Les Français plus circonspects qu’antivaccin
Sceptique mais très majoritairement vaccinée, la population française entretient un rapport ambivalent avec les vaccins. Rares sont ceux qui rejettent le principe de la vaccination mais nombreux sont ceux qui se méfient d’une politique sanitaire mis en œuvre par des acteurs qui souffrent, en France, d’un grand déficit de légitimité – les politiques.
Par Anne CheminPublié le 19 novembre 2021 à 06h00 – Mis à jour le 21 novembre 2021 à 14h18
Temps de Lecture 4 min.
La France est-elle une terre peuplée d’irréductibles antivax ? Les Français sont-ils plus hostiles à la vaccination que les autres peuples d’Europe, voire du monde ? Les enquêtes internationales répondent souvent par l’affirmative. En 2018, à la veille de la pandémie de Covid-19, elles faisaient ainsi de la France l’une des championnes mondiales de la défiance : la part de sondés estimant que les vaccins n’étaient pas sûrs y était nettement plus importante qu’en Espagne, au Portugal, en Italie, en Norvège, en Grande-Bretagne, au Canada, en Australie, en Inde ou au Brésil.
Ce scepticisme ne semble pourtant pas éloigner les Français de la vaccination : les citoyens réfractaires à tout vaccin constituent une infime minorité (environ 2 %), et l’Hexagone est l’un des pays où la couverture vaccinale contre le Covid-19 est la plus élevée. Pour comprendre cette énigme, le sociologue Jeremy Ward, chargé de recherche à l’Inserm, a exploré, dans un travail réalisé pour la Fondation pour les sciences sociales, les multiples facettes de la culture vaccinale française, qui relève, selon lui, de l’hésitation plus que du rejet.Vaccination Covid-19 : suivez la progression de la campagne dans le monde
Contrairement à la Grande-Bretagne, aux Etats-Unis ou au Brésil, la France n’a pas connu de grands mouvements d’opposition à la vaccination avant la mobilisation contre le vaccin anti-hépatite B, accusé, à la fin des années 1990, de provoquer des scléroses en plaques. Le climat change dans les années qui suivent : le doute vaccinal augmente subitement pendant la pandémie de grippe H1N1 (2009), puis à l’occasion de controverses sanitaires sur les adjuvants à base d’aluminium (2010), les dangers des vaccins contre les papillomavirus (2011) ou l’usage de vaccins multivalents (à partir de 2014).
Défiance des institutions
Si ces mouvements sont extrêmement sévères envers certains vaccins, ils se gardent cependant de faire cause commune avec l’antivaccinalisme traditionnel. « Les acteurs de ces controverses critiquent certaines substances mais ils ne s’attaquent pas pour autant au principe même de la vaccination, souligne Jeremy Ward. Les enquêtes des années 2010 montrent non pas un rejet général des vaccins, mais une réticence ciblée envers certains d’entre eux – notamment contre l’hépatite B et les virus du papillome humain. Le nombre de Français qui affirment rejeter tous les vaccins est à la fois très faible et très stable dans le temps – autour de 2 %. »
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Cette méfiance à géométrie variable est restée la règle pendant la pandémie de Covid-19. « La part des Français ayant l’intention de se faire vacciner est passée de 75 % en avril 2020 à 45 % en décembre 2020 pour remonter à près de 80 % pendant l’été 2021, poursuit Jeremy Ward. Si les fluctuations sont spectaculaires, c’est parce que le refus vaccinal ne dépend pas seulement d’une attitude envers “la vaccination” en général : elle se modifie en fonction du climat politique et, surtout, de l’état des connaissances scientifiques. Dès leur introduction, les vaccins à ARN messager comme celui de Pfizer ont ainsi bénéficié d’un jugement beaucoup plus favorable que celui d’AstraZeneca. »
Plus qu’un pays d’antivax, l’Hexagone serait donc, selon Jeremy Ward, un pays peuplé de citoyens circonspects qui changent d’avis au rythme des controverses publiques. Certains Français rejettent tous les vaccins en bloc, d’autres se méfient des vaccins en général mais pas de certains en particulier, d’autres encore se méfient de certains en particulier mais pas des vaccins en général, d’autres enfin sont favorables à tous les vaccins – et beaucoup n’ont pas d’opinion, résume le sociologue. Les réticences vaccinales offrent donc de multiples visages : elles varient au gré des connaissances scientifiques, des trajectoires biographiques et de l’état de l’épidémie.
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Contrairement à ce que l’on pense souvent, le doute vaccinal est d’ailleurs rarement inspiré par un rejet de la science en tant que méthode de production de savoirs – la moitié des Français qui se méfient de la science ne rejettent pas les vaccins. Il se nourrit en revanche de la défiance marquée envers les institutions. « La vaccination a indéniablement une dimension politique, souligne Jeremy Ward. Les campagnes de vaccination sont orchestrées par l’Etat et annoncées par les responsables politiques. Dire que les vaccins sont dangereux, c’est donc dire que les agences étatiques ne font pas bien leur travail. »
La vaccination n’est pas seulement une politique publique déterminée par la recherche scientifique, conclut le chercheur : elle engage un rapport fondamental aux institutions. « Parce qu’elle ne correspond pas à l’idéal du XVIIIe siècle d’une poursuite du savoir pour le savoir, parce qu’elle est nécessairement mise en œuvre par des acteurs politiques qui souffrent, en France, d’un grand déficit de légitimité, elle est l’un des lieux où la science est la moins “pure”, conclut Jeremy Ward. Pour développer les politiques vaccinales, il faut donc reconstruire la confiance entre gouvernés et gouvernants. Les vaccins ne sont pas seulement une affaire de science et de médecins. »
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Ce que nous a enseigné la crise du Covid-19
La période inédite qui s’est ouverte en mars 2020 a mis en lumière les rapports, parfois complexes, que les Français entretiennent avec l’Etat. Les travaux évoqués dans les articles réunis ci-dessous ont été réalisés par les lauréats 2021 de la Fondation pour les sciences sociales, présidée par l’historien François Weil, conseiller d’Etat et ancien président de l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Créé en 2011 par Gilles de Margerie, cet organisme a pour directrice scientifique Claudia Senik, professeure à l’université Paris-Sorbonne et à l’Ecole d’économie de Paris. Chaque année, le conseil scientifique choisit un thème de réflexion et attribue des bourses à des chercheurs. En 2021, le sujet retenu était « Pandémies ». Les travaux des lauréats de la fondation sont présentés, vendredi 19 novembre, lors d’un colloque organisé à Sciences Po Paris et ils seront publiés par les éditions La Découverte.
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Anne Chemin
Covid-19, cas contacts, vaccinés ou pas… Le point sur les règles d’isolement à respecter en France
En cas de test positif, et pour les vaccinés aussi bien que les non-vaccinés, il est nécessaire de respecter un isolement strict de dix jours. En revanche, les recommandations varient pour les cas contacts en fonction du statut vaccinal.
Le MondePublié aujourd’hui à 15h56, mis à jour à 16h03
Temps de Lecture 2 min.

L’arrivée en France – ainsi que partout en Europe – d’une nouvelle vague de contaminations au Covid-19 repose la question du respect d’un isolement adéquat. Mais, d’une poussée épidémique à l’autre, quelles sont les règles actuellement en vigueur dans le pays ?
L’Assurance-maladie rappelle sur son site qu’un isolement de dix jours est recommandé pour tous, que l’on soit vacciné ou non, que ce soit en cas de dépistage positif au Covid-19, dans l’attente d’un dépistage en présence de symptômes de la maladie, ou encore à son retour d’un déplacement en dehors de la France métropolitaine.France : où en est l’épidémie de Covid-1918 240 cas et 46 morts en moyenne chaque jour pendant la semaine du mardi 16 au lundi 22 novembre 2021.75,6 % de la population complètement vaccinée (au 21 novembre 2021, source JHU).Ouverture de la vaccination à la population généralenov. 20jan. 21marsmaijuil.sep.nov. 2120 00040 00060 000 cas250500 mortsTous les chiffres dans notre tableau de bord Covid-19
Ces mesures générales d’isolement varient en revanche s’agissant des personnes cas contacts, et ce en fonction de leur statut vaccinal.
- Si vous êtes entièrement vacciné contre le Covid-19 :
Les personnes présentant un schéma vaccinal complet et n’étant pas immunodéprimées n’ont pas l’obligation de s’isoler lorsqu’elles ont été en contact avec une personne testée positive. Mais certaines règles de précaution doivent tout de même être respectées.
Si vous êtes cas contact, il est ainsi recommandé d’effectuer un test de dépistage le plus rapidement possible après avoir été averti de son exposition, d’en informer les personnes croisées dans les précédentes quarante-huit heures et de strictement respecter les gestes barrières pendant une semaine, notamment en limitant ses interactions sociales, en évitant les contacts avec les personnes fragiles et en portant un masque dans l’espace public.
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Il est ensuite important de surveiller l’évolution de son état de santé, et d’effectuer un nouveau test de dépistage en cas d’apparition de symptômes. Sinon, un dernier test est tout de même nécessaire sept jours après le dernier contact avec la personne malade, ou dix-sept jours après la date de début de ses symptômes, si vous vivez avec elle.
- Si vous n’êtes pas vacciné :
Les dispositions à prendre si vous n’êtes pas vacciné et que vous avez été en contact avec une personne malade sont plus strictes pour éviter la propagation du Covid-19. Un test de dépistage doit être réalisé immédiatement après l’exposition. Si ce dernier est positif, vous devenez un cas confirmé et devez veiller à respecter un isolement strict pendant dix jours à partir du premier jour des symptômes ou après le résultat positif. En cas de fièvre au dixième jour, il est prudent de rester isolé quarante-huit heures supplémentaires après la disparition de la température.
Lire l’entretien : « L’hiver s’annonce comme une période difficile mais nous savons comment freiner le virus »
Si votre premier test de dépistage est négatif, vous devez toutefois respecter un isolement de sept jours à compter de votre dernier contact avec la personne malade, si vous pouvez vous isoler d’elle. En revanche, si vous vivez avec elle, votre isolement doit s’étendre soit jusqu’à sept jours à partir de la fin de ses symptômes, soit 17 jours après son test positif ou les premiers signes de la maladie.
Comme pour les personnes vaccinées, un autre test doit être réalisé en fin d’isolement. S’il est négatif, l’isolement peut être levé. S’il n’a pas pu être réalisé, l’isolement doit être prolongé de sept jours supplémentaires.
En cas de doute ou d’angoisse relatifs au Covid-19, vous pouvez contacter la plate-forme téléphonique 0-800-130-000 (appel gratuit depuis un poste fixe en France), vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept. Si vous ressentez des symptômes, appelez votre médecin. Si ces symptômes s’aggravent, notamment avec des difficultés respiratoires, appelez le 15, ou le 114 pour les personnes ayant des difficultés à parler ou entendre.
Le Monde
Tests PCR et antigéniques : Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Michel Barnier demandent le retour de la gratuité
Alors que le nombre de cas de Covid-19 repart à la hausse, une partie de l’opposition réclame que soit rétablie la gratuité, suspendue depuis le 15 octobre.
Le MondePublié aujourd’hui à 12h29, mis à jour à 12h41
Temps de Lecture 2 min.

L’épidémie du Covid-19 pourrait à nouveau gâcher les fêtes de fin d’année des Français. Sa reprise pousse en tout cas des candidats à l’élection présidentielle à réclamer la gratuité des tests PCR et antigéniques, qui ne sont plus remboursés pour les personnes non vaccinées ou sans ordonnance depuis le 15 octobre. Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national (RN), et Michel Barnier, prétendant à l’investiture Les Républicains (LR), se sont ainsi prononcés, mardi 23 novembre, en faveur de la mesure.
La candidate d’extrême droite a critiqué le fait que les tests ne soient plus remboursés pour les personnes non vaccinées, qualifiant cette décision de « moralement condamnable et stupide ». « On ne lutte pas contre une pandémie en empêchant, en réalité, une partie de la population de pouvoir se tester faute de moyens [financiers] », a martelé Mme Le Pen au micro de France Inter.
Pour Michel Barnier, interrogé à ce sujet au même moment à l’antenne de Franceinfo, « si la situation continue à s’aggraver », « il faudra revenir sur la gratuité des tests pour les non-vaccinés » et « s’adapter, anticiper ». « Je pense que l’idée de refaire ces tests gratuits, c’est aussi une manière de prévenir et la prévention coûte toujours moins cher que la réparation », a-t-il justifié.
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« Vacciner ne règle pas tout »
Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise (LFI) à l’élection présidentielle, avait été le premier à demander le retour de la mesure, mercredi 17 novembre sur le plateau du JT de 20 heures de TF1 : « Pour la qualité de nos fêtes de fin d’année, il faut rétablir le test [Covid] gratuit. »
« Pour l’instant, ceux qui sont vaccinés, vous pouvez faire le test gratuitement, mais si vous ne l’êtes pas, vous ne pouvez pas le faire… mais on s’en fout de savoir qui est vacciné ou pas ! Ce qu’on veut savoir, c’est qui est malade ou pas ! », avait-il avancé. Lundi 22 novembre au soir, à la suite de l’annonce de l’isolement du premier ministre, Jean Castex, testé positif au Covid-19, il a de nouveau insisté dans un tweet : « Castex positif au Covid prouve que vacciner ne règle pas tout. Besoin de rétablir la gratuité des tests, comme pour lui. »
#Castex positif au #Covid prouve que vacciner ne règle pas tout. Besoin de rétablir la gratuité des tests, comme pour lui.— JLMelenchon (@Jean-Luc Mélenchon)
Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a déclaré jeudi 18 novembre sur LCI que « pour l’instant », l’exécutif « n’envisage[ait] pas de revenir sur la gratuité des tests ». Le 11 août, alors que l’épidémie avait régressé, le gouvernement avait annoncé le déremboursement des tests PCR et antigéniques par l’Etat dès la mi-octobre, pour les personnes majeures non vaccinées et sans ordonnance.
L’Allemagne, qui connaît une quatrième vague épidémique violente, vient de réinstaurer la gratuité des tests, suspendue jusqu’ici depuis août.Lire aussi Covid-19 : un mois après la fin de la gratuité des tests, quels effets sur le suivi de l’épidémie ?
Le Monde
Covid-19 : l’OMS redoute 700 000 morts supplémentaires en Europe d’ici au printemps
Dans l’Union européenne, 67,7 % de la population a reçu deux doses de vaccin, mais les écarts sont vertigineux entre les pays. Ainsi, seuls 24,2 % des Bulgares sont vaccinés contre 86,7 % des Portugais.
Le Monde avec AP, AFP et ReutersPublié aujourd’hui à 17h47, mis à jour à 18h12
Temps de Lecture 5 min.

Depuis quelques semaines, l’Europe est redevenue l’épicentre de la pandémie de Covid-19, à tel point que des gouvernements envisagent de revenir à des mesures de confinement, rejetées par les populations à l’approche des fêtes de Noël. Dans l’Union européenne, 67,7 % de la population a reçu deux doses de vaccin, mais les écarts sont vertigineux entre les pays. Ainsi, seuls 24,2 % des Bulgares sont vaccinés contre 86,7 % des Portugais.
Dans une formule-choc, le ministre de la santé allemand, Jens Spahn, a prévenu que « chacun ou presque sera vacciné, guéri ou mort », d’ici « vraisemblablement la fin de l’hiver », en raison de la propagation du variant Delta qui provoque une nouvelle flambée des cas dans le pays. Les autorités américaines ont, par ailleurs, conseillé à leurs ressortissants d’éviter de se rendre en Allemagne et au Danemark, lui aussi frappé de plein fouet par la nouvelle vague de la pandémie.
- L’OMS met en garde l’Europe
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est inquiétée, mardi, de l’« emprise »de l’épidémie de Covid-19 en Europe, qui pourrait déboucher sur 700 000 morts supplémentaires sur le continent, portant le nombre total de décès à 2,2 millions d’ici au printemps. Plus de 1,5 million de personnes sont déjà mortes du Covid-19 dans la région.
« La région Europe reste sous l’emprise de la pandémie de Covid-19. La semaine dernière, les décès signalés dus au Covid-19 sont passés à près de 4 200 par jour, soit un doublement par rapport aux 2 100 décès quotidiens enregistrés à la fin du mois de septembre », a souligné l’organisation dans un communiqué. Actuellement, plus de 1,5 million de personnes sont mortes du Covid-19 dans la région. « On peut s’attendre à ce que les lits d’hôpitaux soient soumis à une pression élevée ou extrême dans 25 pays et à une pression élevée ou extrême dans les unités de soins intensifs dans 49 des 53 pays d’ici au 1er mars 2022. »
Pour l’OMS, l’augmentation des cas s’explique par la combinaison de la prévalence du variant Delta hautement contagieux, d’une couverture vaccinale insuffisante et de l’assouplissement des mesures anti-Covid-19.
« La situation liée au Covid-19 à travers l’Europe et l’Asie centrale est très sérieuse. Nous faisons face à un hiver plein de défis », a affirmé le directeur régional de l’OMS pour l’Europe, Hans Kluge, appelant à adopter une approche « vaccin plus », associant vaccination, port du masque, mesures d’hygiène et distance sanitaire.
D’après l’OMS, le port du masque réduit de 53 % l’incidence de la maladie. Une généralisation de son usage jusqu’à 95 % pourrait permettre d’éviter plus de 160 000 décès d’ici le 1er mars. En outre, « il apparaît de plus en plus évident que la protection induite par la vaccination contre les infections et les formes bénignes décline », a relevé l’OMS. L’institution recommande donc un rappel pour les plus vulnérables, y compris les immunodéprimés.
- Le vaccin d’AstraZeneca écarté des rappels au Royaume-Uni
Le patron d’AstraZeneca a défendu, mardi, le vaccin contre le Covid-19 du géant pharmaceutique britannique, qui n’a pas été retenu pour les doses de rappel au Royaume-Uni, en marge de l’inauguration d’un centre de recherche à Cambridge.
Pascal Soriot, interrogé sur la BBC, a aussi affirmé que le groupe suédo-britannique espérait toujours obtenir l’homologation de son vaccin aux Etats-Unis.
Questionné sur le choix du gouvernement britannique de donner la priorité aux vaccins Pfizer et Moderna qui utilisent la technologie de l’ARN messager, contrairement à celui d’AstraZeneca, M. Soriot a défendu l’efficacité du sérum de son groupe. « Il a été démontré que ce vaccin stimule mieux les lymphocytes T », essentiels à l’immunité, « particulièrement chez les gens âgés », a-t-il assuré.
Les dernières données gouvernementales britanniques font état de 886 nouvelles admissions chaque jour à l’hôpital pour plus de 44 000 nouveaux cas positifs de Covid-19. Le Royaume-Uni est l’un des pays européens qui compte le plus de décès liés à la pandémie (plus de 144 400) contre 99 437 en Allemagne et près de 121 000 en France.
- Mise en garde aux voyageurs américains
Les autorités américaines ont conseillé, lundi, à leurs ressortissants d’éviter de se rendre en Allemagne et au Danemark : l’envolée de l’incidence dans ces deux pays a conduit le département d’Etat à déconseiller aux Américains de se rendre dans ces deux pays. Ces derniers sont, désormais, au quatrième échelon des recommandations américaines et rejoignent une liste de près de 75 destinations « à éviter » parmi lesquelles figurent l’Autriche, la Grande-Bretagne, la Belgique, la Grèce, la Norvège, la Suisse, la Roumanie, l’Irlande et la République tchèque.
La France, où la « cinquième vague » connaît de l’aveu même des autorités une ascension « fulgurante », est actuellement classée par les Etats-Unis au troisième échelon des destinations. Il n’est recommandé de s’y rendre qu’en ayant reçu au moins deux doses de vaccin.
- Cri d’alarme de la présidente slovaque
Après le premier ministre, la présidente slovaque, Zuzana Caputova. Le premier ministre slovaque, Eduard Heger, réfléchit « de manière intensive » à un éventuel confinement de trois semaines, comme celui entré en vigueur en Autriche, pour lutter contre l’explosion des infections au coronavirus, ont déclaré ses services, lundi. L’idée a été avancée par le ministère de la santé, et Eduard Heger a déclaré que les avis des experts seraient décisifs dans sa réflexion.
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Mardi, dans une allocution depuis l’hôpital universitaire de Bratislava, elle a déclaré que son pays était en train de perdre le combat contre le Covid-19. « Nous avons le plus haut taux d’infections par million d’habitants. (…) Les experts sont clairs : il faut restreindre la mobilité des personnes, il faut un confinement… malheureusement, c’est une mesure qui doit concerner tout le monde. »
Lundi, la Slovaquie a imposé de nouvelles restrictions ciblant les non-vaccinés, qui ne peuvent plus fréquenter les magasins et centres commerciaux non essentiels. Ils ne sont pas non plus autorisés à assister à des événements ou à des rassemblements publics et sont tenus de passer des tests deux fois par semaine pour se rendre au travail.
Le nombre de patients atteints du Covid-19 hospitalisés a augmenté de 161 à 3 182 lundi, bien au-dessus du niveau de 3 000 lits considéré comme critique par le ministère slovaque de la santé. Ce dernier a déclaré que plus de 82 % des patients n’ont pas été complètement vaccinés. A 45,3 %, le taux de vaccination de la Slovaquie est l’un des plus bas de l’UE, bien en deçà de la moyenne de 67,7 % des Vingt-Sept. Dans l’ensemble, la nation de 5,5 millions d’habitants a enregistré 621 423 cas avec 13 985 décès.
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Le Monde avec AP, AFP et Reuters