Olivier Véran, l’enquête est déjà faite : pour embaucher il faut respecter les hospitalier·es !
(Communiqué Sud Santé Sociaux)
Imprimer la listeRecherche27/10/2021
Émis par : Sud Santé Sociaux
https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/183270/olivier-veran-lenquete-est-deja-faite-pour-embaucher-il-faut-respecter-les-hospitalier·es-communique/
Le constat est visible partout. Nous assistons à une majoration de la fuite des personnels dans les hôpitaux publics comme privés non lucratifs et privés et les structures du médi- co-social.
Avis du Conseil scientifique COVID-19 du 5 octobre 2021:20% de postes vacants
https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/avis_conseil_scientifique_5_octobre_2021.pdf
Cette situation dramatique entraîne des fermetures de lits et de services. Heures supplé- mentaires imposées, surcharge de travail, changements d’horaires, difficultés à avoir ses congés : le manque de personnel en poste est une préoccupation majeure de nos col- lègues au quotidien.
Cette situation est ancienne mais est majorée par l’incurie de la gestion de crise Covid et les réponses misérables du Ségur. La pénurie de personnel a franchi une étape supplé- mentaire cet été. Cela s’est illustré par des fermetures en cascade des SAU, entraînant une réduction de l’accès aux soins pour les patients
Cette crise profonde qui concerne une majorité des métiers de l’hôpital entraîne un cercle vicieux, ne permettant plus par exemple à de nombreux aides-soignants d’accéder à la promotion professionnelle en Institut de Formation en Soins Infirmiers car ils ne peuvent plus être déchargés de leur travail.
Si des directions hospitalières essaient de mettre en place des propositions qui se veulent attractives pour embaucher, elles n’ont que des effets à la marge. Cela augmente la con- currence entre établissements autour des embauches, et cela casse encore davantage l’égalité entre les salarié·es de même statut ou convention.
Cette pénurie de personnels, niée par le pouvoir en place, est notamment l’illustration de l’échec du Ségur. Rappelons les propos d’Olivier Véran cet été : “Je n’ai pas d’indicateurs attestant d’une fuite d’une fuite de l’hôpital ». De qui se moque-t-on ?
La fédération SUD Santé Sociaux exige dans les plus brefs délais :
Salaire
- 400 euros d’augmentation de salaire pour toutes et tous
- SMIC à 1700 euros nets
Logement
• Nous devons pouvoir nous loger et loger nos familles près de nos lieux de travail !
o Augmentation du parc de logement social
o Aide à la rénovation des logements anciens Promotion professionnelle
- Plus de places en promo pro avec accès financé,
- Salaire social pour les étudiants paramédicaux
- Formation professionnelle adaptée, accès des formations qualifiantes
Conditions de vie
- Places de crèches adaptées aux horaires décalés, ouvertes le weekend
- Augmentation du nombre de jours de repos
Sens du métier
- Réunions institutionnelles ouvertes à tous et toutes
- Du temps pour être auprès des patients
- Titularisation et CDIsation de tous les contrats précaires
Contact :
Hôpitaux sinistrés Un peu tard pour se réveiller non ? (Communiqué)
Imprimer la listeRecherche28/10/2021
Émis par : CNI
https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/183303/hopitaux-sinistres-un-peu-tard-pour-se-reveiller-non-communique/
Voilà plus de vingt ans que le Syndicat CNI alerte sur la dégradation des conditions de travail, la multiplication des fermetures de lits, la diminution des effectifs au lit du patient, le manque de reconnaissance des professionnels de santé !
Et voilà qu’aujourd’hui, nos tutelles, face à une enquête flash réalisée par le Pr Jean- François Delfraissy, président du conseil scientifique et du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), s’aperçoivent qu’il y aurait un problème.
Des lits seraient fermés dans les CHU de France par manque d’effectif pour prendre en charge les usagers du système de santé…
Mais réveillez-vous ! Cela ne date pas d’hier, ni même de 2019 avant la pandémie du Covid 19 ! Le constat est le même dans les hôpitaux, les EHPAD, les secteurs privé et libéral !
20 ans que nous alertons !
20 ans que nous prévenons que si la situation perdure le système de santé va s’effondrer !
Parce-que parfois la crise sanitaire a bon dos ! Certes elle a majoré la souffrance des professionnels et entraîné une nouvelle augmentation de la charge de travail mais en serions-nous là si les gouvernements successifs de ces 20 dernières années nous avaient entendus, nous professionnels du terrain ?
L’hôpital a été au centre des discussions depuis le début de la crise sanitaire et toutes les décisions prises en termes de restriction de mouvement, de confinement et plus récemment de vaccination, l’ont été « pour ne pas risquer l’engorgement des hôpitaux ».
Mais qu’en aurait-il été si nous avions été entendus ?
Si au lieu de fermer des lits et diminuer les effectifs, les décisionnaires avaient pris le parti de défendre une offre de soins de qualité ? Si les quotas de soignants au lit du patient avaient été posés en fonction de la charge que ces derniers représentent ? Si au lieu de geler le point d’indice, de réelles revalorisations salariales en regard des compétences et responsabilités des professionnels de santé avaient été actées ? Car ce ne sont pas les nouvelles grilles de salaires qui vont convaincre de ne pas quitter l’hôpital des soignants désabusés, épuisés physiquement et psychologiquement.
Quant aux futurs professionnels, le constat est alarmant également, avec une nette augmentation des abandons en cours de formation. M Véran veut diligenter une enquête pour en comprendre les raisons ? Une enquête qui prendra encore des mois pour aboutir à quoi? Il y a urgence! Posez-vous la question de l’accompagnement de ces étudiants ! Quand ils vont en stage dans des services surchargés, en manque d’effectif, pensez-vous réellement qu’il soit possible de les accompagner convenablement dans leur apprentissage ?! Quand ils constatent par eux-mêmes les conditions d’exercice, qu’ils voient les professionnels rappelés sans arrêt sur leurs jours de repos et parachutés à droite, à gauche dans des services inconnus pour pallier le manque d’effectif, croyez-vous vraiment que cela leur donne envie d’aller au bout de leur formation ?
Et qu’on ne vienne pas reprocher aux professionnels encadrants de mal les accueillir, de leur donner une image trop négative de l’hôpital, les étudiants ne sont pas stupides, ils sont capables de juger par eux-mêmes de la réalité qu’ils côtoient en stage !
Alors oui, aujourd’hui des lits, voire des services entiers, sont fermés par manque de personnel médical et paramédical pour prendre en charge les patients. On ne peut qu’être inquiets sur les conséquences que cela va avoir à l’approche de l’hiver, de ses épidémies de bronchiolites, de grippes, de gastro-entérites et d’une éventuelle 5ème vague…
M. Véran pense avoir fait tout ce qu’il faut avec le Ségur de la santé pour que les choses s’améliorent dans les années qui viennent ? Mais au-delà de l’insuffisance des mesures actées dans le Ségur, c’est aujourd’hui que la situation est grave dans nos établissements, c’est aujourd’hui qu’il faut des solutions et autres que le paiement d’heures supplémentaires à des professionnels au bout du rouleau !
M. Véran n’a pas « de médecins cachés dans le placard, ni des infirmières qui attendent dans une salle qu’on appuie sur un bouton pour les déployer dans les hôpitaux » ? Triste mais réel constat ! Il fallait peut être se réveiller avant ! Aujourd’hui la colère raisonne devant une situation que nous avons vu se dégrader au fil du temps sans qu’aucun des gouvernements des vingt dernières années n’en prenne la mesure !
A présent, la seule chose dont nous soyons sûr, c’est qu’une fois de plus, ce sont les professionnels de santé et les patients qui payent et vont payer encore longtemps, les conséquences de vingt ans d’inaction de nos tutelles !
Sans réel choc d’attractivité : le bateau coule !
Contact :
secretariatnationalcni@gmail.com
20% de lits d’hôpitaux fermés : même situation dans l’aide aux personnes âgées
(Communiqué ADPA)
Imprimer la listeRecherche28/10/2021
Émis par : AD-PA
https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/183277/20-de-lits-dhopitaux-fermes-meme-situation-dans-laide-aux-personnes-agees-communique/
Du fait de la difficulté à recruter des professionnels, 20 % des lits d’hôpitaux sont fermés et le gouvernement va lancer une enquête sur le sujet.
La situation est la même dans l’aide aux personnes âgées : de nombreux services à domicile ne peuvent pas aider toutes les personnes qui le voudrais par manque de professionnels et nombre d’établissements pour personnes âgées ferment des places pour les mêmes raisons.
Cette situation particulièrement préoccupante va devenir totalement insupportable : en effet nombre de personnes âgées qui voudront entrer en établissement où être accompagnés à leur domicile ne pourront pas l’être par manque de professionnels.
Bien entendu l’actuel gouvernement ne peut pas rattraper 20 ans de dérives en 5 ans.
Un effort certain a été réalisé sur les augmentations salariales à travers le Ségur et l’agrément de l’avenant dans le secteur associatif de l’aide à domicile.
Mais ces mesures salariales doivent être étendues à l’ensemble des professionnels de l’aide aux personnes âgées de façon identique.
Par ailleurs le gouvernement porte la lourde responsabilité d’avoir renoncé à la loi grand âge et d’avoir présenté un projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2022 qui n’apporte aucune réponse aux nombreux constats faits sur le sujet depuis 20 ans et tout particulièrement depuis le début du quinquennat.
Dans l’immédiat, l’AD-PA appelle l’Etat à financer les formations courtes d’accès au secteur telle que celle déployée en Occitanie et à prolonger le dispositif ouvert pendant la crise qui permettait de recruter en nombre d’autres professionnels que les soignants, tels que des psychologues ou des animateurs de vie sociale.
L’AD-PA demande donc en urgence l’augmentation du nombre de professionnels en établissement et à domicile pour mieux accompagner les personnes âgées au quotidien et faire en sorte qu’elles ne soient pas à l’avenir délaissées sans solution.
En effet ce sont désormais les difficiles conditions de travail qui sont le frein essentiel aux recrutements dans le secteur et se sont bien les pouvoirs publics qui en sont les principaux responsables.
Comme le dit Élise Richard dans son livre qui vient de sortir la France « doit arrêter de maltraiter les vieux ».
Contact :
LE 29/10/2021
Comment expliquer que près de 20% des lits soient fermés dans les hôpitaux ?
(France Culture avec Agnès Hartemann, chef de service de diabétologie à La Pitié Salpêtrière)
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LA QUESTION DU JOUR par Guillaume ErnerS’ABONNER
Faute de personnel soignant, 20% de lits en moyenne sont fermés dans les hôpitaux français, et ce, dans tous les secteurs de soins, d’après un avis publié début octobre 2021 par le Conseil scientifique.
https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/avis_conseil_scientifique_5_octobre_2021.pdf

Nouvelle alerte émise par le Conseil scientifique. Dans un avis publié début octobre 2021, il fait état d’un chiffre édifiant : 20% de lits en moyenne seraient fermés dans les hôpitaux français, et ce, dans tous les secteurs de soins. En cause : le manque de personnel soignant. Reconnaissant que « la situation était compliquée » dans les hôpitaux, le ministre de la santé, Olivier Véran, n’a pas confirmé ce chiffre, demandant une étude plus exhaustive de la situation. Il a néanmoins admis un manque de soignants et une augmentation du nombre de postes vacants.
Guillaume Erner reçoit Agnès Hartemann, chef de service de diabétologie à La Pitié Salpêtrière à Paris, membre du collectif Inter-Hôpitaux.
Interpellé par la députée France Insoumise Caroline Fiat, sur les métiers du soin et la disponibilités des lits dans les hôpitaux, le ministre de la Santé a lancé un appel à ceux qui ont quitté la profession.
Face au Covid-19, Olivier Véran lance un appel aux infirmiers qui ont quitté l’hôpital
29 févr. 2021
https://www.youtube.com/watch?v=_kakD8jCmJA
Voir aussi:
Le défilé des spécialités en détresse se poursuit, ce jour les gynécologues obstétriciens et la pédiatrie
https://jeansantepolitiqueenvironnement.wordpress.com/2021/10/28/23077/