Une pollution de l’air intense ou extrêmement intense (≥ 3 jours) à PM2,5, augmente le risque d’hospitalisation pour maladie CV 

Publié le 16/11/2021 JIM

La pollution en particules fines de l’air nuit à la santé cardiovasculaire

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La pollution intense de l’air par de fines particules d’un diamètre ≤ 2,5 μm (PM2,5) continue d’être fréquemment à l’origine d’événements pathologiques dans les pays dits développés.
Zhang et coll. ont tenté de déterminer l’association qui pouvait exister entre une intense pollution de l’air par PM2,5et les événements et hospitalisations de cause cardiovasculaire (CV).
Pour ce faire, ils ont recensé les hospitalisations pour maladies CV survenues à Pékin entre 2013 et 2017, à partir des données fournies par la commission municipale de santé et le centre d’information du planning familial (Beijing Municipal Commission of Health and Family Planning Information Center).
Les informations concernant la pollution de l’air ont été recueillies auprès du centre municipal de surveillance de l’environnement de Pékin (Beijing Municipal Environmental Monitoring Center). Selon sa durée, la pollution a été qualifiée d’intense ou d’extrêmement intense (≥ 3 jours).

Davantage d’hospitalisations pour MCV

Il a ainsi été dénombré un total de 2 202 244 hospitalisations pour maladies CV et 222 jours de pollution extrêmement intense à PM2,5 μm (concentration en PM2,5 ≥ 150 μg/m3).
Les odds ratio associés aux événements liés à une pollution extrêmement intense (≥ 3 jours) ont été respectivement de : 1,085 ([IC] intervalle de confiance 95 % : 1,077 à 1,093) pour l’ensemble des maladies CV ; de 1,112 (IC 95 % : 1,095 à 1,130) pour l’angor ; de 1,068 (IC 95 % : 1,037 à 1,100) pour l’infarctus du myocarde ; de 1,071 (IC 95 % : 1,053 à 1,090) pour l’accident vasculaire cérébral ischémique ; et 1,060 (IC 95 % : 1,021 à 1,101) pour l’insuffisance cardiaque.
Une pollution extrêmement intense (≥ 3 jours) a également été responsable annuellement de 3 311 (2 969 à 3 655) événements CV et de 37 020 (33 196 à 40 866) hospitalisations de cause CV.
En conclusion, une pollution de l’air intense ou extrêmement intense (≥ 3 jours) à PM2,5, augmente le risque d’hospitalisation pour maladie CV ; ce risque est accru par l’augmentation du taux de PM2,5 et par l’allongement de la durée de la pollution aérique.

Dr Robert Haïat

RÉFÉRENCE

Zhang Y et coll. : Risk of Cardiovascular Hospital Admission After Exposure to Fine Particulate Pollution. J Am Coll Cardiol 2021 ; 78 : 1015-1024.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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