Le diocèse de Paris détient un patrimoine immobilier d’une valeur de 700 millions d’euros sans que ces derniers apparaissent dans ses comptes.

Patrimoine immobilier du diocèse de Paris : François Devaux, de La parole libérée, fait part de sa « colère » et de son « écœurement »

La cellule investigation de Radio France révèle vendredi que le diocèse de Paris détient un patrimoine immobilier d’une valeur de 700 millions d’euros sans que ces derniers apparaissent dans ses comptes.

Article rédigé par 

Laetitia Cherel – franceinfoRadio FrancePublié le 26/11/2021 15:13 Temps de lecture :  1 min.

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Francois Devaux co-fondateur de l’association La parole libérée. (THOMAS COEX / AFP)
Francois Devaux co-fondateur de l’association La parole libérée. (THOMAS COEX / AFP)

Après les révélations de la cellule investigation de Radio France vendredi 26 novembre sur les 700 millions d’euros, au bas mot, de patrimoine immobilier du diocèse de Paris, François Devaux, co-fondateur de l’association La parole libérée (aujourd’hui dissoute) ne cache pas son indignation. « J’atteins un niveau de colère et d’écœurement immense sur cette institution. Je me souviens encore de Monseigneur de Moulins-Beaufort [le président de la conférence des évêques de France] qui nous a dit, quelques heures après la sortie du rapport de la commission de Jean-Marc Sauvé, qu’il n’y a pas de lingots d’or cachés dans les caves de l’Eglise et que ça justifiait que les catholiques financent l’indemnisation des victimes. Quand je découvre l’ampleur de ce patrimoine, je me dis qu’il faut tout vérifier sur cette institution, puisqu’elle ne cesse de faire mensonge sur mensonge. »

« Les catholiques ont le droit de connaître le patrimoine de l’Eglise. On connaît le niveau d’exigence et de transparence demandé aux entreprises, aux fondations, aux institutions. L’Eglise ne peut pas y échapper. Ça invite à engager un audit qui doit être imposé à l’église catholique et fait par une instance indépendante de l’église catholique », poursuit François Devaux.

Contacté par la cellule investigation, un fidèle se dit lui aussi « écœuré que les évêques (nous) aient caché ces trésors, et qu’ils aient osé envisager de faire appel à leurs dons pour financer les indemnisations des victimes. » « C’est honteux », abonde un autre. Un catholique pratiquant se souvient avec amertume des propos de Mgr de Moulins-Beaufort, qui avait assuré que les évêques allaient « s’appauvrir » après leur engagement à vendre des biens : « Ils nous ont menti sur toute la ligne. C’est indigne. Ils ne respectent aucun principe de moralité. »

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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