Eternelle question des déserts médicaux et toujours le gouvernement sourd aux besoins de santé et à l’écoute des lobbies – Le Président Macron veut « faire bouger les choses » sans bousculer le corps médical; que ne l’a-t-il pas fait avant ?

Publié le 22/11/2021

Serpent de mer : faut-il obliger les jeunes médecins à s’installer dans les déserts médicaux ?

Paris, le lundi 22 novembre 2021

https://www.jim.fr/medecin/actualites/pro_societe/e-docs/serpent_de_mer_faut_il_obliger_les_jeunes_medecins_a_sinstaller_dans_les_deserts_medicaux__190055/document_actu_pro.phtml

– Des députés ont déposé une proposition de loi visant à obliger les médecins fraichement diplômés à exercer dans des zones sous dotées pendant trois ans.

Une proposition radicale, c’est le moins que l’on puisse dire. Alors qu’un récent rapport du Sénat estime que 6 à 8 millions de Français vivent dans des zones sous-dotées en professionnels de santé, aussi appelés « déserts médicaux », 54 députés de tous bords ont déposé ce vendredi une proposition de loi visant à obliger les jeunes médecins à s’installer pendant au moins trois ans à compter de l’obtention de leur diplôme dans l’une de ces zones. La proposition vise également à créer un stage obligatoire d’un an en zone sous-dotée pour les étudiants, à ne permettre l’installation en zone sur-dotée qu’en cas de départ préalable d’un praticien et à imposer un préavis d’un an quand un médecin souhaite quitter une zone sous-dotée.

Pour le député Thierry Benoit, la contrainte est la seule solution

Bref, les parlementaires partisans de cette réforme souhaitent ni plus ni moins supprimer la liberté d’installation. Mais pour Thierry Benoit, député UDI et signataire de la proposition de loi, la situation le justifie. Alors que plus de la moitié des généralistes en activité ont plus de 65 ans, la désertification médicale va inéluctablement s’aggraver ces prochaines années. Le député en sait quelque chose : dans quelques mois, les deux seuls médecins de sa circonscription d’Ille-et-Vilaine vont prendre leur retraite, laissant des milliers de personnes sans praticien.

« Depuis 15 ans, tous les ministres de la Santé ont proposé des mesures incitatives pour faire venir des médecins dans des déserts médicaux : défiscalisation, prime à l’installation, maisons de santé pluridisciplinaire etc. Tout a été fait, mais ça ne suffit pas» explique Thierry Benoit à nos confrères de Ouest France. « Il faut un changement radical, les médecins iront travailler là où il y a des besoins ». A ce qui s’émeuvent de cette organisation autoritaire, le député rétorque que les études de médecine sont financées par l’argent public (oubliant qu’il en est de même des autres études universitaires), tout comme les dépenses de santé via la Sécurité Sociale. « La médecine est libérale mais elle doit être régulée ».

Les syndicats de médecins vent debout

Sans grande surprise, les syndicats de médecins libéraux sont vent debout contre cette proposition de loi. Ce dimanche, le syndicat MG France a dénoncé dans un communiqué des solutions « délétères », estimant que « contraindre l’installation dans les seules zones sous-dotées aura pour principal effet de détourner les jeunes médecins de l’exercice libéral de la médecine générale ». Même son de cloche du coté de la Fédération des médecins de France, qui dénonce un « acharnement sur nos jeunes confrères ».
Pour les représentants des médecins libéraux, la solution serait plutôt de mieux épauler les professionnels de santé, afin de leur permettre de prendre en charge plus de patients. Prenant l’exemple de l’Allemagne ou des Pays-Bas, ils demandent que l’État aide les médecins à engager des assistants ou des secrétaires médicaux pour « gagner du temps médical et élargir leur patientèle ». Le président du syndicat MG France, le docteur Jacques Battistoni, va moins loin dans la réprobation, puisqu’il est désormais favorable à la mise en place pour les internes en médecine générale d’une « année professionnalisante en exercice libéral dans les zones médicalement sous dotées ».
La proposition de loi sur l’installation des médecins a peu de chance d’être examiné au Parlement d’ici la fin de la législature. Mais à travers elle, les députés souhaitent surtout faire de la désertification médicale un enjeu majeur de la prochaine campagne présidentielle.

Nicolas Barbet

Déserts médicaux : Macron veut « revoir les conventionnements pour être plus incitatif à l’installation dans certains territoires »   9 

Par A.M. le 22-11-2021 

En déplacement dans le Nord et l’Aisne vendredi 19 novembre, le Président de la République a appelé à être « volontaristes » et « innovants » pour lutter contre les déserts médicaux. Il a également plaidé pour le salariat des médecins et le paiement à la qualité.

La pénurie de soignants est la préoccupation « numéro un »des maires de France à cinq mois de l’élection présidentielle, a reconnu Emmanuel Macron en visitant la maison de santé pluriprofessionnelle d’Aulnoye-Aymeries dans le Nord, vendredi 19 novembre. Alors que la France est et sera encore confrontée dans les prochaines années à une « situation très difficile » du fait d’un numerus clausus longtemps trop faible, le Président de la République a appelé à être « volontaristes, innovants » et à « faire bouger les choses » pour pallier la pénurie de médecins.

« Il faut reconnaître que la jeune génération n’est plus prête à vivre la vie du médecin de campagne, a-t-il déclaré dans un grand entretien accordé à La Voix du Nord à l’occasion de ce déplacement. Elle veut une visibilité sur ses horaires, travailler en équipe… Depuis 2018, on a soutenu la création de collectifs de professionnels de santé », a-t-il rappelé, réaffirmant la nécessité de « développer les maisons de santé ». « Il faut aller plus loin et revoir les conventionnements pour être plus incitatif à l’installation dans certains territoires », a poursuivi Emmanuel Macron, avant de préciser : « La contrainte, ça ne marche pas. En revanche, proposer à des médecins une forme de salariat avec des contreparties, décloisonner les liens entre l’hôpital et la médecine, ça, ça peut fonctionner. »Trois ans dans un désert pour chaque jeune médecin : qui dit mieux?

Dénonçant l’échec du paiement à l’acte, le Président, qui n’a pas encore déclaré sa candidature pour 2022, a plaidé pour une « logique d’une médecine préventive et individualisée à l’échelle d’un bassin de vie ». « Si vous payez un professionnel de santé à l’acte, votre système ne peut aller droit. En revanche, si vous dites à vos médecins qu’ils seront mieux rémunérés s’ils arrivent à faire baisser les taux d’obésité, d’alcoolisme ou de tabagisme d’un territoire, vous engagez tout le monde dans une politique de santé publique qui donnera des résultats ».

« Nous allons développer un réseau de généralistes qualifiés en tant que maître de stage avec l’objectif de leur affecter des étudiants de Lille ou Amiens », a encore annoncé Emmanuel Macron à La Voix du Nord. Ce déplacement dans le Nord et l’Aisne visait notamment à signer le volet 2 du « Pacte de la réussite de Sambre-Avesnois-Thiérache », qui représente un investissement de 100 millions d’euros, dont 20 millions pour la santé, avec la création d’un pôle de santé.

[avec AFP et Lavoixdunord.fr]

DÉMOGRAPHIE MÉDICALEPOLITIQUE DE SANTÉ

Déserts médicaux : Macron veut « revoir les conventionnements pour être plus incitatif à l’installation dans certains territoires »   

Par A.M. le 22-11-2021 

https://www.egora.fr/actus-pro/demographie-medicale-politique-de-sante/69919-deserts-medicaux-macron-veut-revoir-les#xtor=EPR-3-1%5BNews_En_Bref%5D-20211122-%5B_1%5D

En déplacement dans le Nord et l’Aisne vendredi 19 novembre, le Président de la République a appelé à être « volontaristes » et « innovants » pour lutter contre les déserts médicaux. Il a également plaidé pour le salariat des médecins et le paiement à la qualité.

La pénurie de soignants est la préoccupation « numéro un »des maires de France à cinq mois de l’élection présidentielle, a reconnu Emmanuel Macron en visitant la maison de santé pluriprofessionnelle d’Aulnoye-Aymeries dans le Nord, vendredi 19 novembre. Alors que la France est et sera encore confrontée dans les prochaines années à une « situation très difficile » du fait d’un numerus clausus longtemps trop faible, le Président de la République a appelé à être « volontaristes, innovants » et à « faire bouger les choses » pour pallier la pénurie de médecins.

« Il faut reconnaître que la jeune génération n’est plus prête à vivre la vie du médecin de campagne, a-t-il déclaré dans un grand entretien accordé à La Voix du Nord à l’occasion de ce déplacement. Elle veut une visibilité sur ses horaires, travailler en équipe… Depuis 2018, on a soutenu la création de collectifs de professionnels de santé », a-t-il rappelé, réaffirmant la nécessité de « développer les maisons de santé ». « Il faut aller plus loin et revoir les conventionnements pour être plus incitatif à l’installation dans certains territoires », a poursuivi Emmanuel Macron, avant de préciser : « La contrainte, ça ne marche pas. En revanche, proposer à des médecins une forme de salariat avec des contreparties, décloisonner les liens entre l’hôpital et la médecine, ça, ça peut fonctionner. »

Trois ans dans un désert pour chaque jeune médecin : qui dit mieux?

Dénonçant l’échec du paiement à l’acte, le Président, qui n’a pas encore déclaré sa candidature pour 2022, a plaidé pour une « logique d’une médecine préventive et individualisée à l’échelle d’un bassin de vie ». « Si vous payez un professionnel de santé à l’acte, votre système ne peut aller droit. En revanche, si vous dites à vos médecins qu’ils seront mieux rémunérés s’ils arrivent à faire baisser les taux d’obésité, d’alcoolisme ou de tabagisme d’un territoire, vous engagez tout le monde dans une politique de santé publique qui donnera des résultats ».

« Nous allons développer un réseau de généralistes qualifiés en tant que maître de stage avec l’objectif de leur affecter des étudiants de Lille ou Amiens », a encore annoncé Emmanuel Macron à La Voix du Nord. Ce déplacement dans le Nord et l’Aisne visait notamment à signer le volet 2 du « Pacte de la réussite de Sambre-Avesnois-Thiérache », qui représente un investissement de 100 millions d’euros, dont 20 millions pour la santé, avec la création d’un pôle de santé.

[avec AFP et Lavoixdunord.fr]

Santé, pouvoir d’achat, migrants… Le président Emmanuel Macron répond à nos questions

https://www.lavoixdunord.fr/1101142/article/2021-11-18/sante-pouvoir-d-achat-migrants-le-president-emmanuel-macron-repond-nos-questions

Julien Lécuyer / Photos: Pib | Publié le 18/11/2021

À la veille de son déplacement dans le Nord et l’Aisne, le président de la République nous a accueillis ce jeudi matin dans son bureau de l’Élysée pour tirer le bilan des actions menées en Sambre-Avesnois, évoquer l’avenir de ce territoire et celui de la région. Mais, pendant plus d’une heure, c’est également un Emmanuel Macron toujours profondément réformateur qui a évoqué le malaise de l’hôpital public, la crise sanitaire, le pouvoir d’achat ou encore la situation migratoire.

Julien Lécuyer / Photos: Pib | Publié le 18/11/2021929 partages  Partager TwitterEmmanuel Macron - Interview à l'élysée pour la VDN. PHOTO PIBEmmanuel Macron – Interview à l’élysée pour la VDN. PHOTO PIB

https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/src/qx855qk/showtitle/1/mdtk/01499695/zone/18

Fidèle à sa promesse de 2018, Emmanuel Macron est de retour ce vendredi dans le Nord et l’Aisne, accompagné des ministres Olivier Véran, Gérald Darmanin et Jacqueline Gourault. Il signera, au Familistère de Guise, l’acte 2 du Pacte de la réussite de Sambre-Avesnois-Thiérache. 

À Aulnoye-Aymeries dans le Nord, le chef de l’État visitera une maison de santé pluriprofessionnelle. L’occasion pour lui de valoriser « un partenariat inédit », et une nouvelle méthode, «  une approche par le bas   », qui valorise «  le souci de l’exécution et du dernier kilomètre   ». Emmanuel Macron nous a confié à ce titre qu’il devrait « dans les prochaines semaines » se rendre dans le bassin minier pour mesurer les avancées en matière de logement et de culture.

– Trois ans après la signature du Pacte 1, vous revenez pour la signature du volet 2, en valorisant « un partenariat de territoires inédit ». En quoi ce partenariat est-il exemplaire ?

« La Sambre-Avesnois est une terre attachante mais qui a souffert d’une forme d’abandon de politiques publiques. Ce Pacte, nous l’avons conçu dans l’idée d’une contractualisation avec des élus de toutes sensibilités. C’est ce qui a permis de concevoir ce Pacte innovant. »

– Quel bilan tirez-vous du Pacte 1 ?

« C’est un investissement massif de 137 M€ de l’État, 91 M€ de la Région et 5 des fonds européens. Les 67 actions sont réalisées ou largement entamées. On a mis en place un programme d’appui aux centres-bourgs, de soutien aux populations fragiles avec l’aide des Départements. Le territoire a expérimenté le service public d’insertion en 2020. On a finalisé le financement du nouveau centre hospitalier de Maubeuge… Le Pacte 2 va consolider les efforts, grâce à un nouvel investissement de 100 M€, dont la moitié portée par l’État (hors Ségur). »

– Comment ?

« Nous allons engager un grand plan sur le ferroviaire, pour améliorer ponctualité et fiabilité. Nous allons poursuivre les investissements sur deux projets bloqués pendant des décennies : le canal Sambre-Oise et la 2×2 voies Laon-Avesnes. 

Et nous allons nous concentrer sur trois axes. Cinq millions d’euros par an seront dédiés à la reconversion des friches. Vingt millions pour la santé. Nous créerons un pôle santé de la Thiérache. Nous allons développer un réseau de généralistes qualifiés en tant que maîtres de stage avec l’objectif de leur affecter des étudiants de Lille ou Amiens. Troisième axe enfin : l’éducation. On a de vrais résultats. Le nombre d’élèves décrocheurs a baissé de deux points. On va continuer le déploiement des alliances éducatives locales, soutenir la création d’un internat à Maubeuge et celle d’un centre de formation des apprentis. »

– Au travers du Pacte, c’est la question de la désertification médicale qui est posée…

« C’est un sujet national. Il faut reconnaître que la jeune génération n’est plus prête à vivre la vie du médecin de campagne. Elle veut une visibilité sur ses horaires, travailler en équipe… Depuis 2018, on a soutenu la création de collectifs de professionnels de santé. Il faut aller plus loin et revoir les conventionnements pour être plus incitatif à l’installation dans certains territoires. La contrainte, ça ne marche pas. Par contre, proposer à des médecins une forme de salariat avec des contreparties, décloisonner les liens entre l’hôpital et la médecine de ville, ça, ça peut fonctionner. »

– L’État va investir 1,4 milliards d’euros dans le système de santé des Hauts-de-France. Cependant, le malaise reste profond. Que faire ?

« La tarification à l’activité partait d’une bonne intention. Mais quand on veut tout faire entrer dans un système uniformisé, ça ne marche pas. Prenons l’exemple du CH de Valenciennes. Grâce à ses initiatives, il a permis aux soignants d’être associés à la gestion. Il compte aujourd’hui 5 % de personnel non médical, contre une moyenne de 30 % en France. Il dépense mieux, a résorbé son déficit et attire les médecins. Pour moi, la partie réformes du Ségur doit s’en inspirer. 

Les règles actuelles du système rendent tout le monde malheureux. Elles découragent les soignants, malgré des augmentations de salaires, entre 200 et 400 € par mois, jamais consenties auparavant ! Il faut qu’on débureaucratise pour redonner du sens. Remettre la communauté médicale au cœur de la décision. Moi, je crois à la logique d’une médecine préventive et individualisée à l’échelle d’un bassin de vie. Si vous payez un professionnel de santé à l’acte, votre système ne peut aller droit. En revanche si vous dites à vos médecins qu’ils seront mieux rémunérés s’ils arrivent à faire baisser les taux d’obésité, d’alcoolisme ou de tabagisme d’un territoire, vous engagez tout le monde dans une politique de santé publique qui donnera des résultats. »

– Devrons-nous passer par la généralisation de la troisième dose ou le confinement des non-vaccinés ?

« Les pays qui confinent les non-vaccinés sont ceux qui n’ont pas mis en place le pass. Cette mesure n’est donc pas nécessaire en France. Par contre, je pense qu’on doit tous se faire les ambassadeurs de la vaccination. Je le vois, la parole publique a ses limites. Aidez-moi à convaincre ceux qui sont réticents, qui se sont enfermés dans une défiance solitaire. 

Sur la troisième dose, j’attends l’avis des autorités sanitaires. Pour les immunodéprimés, les personnes âgées, on sait que le bénéfice-risque est positif. S’il s’avère qu’une troisième dose est efficace et nécessaire pour les autres publics, évidemment, on l’intégrera dans la logique du pass. »

– Le projet d’une troisième gigafactory de batteries électriques verra-t-il le jour dans notre région ?

« Votre région a donné à l’industrie de ses paysages et de ses vies. Elle bénéficie de grands sites logistiques et d’un tissu de constructeurs et sous-traitants. Les industriels ne s’y trompent pas. Des sites comme le Dunkerquois présentent des opportunités très fortes. Nous en discutons. »

– Vous avez annoncé la relance de la construction de réacteurs nucléaires. Notre région sera concernée ?

« Nous allons développer notre capacité nucléaire. Les sites existants sont tous de bons candidats pour abriter des nouveaux réacteurs, des EPR ou ce qu’on nomme les SMR ( « small modular reactors »). Tout le monde a compris que le nucléaire était nécessaire dans la stratégie de sortie des énergies fossiles. »

– Nos lecteurs nous le disent  : le pouvoir d’achat reste leur première préoccupation. Une augmentation des salaires n’est pas envisageable ?

« Je rappelle qu’en moyenne, le pouvoir d’achat a davantage augmenté, malgré la crise sanitaire, qu’au cours des quinquennats précédents. Et sur le prix des énergies, le gouvernement a apporté des réponses. Le cœur de la bataille, c’est de retrouver le plein emploi et de s’assurer que le travail paie mieux. Après, il faut regarder filière par filière comment revaloriser les salaires. Mais la réponse ne peut être uniforme.

La vraie question du pouvoir d’achat, c’est celle en réalité du reste à vivre. Et donc celle de la baisse du coût du loyer, de la garde d’enfant… Il faut réduire les coûts subis lors de la reprise du travail. Enfin, je crois à l’intéressement. La loi PACTE a permis de le développer. Si l’industrie redémarre, chacun doit avoir sa part. On ne peut dire quand ça va bien, on paie les actionnaires ; quand ça va mal, on vire les salariés. »

– Parlons de la situation migratoire : 22 000 passages enregistrés vers le Royaume-Uni cette année, un rapport parlementaire qui parle de « maltraitance d’État »… Quelles réponses apporter ?

« Il y a eu investissement massif pour la construction de centres d’accueil à destination de ceux qui souhaitent entamer des démarches en France. La difficulté concerne ces centaines de femmes et d’hommes qui veulent rejoindre la Grande-Bretagne. C’est une situation très dure à vivre pour les habitants de Calais. À ce titre, j’ai échangé hier (mercredi) avec la maire de Calais pour aider sa ville à reconquérir son avenir. Dans les prochaines semaines, plusieurs ministres acteront des solutions nouvelles. 

J’entends les inquiétudes des associations et de la défenseur des droits. Nous devons mener plusieurs actions : empêcher l’installation durable de camps, agir en amont pour démanteler les filières de passeurs et renforcer le travail avec les pays d’origine pour prévenir ces flux. Je porterai des réformes dans le cadre de la présidence française de l’UE. D’un autre côté, nous avons les Britanniques, qui oscillent entre partenariat et provocation. Nous devons renforcer encore la collaboration. Si ceux qui veulent rejoindre la Grande-Bretagne ont de la famille là-bas, cela doit s’inscrire dans le cadre du regroupement familial. S’ils sont victimes de trafiquants, nous devons casser ce système. »

– En novembre 1994, à la veille d’un déplacement dans la région, Jacques Chirac avait présenté sa candidature dans « La Voix du Nord ». Aurons-nous cette chance avec vous ?

(Il sourit en lisant la page du journal de l’époque que nous lui avons apportée)« C’est toujours émouvant de voir le président Chirac. (il se saisit d’un petit daguerréotype sur son bureau) Ce portrait du général de Gaulle, c’est lui qui me l’a offert en juillet 2017. Il le tenait du président Pompidou. Jacques Chirac l’a toujours eu avec lui. Aujourd’hui, il ne quitte plus mon bureau.

En tout cas, je vois dans cette interview quelque chose à laquelle j’adhère : « restaurer l’espérance « . Notre combat, c’est celui-ci. On n’agit bien qu’en ayant cette espérance au cœur. Je ne pense pas que la France ait un dernier mot à dire. Elle a une histoire millénaire devant elle. C’est ça que je porterai. La France, c’est une histoire folle constamment réécrite. Elle regarde devant. C’est ça la France. Ceux qui, par leurs projets et leurs ambitions, ont fait oublier les raisons qu’on avait de ne pas vivre ensemble. »

Discuté la semaine dernière avec l’Élysée pour accompagner la venue du chef de l’État dans le Nord et l’Aisne, le principe de l’interview a été conditionné par La Voix du Nord au fait qu’elle ne fasse pas l’objet d’une relecture. Emmanuel Macron en a accepté le principe.

Commentaires Dr Jean SCHEFFER :

Trois ans dans un désert médical, c’est la punition pour les futurs généralistes ! II y a bien mieux et qui résout l’ensemble des manques de praticiens partout et dans toutes les spécialités, mettant à égalité futurs généralistes et futurs spécialistes, tout en complétant leurs formation: Le Clinicat-Assistanat pour tous, obligatoire et e 3 ans, sur différents sites et milieux d’activité.

Les déserts médicaux ne sont pas exclusivement des les zones rurales et dans les quartiers. Il sont aussi dans les Hôpitaux avec 30 % des postes vacants (40% dans les hôpitaux généraux), dans les hôpitaux psychiatriques, les CMP, les PMI, la médecins scolaire, médecins du travail, santé publique, médecine pénitentiaire…

La solution c’est un Clinicat-Assistanat pour tous en Hôpital Public, en fin d’internat, obligatoire pour tous les futurs généralistes et les futurs spécialistes, d’une durée de 3 ans.  L’activité serait partagée entre divers établissements à l’image des assistants partagés entre CHG et CHU:  entres CHU et CHG pour les futurs spécialistes; entre CHG-CHU et PMI, CMP, santé publique, santé scolaire, médecine pénitentiaire, médecine du travail… ; entre CHG et centres de santé et maisons de santé… 

« Vision Globale -Solution globale »: https://1drv.ms/w/s!Amn0e5Q-5Qu_sAoKetf_T8OKk2Io?e=GfjeRj

jscheffer81@gmail.com

Commentaires Dr Jean SCHEFFER:

Trois ans dans un désert médical, c’est la punition pour les futurs généralistes ! II y a bien mieux et qui résout l’ensemble des manques de praticiens partout et dans toutes les spécialités, mettant à égalité futurs généralistes et futurs spécialistes, tout en complétant leurs formation: Le Clinicat-Assistanat pour tous, obligatoire et e 3 ans, sur différents sites et milieux d’activité.

Les déserts médicaux ne sont pas exclusivement des les zones rurales et dans les quartiers. Il sont aussi dans les Hôpitaux avec 30 % des postes vacants (40% dans les hôpitaux généraux), dans les hôpitaux psychiatriques, les CMP, les PMI, la médecins scolaire, médecins du travail, santé publique, médecine pénitentiaire…

La solution c’est un Clinicat-Assistanat pour tous en Hôpital Public, en fin d’internat, obligatoire pour tous les futurs généralistes et les futurs spécialistes, d’une durée de 3 ans.  L’activité serait partagée entre divers établissements à l’image des assistants partagés entre CHG et CHU:  entres CHU et CHG pour les futurs spécialistes; entre CHG-CHU et PMI, CMP, santé publique, santé scolaire, médecine pénitentiaire, médecine du travail… ; entre CHG et centres de santé et maisons de santé… 

« Vision Globale -Solution globale »: https://1drv.ms/w/s!Amn0e5Q-5Qu_sAoKetf_T8OKk2Io?e=GfjeRj

Quant au Président Macron à 6 mois de se présenter à sa réélection, il se réveille après n’avoir strictement rien fait pour solutionner les déserts médicaux, mais surtout pas de coercition, il faut ménager le corps médical avant les présidentielles !

Dr Jean Scheffer jscheffer81@gmail.com

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

6 commentaires sur « Eternelle question des déserts médicaux et toujours le gouvernement sourd aux besoins de santé et à l’écoute des lobbies – Le Président Macron veut « faire bouger les choses » sans bousculer le corps médical; que ne l’a-t-il pas fait avant ? »

Laisser un commentaire