Nouvelles des hôpitaux de la région

Saint-Gaudens. Bertrand Périn : « Poursuivre la modernisation de l’hôpital »

Bertrand Périn, nouveau directeur du centre hospitalier Comminges-Pyrénées

Publié le 21/10/2021 à 05:10

Bertrand Périn, nouveau directeur du centre hospitalier Comminges-Pyrénées

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l’essentiel

Bertrand Périn est tout heureux de revenir dans le Sud : le nouveau directeur de l’hôpital est rassuré quant à l’établissement. Mais conscient du travail qui reste à opérer.

Un Toulousain qui a l’occasion de revenir en Haute-Garonne est toujours un homme heureux, Bertrand Périn n’échappe pas à la règle. Né à Toulouse, étudiant à Toulouse (DESS de droit public), il s’est « échappé » quelques années pour passer par le ministère des finances et les Douanes avant d’entrer à l’école nationale de santé publique. Un secteur qu’il maîtrise pour le fréquenter depuis 1993 et ses stages à Versailles et au Liban. Passé ensuite par l’hôpital de Meaux-Lagny, il a fini par se rapprocher de ses racines via Cahors, Lavaur, Villefranche-de-Rouergue… et enfin le 31, à la tête du centre hospitalier Comminges-Pyrénées et des hôpitaux de Luchon.

« Un bel établissement, commente-t-il, sensiblement identique à celui de Villefranche-de-Rouergue, avec une communauté hospitalière attachante et une large gamme de services hospitaliers ».

Un établissement avec ses atouts et ses difficultés, que le nouveau directeur entend asseoir sur sa zone sanitaire et les 100 000 têtes qui s’y trouvent rattachées.

Côté difficultés, recrutement et ressources humaines, finances et trésorerie restent délicats.

Pour le premier volet (l’humain), Covid puis pass sanitaire n’ont pas arrangé la situation : les personnels hospitaliers ne sont pas légion, et la concurrence entre établissement est rude. Cependant, l’établissement affiche presque complet – il faudra tout de même prévoir les prochains départs en retraite en gériatrie et médecine.

Proximité

Pour le second (l’argent), « la tarification à l’acte ne joue pas en notre faveur » lance le directeur. Et si l’ARS a « joué le jeu » en aidant les établissements de santé pendant la crise, les aides ne sont pas éternelles. Bertrand Perrin entend donc « travailler sur un plan de retour à l’équilibre, optimiser les recettes et les dépenses ». Une quadrature compliquée, « les recettes liées à l’activité ; l’activité nécessite des personnels… ». Pas question pour autant de céder au défaitisme, le directeur croit en un avenir qui passera par « notre rôle de proximité ». Objectif : convaincre les patients du Comminges de se faire soigner ici, « chez eux ».

Modernisation

La modernisation a déjà été entreprise : le regroupement de tous les services sur un seul site et le rafraîchissement consenti à tous les étages vont en ce sens. La cotation en catégorie « A » de l’hôpital par la haute autorité de santé également : « Il ne faut pas galvauder ce classement, car les petits établissements comme le nôtre ont les mêmes complexités que les grands (soins toutes catégories, labo, urgence… ), et doivent répondre aux mêmes exigences ». L’établissement prépare déjà le renouvellement de cette cotation (prévu en 2024), « on ne peut pas s’y prendre au dernier moment, c’est un dossier au long cours qui passe par le maintien au quotidien de la qualité des services et de la prise en charge ».

Pour convaincre encore les patients, le développement des compétences locales sur toutes les pathologies sera un bon argument. Tout comme l’ambition de se fondre dans un projet médical partagé par l’ensemble des établissements du Groupement hospitalier de territoire (GHT) 1. Les établissements travaillent déjà ensemble sur le maillage du territoire, le développement de diverses synergies et de travaux en commun. La prochaine étape consistera à « partager les compétences médicales, à travers un projet « médical partagé » à l’échelle du GHT, il permettra à chacun de proposer à ses patients un parcours de soins complémentaires ».1 : le GHT regroupe le CHU, l’hôpital Marchand à Toulouse, Muret, Lavaur, et Saint-Gaudens-Luchon.

Montauban. « Attirer des soignants grâce à des projets » : la nouvelle ère de l’hôpital

Sébastien Massip, directeur du centre hospitalier de Montauban DDMSébastien Massip, directeur du centre hospitalier de Montauban DDM

HôpitalMontaubanPublié le 23/10/2021 à 05:15

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l’essentiel

Huit mois après sa prise de fonction à la tête du centre hospitalier de Montauban, le directeur Sébastien Massip livre ses premiers remèdes pour ranimer un paquebot qui semblait sombrer dans l’anémie depuis dix ans.

Sébastien Massip, le directeur du centre hospitalier de Montauban, a pris ses fonctions au printemps dernier. À la tête d’une structure de plus de 1 800 agents (plus de 180 médecins) et de 165 millions d’€ de chiffre d’affaires, le nouveau patron du plus important établissement de santé du Tarn-et-Garonne a pris le temps de consulter, d’analyser, avant de rédiger et de remettre, en juin dernier, aux instances, un premier rapport.

Un rapport « d’étonnement », souligne-t-il, comme pour mieux, pointer du doigt « des projets en suspens depuis cinq à dix ans, un niveau d’investissement faible en termes d’équipements et de travaux, l’absence de tout projet d’établissement depuis dix ans à Montauban… »

Aujourd’hui, l’hôpital a beau être toujours en déficit de 11 millions d’€, les mots d’ordre se veulent beaucoup plus ambitieux pour préparer le plan stratégique 2022-2026 qui sera dévoilé en mars 2022.

Les années noires sembleraient même, presque, être passées. L’établissement veut se donner une feuille de route. « Un comité de pilotage a été mis en place cet été. Il s’agit de mettre sur rail un projet social pour les médecins, un projet social pour les personnels non-médicaux, un schéma directeur immobilier, un schéma directeur des systèmes d’information, de revoir les contours des huit pôles… L’idée est de recueillir, pôle par pôle, les contributions qui serviront à l’élaboration du projet médical d’établissement », indique le directeur.

Premières pistes

Quelles vont être alors les priorités dans la stratégie d’avenir de l’hôpital ? Les premières pistes se dévoilent déjà.

Véritable serpent de mer, la modernisation des structures d’hébergement des personnes âgées est enfin à l’ordre du jour. L’établissement envisage de construire ainsi une nouvelle unité de 90 lits pour remplacer l’actuel Ehpad (établissement d’hébergement de personnes âgées dépendantes) du Cours Foucault et les préfabriqués de l’USHPA (unité des soins et d’hébergement de personnes dépendantes) installés au cœur de l’hôpital. Le lieu d’implantation sera arrêté à la mi-décembre. Le projet balance toujours entre une reconstruction à l’emplacement actuel du Cours Foucault et un terrain proche de 10 000 m2, situé à l’ancien arsenal. Une fois le choix effectué, les travaux devraient durer deux ans et une ouverture est envisagée courant 2024.

Le flou commence aussi à s’estomper sur ce projet de nouvel hôpital. En deux chiffres, il s’agit d’un bâtiment de 75 000 m2 et de 500 lits. Là encore, un comité de pilotage a été mis en place et devrait rendre ses premières conclusions au mois de novembre. « J’ai demandé que l’on étudie toutes les pistes, y compris une reconstruction sur le même site. Mais je crois déjà savoir que, même si ce n’est pas impossible, ça va être compliqué de rester sur le site actuel. Je tiens aussi à dire que je ne suis lié d’aucune manière que ce soit aux annonces qui ont pu être faites par le passé, notamment sur une future implantation à Bressols. Si les conclusions du comité de pilotage orientent la réflexion sur un autre site, on lancera un appel à manifestation d’intérêt pour trouver un autre terrain. »

Une stratégie de recrutement se révèle aussi cruciale. « On va rétablir des liens avec les établissements universitaires de Toulouse, afin d’étoffer nos équipes médicales en fonction de la stratégie médicale choisie. »

Mais d’ores et déjà, l’oncologie et l’hématologie clinique seront renforcées. Deux jeunes dermatologues sont attendus aussi, en novembre prochain, à l’hôpital, ainsi qu’un rhumatologue courant 2022. Un nouveau scanner doit arriver également au premier semestre de l’année prochaine. « On attire des soignants grâce à des projets, des investissements. Il faut montrer que l’on ne stagne pas, que l’on est dynamique. La puissance d’hôpital, c’est le dynamisme et le professionnalisme des équipes médicales dans un contexte de qualité des soins. »

Gers. Hôpital d’Auch : des manifestants dénoncent un manque d’effectifs aux urgences

Les manifestants votent la grève pour demander plus de moyens.Les manifestants votent la grève pour demander plus de moyens. DDM – NEDIR DEBBICHE

Social,  Auch,  GersPublié le 21/10/2021 à 21:07 , mis à jour à 22:10

l’essentiel

Près de 80 professionnels ont manifesté ce jeudi devant les urgences d’Auch pour dénoncer un manque d’effectifs au centre hospitalier.

Ce jeudi après-midi, près de 80 professionnels de la santé se sont rassemblés devant les urgences du Centre hospitalier d’Auch, à l’appel de la CGT santé action sociale du Gers. Parmi les manifestants, des urgentistes mais aussi des infirmiers, des sapeurs-pompiers du SDIS32 ou encore des représentants de l’hôpital psychiatrique d’Auch venus soutenir leurs collègues.

Au cœur des préoccupations, la loi Rist qui devait entrer en vigueur le 28 octobre mais dont le report (à 2022) a finalement été décidé ce jeudi par le ministère de la Santé. L’article 33 de cette loi doit encadrer les rémunérations des médecins vacataires à l’hôpital public. Objectif du gouvernement : inciter ces derniers à se salarier dans les hôpitaux. Mais certains dénoncent un risque d’une fuite de ces médecins vers le privé plutôt que vers le public, aggravant encore un peu plus le manque de personnels.

Autre inquiétude, plus locale cette fois-ci : « Nous avons appris le départ de cinq médecins urgentistes vacataires au 1er novembre 2021. Désormais, sur les 22 médecins nécessaires au bon fonctionnement, il n’en reste que huit et demi », s’agace Benoit Daussat, le secrétaire CGTdu centre hospitalier d’Auch.

La crainte de perdre un médecin urgentiste

Selon les manifestants, ces départs pourraient avoir de lourdes conséquences, notamment sur le service des urgences : « On pourrait se retrouver avec deux médecins, dont 1 Smur [qui est envoyé en intervention, NDLR]. Donc un seul médecin aux urgences pour 70 patients par jour. S’il y a deux urgences vitales au même moment, ce ne sera pas possible » s’alarme Noémie, aide-soignante aux urgences d’Auch depuis plus de 3 ans.

L’inquiétude s’est transformée en action. Les manifestants ont voté hier le dépôt d’un préavis de grève illimitée qui devrait être déposé dès vendredi… à moins que le report de la loi n’ait apaisé les esprits d’ici là. Contactée à plusieurs reprises, la direction de l’hôpital n’a pas pu donner suite à nos sollicitations avant la parution de cet article.Etienne Merle

Centre hospitalier d’Auch : le service de gastro-entérologie et néphrologie au point mort

ABONNÉSRassemblement sur le parvis de l'hôpital d'Auch hier en début d'après-midi.Rassemblement sur le parvis de l’hôpital d’Auch hier en début d’après-midi. DDM – C.M.

Publié le 12/10/2021 à 19:46 , mis à jour à 19:47 https://www.ladepeche.fr/2021/10/12/centre-hospitalier-dauch-le-service-de-gastro-enterologie-au-point-mort-9846924.php

l’essentiel

Dénonçant des conditions de travail trop difficiles, le personnel du service « 5B » a entamé mardi une « grève d’une durée illimitée ».

L’équipe du service de gastro-entérologie et de néphrologie du Centre hospitalier d’Auch a débuté mardi une grève d’une durée illimitée. Le mouvement de protestation, décidé le 30 septembre, est suivi par « 100 % du personnel du service », déclare Benoît Daussat, secrétaire général CGT du CH d’Auch, à l’occasion d’une conférence de presse organisée au sein des locaux de l’hôpital.

L’ensemble du personnel du service est en grève.
L’ensemble du personnel du service est en grève. DDM – C.M.

Soutenu par le syndicat CGT Santé Action Sociale, le personnel du service réclame, entre autres, des renforts. « Nous demandons le recrutement d’un infirmier et d’un aide soignant supplémentaire, ainsi que la pérennisation d’un poste médian infirmier », explique Christophe Bukovec, secrétaire départemental santé CGT. Avant d’ajouter deux autres revendications : « On réclame également l’installation de la climatisation dans le service ainsi que l’achat de matériels. »

Début d’un bras de fer

Pour marquer le début de la grève et exprimer son mécontentement envers sa direction, le personnel du service a organisé une assemblée générale sur le parvis du CH d’Auch, mardi après-midi. On pouvait ainsi lire sur diverses pancartes : « Manque de soignants = danger pour les patients », « SOS gastro, nephro en détresse »…

Une action qui est intervenue juste avant une réunion qui s’est avérée infructueuse avec la direction. « Aucune solution n’a été apportée par l’établissement, mis à part une réorganisation du service et une proposition de formation à la gestion du stress pour le personnel du service », glisse Benoît Daussat sur un ton déconcerté.

De son côté, la direction assure « chercher des solutions et attend des réponses sur ces propositions pour soulager la charge de travail » dans ce service, en lien avec « son équipe et ses médecins ».
 

Auch : grève du personnel du CHS ce mardiLes soignants ont rencontré la direction le 5 octobre dernier. DDM

Les soignants ont rencontré la direction le 5 octobre dernier.

Publié le 19/10/2021 à 05:11 https://www.ladepeche.fr/2021/10/19/auch-greve-du-personnel-du-chs-ce-mardi-9861829.php

La CGT 32 appelle le personnel du Centre hospitalier spécialisé (CHS) du Gers à la grève, aujourd’hui. Un rassemblement est prévu devant l’antenne gersoise de l’Agence régionale de santé (ARS), place de l’Ancien Foirail, à Auch, à 10 heures. Après la rencontre entre une centaine de soignants et la direction du CHS le 5 octobre dernier, les équipes demandent le développement d’alternatives à l’hospitalisation, le « renforcement des structures existantes » par le recrutement de personnel ainsi qu’une meilleure organisation de l’accueil et de l’orientation des patients. Selon le communiqué de la CGT 32, « aujourd’hui, le parcours patient pour entrer à l’hôpital est incompréhensible. »

Les membres du personnel refusent également les fermetures de lits. D’après la CGT 32, « le manque de lits condamne les malades à rester seuls face à leur souffrance. C’est ce que rappellent nos collègues du SAU (service d’accueil des urgences), des centres médico-psychologiques (CMP) ou des structures médico-sociales (halte de jour…). »

Saint-Girons. Une lettre ouverte sur la situation du Chac

Le comité de défense du Chac exprime ses inquiétudes dans une lettre ouverte.  DDMLe comité de défense du Chac exprime ses inquiétudes dans une lettre ouverte. DDM

Publié le 24/10/2021 à 05:12 https://www.ladepeche.fr/2021/10/24/une-lettre-ouverte-sur-la-situation-du-chac-9887639.php

C’est par une lettre ouverte adressée mi-octobre à l’ensemble des élus du territoire que le comité de défense du Chac formé de « citoyens ordinaires » s’est ému de la situation de ce dernier.

« Après mûre réflexion et toujours circonspection », le comité estime « qu’il y a urgence à inverser une tendance implacable pour cet élément structurant majeur du paysage socio-économique avec des menaces sur la fermeture de certains services, demain l’hôpital lui-même ».

Un constat fondé sur le dernier rapport de la cour régionale des comptes, des rencontres avec les acteurs locaux (élus, agents ou représentants des personnels) et mis en perspective avec les engagements ministériels. Cette lettre liste « nombre d’écueils susceptibles de fragiliser durablement l’hôpital : projet de réorganisation en ambulatoire pour la chirurgie, les difficultés chroniques de recrutement des personnels médicaux, comblées par le recours aux intérimaires ».

Le comité se dit « inquiet » pour l’avenir

Ils dénoncent « un déficit d’attractivité renforcé par une politique guidée par des raisons d’économies, une vue comptable, la politique managériale de l’établissement voire le comportement autocratique de la direction. » Le comité de défense du Chac déplore une « situation ubuesque pesant sur l’activité à moyen terme de l’hôpital et donc son financement », rappelant ce récent courrier cosigné par 156 personnels (dont 20 médecins), faisant état du « désarroi des soignants face à une dégradation continue de leurs conditions de travail ».

Pour le comité « une situation alarmante pour l’hôpital, acteur essentiel de soins de premier recours, alors que l’offre en médecine générale décline ».

Le comité se dit « soucieux de voir se maintenir et se développer une offre de soins de qualité sur l’ensemble du territoire autour d’un hôpital auquel tous sont sincèrement attachés. Une volonté inscrite au cœur de ses statuts. »

Urgences du Chiva : la CGT et le personnel en appellent aux élusLe personnel gréviste des urgences du Chiva a écrit au directeur général de l’ARS pour lui demander qu’il trouve des solutions. DDM, archives.

Le personnel gréviste des urgences du Chiva a écrit au directeur général de l’ARS pour lui demander qu’il trouve des solutions.

HôpitalAriègeSocial

Publié le 09/10/2021 à 05:14 , mis à jour à 05:22

https://www.ladepeche.fr/2021/10/09/urgences-du-chiva-la-cgt-et-le-personnel-en-appellent-aux-elus-9840707.php

Rien de neuf du côté du service des urgences du centre hospitalier des vallées de l’Ariège (Chiva) où, selon la CGT, trois-quarts des agents, hors ceux qui sont en CDD, sont en grève depuis le 21 mai (cf. nos précédentes éditions). Ils réclament des créations de postes (infirmières, aides-soignants, brancardiers, agents de service hospitalier et secrétaires médicales) qui, rappellent-ils, « nous permettront d’assurer une meilleure prise en charge du patient ».

Mais suite à la rencontre, infructueuse, avec la directrice de l’établissement de soins, la CGT-Chiva et le personnel ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Ils vont ainsi écrire à Pierre Ricordeau, directeur général de l’agence régionale de santé (ARS) d’Occitanie, pour lui demander de « trouver les solutions nécessaires afin de répondre fortement aux revendications des personnels », explique Grégory Bonis, membre du bureau de la CGT-Chiva.

Par ailleurs, le personnel, qui ne cache plus son malaise face à « ces conditions de travail dégradées », en appelle aux élus du territoire et à la population. « Nous aimerions nous sentir soutenus dans nos revendications », ont indiqué, ce vendredi après-midi, des infirmières urgentistes. Avant de rappeler : « Nous nous battons pour mieux accueillir les patients ».

Futur hôpital de Tarascon-sur-Ariège : les partenaires commencent à s’impatienter

La reconstruction de l’hôpital de Tarascon divise encore aujourd’hui les opinionsLa reconstruction de l’hôpital de Tarascon divise encore aujourd’hui les opinions  – Photo DDM SL

Publié le 24/10/2021 à 16:49 , mis à jour à 16:50 https://www.ladepeche.fr/2021/10/24/futur-hopital-de-tarascon-sur-ariege-les-partenaires-commencent-a-simpatienter-9888123.php

l’essentielLes partenaires financiers impliqués dans la reconstruction du centre hospitalier Jules-Rousse, à Tarascon-sur-Ariège, auraient récemment pressé l’avancement de ce dossier paralysé depuis une dizaine d’années. Explications.

C’est pour ainsi dire devenu une légende urbaine, un projet plein de promesses dont l’urgence n’est pourtant plus à débattre, mais qui a bien du mal à voir le jour. En effet, au cœur d’un conflit depuis plusieurs années, resserré aujourd’hui entre la communauté de communes du pays de Tarascon et le Département, l’avenir du centre hospitalier tarasconnais, qui dépend aujourd’hui du résultat d’une étude de conformité, est actuellement en statu quo.

Le terrain de Banat avait été présenté en octobre 2020 en présence, entre autres, de Christine Téqui, présidente du conseil départemental de l'Ariège.
Le terrain de Banat avait été présenté en octobre 2020 en présence, entre autres, de Christine Téqui, présidente du conseil départemental de l’Ariège.

La source du désaccord : son futur emplacement. Actuellement perché dans le quartier de « Lafrau Haute » à Tarascon, l’établissement qui doit être reconstruit en intégralité s’est vu, en 2015, proposer un terrain à Banat à côté du parc de la préhistoire. Une parcelle de 1,5 ha apportée gracieusement par le conseil départemental couplée d’une enveloppe de 2,60 M€ pour aider à sa reconstruction. Une démarche pour que « ce projet se concrétise et en finir avec les tergiversations », avait déclaré Christine Tequi, présidente du conseil départemental en octobre 2020 : « Chaque participant a un rôle à jouer pour propulser ce dossier », insistait l’élue.

Un dossier suivi également de près par Philippe Pujol, président de la communauté de communes du Pays de Tarascon : « Toutes les recommandations des Ehpad de demain vous disent qu’il faut être le plus proche possible d’un centre-ville et si possible favoriser les liens intergénérationnels. Pas isolé à 4 km de Tarascon », souligne le maire d’Arignac. Mais l’emplacement du futur centre de santé devrait être tranché plus rapidement que prévu. En effet, selon nos sources, certains partenaires financiers impliqués dans sa reconstruction auraient imposé un ultimatum aux différents acteurs décisionnaires du territoire. Une deadline qui serait fixée au 31 décembre prochain.

La « comcom » veut explorer d’autres pistes

« Nous ne sommes contre rien, nous n’avons rien arrêté, rien rejeté, explique Philippe Pujol. Une procédure de déclaration de projet est en cours et doit faire apparaître les terrains susceptibles de recevoir cette structure. Si Banat est le meilleur endroit alors pas de problème, mais il ne faut pas écarter les autres emplacements, nous voulons simplement que ce soit la meilleure solution qui soit prise en compte », conclut-il. Bien plus qu’une option, le terrain de Banat est la meilleure solution pour le maire de Tarascon : « Je vous invite à écouter ceux qui sont les financeurs et les responsables, c’est-à-dire, le conseil départemental, l’État et l’hôpital […] Un bureau d’études est actuellement en train de proposer une modification du PLU pour permettre la construction de l’hôpital et le président du SCOT nous dit qu’il ne fera pas d’opposition. L’État trouve que le travail du cabinet est satisfaisant, alors que peut-on reprocher à ce terrain ? », a déclaré Alain Sutra, lors du conseil municipal de Tarascon.
Une interrogation qui fera sans doute l’objet d’un débat aujourd’hui lors du rapport de l’hôpital à la séance plénière du conseil départemental.

L’hôpital Jules-Rousse : les dates clés à retenir

L’implantation du futur hôpital de Tarascon-sur-Ariège sera aujourd’hui l’un des points sensibles de la séance plénière du conseil départemental de l’Ariège. Bien plus qu’un coup de peinture, le site doit impérativement être rebâti et sa future relocalisation suscite encore aujourd’hui des désaccords. Retour sur ces dates incontournables.

  • 2011 : déjà les projets concernant l’hôpital Jules-Rousse se confrontent entre Alain Sutra, maire de Tarascon, et Alain Duran alors président de la communauté de communes du pays de Tarascon.
  • 2012 : le Département délibère pour l’achat d’un terrain à Quié censé accueillir le nouvel hôpital.
  • 2013 : à la fin de l’année, l’ARS lui attribut la somme de 650 K€ dans le cadre du Fonds d’intervention régional (FIR).
  • 2015 : le conseil de surveillance valide 126 lits en Ehpad, 25 places de SSIAD, et 6 places d’accueil de jour. Martine Gache, alors directrice de l’établissement annonce qu’un nouvel hôpital verra le jour sur la commune de Quié, grâce au soutien de l’ARS et du conseil général de l’Ariège. Dans la même année, le projet de construction sur Quié ne sera finalement pas retenu. Le Département propose un terrain dont il est propriétaire en voisinage du Parc de la Préhistoire, à Banat. Le principe d’une subvention de 2,2 M € est également validé.
  • 2018 : la suppression de l’USLD ne passe pas et 19 des 20 maires de l’intercommunalité considèrent que cette fermeture constitue une « aberration humaine et territoriale ». Alain Sutra explique ne pas avoir le choix « faute de médecins et de personnels qualifiés ».

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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