La potion d’Olivier Véran est bien trop douce pour arrêter la 5ème vague.

Vaccination, passe sanitaire, masque dans les lieux fermés… Les annonces d’Olivier Véran pour faire face à la cinquième vague de Covid-19

Olivier Véran a annoncé l’ouverture, dès samedi, à une dose de rappel « dès cinq mois après la dernière injection », qui sera nécessaire pour conserver le passe sanitaire. Les tests PCR et antigéniques ne seront valables que vingt-quatre heures pour le passe sanitaire. 

Le MondePublié aujourd’hui à 13h49, mis à jour à 16h25  

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/11/25/covid-19-rappel-vaccinal-ouvert-a-tous-les-adultes-port-du-masque-obligatoire-ce-qu-il-faut-retenir-des-mesures-annoncees-par-veran_6103578_3244.html

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Il n’est à ce stade envisagé « ni confinement, ni couvre-feu » pour lutter contre la cinquième vague de l’épidémie de Covid-19 que connaît actuellement la France et qui est « sans conteste plus forte, plus longue que (…) celle de cet été », a commencé par rassurer, jeudi 25 novembre, le ministre de la santé, Olivier Véran, en introduction des mesures qu’il a annoncées pour endiguer la cinquième vague de l’épidémie.En direct :  revivez les annonces pour endiguer la cinquième vague de Covid-19

« Nous pouvons passer cette vague sans recourir aux outils les plus contraignants »qu’ont déjà imposés certains pays voisins de la France, a-t-il insisé, précisant qu’il n’y aurait à ce stade « ni fermeture anticipée de commerces ni restrictions de déplacement », pour faire face à cette recrudescence de l’épidémie. Le point sur les mesures annoncées.

  • Le rappel vaccinal ouvert aux plus de 18 ans, dès cinq mois après deux injections
Olivier Véran lors du point de situation sur le Covid-19 du 25 novembre 2021. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

Le ministre de la santé suit ainsi l’avis de la Haute Autorité de santé, publié un peu plus tôt dans la journée : il a annoncé jeudi que le rappel vaccinal contre le Covid-19, le plus souvent la troisième dose, serait désormais « ouvert à tous les adultes dès cinq mois après leur dernière injection ».

Le rappel vaccinal pour l’ensemble des adultes contre le Covid-19 « est ouvert à compter de ce samedi », a précisé le ministre assurant qu’il y aurait « des vaccins pour tout le monde »« Vous pouvez d’ores et déjà vous rendre sur les plateformes de prise de rendez-vous en ligne pour réserver vos créneaux » et « nous allons ouvrir, rouvrir ou amplifier les centres de vaccination à compter de ce week-end », a-t-il encore déclaré.

Lire le décryptage :  Troisième dose de vaccin : nos réponses à vos questions

« En pratique cela concerne 25 millions de Français dont 6 millions ont déjà reçu leur rappel, il reste donc 19 millions de Français à date qui deviennent éligibles au rappel de vaccination et que nous appelons à se faire vacciner dans les deux prochains mois », a-t-il précisé.

Il faut « aller chercher » les Français non vaccinés, a dit M. Véran. « On va mobiliser tout ce qu’on peut » pour ce faire. Il appelle « solennellement » les hésitants à « franchir le pas ».

Le rythme de la vaccination par tranche d’âge

Ce graphique présente l’évolution cumulée de la vaccination par tranche d’âge en France, que ce soit une première injection, une vaccination complète ou une dose de rappel au 23 novembre 2021.

Lire aussi   Vaccination contre le Covid-19 : êtes-vous éligible à une dose de rappel ?

  • La validité des tests pour le passe sanitaire ramenée à vingt-quatre heures

La durée de validité des tests négatifs au Covid-19 ouvrant droit au passe sanitaire va être ramenée à vingt-quatre heures, a également annoncé le ministre de la santé.

Cette durée, qui permet aux personnes non vaccinées ou complètement vaccinées de bénéficier du passe sanitaire, était jusqu’à présent de soixante-douze heures.Lire aussi   Covid-19, cas contacts, vaccinés ou pas… Le point sur les règles d’isolement à respecter en France

  • Le passe invalidé au bout de sept mois en l’absence de rappel

Toutes les personnes âgées de plus de 18 ans devront justifier sur leur passe sanitaire « à compter du 15 janvier » 2022 avoir reçu une dose de rappel de vaccin contre le Covid-19 au maximum sept mois après la précédente, a également annoncé le ministre.

« A compter du 15 décembre, le passe sanitaire pour les plus de 65 ans ne sera plus actif si le rappel n’a pas été fait dans un délai de sept mois après l’infection ou après la dernière injection. Et à compter du 15 janvier ce passe sanitaire de tous les autres publics, c’est-à-dire les Français âgés de 18 à 64 ans, ne sera plus actif si le rappel n’a pas été fait dans ce délai, qui reste inchangé de sept mois après la dernière injection », a déclaré M. Véran devant la presse.

Il a aussi annoncé qu’une nouvelle option va arriver sur l’application TousAntiCovid, consistant à alerter quand l’expiration du passe sanitaire approche.Lire aussi   Article réservé à nos abonnésCovid-19 : à Paris, un seuil d’« alerte maximale » franchi mais pas de saturation des hôpitaux

  • Vaccin pour les 5-11 ans : en réflexion, mais pas avant 2022

La France étudie la possibilité de vacciner les enfants de 5 à 11 ans contre le Covid-19, mais dans tous les cas, cela n’aura pas lieu avant « début 2022 », a assuré jeudi le ministre de la santé.

« Cette vaccination, si elle était décidée en France, ne commencerait pas avant le début de l’année 2022 », a déclaré M. Véran, qui a saisi les autorités sanitaires nationales après l’approbation du vaccin de Pfizer pour les 5-11 ans par l’Agence européenne du médicament (AEM). Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a ensuite précisé que si la décision était prise d’ouvrir la vaccination aux 5-11 ans, celle-ci serait facultative.Lire le décryptage :  Faut-il vacciner les enfants de moins de 12 ans ? Le point sur ce que l’on sait des bénéfices et des risques

  • Le port du masque rendu obligatoire dans les lieux où le passe sanitaire est exigé

A compter de vendredi, « un décret rendra à nouveau obligatoire le port du masque partout en intérieur » dans les lieux recevant du public, y compris les lieux où le passe sanitaire est réclamé, a annoncé jeudi le ministre de la santé, Olivier Véran.

« Les préfets seront aussi habilités à rendre obligatoire le port du masque pour des événements en extérieur, tels que, par exemple, les marchés de Noël », qui seront soumis au passe sanitaire, « ou des brocantes », a-t-il précisé.

« Nous devons nous ressaisir » sur les gestes barrières, a également martelé M. Véran : « Etre libre, ce n’est pas refuser mordicus ces mesures : ces petites contraintes du quotidien sont les clés de notre liberté. » Ces gestes peuvent paraître « dérisoires », mais sont en fait « inestimables » pour freiner le Covid-19. Les poignées de main ne transmettent « pas que de la chaleur humaine », a-t-il illustré.

  • Les classes de primaire ne fermeront plus après un cas de Covid-19, mais « un dépistage systématique de toute la classe » aura lieu

Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a ensuite annoncé qu’à partir de la semaine prochaine, il n’y aurait plus de fermeture de classe dans les écoles primaires dès le premier cas de Covid-19 détecté chez un élève.

« Notre boussole reste la priorité d’une école ouverte », a rappelé M. Blanquer. « Dès la semaine prochaine, lorsqu’un élève est testé positif, tous les élèves de la classe sont testés à leur tour et seuls les camarades testés positifs restent à la maison », a expliqué le ministre, rappelant que « 8 500 écoles [étaient] fermées hier[mercredi], contre 4 100 le 19 novembre ».

  • Afflux de connexions sur Doctolib

Avant même la fin de la conférence de presse du gouvernement, le site Doctolib, où sont pris la plupart des rendez-vous pour se faire vacciner contre le Covid-19, a été pris d’assaut. Il rencontre des lenteurs et un temps d’attente très élevé.

Mercredi, déjà, le site avait annoncé « une nouvelle journée pour la prise de rendez-vous pour une dose de rappel avec 360 000 rendez-vous pris sur Doctolib, soit un bond de + 70 % par rapport à la veille ».

Le Monde

Tour de vis

Troisième dose, tests, masque… Ce qu’il faut retenir des annonces du gouvernement sur le Covid-19

Olivier Véran, ce jeudi. (Thomas Coex/AFP)par Sacha Nelken

publié le 25 novembre 2021 à 13h29

https://www.liberation.fr/societe/sante/troisieme-dose-tests-masque-ce-quil-faut-retenir-des-annonces-du-gouvernement-sur-le-covid-19-20211125_3I7VFNLN4RAW5ATI5JIY46GCPI/?xtor=EREC-35-%5BAlerte_Libé_25-11-2021%5D-&actId=ebwp0YMB8s1_OGEGSsDRkNUcvuQDVN7a57ET3fWtrS850FLAOrgmCEQYUJl4D5eQ&actCampaignType=CAMPAIGN_MAIL&actSource=513277

La pandémie de Covid-19 en FrancedossierFace au rebond épidémique qui ne cesse de s’amplifier depuis plusieurs jours, Olivier Véran le ministre de la Santé a annoncé un ensemble de nouvelles mesures ce jeudi. Objectif affiché du gouvernement : «sauver les fêtes de fin d’année en famille».

Olivier Véran, ce jeudi. (Thomas Coex/AFP)

par Sacha Nelkenpublié le 25 novembre 2021 à 13h29

On espérait les jours d’annonces gouvernementales sur le Covid-19 derrière nous. Une fois de plus, le virus et son variant delta font mentir les pronostics, avec une cinquième vague qui monte désormais à toute vitesse sur le territoire français. Le seuil des 30 000 contaminations quotidiennes a de nouveau été franchi ce mardi, alors que ce chiffre ne tournait qu’autour des 10 000 cas il y a dix jours. Dans les écoles, 8 500 classes sont fermées à cause du virus. Alors, pour tenter d’endiguer cette inquiétante reprise épidémique, l’exécutif a retrouvé, ce jeudi, la bonne vieille habitude des conférences de presse sur le durcissement des mesures sanitaires face au coronavirus. Voilà ce qu’il faut retenir des annonces du ministre de la Santé Olivier Véran.

Troisième dose pour tous

C’était dans l’air depuis plusieurs jours, c’est désormais officiel. Toute personne ayant déjà un passeport vaccinal complet contre le Covid-19 pourra prochainement se faire injecter une troisième dose de vaccin. «Cela concerne 25 millions de Français, dont 6 millions ont déjà reçu leur rappel. Donc il reste 19 millions de personnes», assure Olivier Véran. Ces rappels pourront se faire, dès samedi, auprès des professionnels de santé qui peuvent désormais commander autant de doses qu’ils le souhaitent ou dans les quelques 1 000 centre de vaccination toujours ouverts. Les créneaux sont déjà ouverts sur les plateformes réservations.

Jusqu’à présent, seuls les plus de 65 ans, les personnes à risques et les soignants pouvaient se faire injecter une troisième dose de vaccin. Concernant les 50-64 ans, le rappel sera disponible à partir du 1er décembre, comme l’avait annoncé le président Emmanuel Macron début novembre. Quelques heures avant la prise de parole de Véran, la Haute autorité de santé (HAS) avait recommandé ce jeudi matin que le rappel de vaccin contre le Covid-19 soit fait dès l’âge de 18 ans, cinq mois après la vaccination complète.A lire aussi

Troisième dose de vaccin anti-Covid : qui peut en bénéficier et à partir de quand ?

Santé23 nov. 2021

Le délai entre la 2e et la 3e dose réduit à cinq mois

De six mois actuellement, le délai entre la deuxième dose de vaccin et celle du rappel vaccinal sera désormais raccourci à cinq mois. Le but évidemment, accélérer la campagne de rappel en permettant à tout le monde de se faire injecter la précieuse dose de rappel pour rebooster l’immunité face au virus. Et notamment pour les adultes âgés de 18 à 49 éligibles à la vaccination, qui ont pu commencer à se faire injecter à la fin du mois de mai.

Cette restauration des défenses de triples vaccinés devrait permettre d’éviter les réinfections au Covid-19, qui se multiplient ces dernières semaines face à un variant delta ultra-agressif.

Le pass sanitaire conditionné à la troisième dose

Comme ce sera le cas pour les plus de 65 ans à partir du 15 décembre prochain, le pass sanitaire de toutes les personnes éligibles au rappel vaccinal sera progressivement conditionné à l’injection de la troisième dose.

C’est ainsi qu’à compter du 15 janvier, le certificat ne sera plus actif pour tous les autres publics (18-64 ans) qui n’auront pas reçu leur dose de rappel «dans un délai de sept mois après l’infection ou après la dernière injection». Avec une telle mesure, l’exécutif cherche évidemment à convaincre les Français, et notamment les plus réfractaires, de prendre rendez-vous dans les centres de vaccination.

La validité des tests PCR réduite à 24 heures

Du côté du gouvernement, le message est le même depuis des mois : seul le vaccin peut nous sortir de cette crise. «Si nous n’avions pas cette couverture vaccinale, nous serions déjà foudroyés par cette vague épidémique, et nous serions probablement tous confinés à cette heure-ci», a souligné Olivier Véran ce jeudi pour tenter de convaincre les 6 millions de Français qui n’ont encore reçu aucune dose.

Alors, au-delà du seul rapport vaccinal, l’exécutif accélère également pour contraindre les réfractaires qui refusent toujours la vaccination. C’est ainsi qu’à partir de ce lundi 29 novembre, les tests PCR ne seront désormais plus valides que 24 heures contre 72 heures aujourd’hui. «Concrètement, si vous n’êtes pas encore vaccinés, vous devrez vous faire tester tous les jours à vos frais, sauf cas symptomatique ou contact», a précisé le ministre de la Santé.

Une nouvelle contrainte forte pour les non-vaccinés, qui devront désormais multiplier les tests – qui restent payants – s’ils veulent entrer dans les établissements soumis au pass sanitaire. Si Olivier Véran n’a pas parlé de passeport vaccinal, on s’en approche tout de même grandement.A lire aussi

Covid-19 : avec la cinquième vague revient la question de la gratuité des tests 

Santé19 nov. 2021

Retour du masque en intérieur

Les autorités sanitaires ne cessent de mettre en garde sur le sujet : l’augmentation rapide du nombre de cas s’explique notamment par un relâchement des gestes barrières. «La baisse du respect gestes barrières et les insuffisantes couvertures vaccinales contribuent à cette tendance [de la reprise des cas]», a encore rappelé Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé, ce jeudi. Alors, le gouvernement a décidé de serrer la vis. «Nous devons collectivement nous ressaisir», a lancé Véran.

Dès ce vendredi, un décret sera publié pour généraliser le port du masque en intérieur dans tous les établissements recevant du public, y compris dans les lieux soumis au pass sanitaire comme les bars et restaurants où il était jusqu’alors autorisé d’ôter le bout de tissu. «Les conditions pratiques, par établissements, seront précisées dans les prochaines heures», a fait savoir Véran.

«Les préfets seront aussi habilités à rendre obligatoire le port du masque pour des événements en extérieur, tels que par exemple les marchés de Noël », qui seront soumis au pass sanitaire, «ou des brocantes», a précisé Véran.

Protocole à l’école

Depuis plusieurs jours, le nombre de classes fermées explose. Selon les derniers chiffres du ministère de l’Éducation nationale, 8 500 classes ont dû fermer. Elles n’étaient «que» 4 000 le 19 novembre. Ce sont les particulièrement les écoles primaires qui sont concernées. Pour limiter cette forte hausse, le gouvernement a donc annoncé une nouvelle mesure : la règle, qui veut qu’un cas de Covid entraîne la fermeture de la classe ne sera plus en vigueur.

En primaire, «il n’y aura plus de fermeture systématique de classe mais un dépistage de toute la classe en cas de cas positif, seuls les élèves ayant un test négatif pourront faire leur retour en classe» a expliqué le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. Ce nouveau protocole entrera en vigueur «dans le courant de la semaine prochaine». Celui dans les collèges et les lycées restera inchangé.

L’arrivée des médicaments

Olivier Véran a annoncé que le molnupiravir, un traitement pour les personnes infectées au Covid, allait arriver «dès le début du mois de décembre» en France. «En comprimés, il pourra être prescrit par les généralistes, sera disponible en pharmacies et réservé pour les personnes à risque (les plus de 65 ans ou ceux affectés par des maladies chroniques)», a détaillé le ministre de la Santé. «Pour les gens concernés, qui présentent des symptômes, ce médicament peut réduire par deux le risque d’être hospitalisé», vante Olivier Véran, qui souligne que «la France sera le premier pays européen à en faire bénéficier ses concitoyens».

«D’autres traitements arriveront dans les prochains mois», a précisé le ministre de la Santé.

«Ni confinement, ni couvre-feu»

«Je ne vous annoncerai ni confinement, ni couvre-feu, ni fermeture anticipée des commerces, ni limitation de déplacements, a annoncé d’emblée Olivier Véran en introduction de sa prise de parole. Nous considérons que nous pouvons passer cette phase sans recourir aux outils les plus contraignants avec les cartes que nous avons en main», a martelé le ministre de la Santé. D’après lui, «les modélisations de l’Institut Pasteur montrent que la dose de rappel peut nous permettre de passer une vague épidémique intense sans saturation des hôpitaux».

Car, si le nombre de cas augmente fortement chaque jour, le gouvernement, se base désormais sur les courbes d’hospitalisation et non plus sur le nombre de contaminés pour envisager ou non un serrage de vis «Pour l’instant, ça tient à l’hôpital», se rassurait un ministre, mardi, à Libé. En revanche, pour le professeur Arnaud Fontanet, membre du conseil scientifique interrogé mardi dans le Parisien«un confinement n’est pas à écarter compte tenu de ce qui se passe chez nos voisins proches».

La pandémie de Covid-19 en France

Covid-19 : pourquoi l’élargissement de la dose de rappel s’est imposé au gouvernement

Tous les Français de plus de 18 ans vont avoir accès à une dose de rappel, qui sera intégrée dans le passe sanitaire. Une mesure que le gouvernement justifie par l’accélération de l’épidémie et qui suscite des analyses divergentes parmi les experts. 

Par Chloé HecketsweilerFlorence Rosier et Delphine RoucautePublié aujourd’hui à 15h32, mis à jour à 17h46  

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https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/11/25/covid-19-pourquoi-l-elargissement-de-la-dose-de-rappel-s-est-impose-au-gouvernement_6103589_3244.html

Olivier Véran, ministre de la santé et Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation, lors du point de situation sur le Covid-19 du 25 novembre 2021.
Olivier Véran, ministre de la santé et Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation, lors du point de situation sur le Covid-19 du 25 novembre 2021. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

L’exécutif met un coup d’accélérateur dans la campagne de rappel vaccinal contre le Covid-19. Olivier Véran a annoncé, jeudi 25 novembre, un élargissement de la dose de rappel à l’ensemble de la population majeure. A partir du 15 janvier, toutes les personnes de plus de 18 ans devront prouver avec leur passe sanitaire qu’ils auront reçu une dose de rappel au maximum sept mois après la précédente injection. Par ailleurs, le délai minimum entre la deuxième et la troisième dose est réduit à cinq mois, alors qu’il était jusque-là de six mois.

Pour pousser encore plus les récalcitrants à se faire vacciner, la durée de validité des tests PCR et antigéniques est réduite à vingt-quatre heures pour le passe sanitaire. Le port du masque est rendu obligatoire « partout en intérieur » dans les lieux recevant du public, y compris les lieux où le passe est réclamé. « Les préfets seront aussi habilités à rendre obligatoire le port du masque pour des événements en extérieur, tels que par exemple les marchés de Noël », qui seront soumis au passe, a précisé M. Véran.

  • Pourquoi une telle accélération ?

Jusqu’à présent, seuls les plus de 65 ans pouvaient bénéficier d’une dose de vaccin supplémentaire, ainsi que les personnes vulnérables souffrant de comorbidités, le personnel soignant et les personnes immunodéprimées. L’éligibilité au rappel commençant six mois après la dernière injection, la population cible a augmenté doucement à partir de septembre et gonfle de jour en jour. Mais, au 21 novembre, seule la moitié de celle-ci avait franchi le pas. Un rythme insuffisant pour le gouvernement, qui craint l’impact que pourrait avoir la cinquième vague de l’épidémie sur le système hospitalier. Selon les dernières projections de l’Institut Pasteur, le nombre quotidien d’admissions à l’hôpital pourrait atteindre 750 dès le 1er décembre, avec un pic allant « jusqu’à 1 000 voire 1 500 », selon le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy. La primo-vaccination stagnant au même niveau depuis quelques mois, c’est donc dans la campagne de rappel que le coup d’accélérateur est mis afin d’enrayer la circulation virale.

Écouter aussi  Covid-19 : la France peut-elle résister à la cinquième vague ? 

« Sans reprise épidémique, beaucoup de pays seraient beaucoup plus frileux sur cette extension de la troisième dose », souligne Jean-Daniel Lelièvre, chef du service d’immunologie clinique et de maladies infectieuses à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil. Aux Etats-Unis, l’agence américaine des médicaments a donné vendredi son feu vert à une dose supplémentaire pour tous les adultes. En Europe, de nombreux pays, comme l’Allemagne, la Grèce ou l’Italie, ont également franchi le pas.

  • Les experts s’accordent-ils sur l’amplitude de la campagne de rappel ?

Les différentes autorités de santé françaises ont en grande partie basé leurs recommandations sur les études réalisées à partir des données collectées en Israël. Premier pays à avoir généralisé le rappel à tous les jeunes de plus de 12 ans depuis fin août, Israël dispose de données « en vie réelle » sur son impact. Une étude publiée dans The Lancet le 29 octobre présente ainsi des résultats sur l’efficacité très significative d’un « booster » pour les plus de 70 ans, aussi bien au niveau des infections que des hospitalisations et décès, et montre un impact positif chez les 40-69 ans, mais les données restent parcellaires sous le seuil de 40 ans.

Ce manque de données explique en partie le flottement qui entoure les recommandations. La Haute Autorité de santé (HAS) a ainsi préconisé jeudi l’ouverture du rappel à toute la population majeure, alors que, six jours plus tôt, elle le recommandait à partir de 40 ans. Un changement de position justifié par le « contexte épidémique préoccupant » et des résultats préliminaires de modélisations réalisées par l’Institut Pasteur. Le Conseil scientifique et le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (COSV) se sont quant à eux alignés sur les annonces faites par Emmanuel Macron le 9 novembre : le président avait déclaré que les personnes de 50 ans et plus auraient accès à une dose de rappel début décembre. Mais les deux instances ouvraient déjà la porte à un élargissement à la population générale. « Les données de la modélisation incitent à envisager la vaccination de l’ensemble de la population adulte (…) afin de freiner l’épidémie et réduire le nombre de formes graves », pouvait-on lire dans l’avis du COSV du 19 novembre.

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  • Quel peut être l’impact de la dose de rappel sur la circulation virale ?

Selon les modélisations de l’Institut Pasteur, non publiées, sur lesquelles se base la HAS, la réduction du pic d’hospitalisations à attendre cet hiver est « de l’ordre de 20 % si le rappel est uniquement chez les personnes de 65 ans et plus, alors qu’il est de 40 % si la dose de rappel est élargie à toutes les personnes de 18 ans et plus ».

Par ailleurs, dans l’hypothèse où le rappel aurait la même efficacité cinq ou six mois après la dernière injection de vaccin, la hauteur du pic serait moins élevée avec un délai de cinq mois (50 %, contre 39 % avec six mois). Tout cela dans l’hypothèse où le rythme de réalisation des vaccins progresse et se maintienne à 400 000 injections par jour. « Ce qui a fait basculer les choses avec les modélisations, c’est le bénéfice d’ordre populationnel qui est désormais clair et apporte un argument scientifique supplémentaire pour élargir aux 18 ans et plus »,observe Lise Alter, directrice de l’évaluation et de l’accès à l’innovation à la HAS.

Plusieurs études ont montré une perte d’efficacité des vaccins dans les mois suivant l’injection de la seconde dose : la protection contre les hospitalisations diminue de quelques points mais reste au-dessus de 90 %, tandis que la protection contre l’infection tombe à 50 %. Le rappel, en permettant de « redresser la barre », a donc un double effet : direct (les individus vulnérables sont mieux protégés en cas d’infection) et indirect (les individus vulnérables ont moins de risque d’être infectés, car le virus circule moins dans la population générale). « C’est une très bonne chose de booster l’immunité des personnes âgées, mais cela ne suffira pas à casser la vague », explique l’épidémiologiste Pascal Crépey, qui a participé aux modélisations de l’Institut Pasteur.

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Car, malgré une couverture vaccinale bien meilleure que dans bon nombre de pays européens, trop de personnes à risque ne sont pas vaccinées en France : 15 % des plus de 80 ans, 11 % des 60-69 ans et 11 % des 50-59 ans n’ont reçu aucune dose. « Pour éviter une hospitalisation ou un décès par le Covid, il va falloir vacciner dix fois plus de personnes avec une dose de rappel qu’il n’y a de personnes non vaccinées », s’agace l’épidémiologiste Mahmoud Zureik, pour qui ces 6 millions de non-vaccinés sont un véritable « échec individuel et collectif ». Le résultat final – éviter des milliers d’hospitalisations et la saturation des hôpitaux – sera le même, « mais à quel prix ? », interroge le scientifique, en rappelant qu’il faudra sans doute rouvrir des centres de vaccination pour prendre en charge les 52 millions de Français déjà immunisés. Il n’exclut pas que le schéma vaccinal complet, in fine, comporte trois doses, mais « cela doit être évalué dans le cadre d’essais cliniques, insiste-t-il. Là, on pallie les conséquences de la non-vaccination d’une partie de la population par un rappel. »

Une soignante prépare une dose du vaccin de Pfizer-BioNTech contre le Covid-19 dans un centre de vaccination à Ancenis-Saint-Géréon (Loire-Atlantique), le 17 novembre 2021. STÉPHANE MAHÉ / REUTERS


  • Les plus jeunes retirent-ils un bénéfice individuel de l’injection d’une dose de rappel ?

« Ce rappel a deux objectifs : chez les plus de 40 ans, il s’agit de protéger contre les formes graves ; chez les moins de 40 ans, il s’agit surtout de ralentir la transmission », rappelle Arnaud Fontanet, membre du Conseil scientifique et responsable du laboratoire d’épidémiologie des maladies émergentes de l’Institut Pasteur. En effet, quand on est plus jeune et sans comorbidité, le risque de contracter une forme grave de Covid-19 est très faible, même s’il existe.

Pour autant, leur bénéfice individuel est-il nul ? L’autorisation de mise sur le marché délivrée par l’Agence européenne des médicaments (AEM) pour les rappels a souligné la balance entre bénéfice et risque favorable pour les moins de 40 ans, même si les données en vie réelle manquent encore pour le démontrer formellement. Mais une moindre circulation virale, c’est moins de risque de se faire contaminer et donc d’avoir des symptômes ou de devoir s’isoler, à l’image du premier ministre, Jean Castex, testé positif lundi. C’est aussi réduire les risques de contracter un Covid long, qui est beaucoup moins associé à l’âge que le risque de formes graves.

Mais ces avantages surpassent-ils les risques d’une injection supplémentaire ? Les études publiées jusque-là montrent qu’il n’y a pas plus d’effets indésirables après une troisième injection qu’après une deuxième. « Parce [que les vaccins] ont été administrés à des milliards de personnes dans le monde, on est devenu capable de détecter des effets indésirables même très rares, survenant, par exemple, une fois sur un million », note Samia Hurst, directrice de l’Institut Ethique, Histoire, Humanités de la faculté de médecine de l’université de Genève. Pour la dose de rappel, on ne s’attend pas à ce que les effets indésirables diffèrent notablement de ceux observés pour les deux premières doses, « mais c’est un point important à suivre ».

En validant le principe d’une dose de rappel pour tous les adultes, l’AEM a bien souligné que, si elle dispose de données sur l’efficacité, il en manque pour la sécurité. Selon une vaste étude menée par Epi-Phare, le risque d’inflammation du cœur (myocardite ou péricardite) augmente dans les sept jours suivant l’administration d’un vaccin à ARN messager, et le plus souvent chez des hommes de moins de 30 ans. Un résultat à mettre toutefois en regard du risque de développer ces inflammations avec le Covid. Selon une étude américaine, le risque de myocardite après une infection au Covid-19 est plus important qu’après une injection de vaccin.

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En France, chez les moins de 50 ans, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a dénombré un peu plus de 11 000 cas d’effets indésirables graves, c’est-à-dire avec des conséquences sérieuses sur la santé, voire susceptibles de mettre la vie en danger, depuis le début de la campagne de vaccination. Ces informations sont confrontées aux données recueillies dans d’autres pays, mais leur analyse est très complexe. « Ces effets indésirables graves sont associés à la vaccination, mais cela ne signifie pas qu’ils sont causés par cette vaccination », explique Milou-Daniel Drici, expert auprès de l’AEM et responsable du centre régional de pharmacovigilance au CHU de Nice.

  • Le schéma à trois doses est-il inévitable ?

Au-delà du débat sur le rythme d’extension de la dose de rappel, de nombreux scientifiques envisagent dès à présent d’intégrer cette troisième injection au schéma vaccinal de base. « Au vu des données sur l’impact de cette dose de rappel, le débat peut être déplacé, estime Arnaud Fontanet. On devrait se demander si le bon schéma vaccinal ne serait pas de faire deux doses espacées d’un mois, suivies d’un rappel six mois plus tard. » Ce protocole est déjà utilisé par ailleurs, notamment pour les vaccins contre l’hépatite B.

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Les vaccins anti-Covid qui dominent largement dans les pays développés sont ceux à ARN messager (Pfizer, Moderna), dont les molécules ne se multiplient pas dans l’organisme. Or, « il existe, contre d’autres maladies infectieuses, de nombreux autres vaccins dans ce cas, comme ceux contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche. De fait, ces vaccins-là, pour conférer une immunité plus durable, sont souvent administrés selon un régime initial à trois doses », appuie Samia Hurst.

Une décision qui devrait s’imposer assez vite, dès le début de l’année 2022, une fois que les données israéliennes et américaines concernant les moins de 40 ans seront disponibles, selon Mathieu Molimard, chef du service de pharmacologie médicale du CHU de Bordeaux : « Par analogie avec la vaccination classique, c’est sûr que le rappel va finir par faire partie du schéma vaccinal de base. Il faut juste attendre les données en vie réelle pour disposer d’un rationnel scientifique suffisant pour étayer cette décision. » Quant à savoir si des rappels annuels seront nécessaires dans le futur, il est trop tôt pour le dire. Mais, comme le souligne Arnaud Fontanet, cette troisième dose fait grimper le taux d’anticorps cinq à dix fois plus haut que celui consécutif à la deuxième, donc « on peut espérer que la protection conférée mettra plus de temps à redescendre ».

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Avant de s’engager dans cette voie, ne faudrait-il pas accélérer l’envoi de doses aux pays plus pauvres ? Les campagnes de rappel posent une nouvelle fois la question de l’équité internationale dans l’accès aux vaccins. Mais, pour Samia Hurst, les deux ne sont pas incompatibles, dans la mesure où la production vaccinale s’est intensifiée. « La distribution internationale des vaccins demeure un des échecs de notre réponse collective à la pandémie, estime l’éthicienne. Au stade actuel de production de vaccins, de moyens à disposition et d’hésitation vaccinale dans les pays riches, on pourrait mieux distribuer les doses à l’échelle du globe, tout en menant des campagnes de rappel dans nos pays. »

Chloé Hecketsweiler,  Florence Rosier et  Delphine Roucaute

Olivier Véran lors du point de situation sur le covid du 25 novembre 2021.

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LIVE TERMINÉ 

Covid-19 : Emmanuel Macron veut faire peser la contrainte sur les non-vaccinés

A cinq mois de la présidentielle, le chef de l’Etat ne veut pas recourir à des restrictions sociales fortes pour faire face au redémarrage de l’épidémie, mais cherche à pousser toujours plus la vaccination. 

Par Alexandre Lemarié Publié 26/11 à 04h40, mis à jour à 07h19  

Temps de Lecture 4 min. 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/11/26/covid-19-emmanuel-macron-veut-faire-peser-la-contrainte-sur-les-non-vaccines_6103643_823448.html

Emmanuel Macron, lors d’une conférence de presse avec le premier ministre croate, à Zagreb, le 25 novembre.
Emmanuel Macron, lors d’une conférence de presse avec le premier ministre croate, à Zagreb, le 25 novembre. DARKO VOJINOVIC / AFP

On ne change pas une méthode qui gagne. Face à la cinquième vague de l’épidémie de Covid-19, qui déferle sur la France, Emmanuel Macron a fait le choix de rester dans la logique qu’il a impulsée, le 12 juillet : pousser à fond la vaccination et rehausser le niveau de vigilance, sans avoir recours à des restrictions dures.

Il n’est à ce stade envisagé « ni confinement ni couvre-feu », a indiqué le ministre de la santé, Olivier Véran, jeudi 25 novembre. Malgré la recrudescence du coronavirus, avec plus de 30 000 nouveaux cas diagnostiqués ces derniers jours, pas question de procéder non plus à la « fermeture anticipée de commerces » ou à des « restrictions de déplacement », comme cela peut être le cas dans plusieurs pays européens.

« J’avais dit que nous devions apprendre à vivre avec le virus. Nous y sommes. Gardons nos équilibres et sauvons les fêtes », a justifié le chef de l’Etat, mercredi 24 novembre, dans le huis clos du conseil de défense sanitaire, à l’Elysée.

Lire aussi   Covid-19 : pourquoi l’élargissement de la dose de rappel s’est imposé au gouvernement

Après avoir imposé l’obligation vaccinale pour les soignants, ainsi que l’extension du passe sanitaire, il y a près de quatre mois, M. Macron fait le choix d’intensifier la pression sur les 6 millions de Français, qui ne se sont pas encore fait injecter une dose, tout en poussant ceux qui hésitent à se faire administrer un rappel, à franchir le pas. Pour ces derniers, la règle est claire : à partir de samedi, tous les adultes auront deux mois pour recevoir une troisième dose, sous peine de voir leur passe sanitaire invalidé à partir du 15 janvier 2022. Tous y seront éligibles dès cinq mois après leur dernière injection, et non plus six mois, comme c’était initialement envisagé. Une manière d’accélérer la cadence pour contrer la flambée épidémique, et ainsi, éviter une saturation des hôpitaux. « On a une longueur d’avance grâce à la vaccination. On doit tout faire pour la garder », a insisté le chef de l’Etat, mercredi, lors du conseil de défense sanitaire.

Pour les non-vaccinés, en revanche, M. Macron a encore choisi de durcir le dispositif. La durée de validité des tests va être ramenée à vingt-quatre heures, et non plus soixante-douze heures, comme c’était le cas jusqu’à présent. Un renforcement des contrôles du passe sanitaire dans les restaurants, les cinémas et les transports va également avoir lieu.

Plutôt que de prendre soin de ménager les récalcitrants, comme il le faisait lors du démarrage de la campagne de vaccination au début de l’année, Emmanuel Macron assume donc la méthode forte face aux antivax. Quitte à les bousculer. « Ce n’est pas la peine d’applaudir les soignants, vaccinez-vous si vous voulez les aider ! », a-t-il lancé le 19 novembre, en marge d’un déplacement dans le Nord.

Contradictions de l’opposition

A moins de cinq mois de l’élection présidentielle de 2022, il demeure, dans le fond, fidèle à sa stratégie : faire peser la contrainte sur les non-vaccinés plutôt que sur les vaccinés.

Qu’importe si ceux qui apparaissent comme ses principaux adversaires pour ce scrutin – les représentants de l’extrême droite Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national, et Eric Zemmour, candidat putatif tentent de tirer profit de la lassitude de l’opinion, après un an et demi de crise sanitaire, en appelant à « lever les contraintes », le chef de l’Etat préfère miser sur l’appui de la « majorité silencieuse » de la population, qui est massivement en faveur de la vaccination ; 78 % des Français sont, par exemple, favorables à une injection d’une dose de rappel, selon un sondage Odoxa publié le 24 novembre. Immédiatement après les annonces de M. Véran, le site de Doctolib était d’ailleurs surchargé par un afflux de connexions pour prendre rendez-vous.

Lire aussi   Covid-19 : à l’école primaire, le protocole sanitaire va être assoupli pour limiter les fermetures de classes

Soulignant les contradictions de l’opposition, qui a reproché tour à tour au gouvernement d’en « faire trop », puis d’avoir « tardé » pour contrer l’épidémie, M. Macron a lâché lors du conseil de défense sanitaire : « Laissons les fadas et avançons dans l’efficacité et la clarté ! »

Une manière de décrédibiliser ceux, qui, à ses yeux, n’hésitent pas à faire preuve de démagogie en matière sanitaire pour gagner des voix dans l’optique de la présidentielle, quand lui assure n’avoir qu’un objectif : « protéger les Français ». Avec l’espoir de faire de sa gestion de la crise sanitaire un atout face à ses concurrents.

Confiance dans le jugement des scientifiques

L’Elysée souligne « l’incohérence » de la droite, en rappelant que les députés du parti Les Républicains (LR) ont voté contre la prolongation du passe sanitaire à l’Assemblée nationale, quand, au même moment, les prétendants à l’investiture de leur parti pour le scrutin élyséen, Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, appelaient à confiner les non-vaccinés, comme en Autriche.

Écouter aussi  Covid-19 : la France peut-elle résister à la cinquième vague ? 

Face à ses adversaires, M. Macron met également en avant sa confiance dans le jugement des scientifiques. « Comme à chaque fois, on avance à la lumière de la science, avec pragmatisme », a-t-il rappelé, lundi, lors d’un déplacement à Amiens. Une autre constante du chef de l’Etat. « Un principe nous guide pour définir nos actions. (…) C’est d’écouter celles et ceux qui savent », déclarait-il, dès le 12 mars 2020, lors de sa première allocution télévisée consacrée au Covid-19.

Un bon moyen de donner des gages à l’électorat macroniste, provaccin et proscience dans son immense majorité, dans l’optique de la présidentielle. Et une ligne de clivage à exploiter, selon ses partisans. Face aux « complotistes »« il nous faudra incarner le camp de la République et de la raison », avait jugé le secrétaire d’Etat aux affaires européennes, Clément Beaune, fin août, dans un entretien au Monde. Trois mois plus tard, M. Macron suit ce précepte à la lettre, dans l’espoir de consolider son socle électoral.

Alexandre Lemarié

Annonces d’Olivier Véran face à la cinquième vague de Covid-19 : retrouvez nos réponses à vos questions

https://www.lemonde.fr/planete/live/2021/11/25/cinquieme-vague-de-covid-19-olivier-veran-annonce-de-nouvelles-mesures-a-la-mi-journee_6103545_3244.html

Après les annonces d’Olivier Véran, qui concernent aussi le passe sanitaire, les tests PCR et antigéniques ainsi que les fermetures des classes de primaire, notre journaliste spécialiste des questions de santé, Delphine Roucaute, répond à vos questions.15:47

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C’est la fin de ce direct, merci de nous avoir suivis depuis 12 h 30. Retrouvez sur Le Monde.fr toute notre couverture de la lutte contre l’épidémie de Covid-19. A bientôt !15:43  VOS QUESTIONS 

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Bonjour, savez-vous ce qu’il en est du vaccin de Sanofi Pasteur ? qui devait être prêt pour ce 4eme trimestre me semble-t-il… Merci

gave

Bonjour Gave,

Sanofi a abandonné récemment le développement de son vaccin à ARN messager, se considérant trop en retard sur ses concurrents. Le laboratoire mise désormais sur un vaccin de technologie différente dont les résultats de l’essai « de phase 3 » sont attendus pour la fin de l’année.

Nous vous l’avions dit, fin septembre, dans cet article :Lire aussi : Pour Sanofi, il s’agit « d’être au rendez-vous des prochaines pandémies et des prochaines vaccinations » 15:33  POUR APPROFONDIR 

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Le vaccin de Pfizer approuvé pour les enfants de 5 à 11 ans 

Le vaccin de Pfizer contre le Covid-19 a été approuvé pour les enfants de 5 à 11 ans par le régulateur européen du médicament, a annoncé jeudi 25 novembre cette autorité, ouvrant la voie à une vaccination au sein de ce groupe d’âge dans l’Union européenne (UE).

Pour rappel, « cette vaccination, si elle était décidée en France, ne commencerait pas avant le début de l’année 2022 », a déclaré le ministre de la santé français, Olivier Véran, dans sa conférence de presse. Les détails sont ici :Lire aussi : Le vaccin de Pfizer approuvé pour les enfants de 5 à 11 ans 15:28  VOS TÉMOIGNAGES 

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Pour le moment, cela fait une heure et demi que j’attends sur Doctolib d’avoir un créneau…

Patience

Patience, Patience : le célèbre site de prise de rendez-vous médical a fait état de 350 000 nouvelles demandes en quelques minutes seulement après les annonces d’Olivier Véran concernant les règles de rappel vaccinal.15:24

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Appel à témoignage 

Au sujet de la vaccination des enfants, « Le Monde » recueille des témoignages. N’hésitez pas à participer via ce lien :Lire aussi : Vous êtes parent d’un enfant de moins de 12 ans, avez-vous l’intention de le faire vacciner contre le Covid-19 ? 15:20  VOS QUESTIONS 

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Il est dit que la vaccination pourrait être ouverte aux enfants à partir de 5 ans. Pourront-ils imposer la vaccination pour avoir accès à l’école ?

Jess09

Bonjour Jess09,

Vous allez plus vite que la musique : les deux ministres ont dit qu’une vaccination des enfants de 5 à 11 ans ne serait en aucun cas envisagée avant le début de 2022, et que le cas échéant elle demeurerait « facultative ».15:12  VOS QUESTIONS 

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bonjour, quand la mesure du passage dde la durée de validité du test de soixante-douze heures à vingt-quatre heures s’applique-t-elle ?

alice

Bonjour Alice, 
Vous faites partie des très nombreux internautes qui nous posent la question. Olivier Véran n’a pas précisé, dans sa conférence de presse, à quelle date la durée de validité des tests négatifs ouvrant droit au passe sanitaire passerait de soixante-douze à vingt-quatre heures.15:04

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Retrouvez notre synthèse des annonces d’Olivier Véran et de Jean-Michel Blanquer :Lire aussi : Vaccination, passe sanitaire, masque dans les lieux fermés… Les annonces d’Olivier Véran pour faire face à la cinquième vague de Covid-19 15:03

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C’est la fin de ce tchat avec Delphine Roucaute, notre spécialistes des questions de santé.14:50  VOS QUESTIONS 

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Le ministre a dit que la France n’était pas dans la même situation que ses voisins, comme l’Autriche ou l’Allemagne, et que la situation ne justifiait pas de couvre-feu ou de confinement. Qu’en est-il ? La France est-elle vraiment une exception en la matière ? Merci !

Matt

Bonjour Matt,
On ne peut plus vraiment parler d’exception depuis que la circulation virale a fortement repris ces dernières semaines, entraînant une hausse des hospitalisations. Mais il est vrai que, pour le moment, la France est en moins mauvaise posture que ses voisins autrichiens, allemands, belges ou néerlandais. Vous pouvez le vérifier d’un coup d’œil sur le site Our World in Data. La France est plus proche des taux d’incidence enregistrés en Italie, en Espagne ou au ortugal. Même si elle vient de dépasser les Etats-Unis, qui sont stabilisés sur un plateau haut depuis plusieurs semaines.Delphine Roucaute14:45  VOS QUESTIONS 

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Quel vaccin sera proposé à ceux qui ont eu 2 doses d’AstraZeneca ?

Helene B

Bonjour Hélène B.,
Ils peuvent revoir du Pfizer ou du Moderna s’ils ont plus de 30 ans et seulement du Pfizer s’ils ont moins de 30 ans (mais ce cas de figure est plus rare et concerne surtout les soignants vaccinés avant que l’usage d’AstraZeneca soit restreint aus plus de 55 ans).Delphine Roucaute14:40  VOS QUESTIONS 

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Bonjour, M. Véran a parlé d’un nouveau médicament antiviral tout à l’heure. A t-on plus d’informations à ce sujet ? De quel médicament s’agit-il ?

Bzh974

Bonjour Bzh974,
Olivier Véran faisait référence au molnupiravir, la pilule antivirale développée par le laboratoire Merck, supposé réduire de 50 % le risque d’hospitalisation ou de décès des personnes contaminées et à risque de formes graves. Elle a reçu le feu vert de l’Agence européenne du médicament au début de novembre et doit bientôt recevoir celui de la HAS en France. « En comprimés, il pourra être prescrit par les généralistes, sera disponible en pharmacies et réservé pour les personnes à risque », a détaillé le ministre de la santé, précisant que « la France sera le premier pays européen à en faire bénéficier ses concitoyens ».Delphine Roucaute14:34  VOS QUESTIONS 

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Bonjour, L’annonce d’une 3e dose au bout de six mois pour les personnes les plus fragiles avait notamment notamment été légitimée il y a quelques semaines par « l’immunosénescence », soit la diminution importante de la réponse immunitaire de l’organisme en raison de l’âge plus avancé. Scientifiquement, une 3e dose au bout de six mois pour l’ensemble de la population est-elle justifiée, au regard de la balance bénéfices-risques et de ce phénomène d’immunosénescence n’affectant par définition que les personnes les plus âgées ? Merci à vous.

Re4Be

Bonjour Re4Be,
Vous évoquez un point important, la question du bénéfice à retirer de ce rappel pour les moins de 40 ans. La baisse des taux d’anticorps diminue dans le temps quel que soit l’âge, ce n’est pas lié exclusivement à l’immunosénescence. Cet argument a été porté dès cet été par les différentes instances sanitaires, car les premières études avaient été menées essentiellement chez des personnes âgées, et surtout la baisse étant très forte pour cette population, l’urgence était plus forte. Les études populationnelles menées en Israël ont ensuite montré que les infections et formes graves diminuaient bien dans le temps pour les personnes ayant reçu une dose de rappel, et ce jusqu’à 40 ans.

Pour les plus jeunes, l’autorisation de mise sur le marché délivrée par l’Agence européenne du médicament (AEM) pour les rappels a souligné la balance bénéfice/risque favorable pour les moins de 40 ans, mais les données en vie réelle manquent encore pour le démontrer formellement. C’est bien la dimension collective et l’impact sur la circulation virale d’une dose de rappel, y compris chez les plus jeunes, qui a précipité la décision des autorités sanitaires. Le bénéfice est bien là, mais la dimension altruiste est plus forte en dessous de 40 ans (dans l’attente des données israéliennes chez les plus jeunes, qui devraient être communiquées en début d’année).Delphine Roucaute14:21  VOS QUESTIONS 

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Bonjour, O. Véran a-t-il dit si les personnes récemment contaminées devaient également recevoir la 3e dose du vaccin ? Ou restera-t-on sur un schéma où « 1 contamination = 1 dose » ?

V comme vaccin

Le ministre de la santé a bien dit qu’« une infection équivaut à une dose », mais le tableau récapitulatif présenté en parallèle précise que pour les personnes ayant reçu deux doses et ayant été infectées par le Covid-19 ensuite, il fallait recevoir une dose de rappel cinq mois après l’infection… Des précisions seront sûrement très vite apportées par les autorités sanitaires.Delphine Roucaute14:16  VOS QUESTIONS 

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Quel produit est préconisé ? Faut-il un booster du même vaccin ? D’un autre vaccin ? La dose est-elle la même ?

Nathynaute

Deux vaccins contre le Covid-19 bénéficient aujourd’hui d’une autorisation de mise sur le marché en Europe pour la campagne de rappel : celui de Pfizer (Comirnaty) et celui de Moderna (Spikevax), qui sont deux vaccins à ARN messager. Les deux peuvent être utilisés de manière égale en rappel, que vous ayez reçu une primovaccination avec l’un ou avec l’autre. La Haute Autorité de santé (HAS) a toutefois précisé que pour les moins de 30 ans, il fallait privilégier le vaccin de Pfizer, en raison du « risque de survenue de très rares cas de myocardites d’évolution favorable » cinq fois plus élevé avec Spikevax qu’avec Comirnaty dans cette population. A l’inverse, la HAS recommande que Spikevax, dont l’efficacité vaccinale semble légèrement meilleure, puisse être utilisé en primovaccination chez les sujets âgés de 30 ans et plus. A noter qu’en rappel, Spikevax doit être administré en demi-dose seulement, alors que la dose pleine reste d’usage avec Comirnaty.Delphine Roucaute14:09  VOS QUESTIONS 

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En août, le gouvernement annonçait qu’il était possible de ne plus porter de masque dans les lieux où s’applique le passe sanitaire, car pas de problème de contamination pour les personnes vaccinées. Comment justifient-ils maintenant le fait qu’il faut le remettre même pour les personne à jour du vaccin (passe sanitaire valide) ? Le vaccin ne protège-t-il plus de la contagion maintenant ?

Girouette

Suivant la plupart des études, l’efficacité des vaccins contre les infections est de l’ordre de 50 %. Un résultat très positif dans un contexte de circulation virale basse, comme c’était le cas cet été, mais dans le cadre de la reprise épidémique actuelle et les taux d’incidence qui grimpent de manière exponentielle, la simple protection vaccinale ne suffit plus et doit être accompagnée de mesures complémentaires pour freiner le taux de reproduction du virus. La plus évidente et la plus simple à remettre en place est sans conteste le port obligatoire du masque, que de nombreux épidémiologistes appelaient de leurs vœux depuis déjà plusieurs mois, à partir du moment où la circulation du virus a repris. Par ailleurs, il faut rappeler que le passe sanitaire inclut également des personnes non vaccinées mais testées, qui ne bénéficient pas, elles, de la protection vaccinale. Cette mesure ne remet donc pas en cause l’efficacité des vaccins mais s’impose au vu de la situation épidémique.Delphine Roucaute13:58  VOS QUESTIONS 

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Le rappel est-il adapté aux variants ? Car il me semble que les 2 première doses sont le vaccin fabriqué pour contrer la souche d’origine, qui reste heureusement efficace contre les variants actuels même si l’efficacité est moins bonne. La 3e dose est-elle un vaccin fabriqué contre les variants, afin de garantir une efficacité maximale contre tous les variants ?

Cannelline 

Les vaccins autorisés en rappel, en l’occurrence celui de Pfizer pour tout le monde et celui de Moderna uniquement pour les personnes âgées de plus 30 ans, sont les mêmes que ceux injectés depuis le début de la campagne vaccinale. La variant Delta n’a pas démontré pour le moment d’échappement immunitaire particulier vis-à-vis de ces vaccins, qui restent très efficaces dans le contexte épidémique actuel.Delphine Roucaute13:52  VOS QUESTIONS 

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Bonjour, les vaccinodromes vont-ils rouvrir ?

5 mois

Bonjour,
Le ministre de la santé, Olivier Véran, a en effet annoncé que des centres de vaccination allaient rouvrir et que la capacité de ceux toujours ouverts allait être augmentée dès ce week-end. Il faut noter qu’au plus fort de la campagne vaccinale 1 600 centres étaient ouverts, aujourd’hui 1 100 le sont toujours. La plupart d’entre eux planifiaient, en accord avec les différentes agences régionales de santé, de fermer en décembre. Leur capacité d’adaptation va encore être mise à l’épreuve, comme c’est le cas depuis le début de la campagne.Delphine Roucaute13:50  VOS QUESTIONS 

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Bonjour, y a-t-il eu une annonce par rapport aux lieux de spectacle, salles de cinéma, musées, etc. ? (jauges réduites, ce genre de choses ?) Est-ce à prévoir dans un second temps ?

VivelaCulture

Bonjour VivelaCulture, 
Les deux ministres n’ont pas abordé le sujet, pas davantage que celui du télétravail. Cependant, ils ont annoncé l’obligation du port du masque dans tous les lieux fermés, y compris ceux dont l’accès est déjà soumis à la présentation du passe sanitaire.13:49

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Bonjour, sait-on à quelle date exactement entre en vigueur le nouveau protocole pour l’école primaire ?

Une maman qui compte les jours

Bonjour, 

Jean-Michel Blanquer n’a pas donné de date précise pour l’entrée en vigueur du nouveau protocole à l’école primaire. Le ministre de l’éducation nationale a simplement annoncé qu’il serait mis en place « dans le courant de la semaine prochaine, de manière différenciée selon les lieux »

Pour rappel, ce nouveau protocole ne prévoit plus la fermeture d’une classe après un premier cas positif parmi les élèves. Il prévoit que tous les élèves de la classe dans laquelle s’est déclaré un cas de Covid-19 soient testés, et que tous les élèves qui ont un résultat de test négatif puissent revenir en classe. Les enfants pourront être testés dans l’établissement ou bien leurs parents pourront les faire tester à l’extérieur. Une « mesure de souplesse », selon M. Blanquer, qui a souligné que les laboratoires ne pouvaient pas avoir des équipes en permanence dans les écoles pour réaliser les tests. 

Le ministre a aussi rappelé que 8 500 classes étaient à ce jour fermées, et que 180 000 familles étaient concernées. Par ailleurs, alors que l’éducation nationale se dit capable de proposer 600 000 tests par semaine depuis la rentrée, seuls 200 000 sont effectivement réalisés.13:47

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Le site de prise de rendez-vous médicaux Doctolib annonce déjà plus de 350 000 rendez-vous pris depuis les interventions de MM. Véran et Blanquer.

13:45

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Notre journaliste spécialiste des questions de santé, Delphine Roucaute, va répondre plus en détail à vos interrogations d’ici quelques minutes.13:44  VOS QUESTIONS 

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Bonjour, J’ai eu ma 2e dose il y a sept mois : mon passe est caduc dès ce jour ?

mémé dans les orties

Bonjour Mémé, 
Non, vous avez un petit délai, mais ce n’est pas le même en fonction de votre âge. Toutes les personnes âgées de plus de 18 ans devront justifier sur leur passe sanitaire, « à compter du 15 janvier » 2022, avoir reçu une dose de rappel de vaccin au maximum sept mois après la précédente, a dit Olivier Véran.

Le délai est plus court pour les plus de 65 ans : « A compter du 15 décembre, le passe sanitaire pour les plus de 65 ans ne sera plus actif si le rappel n’a pas été fait dans un délai de sept mois après l’infection ou après la dernière injection », selon le ministre.13:35

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La conférence de presse d’Olivier Véran et de Jean-Michel Blanquer est maintenant terminée. 

Nous allons répondre à quelques-unes de vos questions.13:34

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Interrogé sur la hausse de la demande de tests antigéniques si leur durée de validité passe de trois à un jour, Olivier Véran répond que « s’il y avait une augmentation, nous suivrons évidemment la demande ». Toutefois, ajoute-t-il, « le meilleur moyen de ne pas se poser la question, c’est de se faire vacciner ».13:31

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Afflux de connexions sur Doctolib 

Avant même la fin de la conférence de presse du gouvernement, le site Doctolib, où sont pris la plupart des rendez-vous pour se faire vacciner contre le Covid-19, a été pris d’assaut. Il rencontre des lenteurs et un temps d’attente très élevé.

Mercredi, déjà, le site avait annoncé « une nouvelle journée pour la prise de rendez-vous pour une dose de rappel avec 360 000 rendez-vous pris sur Doctolib, soit un bond de + 70 % par rapport à la veille ».13:25

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Les taux de protection des vaccins contre les formes graves sont supérieures à 90 %, dit M. Véran. Il y a du « désamour » pour le Moderna, mais c’est « sans sujet », estime-t-il. Si la décision était prise d’ouvrir la vaccination aux 5-11 ans, « la logistique suivra[it] », mais la question ne se posera pas avant le début de 2022, ajoute-t-il. Et la vaccination des enfants de cet âge serait facultative, selon M. Blanquer.13:24

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13:22

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Olivier Véran annonce qu’une nouvelle option va arriver sur l’application TousAntiCovid, consistant à alerter quand l’expiration du passe sanitaire approche.13:21

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Les ministres répondent maintenant aux questions des journalistes. Sur les écoles primaires, M. Blanquer assure que le dispositif expérimenté permet de limiter les fermetures de classes, il est « souple et pragmatique » car les responsables légaux peuvent réaliser les tests qui permettent aux élèves de revenir en classe en cas de résultats négatifIl appelle les « moins de 10 % » de professeurs qui ne le sont pas à se faire vacciner.13:14  L’ESSENTIEL 

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Les classes de primaire ne fermeront plus après un cas de Covid-19, mais « un dépistage systématique de toute la classe » aura lieu 

Concernant l’école primaire, un dispositif « plus adapté » est en test dans plusieurs départements. Si un élève est positif, tous ses camarades sont testés, et les positifs restent à la maison. Ce test mérite d’être étendu, et il n’y aura plus de fermeture systématique dès le premier cas en primaire, mais un dépistage systématique de toute la classe, annonce M. Blanquer, et « seuls les élèves présentant un test négatif pourront revenir en classe ».13:08

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« Nous allons ajuster notre protocole, dit M. Blanquer. Huit mille cinq cents classes étaient fermées hier, contre 12 000 au pic de l’épidémie, ajoute-t-il. Le protocole actuel en métropole est de niveau 2. Au collège et aux lycées, les élèves vont continuer leurs cours « en présence ».13:04

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Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’éducation, prend la parole. 

13:03

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« Nous avons déjà les armes », assure M. Véran. Mais une nouvelle arme sera disponible dans quelques semaines, ajoute-t-il : au début de décembre, un nouveau médicament antiviral pourra être prescrit, et disponible en pharmacie. Il sera accessible aux personnes à risques. 13:00  L’ESSENTIEL 

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Un décret va rendre le masque obligatoire dans tous les lieux couverts dès demain, même si leur accès est aussi soumis à la présentation du passe sanitaire. 

13:00

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« Nous devons nous ressaisir » sur les gestes barrières, martèle M. Véran : « Etre libre, ce n’est pas refuser mordicus ces mesures : ces petites contraintes du quotidien sont les clés de notre liberté. » Ces gestes peuvent paraître « dérisoires », mais sont en fait « inestimables » pour freiner le Covid-19. Les poignées de main ne transmettent « pas que de la chaleur humaine », illustre-t-il.12:58  L’ESSENTIEL 

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Les tests PCR et antigéniques ne sont désormais plus valables que pendant vingt-quatre heures pour bénéficier du passe sanitaire, annonce Olivier Véran. 

12:57

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La vaccination en rappel pour tous les adultes est ouverte dès ce samedi. Le rappel vaccinal sera nécessaire pour conserver le bénéfice du passe sanitaire.12:54  L’ESSENTIEL 

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Le passe sanitaire désactivé après sept mois si le rappel n’a pas été effectué 

« A compter du 15 janvier, ce passe sanitaires de tous les autres publics, c’est à dire les Français âgés de 18 à 64 ans, ne sera plus actif si le rappel n’a pas été fait dans ce délai qui reste inchangé sept mois après la dernière injection, de sorte qu’une fois que vous êtes à cinq mois de votre dernière injection, vous aurez deux mois pour recevoir votre rappel et ainsi conserver le bénéfice de votre passe sanitaire », déclare Olivier Véran12:53

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Il faut aussi « aller chercher » les Français non vaccinés, dit M. Véran. « On va mobiliser tout ce qu’on peut » pour ce faire. Il appelle « solennellement » les hésitants à « franchir le pas ».

« Nous avons assez de vaccins », avec actuellement 25 millions de doses à ARN messager stockées. Les rappels peuvent se faire auprès de tous les professionnels habilités, médecins, pharmaciens, masseurs-kinésithérapeutes…12:51  L’ESSENTIEL 

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Le rappel vaccinal est ouvert à tous les adultes de 18 ans et plus, dès cinq mois après la précédente injection. 

12:51

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Olivier Véran reprend la parole : « La part de Français en réanimation parle d’elle-même : les vaccinés sont dix fois moins fréquents que les non-vaccinés ». De plus, « là où la vaccination est plus faible, on enregistre les taux d’incidence et de cas graves les plus importants ». L’efficacité du vaccin va cependant « diminuer avec le temps, phénomène classique », car la mémoire immunitaire « n’est pas infaillible et un premier rappel est nécessaire ».

Les autorités scientifiques considèrent qu’il faut faire ce rappel « cinq mois, et non six » après la précédente injection.12:45

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« L’impact sanitaire est réel mais nettement réduit » grâce au vaccin, selon M. Salomon, vaccin qui divise le risque de forme grave « par huit ».12:43

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« Cette vague touche désormais toute la France métropolitaine de façon homogène, avec une incidence en forte hausse. Le taux d’incidence s’élève à 193 et le R effectif (la vitesse de propagation de l’épidémie) est de 1,6, ce qui se traduit par un doublement du nombre de personnes touchées tous les onze jours », déclare Jérôme Salomon.12:43

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L’Europe représente 67 % des nouvelles contaminations dans le monde, selon lui.12:42

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M. Salomon assure que le manque de respect des gestes barrières et l’insuffisance de la couverture vaccinale sont responsables de la reprise épidémique dans le monde.12:41

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Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, prend la parole.12:41  L’ESSENTIEL 

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Pas d’annonce de confinement ni de couvre-feu, assure M. Véran. 

12:40

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« La France connaît à son tour une cinquième vague. Elle sera sans conteste plus forte, plus longue » que la quatrième, assure le ministre.12:38

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Olivier Véran prend la parole. 

12:16  VOS QUESTIONS 

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Bonjour, Sait-on à quelle heure M. Véran parlera ?

Impatiente

Bonjour Impatiente,
Encore un peu de patience : Olivier Véran est censé prendre la parole à 12 h 30. 12:10  VOS QUESTIONS 

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Combien de personnes vaccinées en ce moment dans les hôpitaux ?

Adia

Bonjour Adia,
A la mi-novembre, la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère de la santé mettait en évidence que les non-vaccinés sont neuf fois plus nombreux que les personnes vaccinées à être admis en soins critiques : 3,2 pour un million parmi les personnes vaccinées, contre 28,9 pour les personnes non vaccinées.Lire aussi : Cinquième vague de Covid-19 : les non-vaccinés sont toujours les plus nombreux en soins critiques 11:00  POUR APPROFONDIR 

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Si la forte croissance épidémique appelle une réaction des autorités, un nouveau confinement n’est pas envisagé à ce stade, comme nous l’écrivons dans cet article :Lire aussi : La cinquième vague de l’épidémie de Covid-19 en France oblige le gouvernement à agir 10:33

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Le pays a enregistré 32 591 nouvelles contaminations mercredi, selon Santé publique France. Il s’agit du plus gros volume quotidien depuis le 24 avril. https://www.lemonde.fr/live/article/6103545/post/118966/node/155079510:33

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Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à l’intervention d’Olivier Véran. Le ministre de la santé doit présenter, jeudi à la mi-journée, de nouvelles mesures de lutte contre l’épidémie de Covid-19, qui progresse rapidement en France.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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