Nouvelles locales: attractivité de l’hôpital (Nouvel internat et arrivée d’assistants partagés), culture, pollution auditive (circuit), transports (LGV), Hydrogène

L’hôpital d’Albi accueille ses nouveaux médecins

Les nouveaux médecins se sont présentés lors d'une soirée organisée par l'hôpital d'Albi.Les nouveaux médecins se sont présentés lors d’une soirée organisée par l’hôpital d’Albi. DDM – MARIE PIERRE VOLLE 

Santé,  Albi,  TarnPublié le 17/11/2021 à 11:53

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l’essentiel

Mardi, l’hôpital d’Albi organisait une soirée pour présenter ses 11 nouveaux médecins, recrutés dans les derniers mois. Un moment important pour les accueillir, faire connaissance et créer de la cohésion.

« Quand on est bien accueilli, on a envie de rester. C’est ce qu’on a envie de montrer », déclare, en guise d’introduction, Pascal Cariven, président de la CME de l’hôpital d’Albi. Mardi soir, il a présenté onze nouveaux médecins arrivés ces derniers mois à l’hôpital, aux autres membres de la commission médicale d’établissement.

Les nouvelles recrues vont exercer diverses spécialités : pédiatrie, chirurgie digestive, pharmacie, gastro-entérologie. La plupart sont des jeunes médecins ayant achevé leur internat et qui démarrent leur carrière. À l’image de Guillaume Béziat, 30 ans qui arrive en service d’hématologie. « J’ai choisi Albi parce qu’il y a une activité à développer en hématologie. C’est très stimulant », reconnaît-il. Pour Tiphaine Porel, 31 ans, qui intègre le service de médecine interne, c’est la réputation de ce dernier qui l’a incité à venir à Albi.

Solde positif de médecins

Marie-Luce Gilbert, 50 ans, est arrivée en anesthésie-réanimation. « J’ai été tellement mal accueillie que j’ai voulu rester », plaisante-t-elle. Après un contrat de remplacement, elle a été recrutée durablement. Ce qui l’a séduit : « la cohésion de l’équipe, la qualité de la prise en charge médicale, l’investissement, une réflexion éthique pour chaque patient », énumère-t-elle.

« Accueillir les nouveaux médecins est important pour souder la communauté, faire connaissance, améliorer la communication, reprend Pascal Cariven. Cette soirée est une sorte de team building. » L’événement a été lancé il y a trois ans. Suspendu pendant le Covid, il a donc repris cette année. Depuis 2019, l’hôpital d’Albi peut se vanter d’avoir un solde positif en termes d’effectifs de médecins : il y a eu une vingtaine de départs (fin de contrats, départs à la retraite), pour une quarantaine d’arrivées, selon Jérémy Luceno, directeur adjoint en charge de la stratégie et affaires médicales et de la communication.

Montrer que l’établissement se modernise

Ces nouveaux médecins arrivent sur des projets au long cours ou a définir. « Les nouvelles urgences, le futur plateau de consultation, c’est ça qui les attire, explique le directeur adjoint. Il faut montrer que l’établissement évolue, se modernise. D’autant que les jeunes sont habitués à travailler avec les dernières nouveautés en termes de matériel et de prise en charge » (voir encadré).

La plupart des contrats proposés aux jeunes médecins sont des postes d’assistanat partagé : ils travaillent un an au CHU de Toulouse et un an à Albi. Tout l’enjeu pour l’hôpital d’Albi est de garder par la suite ces jeunes spécialistes. 

Cooptation par ses pairs

Pour que ces derniers se sentent bien, le mode de recrutement est primordial. Ce sont les équipes médicales elles-mêmes qui cherchent les candidats en sollicitant leur réseau. La période d’essai permet de savoir si le courant passe bien, du côté de l’hôpital, comme du côté du médecin.

« On a besoin d’avoir une image positive, défend Jérémy Luceno. Nos recrutements se font à 90% dans le bassin toulousain. C’est un petit milieu, les choses se savent vite. Il faut donc garder des bonnes conditions d’accueil aux médecins et aux internes qui sont de futurs médecins. Pour qu’on se dise qu’il fait bon travailler ici et qu’il fait bon vivre à Albi ».

À peine l’accueil des nouveaux arrivants achevé, la direction regarde déjà vers l’avant. En 2022, deux ou trois départs à la retraite devront être remplacés. « Je suis confiant pour que ces deux prochaines années on équilibre, voire on augmente les effectifs de nos équipes », conclut Pascal Cariven.

De nombreuses évolutions et améliorations à venir

Lors de la venue du ministre de la Santé, Olivier Véran, début novembre dans le Tarn, ce dernier avait annoncé une enveloppe budgétaire de 16 millions d’euros pour l’hôpital d’Albi. Une somme qui va permettre de financer de nombreux projets : création de deux blocs opératoires, reconstruction du service de stérilisation, travaux d’aménagement pour implanter un deuxième scanner.

La réanimation va être agrandie et deux lits vont être créés pour porter la capacité du service à 14 lits. Les travaux pour l’aménagement d’un nouveau plateau de consultation vont démarrer d’ici peu. De même pour le service des urgences dont la nouvelle mouture devrait être opérationnelle début 2025.

Enfin, six lits seront créés en court séjour gériatrique et six lits en médecine interne-service infectieux-oncologie.

Albi. Santé : un nouvel internat avant un campus interprofessionnel ?

ABONNÉSUn projet de rénovation de l’internat du Bon Sauveur a été présenté. DDM, archiveUn projet de rénovation de l’internat du Bon Sauveur a été présenté. DDM, archive

Santé,  AlbiPublié le 10/11/2021 à 05:13

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l’essentielLundi, la présentation au conseil départemental de la nouvelle feuille de route du « Plan Tarn Santé » a vu le Docteur Etienne Moulin dévoiler un projet ambitieux sur Albi.

La santé n’est pas une compétence du Département. Lundi matin, « le plan Tarn Santé » figurait pourtant en très bonne position sur l’ordre du jour de la session automnale du conseil départemental. Au moment de présenter ledit plan, le Docteur Etienne Moulin, élu au printemps dernier sur le canton d’Albi-4, n’a pourtant pas ergoté longtemps sur le sujet, rappelant que bien d’autres actions du Département, en matière d’action sociale, d’environnement ou d’alimentation, pouvaient se raccrocher au sujet de la santé. On sait que certains conseillers de l’opposition n’aiment pas que le conseil départemental s’égare sur des compétences autres que les siennes (lire ci-dessous), mais force est de reconnaître que, sur le sujet de la désertification médicale, qui touche au quotidien des Tarnais, il n’y a guère de voix pour contre l’intervention départementale.

Étienne Moulin a donc eu un auditoire très à l’écoute du bilan qu’il a présenté des actions conduites de 2017 à 2021 où le travail de coordination des partenaires institutionnels, mais aussi des acteurs clefs de l’offre de soins, a été mis tout autant en exergue que le financement des équipements de santé (23 structures d’exercices collectifs soutenues dans le Tarn sur cette période), ou encore que la promotion du Tarn aux yeux des jeunes diplômés du secteur de la santé pour tenter de les attirer.

Malgré toutes ces actions et le recensement de 14 nouveaux médecins généralistes dans le département entre 2017 et 2021, la balance des arrivées et des départs est négative. Pas de quoi décontenancer Etienne Moulin qui a assuré lundi que « la prise en considération de l’attractivité territoriale en santé ne peut être réduite à la comptabilité du solde entre les arrivées et les départs des praticiens […] » Selon lui « la politique partenariale agit sur les paramètres d’une chaîne cohérente », qui est la suivante : accueil des internes et des professionnels ; maillage des maîtres de stages universitaires ; développement des projets de santé pluriprofessionnels ; installation de nouveaux professionnels.

Soit, mais cela n’empêche pas le Département de vouloir renforcer ce « Plan Tarn Santé ». Étienne Moulin a donc présenté une nouvelle feuille de route pour la mandature. Outre l’accentuation de nombreuses actions précédemment entreprises, ou adaptées en fonction du bilan effectué sur la période 2017-2021, on voit apparaître « la promotion et la valorisation de nouvelles professions de santé qui contribuent à l’amélioration de l’accès aux soins ». Il s’agit, notamment, des « infirmiers en pratique avancée », dont l’exercice diversifié doit permettre la charge de travail des médecins sur des pathologies ciblées. C’est un axe de développement que le président du conseil départemental, Christophe Ramond, a souvent mis en exergue lors de ses interventions sur le sujet.

Autre axe de cette feuille de route, « l’organisation du maillage territorial de l’offre coordonnée de télémédecine », même si on sait que cette dernière peut donner lieu à quelques anicroches avec les initiatives prises par certains territoires, comme ce fut déjà le cas dans les Monts de Lacaune notamment.

Enfin, parmi les actions structurantes Etienne Moulin a prôné « le développement d’une offre médicale de qualité sur le territoire qui passe par un projet d’accueil ambitieux des internes de médecine générale ». Pour l’heure, à en croire la description de l’élu d’Albi-4, les conditions d’hébergement des internes seraient déplorables.

Il a présenté une opportunité de rénovation de l’internat de la Fondation du Bon Sauveur à Albi, pour accueillir les internes du centre hospitalier et ceux du Bon Sauveur dans un premier temps. « Ce projet, avec la construction de 37 chambres, pourrait même s’inscrire dans la perspective plus ambitieuse d’un campus interprofessionnel pour héberger l’ensemble des étudiants et stagiaires des praticiens en santé œuvrant à l’échelle d’Albi et du Tarn Nord », a dévoilé Etienne Moulin.

« gare à une approche trop institutionnelle »

Le conseiller départemental d’Albi-1, Michel Franques, est intervenu à la suite de la présentation d’Etienne Moulin pour alerter ses collègues élus sur « une approche trop institutionnelle » du sujet de la santé. Il a rappelé qu’il était « aussi important de prendre en compte l’humain et les parcours patients que les problématiques des professionnels de santé ». Le premier adjoint de la maire d’Albi a aussi mis en relief le rôle tenu par les territoires en matière d’attractivité : « Ce qui se met en place dans les communautés de communes et les communautés d’Agglomération contribue à créer des conditions favorables […] » D’où l’importance, sur ce sujet plus encore que sur d’autres, que le pack tarnais joue pleinement une partition collective.

Visions entreprises durables : premier salon professionnel à Albi ExposYohann Homs, directeur d’Albi Expos avec Michel Colombier, vice-président de la CCI 81 et Carole Hureau, directrice territoriale Tarn de BNP-Paribas.

Yohann Homs, directeur d’Albi Expos avec Michel Colombier, vice-président de la CCI 81 et Carole Hureau, directrice territoriale Tarn de BNP-Paribas. DDM – JR

Foires et Salons,  Albi,  TarnPublié le 17/11/2021 à 12:20

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l’essentiel

Jeudi 25 novembre, Albi Expos ouvre ses portes à toutes les entreprises locales désireuses d’entreprendre une démarche durable au sein de leur société.

« Transition énergétique et écologique, transition sociale, transition numérique, l’entreprise doit constamment s’adapter, innover, comprendre et travailler pour une croissance économique plus durable afin de conquérir de nouveaux marchés, a rappelé Yohann Homs, directeur d’Albi Expos dans le cadre de la présentation du salon Visions Entreprises Durables (VED). Chaque entreprise se doit de trouver les moyens de limiter son empreinte carbone, de retraiter ses déchets, d’investir localement, d’utiliser des procédés de fabrication non polluants et enfin d’encourager le bien-être au travail. »

Repartir avec des solutions concrètes

Ce salon s’adresse à tous les chefs ou cheffes d’entreprise et à leurs salariés. Il sera organisé sur quatre grands pôles thématiques que sont l’environnement, le social et la responsabilité sociétale ou sociale des entreprises (RSE), le digital et les finances et les investissements.

L’objectif est de pouvoir repartir avec des solutions concrètes adaptées à la société désireuse d’entreprendre cette démarche durable. « Pour ceux qui ont déjà entrepris cette démarche, ils pourront y trouver des clés dans la continuité de cette transition grâce à divers tutoriels pédagogiques.

En plus de la zone d’exposition et de ces ateliers, les visiteurs pourront assister à une « bourse interentreprises ou encore assister au colloque de l’Observatoire Régional des Transports (ORT) Occitanie pour les « Premières rencontres énergies » via deux tables rondes. Par ailleurs, les labels Eco-Défis seront remis aux entreprises pour encourager cette transition énergétique.

« Une trentaine d’exposants seront donc présents afin d’orienter et de guider au mieux les visiteurs dans leur projet durable, a précisé Yohann Homs. C’est l’opportunité d’échanger avec des spécialistes, de rencontrer des entreprises témoins. L’objectif du salon VED consiste à développer la démarche durable dans laquelle s’inscrit la ville d’Albi, le Département du Tarn et la Région Occitanie.Entrée gratuite de 9 h à 17 h 30 mais sur inscription sur www.salon-ved.fr 5 tables rondes et 9 tutoriels

Albi. Lapérouse : le mystère reste entier sur le « projet » de la mairieLe mystère Lapérouse a tenu en haleine les spectateurs du Grand Théâtre. DDM, MPV.

Le mystère Lapérouse a tenu en haleine les spectateurs du Grand Théâtre. DDM, MPV.

Spectacles,  AlbiPublié le 15/11/2021 à 05:12

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l’essentiel

Salle pleine hier au Grand théâtre pour la projection du film « Au-delà d’un naufrage ». Les Albigeois sont attachés à leur héros, qui devrait bientôt avoir son musée dans sa ville natale.

Jean-François de Lapérouse est bien un héros d’Albi. On en veut pour preuve le Grand théâtre plein à craquer hier pour la projection du film « Au-delà du naufrage », réalisé par Yves Bourgeois. Il s’agissait là en réalité de la compilation de quatre films du réalisateur, tournés lors des expéditions Lapérouse et Vanikoro. Pour cet événement, la maire de la ville Stéphanie Guiraud-Chaumeil était présente, aux côtés justement du réalisateur Yves Bourgeois, et d’un autre invité de marque, Vincent Campredon, le directeur du musée de la Marine.

En février dernier, le conseil municipal d’Albi prenait une grande décision concernant le navigateur albigeois, le projet Lapérouse. Les élus annonçaient qu’une convention de partenariat allait être passée avec le musée national de la Marine, avec pour objectif de créer dans la ville natale de Lapérouse le premier lieu de référence reconnu mondialement sur ce grand navigateur et ses expéditions. De plus, le conseil municipal annonçait que des études seraient menées pour déterminer les dimensions et l’emplacement du futur lieu, son financement.

L’occasion était parfaite hier pour évoquer ce grand projet de la ville.

« Une dimension internationale »

Il n’en fut rien malheureusement. Bien sûr, ce grand projet a été évoqué avant la projection, mais de manière sibylline. Le naufrage de l’expédition reste un mystère, le futur projet de la ville également. Oui, Lapérouse aura « toute sa place dans la ville », a dit la maire Stéphanie Guiraud-Chaumeil. « Ce sera un lieu de découverte, de visite. Un projet pour embarquer tout le territoire dans une dimension internationale ». Et puis c’est tout. La maire a donné rendez-vous « lors d’une prochaine escale » pour en dévoiler un peu plus… Et ce n’est pas le directeur du musée de la Marine, qui sera associé au projet, qui en dira plus. Le marin a préféré réserver les annonces sur ce projet à la maire d’Albi. « Ce lieu fera vivre encore plus intensément la vie extraordinaire de Lapérouse », a-t-il cependant promis. Il faudra donc patienter encore un peu…

En attendant, les 900 spectateurs du Grand théâtre ont profité du film et d’un temps d’échanges sur leur héros avec le réalisateur.

Albi. Lapérouse : l’énigme n’est pas résolue

En 2005, l’expédition menée par Alain Conan a permis d’identifier formellement les deux épaves. DR

En 2005, l’expédition menée par Alain Conan a permis d’identifier formellement les deux épaves. DR

Patrimoine,  Albi,  Tarn

Publié le 11/11/2021 à 05:09

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l’essentiel

Dimanche à 17 heures, le film « Au-delà d’un naufrage » sera projeté au grand théâtre. C’est une compilation des quatre films réalisés par Yves Bourgeois lors des expéditions Lapérouse à Vanikoro.

Il est temps de donner à Lapérouse toute la place qu’il mérite à Albi. Quand il parle de l’expédition de Lapérouse, Yves Bourgeois est intarissable. « Elle fait partie de ma vie depuis 25 ans. Il ne se passe pas un mois sans qu’on en parle entre lapérousiens », souligne le réalisateur.

Il sera dimanche à Albi pour la projection du film « Au-delà d’un naufrage », à 17 heures, au grand théâtre. Une séance qui se fera en présence de Vincent Campredon, le directeur du musée national de la Marine.

Ce film est en fait un mix des quatre documentaires réalisés par Yves Bourgeois lors des différentes expéditions lancées par Alain Conan à Vanikoro (Iles Salomon) pour résoudre l’énigme Lapérouse. En 1999, 2003, 2005 et 2008. C’est le film qui a été monté pour la dernière de Thalassa, selon le souhait de Georges Pernoud, le fondateur de l’émission, qui avait œuvré au financement des quatre films et a cru au projet dès le départ.

Les quatre expéditions ont permis de prouver qu’un des bateaux avait survécu au naufrage, s’était échoué dans un lagon, d’identifier les deux épaves et de trouver les traces des survivants sur l’île. Une partie des membres (une quarantaine selon les estimations) de l’expédition avaient réussi à quitter le navire pour la terre ferme, où certains vivaient encore 35-40 ans après le naufrage selon la tradition orale.

Mais malgré ces avancées, aujourd’hui, de nombreuses énigmes demeurent. « Contrairement aux Anglais où les navires de Cook sont revenus, pour nous, l’histoire n’est pas finie », assure Yves Bourgeois.

Les survivants ont-ils réussi à atteindre d’autres îles ? On sait qu’ils ont fabriqué de petites embarcations pour chercher du secours. Que sont-ils devenus ?

Où ont-ils été enterrés ? Aucun cimetière n’a été retrouvé sur l’île.

Seconde grande question : où est passée la cargaison de l’Astrobale (le navire échoué dans le lagon) ? « On a sorti des milliers d’objets de la Boussole, l’intégralité de sa cargaison. Et rien de l’Astrobale. Il y avait 450 tonneaux minimum à bord remplis après un tour du monde. Où est le trésor de Louis XVI ? », se demande le réalisateur.

Pour Yves Bourgeois, l’histoire de Lapérouse est unique. « Il n’y en a pas d’autres dans le monde. C’est aussi la seule expédition menée pour ne conquérir aucune terre. Une expédition déraisonnable et insensée par rapport à la situation de la France à l’époque », argumente-il.

Vanikoro a inspiré l’île mystérieuse de Jules Verne. « Pour avoir été là-bas, c’est la vraie », assure-t-il. Enfin, pour lui, cette expédition est un « récit universel, intergénérationnel. Cela nourrit tout le monde. C’est comme Tintin, il y a tous les épices qui nous font rêver, sauf que là c’est vrai », continue-t-il. Et de conclure : « Lapérouse, c’est un cadeau pour une ville ».

Une expédition scientifique

En 1785, Jean-François de Lapérouse est nommé par Louis XVI pour effectuer une exploration de l’océan pacifique. L’expédition a plusieurs buts scientifiques : achever la cartographie de la planète, enrichir les connaissances scientifiques, compléter les découvertes de James Cook, le grand navigateur anglais de l’époque.L’expédition est constituée de deux navires : la Boussole et l’Astrobale et de 220 hommes dont plusieurs scientifiques de renom. Après plus de trois ans de navigation et de découvertes, en 1788 on perd la trace de Lapérouse. Plusieurs expéditions de recherche seront lancées. En 1791-1794, en 1825. Et ce n’est qu’en 1826-27 qu’un navigateur français découvre les restes du naufrage à Vanikoro aux îles Salomon. Au fil de son voyage, Lapérouse avait néanmoins réussi à faire parvenir à deux reprises son journal de bord à Versailles.

Albi. Nouveau bureau à la Fédération des associations culturelles et intellectuelles

Jean Gasc, président de la Fédération des Associations Culturelles et Intellectuelles du Tarn. Photo DR

Jean Gasc, président de la Fédération des Associations Culturelles et Intellectuelles du Tarn. Photo DR

Patrimoine,  AlbiPublié le 12/11/2021 à 05:08.

https://www.ladepeche.fr/2021/11/12/nouveau-bureau-a-la-federation-des-associations-culturelles-et-intellectuelles-9922585.php

Le conseil d’administration de la Fédération des Associations Culturelles et Intellectuelles du Tarn (FACIT), issu de son assemblée générale de Mazamet, a procédé à l’élection des membres de son bureau. La FACIT, anciennement Fédération des Sociétés Intellectuelles du Tarn, a été fondée en 1948 et possède son siège aux Archives départementales du Tarn. Elle fédère une cinquantaine d’associations et de sociétés culturelles tarnaises. La FACIT favorise les efforts de tous ceux qui souhaitent s’approprier la richesse culturelle du département et contribuer à sa connaissance et à sa mise en valeur. La FACIT intervient pour la sauvegarde du patrimoine artistique, scientifique et littéraire et coordonne les efforts de toutes celles et tous ceux qui sont attirés par l’étude ou la pratique des sciences, des lettres et des arts dans le département du Tarn. Elle publie le trimestriel culturel Revue du Tarn.

Le bureau

Bureau de la FACIT : président, Jean Gasc ; vice-présidents, Guillaume Gras, Zohra Krouck ; secrétaire, Thierry Danneels ; secrétaire adjoint, Maurice Diéval ; trésorier, André Bertrand. du Tarn : rédacteur en chef : Robert Fabre ; rédacteur adjoint : Guillaume Gras. Commissions FACIT : président commission communication et formation, Max Assié ; président commission activités culturelles, Zohra Krouck ; président commission Revue du Tarn, Guillaume Gras.Fédération des Associations Culturelles et Intellectuelles du Tarn1, avenue de la Verrerie, Albi ; 05 63 36 21 00contact.facit81 ?@gmail.com ? ; www.facit81.org

Albi. « Culture G » marque les dix ans des Cafés GéoLe festival de géographie fait d’Albi une place forte de la discipline. Les cafés Géo, depuis dix ans, ont trouvé un public et montrent toutes les facettes de la géographie.

Le festival de géographie fait d’Albi une place forte de la discipline. Les cafés Géo, depuis dix ans, ont trouvé un public et montrent toutes les facettes de la géographie.

Colloques et conférences,  Albi

Publié le 12/11/2021 à 05:07

https://www.ladepeche.fr/2021/11/12/culture-g-marque-les-dix-ans-des-cafes-geo-9922541.php

« Culture G », festival albigeois de la géographie, qui sera organisé à Champollion du 18 au 20 novembre, marquera les dix ans des Cafés Géo albigeois, qui ont connu plus de 70 sessions. Mathieu Vidal et Thibault Courcelle, les maîtres de conférences qui avaient lancé le projet, sont toujours aux manettes de ces Cafés Géo qui ont fidélisé puis élargi leur public. Ces trois jours seront organisés autour de 3 axes : des journées d’étude (le jeudi 18 et le vendredi 19) autour du rôle sociétal de la géographie ; des Cafés Géo (le jeudi soir, le vendredi matin ainsi que le vendredi soir) ; une journée « Géographie ouverte », à destination des étudiants actuels de la licence de géographie (avec un retour des anciens), mais également pour les lycéens et tous ceux qui souhaiteraient découvrir la géographie. Au cours de la journée d’étude, à la maison multimédia, les participants pourront assister à trois tables rondes sur : « les géographes, observateurs et acteurs des – territoires ? » (jeudi 18 de 14h à 17h) ; « la géographie : les enjeux de médiatisation d’une science mal connue » (vendredi 19, de 10h à 12h 30) ; « la géographie : une discipline engagée ? ». Sur les trois Cafés Géo, deux se dérouleront au 14.80 (10 place Mgr Mignot) : « La Grèce, dix ans après la crise, où en est-on ? » (jeudi 18 novembre, 18h30) et « Le quai d’Orsay sert-il encore à quelque chose ? » (vendredi 19 à 8h 30). Le troisième se passera au Cube (Champollion, vendredi 19 à 18h 30) et portera sur « La science-fiction, nouveau territoire géographique ? ».

Questions et debats

La journée découverte, samedi 20 novembre, de 10h à 15h 30 abordera les métiers des géographes. On les retrouve dans l’aménagement, l’urbanisme, l’environnement, la géopolitique, le tourisme, la cartographie, etc. Des anciens étudiants viendront rendre compte de leur expérience.. « Nous analyserons les mutations et adaptations de la géographie pour répondre à de nouveaux enjeux et besoins sociétaux » indique Mathieu Vidal. Depuis dix ans, les cafés Géo n’ont pas dévié de leur cap « pour faire de la géographie autrement ». Avec leurs thèmes d’actualité présentés sous forme de questions, ils démontrent leur esprit d’ouverture et de débat.Corres

Albi. Circuit : le procès reporté en mars

Didier Sirgue et les riverains du circuit hier au tribunal. photo DDM, MPVDidier Sirgue et les riverains du circuit hier au tribunal. photo DDM, MPV

Spectacles,  Albi.

Publié le 17/11/2021 à 05:11

https://www.ladepeche.fr/2021/11/17/circuit-le-proces-reporte-en-mars-9932412.php

l’essentielHier, le tribunal de police d’Albi a accepté la demande de report déposée par l’avocat de Didier Sirgue.

« Que Monsieur Sirgue entende bien, le tribunal n’acceptera pas de nouvelles demandes de ce type ». Hier, l’audience du tribunal de police concernant le circuit a été renvoyée au 15 mars 2022, à 15 h 30 (voir la Dépêche d’hier). Soit le lendemain du verdict de la cour d’appel de Toulouse. La présidente a estimé que Didier Sirgue ayant pris un nouvel avocat (depuis trois jours), celui-ci avait besoin de temps pour préparer sa défense pour l’équité des débats. Elle a par contre rejeté la demande de renvoi de l’avocat de DS Events.

Auparavant, ces demandes avaient donné lieu à une bataille d’avocats. Le procureur, lui-même, n’avait pas mâché ses mots envers la défense : « J’ai la sensation aigre que le petit Poucet d’Albi devrait s’en remettre à la décision de la cour d’appel. Il n’en sera rien. La justice est indépendante ». Ce dernier n’a également que peu goûté à « l’impertinence » de certains mails de la défense. Il appelait celle-ci à avoir « du respect pour l’institution » et regretté ses subterfuges.

Hier, les parties civiles étaient fort déçues. « Pendant le temps où les procédures continuent, DS Events fait comme si de rien n’était et les infractions continuent même si l’arrêté du maire du Séquestre permet d’éviter les manifestations de grande ampleur (pas plus de 4 véhicules par jour) », a regretté Michel Ricard, le président de l’Aras.

De son côté, Didier Sirgue a estimé que ce renvoi n’était pas illogique. « Nous sommes passés en appel hier à Toulouse, c’était un double procès », indique-t-il. Le gestionnaire a rappelé qu’il se confrontait à toutes les demandes des règles édictées par les ministères de l’Intérieur et des Sports (capteurs, butte de terre, mur antibruit…) Et selon lui depuis le 1er juillet, il n’y a pas eu de dépassement à part pour les compétitions.

Demain le dossier se déplace au tribunal administratif. DS Events a déposé un référé contre l’arrêté du maire du Séquestre.

Albi. Circuit : la bataille judiciaire fait rage

  • Alors que le site va célébrer ses 60 ans, des nuages sombres s’amoncellent. DDM, archives, E.C.Alors que le site va célébrer ses 60 ans, des nuages sombres s’amoncellent. DDM, archives, E.C.

Auto/Moto,  Albi,  TarnPublié le 13/11/2021 à 05:13

https://www.ladepeche.fr/2021/11/13/circuit-la-bataille-judiciaire-fait-rage-9924835.php

l’essentiel

La semaine prochaine, le circuit d’Albi sera au cœur de trois audiences. La première aura lieu à la cour d’appel de Toulouse, la seconde au tribunal de police d’Albi et la troisième au tribunal administratif.

Dans cette affaire ce sont les avocats qui se frottent les mains. Avec pas moins de trois procès la semaine prochaine, la bataille du circuit s’est déplacé de la piste au tribunal.

Le bal s’ouvrira lundi avec l’audience de la cour d’appel de Toulouse. Le gestionnaire du circuit a fait appel de la décision du tribunal de police d’Albi, qui l’avait condamné pour des dépassements (58 au total) du seuil de bruit fixé par le code de la santé publique. Le lendemain, le tribunal de police d’Albi dédiera une audience entière aux plaintes des riverains (plus de 200) quant aux dépassements, qui ont eu lieu depuis le premier procès. Et enfin, mercredi, l’affaire se déportera au tribunal administratif. Le gestionnaire du circuit, DS Events attaque le dernier arrêté pris par le maire du Séquestre.

Dans cet arrêté, Gérard Poujade interdit que plus de quatre véhicules thermiques roulent en même temps sur le circuit. L’arrêté avait provoqué l’ouverture de discussions entre la mairie du Séquestre, la préfecture, la mairie d’Albi propriétaire du circuit et le gestionnaire pour trouver un mode de fonctionnement. Le maire du Séquestre avait fixé l’échéance du 30 novembre pour arriver à un accord entre les différentes parties.

Les discussions sont compliquées. Elles n’ont pas trop avancé. Le dossier est complexe et les relations « tendues » entre les deux communes n’aident pas trop.

Aujourd’hui, le gestionnaire du circuit supprime beaucoup d’activités pour respecter le code de la santé publique. « Cela va être difficile d’aller au-delà », assure le directeur, Grégor Raimondis. Après c’est l’équilibre financier de l’entreprise qui sera impacté.

Or, la préfecture aurait fixé un cap, qui limiterait à 80 jours d’utilisation avec interdiction le dimanche. De telles dispositions sont-elles fiables économiquement pour le gestionnaire ? C’est maintenant la question à régler. « On attend le retour des discussions entre la ville et le gestionnaire. La balle est dans leur camp. Ils doivent nous proposer un texte », indique Gérard Poujade, le maire du Séquestre.

En fait, le circuit d’Albi est au centre d’une bataille qui le dépasse. Aujourd’hui, tout le monde attend le résultat de l’appel sur les infractions au bruit. Après il pourrait y avoir une jurisprudence Albi, qui risque de compliquer la vie de nombreux autres circuits de l’Hexagone. Mais dans les milieux politiques, ça bouge. Début octobre, une réunion interministérielle a eu lieu en présence de la fédération française de motocyclisme et la fédération française de sport automobile. À la suite de cette réunion, un groupe de travail juridique a été institutionnalisé pour trouver un mode de fonctionnement, qui prend en compte les impératifs des sports mécaniques tout en tenant compte de la tranquillité publique.

Le sujet était aussi à l’ordre du jour du dernier congrès du groupement des professionnels de sports mécaniques. Constructeurs et fédérations travaillent pour faire baisser le volume des émissions sonores à la source. Le conseil national du bruit travaille aussi sur la question.

60 ANS ET UN joli CALENDRIER

2022 sera une année un peu spéciale pour le circuit. Ce sera son 60e anniversaire. Rappelons qu’avant, le grand prix se déroulait sur le circuit des Planques, aujourd’hui disparu.Pour cet anniversaire, le circuit a concocté un joli calendrier. Il accueillera à nouveau le championnat de France GT4 lors de son grand prix. Mais sont également programmées à Albi la finale de l’historic tour et la finale du championnat de France camion. Le grand prix se déroulera en octobre.Enfin, le circuit accueillera un très gros événement le classic héritage. Un gros rassemblement de voitures anciennes, qui n’a eu lieu qu’une fois dans le Tarn en 2016. Entre 700 et 800 véhicules sont attendus pour un mélange d’exposition et de roulage.

LGV Bordeaux-Toulouse : le casse-tête du financementLa LGV Bordeaux-Toulouse, un sujet toujours épineux.

La LGV Bordeaux-Toulouse, un sujet toujours épineux. DDM

LGV Bordeaux-Toulouse,  Occitanie,  Toulouse,  Transports

Publié le 18/11/2021 à 06:31 , mis à jour à 07:14

https://www.ladepeche.fr/2021/11/17/lgv-bordeaux-toulouse-derniere-ligne-droite-avant-noel-9933682.php

l’essentielAlors que toutes les collectivités d’Occitanie ont donné leur feu vert financier pour la LGV Bordeaux – Toulouse, en Nouvelle Aquitaine certains font de la résistance comme le Lot-et-Garonne qui a voté contre à l’unanimité. Bordeaux Métropole et la Gironde doivent voter la semaine prochaine isolant un peu plus Agen.

La ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse, « c’est pour 2030 » a confirmé cette semaine Carole Delga sur le plateau de BFM TV, invitée de Jean-Jacques Bourdin. La présidente de Région met tout son poids dans le dossier pour que le calendrier soit tenu. « C’est un calendrier serré et exigeant », avait confié de son côté à La Dépêche Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse.

La capacité à tenir ce délai se joue aujourd’hui dans la rapidité à boucler le tour de table de financement d’ici la fin de l’année afin de créer à temps la société de financement porteuse du projet. L’État apporte 4,1 milliards d’euros et autant pour les collectivités locales.

A lire aussi : LGV Bordeaux-Toulouse : une taxe spéciale va être créée sur les feuilles d’impôt en janvier 2023

Et si côté Occitanie, tout est bouclé, les collectivités locales de Nouvelle Aquitaine ne se sont toujours pas toutes mises d’accord sur leur participation financière. Le maire EELV de Bordeaux, Pierre Hurmic, a fait connaître son opposition mais il ne dispose pas de la majorité au conseil métropolitain qui se réunira les 25 et 26 novembre prochains pour délibérer sur le sujet.

Les élus PS, LREM et de droite, eux, y sont favorables. Ce qui fait passer la position de l’écologiste pour de la « gesticulation » selon Jean-Luc Moudenc. Le conseil départemental de Gironde se réunit, lui, en session plénière lundi 22 novembre pour prendre position.

L’opposition unanime du Lot-et-Garonne

C’est surtout en Lot-et-Garonne que la crispation est la plus palpable. Le 22 octobre dernier, le Conseil départemental a voté à l’unanimité contre toute contribution financière pour la LGV. La clef de répartition entre les différentes collectivités amènerait le Lot-et-Garonne à verser une participation de 120 M€. Un montant qualifié de « tout bonnement inconcevable » par la présidente socialiste Sophie Borderie.

Face à ces écueils sur la dernière ligne droite de la LGV, le préfet d’Occitanie Etienne Guyot qui est le coordinateur de tout le projet GPSO* est monté au filet. Dans un entretien avec quelques journalistes, il a défendu mercredi 17 novembre la LGV, « un train du quotidien qui s’adresse à tous ».

Les chiffrs clés de la LGV Bordeaux-Toulouse.
Les chiffrs clés de la LGV Bordeaux-Toulouse. DDM

Finalisation du plan de financement

Cette offensive intervient à quelques jours des prises de position politiques de plusieurs collectivités territoriales sur la finalisation du plan de financement de plus de 10,3 milliards pour lequel l’Etat injecte 40 % (4,1 milliards). Les collectivités apporteront à parité 4,1 milliards ; le solde (20 %) étant financé par des crédits européens.

Sur la part des collectivités, celles d’Occitanie contribueront à hauteur de 55 % soit 2,98 milliards d’euros ; celles de Nouvelle Aquitaine 45 %. En sachant que les collectivités de l’ex Midi-Pyrénées avaient financé à hauteur de 300 M€ la construction de la LGV entre Tours et Bordeaux, l’opposition du Lot-et-Garonne fait grincer des dents alors que le département des Landes a dit « oui ». Idem pour le voisin du Lot dont le conseil départemental a voté favorablement lundi dernier en faveur de la LGV.

Son président Serge Rigal a bien compris, lui, tout l’intérêt de l’arrivée de la grande vitesse : « Cela va ouvrir des perspectives sur la ligne POLT**. Ce n’est pas un train contre un train, mais bien un train plus un train. Notre TER sera relié à la gare LGV de Bressols en Tarn-et-Garonne ».

À s’arc-bouter, le Lot-et-Garonne pourrait bien vite passer pour le mauvais élève de la classe au risque de voir la LGV passer mais sans s’arrêter à Agen.* Grand Projet du Sud-Ouest : Bordeaux – Toulouse et Bordeaux – Hendaye
** Paris Orléans Limoges Toulouse

LGV Bordeaux-Toulouse : une taxe spéciale va être créée sur les feuilles d’impôt en janvier 2023Une nouvelle ligne sur la feuille d’impôt apparaîtra.

Une nouvelle ligne sur la feuille d’impôt apparaîtra. DDM

Impôts – Fiscalité,  LGV Bordeaux-Toulouse,  TransportsPublié le 18/11/2021 à 06:31 , mis à jour à 07:10

https://www.ladepeche.fr/2021/11/17/lgv-bordeaux-toulouse-une-taxe-speciale-va-etre-creee-sur-les-feuilles-dimpot-en-janvier-2023-9933669.php

l’essentielUne taxe spéciale d’équipement (TSE) va être créée en 2023 pour financer la LGV Bordeaux-Toulouse. Elle doit générer près d’un milliard d’euros sur 40 ans. La Dépêche vous explique qui va payer.

C’est « le » passage difficile du moment. Le levier fiscal, autrement dit les nouvelles taxes qui vont être créées pour venir financer la construction de la LGV Bordeaux-Toulouse. Il s’agit d’alimenter l’établissement public qui aura pour mission de contribuer au financement de l’infrastructure ferroviaire Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO).

C’est dans cet esprit que le gouvernement a déposé et fait adopter un amendement le 12 novembre dernier à l’Assemblée nationale dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2022.

A ainsi été validé la création d’une taxe spéciale d’équipement (TSE) qui doit générer 24 M€ de recettes par an sur 40 ans soit près d’un milliard d’euros (960 M€). Les redevables de cette nouvelle fiscalité sont toutes les personnes physiques ou morales (entreprises) qui sont déjà assujetties à la taxe foncière (propriétés bâties et non bâties), à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et autres locaux meublés non affectés à l’habitation principale ainsi que les entreprises (y compris les micro entreprises – autoentrepreneurs) qui paient, elles, la cotisation foncière des entreprises. Le spectre est donc large puisqu’il concerne tout le monde sauf les locataires qui ne paient pas la taxe foncière. 

Une hausse de 0,4 %

Cette taxe spéciale d’équipement devra être payée par toutes ces personnes qui habitent à moins de 60 mn en voiture d’une gare desservie par la future ligne à grande vitesse. Tous les Occitans et Néo-Aquitains qui vivent à une heure de Bordeaux, Agen, Toulouse voire Montauban sont donc concernés et verront une ligne supplémentaire « TSE » apparaître sur leur feuille d’impôt.

Selon nos informations la taxe sera minime voire infime puisque selon des projections on parle d’une hausse de la taxe foncière de 0,4 % par an soit quelques euros.

LGV Bordeaux – Toulouse : pour le préfet Etienne Guyot, « pas un train pour les riches mais un train pour tous »

ABONNÉS

  • Une rame du TGV Oceane à Bordeaux, le 2 juillet 2017. Une rame du TGV Oceane à Bordeaux, le 2 juillet 2017. Photo MaxPPP

LGV Bordeaux-Toulouse,  TransportsPublié le 18/11/2021 à 06:31

https://www.ladepeche.fr/2021/11/17/lgv-bordeaux-toulouse-pour-le-prefet-etienne-guyot-pas-un-train-pour-les-riches-mais-un-train-pour-tous-9933962.php

l’essentiel

Etienne Guyot est préfet d’Occitanie et le coordinateur des projets de lgnes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax.

Que répondez-vous à ceux qui s’opposent encore à la ligne à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et Toulouse ?

La ligne Bordeaux-Toulouse a été déclarée d’intérêt public. Toutes les études, enquêtes et avis notamment celui de l’autorité environnementale, jusqu’au conseil d’Etat qui a délivré la déclaration d’utilité publique, ont conclu que les avantages du projet étaient supérieurs aux inconvénients. C’est ça l’utilité publique ! C’est désormais un débat tranché. Maintenant nous sommes dans la réalisation.

Que va changer la LGV pour les voyageurs ?

Ils seront beaucoup plus nombreux grâce à cette nouvelle ligne. Les estimations chiffrent à sept millions par an le nombre de passagers supplémentaires. La majorité de ce trafic additionnel provient de l’échelon régional avec quatre millions de déplacements internes à la Nouvelle-Aquitaine et à l’Occitanie. Le corollaire c’est une réduction de l’aérien de 20 % et 4,3 millions de déplacements en voiture évités ! Et à l’horizon 2040 ce sont 7,7 millions de déplacements automobiles en moins et deux millions de passagers de l’aérien qui basculent vers le train.

Quelle est l’empreinte carbone d’un déplacement en TGV ?

Sur un Paris-Toulouse, un passager aérien émet 130 kg de CO2 contre 40 kg en voiture et seulement quatre kilos en TGV. Par ailleurs, le report modal de voyageurs en faveur du train va permettre d’économiser 325 000 tonnes de CO2 par an.

Le préfet d'Occitanie Etienne Guyot, le 17 avril 2020 à Toulouse.
Le préfet d’Occitanie Etienne Guyot, le 17 avril 2020 à Toulouse. Photo DDM, Michel Viala

Yannick Jadot (EELV) a affirmé que la LGV entre Bordeaux et Toulouse ne fera gagner que 20 minutes

La réalité c’est que la LGV va diviser par deux le temps de parcours entre Toulouse et Bordeaux qui permettra donc de gagner une heure de trajet mettant Paris à un peu plus de 3 heures depuis Toulouse. Tous les passagers en bénéficieront et 65 % des voyageurs du TGV se déplacent pour un motif de loisir et personnel et 25 % pour des raisons professionnelles. Le TGV n’est pas un train pour les riches mais pour les sacs à dos et les vacanciers.

Combien de TGV relieront Toulouse à Paris ?

La construction de la LGV va nous permettre de créer des lignes supplémentaires. Depuis Toulouse, ce sera seize TGV dont 25 % de Ouigo par jour contre seulement sept aujourd’hui. Entre Paris et Montauban, nous passerons de cinq TGV quotidiens à treize et de quatre à sept entre Tarbes et Paris. Tout le territoire va profiter de l’appel d’air de la LGV.

Tout le territoire va profiter de l’appel d’air de la LGV.

Quid des trains de tous les jours, les TER ?

Le chantier qui va s’engager va permettre d’aménager de nœuds ferroviaires nouveaux au sud de Bordeaux et au nord de Toulouse. À Bordeaux, c’est un chantier de douze kilomètres avec la création d’une troisième et d’une quatrième voie. À Toulouse cela concerne 17 kilomètres de voies entre la gare Matabiau et Castelnau-d’Estrétefonds avec les aménagements de gares pour faire sauter le goulet d’étranglement. Ces aménagements indispensables à la LGV serviront les trains du quotidien qui verront leur fréquence augmenter. Aux heures de pointe, entre 7 h et 9 h et entre 16 h 30 et 19 h 30 entre Toulouse et Castelnau-d’Estretefonds ce sera un cadencement tous les quarts d’heure dans les deux sens. En journée ce sera dix aller retour soit vingt circulations. Cela vaut aussi pour la grande banlieue puisqu’entre Toulouse et Montauban l’objectif est d’avoir cinq allers retours par jour aux heures de pointe.

A lire aussi : VIDEO. Carole Delga sur BFM TV : la présidente de la région Occitanie dénonce les « mensonges » des écologistes sur la LGV

Quelle est cette taxe spéciale LGV qui sera appliquée sur les feuilles d’impôts ?

Les collectivités locales ont demandé que la société de financement de la LGV puisse recevoir une fiscalité dédiée qui viendra en soustraction de leur contribution. Le gouvernement a accepté la création d’une taxe spéciale d’équipement qui sera additionnelle à la taxe foncière. Cela ne représentera que quelques euros par an.

Qui sont les habitants qui la paieront ?

Il s’agit des habitants se situant à une heure de voiture d’une gare desservie par la LGV. Nous devons encore faire un zonage précis.

A lire aussi : LGV Bordeaux-Toulouse : une taxe spéciale va être créée sur les feuilles d’impôt en janvier 2023

Qui se substituera à une collectivité ne souhaitant pas payer sa part à la LGV ?

Pour l’Occitanie, c’est bouclé. En Nouvelle-Aquitaine, les discussions se poursuivent et je souhaite qu’elles se poursuivent ardemment car la société de financement doit être créée au plus tard en avril 2022, ce qui impose aux collectivités d’avoir délibéré fin décembre 2021. C’est aux collectivités de s’entendre sur la répartition de leur 40 % de financement.

Si le Lot-et-Garonne ne contribue pas, le TGV s’arrêtera-t-il à Agen ?

Pour l’instant la déclaration d’utilité publique prévoit une gare à Agen. Pour l’instant…Propos recueillis par Gil Bousquet

Hydrogène : à côté de la LGV Toulouse-Bordeaux, l’autre grand chantier du trainUn train à hydrogène conçu par Alstom

Un train à hydrogène conçu par Alstom Alstom – A Fevrier

Transports,  Innovation – High Tech,  SociétéPublié le 18/11/2021 à 05:27

https://www.ladepeche.fr/2021/11/17/hydrogene-a-cote-de-la-lgv-toulouse-bordeaux-lautre-grand-chantier-du-train-9933493.php

À côté du train à grande vitesse qui intéresse évidemment l’Occitanie pour sa liaison Toulouse-Bordeaux notamment, un autre grand chantier ferroviaire attend la France : le train à hydrogène. Celui-ci a reçu un coup de pouce important avec l’annonce, mardi à Béziers par Emmanuel Macron d’un crédit supplémentaire de 1,9 milliard d’euros pour la filière hydrogène dans le cadre du plan France 2030, en plus des 7 milliards d’euros déjà prévus.

Le train à hydrogène, soutenu par l’Etat à hauteur de 47 millions d’euros, fait l’objet d’une expérimentation dans quatre régions qui ont commandé des rames Alstom H2 : Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Occitanie. Dans notre région, la ligne Luchon-Montréjeau (Haute-Garonne), qui avait été fermée en 2014, verra rouler des trains à hydrogène d’ici 2025.

« La desserte fine des territoires »

« Les trains légers, les trains à hydrogène sont capitaux pour la cohérence et l’équilibre du réseau secondaire et pour la desserte fine des territoires », a estimé hier dans L’Opinion, Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué chargé des Transports, qui a également évoqué l’autre type de rames, le iLint d’Alstom, premier train de passagers alimenté par une pile à hydrogène. Les équipements de traction de ces trains à hydrogène ont été développés par Alstom à Séméac, près de Tarbes.

L’Occitanie a aussi lancé son Plan hydrogène vert en 2019 afin d’avitailler ses rames. Doté de 150 M€ d’ici 2030, il verra la construction de deux usines de production d’hydrogène à Port-La-Nouvelle et à Luchon. La région, qui veut améliorer l’empreinte carbone de ses rames, travaille également sur le train hybride (diesel / électrique / batteries) en test, et le train à batteries ACG avec SNCF Voyageurs et Bombardier Transport qui sera expérimenté en 2023.

Safra, village gaulois du bus à hydrogène

Par  Eric Béziat  (Albi (Tarn), envoyé spécial)

Publié hier à 10h34, mis à jour à 12h52

https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/11/17/dans-le-tarn-safra-village-gaulois-du-bus-a-hydrogene_6102391_3234.html

REPORTAGE

En quelques années, l’entreprise albigeoise de rénovation de matériel de transport s’est transformée en porte-drapeau d’une mobilité hydrogène made in France et ancrée en Occitanie.

Il y a du professeur Tournesol chez Vincent Lemaire, le président de Safra : les lunettes rondes, le visage jovial, le crâne dégarni et cette envie permanente de tester, d’expérimenter, de mettre les mains dans le cambouis. Du Tournesol et de l’Astérix, aussi. Cela transparaît dans une vitalité de tous les instants, un besoin de foncer là où on ne l’attendait pas pour défendre son entreprise, son pré carré, son village gaulois. Ou plutôt occitan.

Le 10 novembre 2021 à Albi dans le Tarn, l’usine SAFRA le fabricant de bus à hydrogène. Photo: Ulrich Lebeuf / Myop pour Le Monde

Safra est un objet à part. Cette PME de 12 millions d’euros de chiffre d’affaires et de 200 salariés située dans les faubourgs d’Albi (Tarn) s’est hissée, en une dizaine d’années, du statut d’obscur rénovateur de bus à celui d’acteur européen de la mobilité hydrogène installé au pays du rugby.

Lire aussi L’hydrogène, une solution incertaine pour la mobilité

La cause de cette élévation dans la hiérarchie du transport mesure 12 mètres, pèse 20 tonnes et porte le nom commercial de… Businova. Il s’agit du bus à hydrogène (H2) que la PME développe depuis 2012 et qui vient narguer des concurrents plus puissants : le belge Van Hool, pionnier en la matière, le polonais Solaris et le portugais Caetano, filiale de Toyota.

« Une vision panoramique de toutes les technologies »

Cependant, le Businova de Safra n’a pas froid aux yeux. Il est même entré dans une énorme mêlée dont la métropole de Dijon est à l’origine. Celle-ci a lancé le plus gros appel d’offres français de bus à hydrogène pour vingt-cinq véhicules. Face à ses concurrents, Safra met en avant sa stratégie du « made in France ». La pile à hydrogène du bus est signée Symbio, filiale de Michelin et Faurecia, toute la partie logicielle est conçue à Albi par Safra, qui a embauché 60 développeurs, et les réservoirs du véhicule proposé à Dijon – la génération 2 – seront produits par Faurecia.

Le 10 novembre 2021 à Albi dans le Tarn, l’usine SAFRA le fabricant de bus à hydrogène. Photo: Ulrich Lebeuf / Myop pour Le Monde

« Nous allons transformer toute la partie arrière et ajouter une troisième porte », détaille M. Lemaire, en se glissant sous les carcasses des bus en cours d’assemblage pour montrer les modifications. Il faut dire que le patron connaît chaque câble, chaque boîtier du véhicule. C’est un « faiseux », typique de ceux qui, comme lui, ont été formés aux Arts et Métiers. Cette appétence pour la technique lui a fait monter, en trente ans, les échelons de cette entreprise familiale créée en 1955, où il est arrivé jeune ingénieur et dont il a acquis la majorité du capital en 2007.

Lire aussi sLa France prête à relever le pari risqué de l’hydrogène

A cette époque, Safra se contentait de rénover des bus, des cars, mais aussi des tramways ou des métros afin de prolonger leur vie, activité qui perdure aujourd’hui. « Cela nous donne une vision panoramique de toutes les technologies, de tous les clients du transport public français. » Un atout qui fait franchir le pas à Vincent Lemaire en 2012 : Safra produira ses propres véhicules zéro émission. Des bus hybrides d’abord, puis ce sera le pari de l’hydrogène. La technologie, consistant à transformer du gaz H2 en électricité grâce à une pile à combustible, est pourtant encore balbutiante et controversée. Toutefois, l’ingénieur Lemaire y croit : « L’hydrogène me paraît plus adapté au transport public que la batterie. »

Le 10 novembre 2021 à Albi dans le Tarn, l’usine SAFRA le fabricant de bus à hydrogène. Photo: Ulrich Lebeuf / Myop pour Le Monde

Un environnement local propice

Les premières années sont difficiles. La trésorerie s’assèche, les salariés sont inquiets. Ils feront même grève en 2018 contre cette stratégie aventureuse. Peu à peu, le pari se révèle gagnant. Businova effectue de petites conquêtes : six bus à Lens (Pas-de-Calais), cinq à Auxerre (Yonne), cinq à Versailles (Yvelines). En 2020, tout s’accélère avec l’annonce, en septembre, du plan hydrogène français de 7 milliards d’euros qui finit par attirer les gros investisseurs.

Un nouveau hangar industriel est en construction, un directeur général a été embauché et des appels d’offres importants se profilent

L’heure est désormais à la croissance, facilitée par une augmentation de capital de 15 millions d’euros. « Nous visons 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et 500 salariés en 2025 », annonce Vincent Lemaire. Un nouveau hangar industriel est en construction, un directeur général a été embauché et des appels d’offres importants se profilent – à Montpellier (un pactole de soixante bus), à Nice, à Bordeaux –, des marchés stimulés par l’obligation d’acheter 50 % de bus zéro émission et par des aides solides de l’Etat.

Lire aussi A Fos-sur-Mer, les difficiles premiers pas de l’hydrogène vert

Safra bénéficie aussi d’un environnement local propice. « En 2019, l’Occitanie a mis sur la table 150 millions d’euros pour son plan hydrogène quand l’Etat en était encore à 100 millions », rappelle Carole Delga, la présidente socialiste de la région. La société en a profité, en se faisant attribuer par l’Occitanie un marché inédit de transformation de quinze autocars diesel en véhicules H2. « Nous nous félicitons de notre partenariat avec Vincent Lemaire, un patron qui sait prendre des risques calculés tout en restant humaniste », commente Mme Delga. Une vision que ne dément pas Ludovic Vialard, délégué syndical CGT chez Safra : « Il y a des hauts et des bas, mais on arrive à dialoguer. On se sent écoutés », explique-t-il avec son accent fleurant bon l’Ovalie. « Viril, mais correct », comme on dit par ici.Engie présente sa stratégie dans « l’hydrogène vert »

Après la vente de sa filiale de services industriels Equans pour 7 milliards d’euros à Bouygues, Engie a présenté, mardi 16 novembre, ses objectifs de développement en matière d’hydrogène renouvelable ou décarboné, « le chaînon manquant » de la transition énergétique de l’industrie et des transports. Le groupe a démarré 70 projets dans le monde, a indiqué le nouveau responsable de la stratégie hydrogène, Sébastien Arbola. « Tous ces projets sont à la recherche de subventions », une cinquantaine de pays ayant lancé des « stratégies hydrogène », à l’image de la France, qui y consacre 7 milliards d’euros, ou de l’Allemagne (9 milliards), a précisé M. Arbola. Dans le monde, Engie prévoit de parvenir à 0,6 gigawatt (GW) de capacité de production électrique d’ici à 2025 grâce à l’hydrogène et 4 GW en 2030.

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Le 10 novembre 2021 à Albi dans le Tarn, l’usine SAFRA le fabricant de bus à hydrogène. Photo: Ulrich Lebeuf / Myop pour Le Monde

Eric BéziatAlbi (Tarn), envoyé spécial

Albi. À la Renaudié, une vie de quartier qui se dégrade?

ABONNÉSPlusieurs habitants du quartier de la Renaudié se plaignent de l’apparition de trafics de drogue. DDM E.C.Plusieurs habitants du quartier de la Renaudié se plaignent de l’apparition de trafics de drogue. DDM E.C.

Faits divers,  AlbiPublié le 03/12/2021 à 05:14

https://www.ladepeche.fr/2021/12/03/a-la-renaudie-une-vie-de-quartier-qui-se-degrade-9968263.php#=

l’essentiel

Au cours de la réunion de quartier de la Renaudié à Albi, des habitants se sont plaints de voir la vie de quartier « se dégrader ». Qu’en est-il réellement ?

« On constate une dégradation rapide de la vie du quartier », regrette une femme, rejointe par d’autres habitants de la Renaudié. À l’occasion de la dernière réunion de quartier, plusieurs habitants de la Renaudié se sont plaints des trafics de drogue. La maire, Stéphanie Guiraud-Chaumeil a indiqué que le problème était remonté à plusieurs reprises à la mairie. « La situation s’est beaucoup dégradée durant le confinement », a-t-elle souligné. Elle a avoué qu’il y avait un réel problème sur ce secteur mais que la police nationale était à pied d’œuvre tout comme la municipale. Le secteur jeunesse va aussi être mis à contribution pour proposer des actions sur le quartier.

« Un quartier animé » 

Sur place ce jeudi en fin d’après-midi, le quartier est paisible. « Faut voir comment c’est le soir, après 23 heures », souffle cette habitante de la Renaudié. « Cet été, c’était invivable, on était obligé d’appeler la police tous les jours. Ça fait un an que j’habite ici, je pensais arriver dans un quartier calme, mais ce n’est pas le cas », ajoute-t-elle. Elle balaie d’un regard le quartier autour d’elle. « Mais ce ne sont pas des jeunes d’ici » croit-elle savoir, en parlant des petits trafics qui s’installent.

« C’est vrai qu’il y a eu quelques remontés au sujet de ce quartier, tout comme d’autres d’ailleurs », concède René Ségura, délégué cohésion police population. « Ce ne sont pas des signalements précis, on nous parle de nuisances, de troubles divers ».

« Oui, nous sommes bien sûr au courant. Il s’agit surtout de jeunes d’autres quartiers, dans lesquels la police est plus présente, et qui se déportent là pensant être à l’abri des regards », confie une source policière.

Pourtant en cette fin de journée, la plupart des habitants sont loin d’être aussi alarmistes. « On ne peut pas vraiment dire que l’on se sent en insécurité », confie Martine, qui vit là depuis 40 ans. Même son de cloche chez cette septuagénaire qui traverse le quartier. « Oui, c’est animé, parfois vraiment bruyant. Mais je vis là depuis longtemps, et je ne trouve pas que la vie ici s’est dégradée ».

Un sentiment d’insécurité gagne cependant une partie de la population de la Renaudié, tandis que l’autre semble continuer à vivre tranquillement. Avec la police qui garde un œil pour empêcher le quartier de devenir invivable.

Ra. B.

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Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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