L’Europe est redevenue l’épicentre de la pandémie

Covid-19 : l’Europe est redevenue le moteur de la pandémie

Entre le 1er et le 7 novembre, le continent a recensé plus de 60 % des nouvelles infections par le SARS-CoV-2 diagnostiquées dans le monde. 

Par Chloé HecketsweilerFlorence Rosier et Delphine RoucautePublié aujourd’hui à 05h50, mis à jour à 11h56 

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Dans une rame de métro, à Lisbonne, le 22 octobre.
Dans une rame de métro, à Lisbonne, le 22 octobre. ARMANDO FRANCA/AP

L’histoire se répète. L’Europe est redevenue l’épicentre de la pandémie de Covid-19. Un an après le séisme épidémique de l’automne 2020, le Vieux Continent est victime d’une puissante réplique. L’an dernier, il assistait ébahi à une flambée de nouveaux cas déclarés, qui culminait à 2 millions la première semaine de novembre. Un an plus tard presque jour pour jour, il s’apprête à franchir de nouveau ce seuil, après avoir connu une vague printanière puis un grand reflux estival. Un répit qui, comme il y a un an, avait pu laisser croire à une sortie de crise. En vain. « L’épidémie a la même forme de dispersion que le Boléro de Ravel, où chaque instrument entre en scène l’un après l’autre, indique Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale (université de Genève). Tout le monde n’entre pas en phase épidémique au même moment, chaque cluster géographique joue sa partition. »

  • L’Europe dans la tourmente

C’est donc au tour de l’Europe. Entre le 1er et le 7 novembre, la zone européenne a regroupé plus de 60 % des nouvelles infections de Covid-19 diagnostiquées dans le monde. Et 55 % de tous les décès (26 726) liés à la pandémie, relève l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « Le nombre de nouveaux cas en Europe a progressé de 7 %, tandis que les décès ont augmenté de 10 % », souligne l’institution onusienne. Par contraste, « les autres régions du monde ont signalé des baisses ou des tendances stables [des nouvelles infections] », sauf l’Afrique, qui a connu une légère hausse (+ 4 %). Quant au bilan mondial de la pandémie, il s’élevait au 7 novembre à 250 millions de cas enregistrés et à plus de 5 millions de décès déclarés, selon l’OMS. Un nombre de morts sans doute très sous-estimé.

« Dans toute l’Europe, le frein estival est levé. Le fait que les espaces clos soient désormais moins ventilés est sûrement l’une des clés du rebond épidémique actuel, analyse Antoine Flahault. Les autres freins que représentent la couverture vaccinale et les gestes barrières ne suffisent pas à contrer le variant Delta, très contagieux. »

Ces taux de nouveaux cas et de décès, qui grimpent depuis maintenant cinq à six semaines d’affilée, devraient encore croître au cours des deux prochaines semaines, signale le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Au 7 novembre, le taux de nouveaux cas s’élevait à 383,9 pour 100 000 habitants, contre 316,4 la semaine précédente pour l’ensemble des pays de l’Union européenne et de l’espace économique européen. Autre inquiétude : le taux de nouveaux décès liés au Covid-19 (sur quatorze jours) augmente aussi. Au 7 novembre, il était de 35,5 décès par million d’habitants, contre 32,3 la précédente. De son côté, la France a franchi le 15 novembre le cap des 100 cas pour 100 000 habitants.

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« Face au variant Delta très contagieux – une personne infectée en contamine en moyenne six, c’est le R0 [le taux de reproduction du virus] – et, avec un vaccin qui ne protège qu’à 50 % contre l’infection, la France se retrouve plus ou moins dans la même situation qu’en mars 2020, détaille Pascal Crépey, épidémiologiste à l’Ecole des hautes études de santé publique. Le SARS-CoV-2 arrivé de Wuhan [en Chine]avait alors un R0 de 3, proche de ce qu’on observerait aujourd’hui dans la population vaccinée en l’absence d’autres mesures de contrôle. »

  • Quatre groupes de pays

Si l’Europe est le cœur battant de la pandémie, sa dynamique varie considérablement d’un pays à un autre. Quatre groupes de pays sont à distinguer, estime Arnaud Fontanet, médecin épidémiologiste, membre du conseil scientifique Covid-19 et directeur du département santé globale de l’Institut Pasteur. Il y a les « mauvais élèves » : les pays d’Europe de l’Est, extrêmement affectés. Il y a les « bons élèves » : les pays d’Europe du Sud, encore relativement épargnés. Il y a les élèves médiocres : les pays d’Europe du Nord, où l’épidémie redémarre en flèche.

Enfin, il y a un élève « différent » : c’est le Royaume-Uni, où le taux d’infection plafonne à un niveau élevé mais relativement stable. La leçon des deux années passées, toutefois, montre que les « bulletins scolaires » de chaque élève-nation, au fil des trimestres, n’ont cessé de varier.

Les pays d’Europe de l’Est, d’abord. Bulgarie, Croatie, République tchèque, Estonie, Hongrie, Pologne, Slovénie, Russie, Ukraine… « Leur situation sanitaire, catastrophique, s’explique en partie par la faiblesse de leur couverture vaccinale », décrit M. Fontanet. Ainsi, au 14 novembre, 42 % seulement des Russes avaient reçu une première dose de vaccin, alors que ce pays est l’un des plus endeuillés au monde par l’épidémie.

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Dans les pays d’Europe occidentale, la scission nord-sud est assez nette. Au sud, trois pays résistent plutôt bien : l’Italie, l’Espagne, le Portugal, auxquels on peut ajouter la France. « La météo clémente d’octobre a sans doute joué un rôle protecteur », estime M. Fontanet. Les taux de vaccination aussi : 76 % des Français, 78 % des Italiens, 82 % des Espagnols et 89 % des Portugais avaient reçu une première dose de vaccin au 14 novembre. « L’Italie et l’Espagne ont été touchés de plein fouet par la première vague, et le Portugal peu après », relève l’épidémiologiste pastorien. Ce traumatisme a pu favoriser l’adhésion à la vaccination et, pour l’Italie, aux restrictions imposées par l’épidémie.

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C’est ce que suggère l’examen d’un score qui mesure la rigueur des restrictions anti-Covid-19 mises en place par chaque pays. Calculé par l’université d’Oxford (Royaume-Uni), il est compris entre 0 (pays laxistes) et 100 (pays ultra-stricts) et tient compte de neuf facteurs : fermeture des écoles, restrictions sur les lieux de travail, les transports publics, les événements publics, interdiction de voyager… La Chine affiche un des scores les plus élevés au monde (76,4), l’Italie la talonne (71,3). La France se montre assez stricte (66,7). Avec des scores bien plus bas, l’Allemagne (44), l’Espagne, le Portugal et le Royaume-Uni (41 environ pour chacun de ces trois pays) sont plus laxistes.

« L’Italie est le pays d’Europe qui conserve le plus de mesures de contrôle. Si l’on ajoute la meilleure couverture vaccinale, les infections passées plus nombreuses et les conditions climatiques plus favorables, on comprend bien pourquoi ce pays est un de ceux qui résistent le mieux en Europe », relève M. Fontanet.

  • Un relâchement des mesures de contrôle

En Europe du Nord, seule la Suède s’en sort bien. En Belgique, aux Pays-Bas, au Danemark, en Allemagne, en Irlande…, le redémarrage de l’épidémie a été très brutal. Cette situation « préoccupante », selon l’ECDC, touche aussi l’Autriche, la Finlande, l’Islande, le Luxembourg, la Norvège. La Belgique, les Pays-Bas et la France ont des couvertures vaccinales très proches : respectivement, 75 %, 76 % et 76 % de leurs habitants y avaient reçu une première dose de vaccin au 14 novembre. Mais les deux premiers, malgré une couverture vaccinale élevée, ont vu une nouvelle vague déferler quand ils ont percé la digue des mesures barrières, à la fin de l’été.

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Une erreur stratégique. « Les pays qui ont tout misé sur la vaccination et abandonné les autres mesures de contrôle  le port du masque dans les lieux clos notamment  ont vu l’épidémie repartir très vite », observe Vittoria Colizza, épidémiologiste à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Il est encore trop tôt pour apprécier l’impact de ce rebond sur les systèmes de santé, mais « toutes les études montrent qu’on a tout intérêt à prendre le plus vite possible des mesures pour limiter la circulation du virus », souligne la scientifique, en rappelant que la vaccination des personnes non vaccinées reste le meilleur moyen de limiter l’ampleur de la vague hivernale.

Dans les pays du Nord, l’arrivée plus précoce de la saison froide explique en partie la situation dégradée. Mais pourquoi la Flandre est-elle la région de Belgique la plus touchée, alors que c’est aussi la plus vaccinée – avec plus de 90 % des adultes ayant reçu deux doses de vaccins ? Ce paradoxe tient-il à des comportements différents ?

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Prenons l’exemple des Pays-Bas. « Notre situation actuelle est multifactorielle. Tout d’abord, la circulation du variant Delta a changé la donne : le vaccin est moins efficace sur sa transmission, analyse Marion Koopmans, virologue à Rotterdam. Les personnes vaccinées, bien que moins sensibles aux infections, peuvent être touchées et transmettre le virus. La protection contre les formes graves reste très élevée, mais pas à 100 %. Par ailleurs, si bon nombre des non-vaccinés ont été infectés, ce qui leur a conféré une immunité, il reste un vaste groupe non protégé. »

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La virologue souligne aussi « un sentiment général de lassitude ». Comme dans bien des pays, les Néerlandais adhèrent moins aux mesures de contrôle recommandées : tests en cas de symptômes, télétravail, distanciation physique… Et puis, « le redémarrage d’une vague, malgré un taux de vaccination élevé, amène les gens à s’interroger sur l’intérêt des deux premières doses de vaccin », se désole Marion Koopmans. Comme ailleurs, « nous assistons, sur les réseaux sociaux, à des campagnes virulentes d’opposition à toute nouvelle restriction ainsi qu’à la vaccination. Certains de nos partis politiques s’en font d’ailleurs l’écho. »

  • Les limites de la vaccination

Les experts s’accordent sur ce point : la vaccination seule ne suffit pas. C’est ce que montre encore l’exemple du Danemark, qui, le 10 septembre, avait été le premier pays d’Europe à lever toutes les restrictions liées à l’épidémie de Covid-19.Face à la reprise épidémique, ce pays a fait marche arrière : le 12 novembre, il a réinstauré un passe sanitaire, malgré sa bonne couverture vaccinale (78 % de la population a reçu deux doses). « Les vaccins sont une solution remarquable, quasi miraculeuse. La corrélation entre le nombre de cas et la couverture vaccinale est très forte. Pour autant, marteler “la solution, c’est la vaccination” a pu laisser croire qu’on pourrait s’alléger de la contrainte des mesures barrières, estime William Dab, épidémiologiste et ancien directeur général de la santé. En réalité, on ne peut pas baisser la garde. Il faut continuer d’être très rigoureux sur les mesures barrières, certes pénibles mais pas si lourdes. Et puis, on n’insiste pas assez sur l’importance de la ventilation, notamment en milieu scolaire. »

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Le Royaume-Uni, maintenant : il confirme décidément sa place singulière, scrutée par les scientifiques du monde entier. L’Angleterre a été une des premières régions d’Europe occidentale à lever, dès le 19 juillet, la quasi-totalité de ses restrictions anti-Covid-19, suivie les 7 et 9 août par le Pays de Galles et l’Ecosse et le 31 octobre par l’Irlande du Nord. Résultat : au Royaume-Uni, les taux d’infection sont bien plus élevés que ceux des pays d’Europe continentale. Alors que l’Espagne recensait 66 infections quotidiennes par million d’habitants, la France 149 et l’Allemagne 449, le Royaume-Uni, lui en comptait 548. Soit près de 37 000 nouvelles infections par jour.

Une question intrigue les experts : pourquoi, au Royaume-Uni, le taux de nouvelles infections se maintient-il depuis la mi-juillet à un plateau élevé, sans grimper en flèche comme le prévoyaient les modèles ? « On a du mal à l’expliquer », admet Arnaud Fontanet. Une des clés pourrait venir de la prudence des habitants : selon une enquête menée par l’Ecole de médecine tropicale et d’hygiène de Londres, les adultes britanniques semblent avoir d’eux-mêmes limité leurs contacts sociaux à trois à quatre autres personnes par jour en moyenne, contre plus de dix avant la pandémie.

Si l’histoire se répète, elle diverge de 2020 sur un point majeur : l’avancée de la vaccination. Mais tous les pays n’ont pas reçu les mêmes vaccins. « Au Royaume-Uni, la population a été essentiellement vaccinée avec AstraZeneca, dont l’effet initial est plus faible et s’efface avec le temps, d’autant que la campagne a commencé fort et tôt », analyse Didier Trono, virologue membre de la task force Covid-19 de la Confédération suisse. Comme en Israël, d’ailleurs. Cette force, de fait, semble être devenue un talon d’Achille. « D’où la nécessité d’une troisième dose qui s’impose plus vite dans l’île britannique que dans le reste de l’Europe », souligne Didier Trono.

  • De nouvelles restrictions à l’ordre du jour

D’autres facteurs jouent bien sûr sur la diffusion de l’épidémie, comme la densité de population dans les villes, et les clusters qui peuvent survenir. « Par ailleurs, le smog de la pollution hivernale peut amplifier l’effet saisonnier », relève le virologue suisse.

Pour casser la dynamique de l’épidémie, l’Europe se résout peu à peu, bon gré mal gré, à serrer de nouveau la vis. Vendredi 12 novembre, la Norvège, qui avait levé toutes ses restrictions fin septembre, a autorisé ses communes à avoir recours au passe sanitaire. Samedi 13 novembre, les Pays-Bas ont réinstauré une série de nouvelles restrictions, comme une fermeture anticipée des restaurants et des bars, ainsi que le port du masque dans la plupart des lieux clos. « De plus, il est question d’étendre l’utilisation du “passe vert” : l’accès aux lieux publics serait réservé aux personnes vaccinées et à celles déjà infectées. Mais cette mesure reste très débattue », indique Marion Koopmans.

Malgré la controverse, l’Autriche a opté, quant à elle, pour le confinement national des personnes non vaccinées ou non guéries du Covid-19. Lundi 15 novembre, la France réintroduisait à son tour le masque obligatoire à l’école dans tous les départements. En Allemagne, le ministre de la santé, Jens Spahn, a exhorté ses concitoyens à restreindre d’eux-mêmes leurs contacts, faute de quoi ils se prépareraient à un « mois de décembre très amer ».

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Que nous réservent donc les mois à venir ? « Nous n’avons jamais eu d’hiver avec un variant aussi contagieux », observe Vittoria Colizza. « J’espère qu’on va faire mentir les prédictions alarmistes, notamment grâce à l’emploi de médicaments qui peuvent être utilisés en réanimation pour sauver des vies », conclut Antoine Flahault.

Chloé Hecketsweiler,  Florence Rosier et  Delphine RoucauteContribuer

Covid-19 : Autriche, Allemagne, Belgique, Pays-Bas… visualisez l’ampleur de la vague dans certains pays d’Europe

Dans le centre de l’Europe, le nombre de contaminations augmente à un rythme alarmant, contraignant les autorités à prendre des mesures restrictives. 

Par Les DécodeursPublié le 19 novembre 2021 à 12h53 – Mis à jour le 19 novembre 2021 à 14h46 

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L’Organisation mondiale de la santé avait averti au début de novembre que l’Europe allait redevenir le centre de l’épidémie de Covid-19, avec un rythme de transmission du virus très préoccupant. C’est déjà le cas, alors que l’hiver n’a pas encore commencé, dans de nombreux pays, qui adoptent des mesures de restriction face à la flambée des contaminations.Lire aussi   Article réservé à nos abonnésCovid-19 : l’Europe est redevenue le moteur de la pandémie

  • Reconfinement général en Autriche

Après avoir confiné uniquement les non-vaccinés, puis ordonné un confinement dans les deux régions les plus touchées, les autorités autrichiennes ont annoncé, vendredi 19 novembre, un confinement général pendant vingt jours.

Dans le Land de Salzbourg, par exemple, le taux d’incidence moyen sur les sept derniers jours a dépassé les 1 700 cas pour 100 000 habitants.

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  • Allemagne : une vague « hautement dramatique »

Les autorités allemandes ont décidé jeudi 18 novembre d’imposer de sévères restrictions aux non-vaccinés et ouvert la voie à une obligation vaccinale pour les personnels soignants, afin d’endiguer l’emballement de l’épidémie de Covid-19 dans le pays.

  • Suisse : une progression spectaculaire

La Suisse est l’un des pays les moins vaccinés d’Europe : seuls 65 % des Helvètes sont complètement vaccinés. Avec 471 cas pour 100 000 habitants sur les quatorze derniers jours, le virus poursuit sa progression spectaculaire, après un été pendant lequel la crise avait été presque oubliée.

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  • Belgique : « tous les voyants sont au rouge »

En Belgique, « tous les voyants sont au rouge », a déclaré, mercredi 17 novembre, le premier ministre, Alexander De Croo. Pour faire face à cette « explosion des cas de contamination », tous ceux qui le peuvent devront obligatoirement travailler chez eux durant quatre jours par semaine au moins, jusqu’au 12 décembre.

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  • République tchèque : des mesures renforcées

Avec plus de 10 000 cas quotidiens en moyenne, la République tchèque a annoncé que seules les personnes vaccinées pourraient désormais se rendre dans les bars, restaurants ou autres lieux de rassemblement.

  • Pays-Bas : les précédentes vagues dépassées

Face à la flambée des cas de Covid-19 et à la surmortalité, le gouvernement hollandais a imposé un confinement partiel dès la mi-novembre.

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  • France : « vigilance absolue », mais pas de confinement pour l’instant

La cinquième vague de l’épidémie a aussi atteint la France, mais la hausse des contaminations n’est pas aussi spectaculaire que dans les pays voisins ou que lors des précédentes vagues. Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, assure que « la vigilance est absolue », mais qu’il n’y a pour l’instant « aucun confinement de prévu ».

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Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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