être discutées), mais également d’une évolution des pratiques de prise en charge des parturientes. D’ailleurs, les 254 lits supprimés entre 2019 et 2020 sont bien supérieurs aux 43 lits disparus avec la fermeture de trois maternités l’an passé.

Dans certains départements, cette raréfaction des lits d’obstétrique conduit à un allongement important des temps d’accès à la maternité la plus proche. Si de manière globale, la situation n’a que peu évolué avec une femme sur deux habitant à moins de neuf minutes d’une maternité, temps qui était de huit minutes il y a vingt ans, les disparités locales sont nettes. Ainsi, la part de Françaises habitant à plus de 30 minutes d’un centre obstétrical a progressé d’environ un tiers entre 2000 et 2017. Alors que l’accessibilité s’est fortement dégradée dans le Lot, la Nièvre, le Cantal, les Ardennes et la Haute-Marne, dans plus d’une dizaine de départements, toutes les femmes en âge de procréer résident à plus de 45 minutes d’une maternité de type 3.

Pas de Maisons de naissance sans maternité

Dans ce contexte, qui inquiète certains observateurs, il est peu probable que la généralisation des maisons de naissance constitue une réponse déterminante. En effet, selon le décret publié le 26 novembre et qui permet à ces structures de passer du statut de l’expérimentation à celui de la pérennisation (après six ans !), elles doivent nécessairement être contiguës à une maternité, pour assurer le transfert des patientes et/ou des nouveau-nés en cas de complication. Dès lors, il ne pourra y avoir de développement sur l’ensemble du territoire, en particulier dans les zones sans service d’obstétrique. Cependant, en permettant le désengorgement des maternités grâce à la prise en charge des femmes dont la grossesse présente un faible risque de complication, ces maisons de naissance pourraient contribuer à une amélioration globale de la prise en charge des accouchements. Or, alors que certains indicateurs sont préoccupants en France et que les grossesses à risque se multiplient, il s’agit d’un enjeu important ; sans parler de la reconnaissance majeure que ces structures apportent enfin au travail des sages-femmes.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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