VIDEO. Dans le Tarn, Olivier Véran apporte des millions d’euros pour les hôpitaux
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Publié le 02/11/2021 à 16:09 , mis à jour à 17:21
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Le Ministre était dans le Tarn ce mardi. L’occasion de détailler le plan d’investissement du Ségur de la Santé dans notre département, notamment pour les centres hospitaliers de Graulhet et Gaillac.
Olivier Véran a commencé, la semaine dernière, une tournée des régions pour annoncer les investissements financés grâce au Ségur de la santé pour plus de 3 000 établissements de santé et médico-sociaux. Une tournée qui a fait étape dans le Tarn hier, où le ministre a présenté les apports à venir dans le département pour les deux prochaines années.
C’est d’abord au centre hospitalier de Graulhet que le ministre a fait des annonces face aux personnels soignants. Un hôpital qui faisait face à un risque majeur de rupture de l’offre de soins il y a moins de 3 ans. « Le Ségur, c’est l’équivalent de 20 ans d’investissement en une seule fois, qui va permettre de développer des hôpitaux comme le vôtre, a expliqué Olivier Véran. Ici, il s’agit de soutenir un hôpital de proximité qui développe un secteur de consultations spécialisées, d’activité de psychiatrie, pour un coût de 2,4 millions d’euros, que nous allons accompagner à hauteur de 1 million d’euros. »
Et d’assurer que dès le mois de janvier prochain, les personnels verraient leur salaire augmenter. Le ministre a également donné son feu vert à la reconstruction de l’Ehpad Saint-François, à proximité de l’Ehpad du Pré de Millet et de l’hôpital. Un projet qui sera accompagné par le Ségur à hauteur de 1,2 million d’euros.
1 million d’euros pour la future maison de santé de Gaillac
Après la séquence graulhétoise, Olivier Véran s’est rendu en milieu de matinée au centre hospitalier de Gaillac. Après avoir inauguré l’Ehpad Saint-André, qui a été complètement rénové et mis aux normes, le ministre a annoncé une aide de 1 million d’euros pour le projet de maison de santé pluriprofessionnelle, avec un espace pour de la radiologie et des consultations de médecins spécialistes, créée par la communauté professionnelle territoriale de santé du Grand Gaillacois et le centre hospitalier.
« C’est un très beau projet qui correspond à ce que l’on cherche à développer pour assurer l’offre de soins dans les territoires, a indiqué Olivier. Les travaux vont être menés pour une ouverture dans deux ans. »
La deuxième phase du projet de modernisation du centre hospitalier d’Albi a également été abordée. Elle concernera notamment la création d’un plateau de consultation pour faciliter le circuit du patient dans l’hôpital, l’installation d’un deuxième scanner et l’extension des blocs opératoires et du service de réanimation qui aura 4 lits de plus qu’aujourd’hui. « L’opération albigeoise sera soutenue par le Ségur à hauteur de 16 millions d’euros », a assuré le ministre de la Santé. Pour Olivier Véran, les mesures engagées par le Ségur ont et vont changer radicalement l’hôpital.
Mais pour les soignants, le manque de personnel reste la question centrale. « Le Ségur, c’est une très belle avancée pour les soignants, a réagi Jean, infirmier au centre hospitalier de Gaillac. J’espère que cela va continuer. Mais il faut plus de personnel, c’est le nerf de la guerre. Il nous faut fidéliser les soignants à travers les formations pour qu’ils restent chez nous. »
Pour Olivier Véran, « la situation est compliquée, mais je refuse le fatalisme ». Et d’assurer que « l’hôpital tient bon, j’ai des discours très positifs ». D’autres projets en cours, y compris pour le Tarn, seront annoncés par le Premier ministre vendredi à Montpellier.
Désendettement : plus de 20 millions d’euros
C’est un autre volet du Ségur de la Santé : dans l’enveloppe de 19 milliards d’euros d’investissements promis aux établissements, 6,5 milliards vont concerner le désendettement des hôpitaux.
Dans le département, le centre hospitalier de Graulhet va bénéficier d’une aide à ce titre à hauteur de 1,6 million d’euros. L’investissement le plus important sera consacré à l’hôpital de Castres-Mazamet, qui bénéficiera lui, d’un soutien de 18,5 millions d’euros.
Ces hôpitaux recevront ces montants sur 10 ans ce qui leur donnera de l’oxygène pour relancer l’investissement nécessaire au bon fonctionnement quotidien des services.
Alexandre Ferrer
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« Il faut de vraies augmentations pour tout le monde »
Les soignants dans la rue le 15 juin dernier. DDM MPV archives
Publié le 02/11/2021 à 05:09
https://www.ladepeche.fr/2021/11/02/il-faut-de-vraies-augmentations-pour-tout-le-monde-9903588.php
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Le ministre de la Santé en visite profitera de son passage pour rencontrer les personnels soignants. Il fera halte dans les centres de Gaillac et de Graulhet.
Le 15 juin dernier, les syndicats tarnais ont répondu à l’appel national à la mobilisation et à la grève dans les établissements médicaux. Plus d’une centaine de personnes ont défilé dans les rues d’Albi avant d’être reçues à la préfecture et au Département. Revalorisation des salaires ainsi qu’un meilleur accès à la formation, telles étaient les principales demandes des manifestants. Six mois après, alors que le ministre de la Santé Olivier Véran sera présent dans le Tarn (lire ci-dessus), les revendications restent les mêmes. « On est typiquement dans la campagne présidentielle, avec des effets d’annonce », considère Brigitte Laroche, déléguée départementale CGT santé. La représentante syndicale le dit et le répète, ce qu’il faut aujourd’hui, ce sont de réelles augmentations salariales. « Il en faut pour tous les personnels, que ce soit dans le privé comme dans le public. Une aide-soignante, qu’elle soit dans le privé ou dans le public, c’est le même travail qu’elle fait. Pourtant, tout le monde n’est pas concerné par les augmentations prévues par le Ségur de la santé ». Et de prendre les centres hospitaliers de Gaillac et Graulhet, dans lesquels se rendra justement le ministre aujourd’hui, en exemple. « Ce sont des centres de médecine pour les personnes âgées. Il y a des aides soignantes, des AMP (aide médico-psychologique) et des ASH (agent de services hospitaliers). Ces derniers n’ont pas la qualification d’aide-soignant, et ne sont pas concernés par ces augmentations. Pourtant tous ces personnels cohabitent pour le bien-être des résidents. Comment voulez-vous ensuite garder du personnel motivé dans ces structures? », s’interroge encore Brigitte Laroche.
Personnels en colère
Autre sujet d’inquiétude et de colère, et qui a mis des soignants dans la rue ces dernières semaines, la vaccination. Les syndicats Sud Santé Sociaux et CGT Santé et action sociale, l’union syndicale Solidaires Tarn avaient appelé à se rassembler devant l’hôpital d’Albi le vendredi 22 octobre, en « soutien aux personnels suspendus et soumis à des pressions ». « Les gens sont très en colère. Nous étions déjà en difficulté, et les suspensions de personnels, même marginales, n’arrangent rien. Il faut aussi compter les personnes qui ont démissionné car dégoûté. J’ai l’exemple d’une soignante de Graulhet qui est extrêmement mal aujourd’hui car suspendue, elle est suivie psychologiquement. Elle s’est sentie trahie par sa structure ».