Les déserts médicaux à la une de la dépêche – Rapport du Sénat

Comment en finir avec les déserts médicaux ?

Editorial 23 Octobre 2021 La Dépêche


Comment en finir avec les déserts médicaux ?

Jean Claude Souléry

  • Comment en finir avec les déserts médicaux ?

Santé,  Société

Publié le 23/10/2021 à 05:54 , mis à jour à 07:19

https://www.ladepeche.fr/2021/10/22/comment-en-finir-avec-les-deserts-medicaux-9884264.php

l’essentiel

Un nouveau rapport parlementaire sur les déserts médicaux a été rendu mercredi. Les deux rapporteurs de la commission sénatoriale, Philippe Mouiller (LR, Deux-Sèvres) et Patricia Schillinger (LREM, Haut-Rhin) font cinq recommandations à l’Etat et sept aux collectivités territoriales pour améliorer l’accès aux soins de millions de Français.

Le rapport

https://www.senat.fr/rap/r21-063/r21-063-syn.pdf

Ce n’est pas la première fois que la question des déserts médicaux s’invite dans le débat public.  Régulièrement depuis plusieurs années, patients, médecins, élus locaux tirent la sonnette d’alarme sur la difficulté d’accès aux soins à laquelle sont confrontés de nombreux Français, dans les zones rurales bien sûr, mais aussi dans certains quartiers de grandes agglomérations. 

Parcourir plus d’une dizaine de kilomètres avant de trouver un médecin généraliste, souffrir de délais indécents pour obtenir un rendez-vous médical chez un spécialiste, être à plus d’une demi-heure de route d’une maternité ou d’un service d’urgence : autant de situations que vivent les Français. Le fait que beaucoup de praticiens arrivent à l’âge de la retraite sans trouver de successeurs et que les nouvelles générations ne sont pas assez nombreuses pour compenser ces départs a aggravé la situation.

Stratégie Ma Santé 2022

Face à ce défi pour l’égal accès aux soins, l’Etat et les collectivités ne sont pas restés inactifs. Le plan d’accès aux soins, présenté en octobre 2017, a posé les premiers jalons ; et la stratégie Ma Santé 2022 présentée par le gouvernement veut donner un nouvel élan à cette dynamique, avec de nouveaux outils pour inciter les médecins à s’installer dans des déserts médicaux, encourager de nouvelles formes d’exercice médical, par exemple avec la télémédecine, et libérer du temps médical en s’appuyant sur d’autres professionnels de santé. La réforme du numerus clausus, ce quota annuel qui limitait le nombre de médecins, a constitué une bonne nouvelle.

Du côté des collectivités locales – communautés de communes, départements et régions – on a vu apparaître des maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) avec des praticiens salariés qui gagnent ainsi en qualité de vie, et des investissements dans la télémédecine.

Les déserts médicaux : une « bombe à retardement »

Mais tout cela prend du temps et demande des moyens humains et financiers alors qu’il y a urgence. Lors de son congrès fin septembre, l’Association des maires ruraux de France (AMRF) a interpellé le Premier ministre sur les déserts médicaux et la santé, « oubliée de l’agenda rural » et potentielle « bombe à retardement » à l’heure du vieillissement de la population. « Nous mettons le paquet sur la santé publique », avait répondu Jean Castex.

Les déserts médicaux
Les déserts médicaux DDM

Pour l’heure, le compte n’y est pas comme viennent de le souligner les sénateurs Philippe Mouiller (LR) et Patricia Schillinger (RDPI) qui ont présenté mercredi le rapport « Les collectivités à l’épreuve des déserts médicaux : l’innovation territoriale en action. » Les deux élus, qui dénoncent une « fracture territoriale », développent 12 pistes de réflexion à destination de l’Etat (5 recommandations) et des collectivités locales (7 préconisations), parmi lesquelles la nécessité d’un débat national sur la liberté d’installation des médecins, épineux et récurrent problème. 

« Pourquoi l’État, à qui incombe la responsabilité exclusive de la politique de la santé, semble-t-il éprouver autant de difficultés à réduire les inégalités territoriales d’accès aux soins ? », s’interrogent les deux sénateurs qui louent la capacité d’innovation des territoires en matière de santé, et conçoivent leurs recommandations comme une boîte à outils utilisable par tous les acteurs désireux de freiner ou d’éviter les déserts médicaux.Philippe Rioux  
@techno

ENTRETIEN. Déserts médicaux : pour Jean-Marc Castadere, « il faut surtout améliorer les conditions de travail »

Pour Jean-Marc Castadere, salarier des médecins n'est pas une solution.

Pour Jean-Marc Castadere, salarier des médecins n’est pas une solution. Photo Twitter

Santé,  Occitanie,  Gers

Publié le 23/10/2021 à 07:01

https://www.ladepeche.fr/2021/10/21/entretien-deserts-medicaux-pour-jean-marc-castadere-il-faut-surtout-ameliorer-les-conditions-de-travail-9882446.php

l’essentiel

Dans le Gers, le département a décidé de salarier plusieurs médecins. Rémunération fixe, voiture de fonction… tout est fait pour les attirer. Mais pour Jean-Marc Castadere, médecin généraliste à L’Isle-Jourdain et président départemental du syndicat MG Gers, ce n’est pas la meilleure solution.

Comment expliquer ces déserts médicaux ?

On a considéré qu’il y avait trop de médecins il y a plusieurs années, qu’ils étaient responsables du trou de la Sécurité sociale. Aujourd’hui on se retrouve avec de grosses difficultés qui risquent de durer dans les années à venir. Même si on forme beaucoup de confrères… il faut surtout améliorer les conditions de travail, sinon ils partiront faire un autre métier. 

Combien de médecins manquent dans un département comme le Gers ?

On a eu un afflux de médecins généralistes dans le Gers dans les années 1980, ils sont venus d’autres territoires car dans le département il y avait du travail pour les jeunes praticiens formés. Puis est arrivé le « numerus clausus » (NDLR: nombre limite d’étudiants de 1re et de 2e année pouvant passer en études supérieures). Il y avait de moins en moins de médecins formés à l’université. Cela a donc engendré des manques de formations et on le paie aujourd’hui en termes d’offre de soins.

Par-dessus ça, il y a  « l’effet 35 heures ». Dans les années 1980; il était de bon ton pour un médecin de travailler beaucoup… Aujourd’hui la société a changé et les médecins veulent un meilleur équilibre personnel et professionnel. Ils ne veulent plus négliger leur vie en dehors du travail.

Des collectivités veulent salarier des médecins, est-ce une bonne initiative ? 

Pour moi ce n’est pas une bonne idée, car cela va perturber l’écosystème de santé. Ces salariés vont avoir des aides venant des communautés de communes, de la mairie… avec une rémunération quel que soit le nombre d’actes. À côté, d’autres vont payer leurs propres charges.

Puis il faut penser au surcoût pour les citoyens. Je ne suis pas certain que ce soit la panacée ! Prenons par exemple l’hôpital d’Auch; il y a des postes de médecins salariés et ils ont du mal à recruter. J’ai exprimé mes craintes au niveau départemental et je le ferai au niveau national. Il faudrait faire l’évaluation des départements comme la Saône et Loire qui ont fait des expériences sur du long terme. Combien d’heures travaillées ? De patients soignés ? Et combien cela coûte-t-il  ? 

Quelles seraient les meilleures solutions pour faire venir des médecins dans les milieux ruraux ?

Il faudrait faire un Ségur pour la médecine libérale comme pour l’hôpital. On devrait se rapprocher des médecines du nord de l’Europe. Ils ont plusieurs salariés par cabinet, pour faire plusieurs taches, cela permet de prendre en charge plus de patients et de façon plus cohérente, sans entrer en concurrence.

Il faudrait également que les consultations dans des lieux « moins sexy » soient mieux valorisées que dans une grande métropole. Sans oublier qu’il est nécessaire d’offrir aux nouveaux mais aussi anciens médecins, un confort de travail.

Je suis maître de stage et je vois un certain nombre d’internes et de médecins qui sont « abîmés » par les études, et qui ne veulent pas travailler 70 heures par semaine. Donc ils changent de métier

.Fiona Bonassin

Premier centre de santé en Hautes-Pyrénées : des médecins salariés pour répondre au « désert médical » à Aureilhan

ABONNÉSJulien, médecin originaire de Nantes, s'est installé au pied des Pyrénées, avec sa compagne, elle aussi médecin au centre de santé. Julien, médecin originaire de Nantes, s’est installé au pied des Pyrénées, avec sa compagne, elle aussi médecin au centre de santé. NR LAURENT DARD – LAURENT DARD

SantéAureilhanHautes-Pyrénées

Publié le 22/10/2021 à 16:28 , mis à jour à 17:02

https://www.ladepeche.fr/2021/10/22/aureilhan-des-medecins-salaries-pour-repondre-au-desert-medical-9884616.php

l’essentiel

Dans un département où la pénurie de praticiens se fait cruellement sentir, le premier centre de santé créé sur les Hautes-Pyrénées, répond à une demande de patients sans médecin, qui va croissante. 

« Si on n’avait pas cette offre, je ne sais pas ce que l’on ferait ». Betty et Francis sont patients du centre de santé d’Aureilhan dont la salle d’attente ne désemplit pas chaque jour depuis son ouverture il y a trois ans. André et Joëlle se disent « soulagés » d’avoir trouvé un médecin après avoir « couru tout le département ». « Il y a quelques années, nous avions 5 médecins sur la commune, progressivement ils sont partis à la retraite, expliquent le maire Yannick Boubée et son adjoint Christian Zytynski. Nous nous sommes retrouvés avec un médecin et demi pour soigner 8.000 habitants. Nous étions partis sur une maison de santé pluriprofessionnelle avec des médecins libéraux mais l’appel à candidature n’a rien donné. Nous nous sommes rendu compte que la majorité des jeunes médecins préféraient être salariés. Nous avons commencé à ouvrir le centre avec deux premiers médecins vacataires proches de la retraite. Puis, en avril 2020, un premier médecin a été salarié à temps complet. À partir de là, grâce aux réseaux, d’autres médecins salariés sont venus renforcer le centre pour atteindre le nombre de cinq. »
Pourquoi cela a-t-il marché ? « Le médecin salarié est délesté des charges financières et des tâches administratives d’un cabinet libéral, qui sont assumées par le centre de santé et peut se concentrer sur « son cœur de métier » : soigner les patients » répond la directrice du centre de santé Angélique Guyonvarch. En proposant de meilleures conditions de travail (35 heures hebdomadaires, un samedi sur quatre de permanence, etc), la solution du centre de santé a permis d’attirer de jeunes praticiens, avec une moyenne d’âge de seulement 31 ans.
Quatre des cinq praticiens recrutés au centre de santé ne sont pas originaires de la région. Julien et Julie, un jeune couple de Nantais, sont venus faire un remplacement durant l’été 2020. « Au départ, nous ne connaissions pas du tout le fonctionnement et nous avons été séduits. Nous adorons les Pyrénées et nous avons finalement décidé de nous installer ici » témoignent-ils. Pour se donner un maximum de chances, la ville met aussi à disposition un appartement. En revanche, la recherche de médecins, même remplaçants, se heurte à la limite du manque d’emplois sur le bassin tarbais. « Un médecin de Toulouse a fait un remplacement durant quelques semaines mais son conjoint n’ayant pas trouvé de travail, elle n’a pas pu rester » témoigne la directrice. Le regroupement de plusieurs médecins au sein de la structure a favorisé « la cohésion d’équipe » : « à la pause méridienne, ils se retrouvent dans la salle de réunion commune pour échanger sur les patients » témoigne Yannick Boubée. Le projet médical « collectif » fait la part belle aux actions de prévention sur le diabète, le cancer, etc.
« Sans le centre de santé, 3800 patients n’auraient pas de médecin référent » souligne-t-il. À tel point que celui-ci est victime de son succès. « Nous refusons en moyenne une vingtaine de personnes par jour. Nous ne pouvons pas remédier au manque de médecins généralistes sur l’agglomération mais notre objectif serait de recruter un 6e médecin pour répondre davantage encore à la demande ».

Dans le Lot, une filière pour former les futurs médecins dès le lycée

https://www.ladepeche.fr/2021/10/22/dans-le-lot-une-filiere-pour-former-les-futurs-medecins-des-le-lycee-9884900.phpAntoine Charrazac, médecin, et Olivier Schlatter, kinésithérapeute, ont échangé avec les élèves, hier.Antoine Charrazac, médecin, et Olivier Schlatter, kinésithérapeute, ont échangé avec les élèves, hier. DDM – Laëtitia bertoni

SantéLot

Publié le 23/10/2021 à 06:31

l’essentiel

Faute de parvenir à attirer des médecins dans le nord du Lot, la communauté de communes de Cauvaldor a décidé de s’appuyer sur ses jeunes, en imaginant une option santé en lycée. Le projet du territoire a séduit le rectorat et de nombreux partenaires. En septembre, 24 lycéens lotois ont rejoint cette filière.

Jusqu’alors rien n’y a fait, et le désert médical est désormais aux portes de leur territoire. Dans le nord du Lot, la communauté de communes de Cauvaldor a tenté comme ailleurs de ne pas se résigner à la fatalité en voyant ses médecins partir à la retraite sans être remplacés. Maisons de santé, promotion du Lot auprès des étudiants en médecine, contrat local de santé, et même cabinets de recrutement spécialisés, ils ont tout tenté. Mais une étude est venue bouleverser leur approche pour pallier l’absence de médecins.

« Une enquête récente a démontré que les jeunes des territoires ruraux étaient peu nombreux à rejoindre des études supérieures de médecine, contrairement aux enfants des métropoles, relate Raphaël Daubet, président de Cauvaldor. De là, nous avons travaillé sur les raisons de ce schéma : éloignement des facultés de médecine, coût de longues années d’études, absence de classe préparatoire, méconnaissance de ces filières professionnelles, etc. Autant de complexités qui font que de nombreux jeunes de nos campagnes renoncent à ces métiers. »

Les professionnels locaux sont eux aussi de la partie

Pour éviter ce renoncement, l’idée d’une filière santé en lycée a germé et a aussitôt séduit le proviseur de l’établissement public de Saint-Céré, Rémy Poumeyrol. « Un noyau de trois professeurs de SVT et de physique-chimie s’est porté volontaire. Le Rectorat a validé cet enseignement expérimental option santé, pour trois ans, afin de permettre à nos élèves de première et de terminale de se préparer au cursus Pass (première année commune aux études de médecine) à la faculté ».

Grâce à cette option santé et trois heures dédiées chaque semaine, les jeunes découvrent une méthodologie de travail adaptée, des aptitudes d’apprentissage, de mémorisation, de gestion de leurs émotions, etc.

Les professionnels locaux sont eux aussi de la partie. Hier après-midi, deux d’entre eux, un médecin généraliste et un kinésithérapeute, sont venus échanger avec le petit groupe. Un partenariat avec la faculté de médecine de Limoges, des stages en cabinets médicaux et autant d’autres projets seront coordonnés tout au long de cette année.

Soutien financier

« Ceci constitue le premier niveau d’engagement de Cauvaldor dans la démarche. Le second consistera à proposer un soutien financier : bourses pour les études supérieures, aides ou mises à disposition de logement, mise en place du tutorat, voire un parrainage. Nous y travaillons », annonce Raphaël Daubet, pour qui la contrepartie pourrait être « un engagement des jeunes à revenir exercer dans leur région d’origine ».

Et pour cette première rentrée en option santé, ils sont 24 lycéens. « Les élèves sont déjà là, en effet ! On commence à être crédible. Si cette démarche a surpris tout le monde au départ, elle démontre une mobilisation étonnante et une réelle attente de nos enfants. Bien sûr c’est une solution à long terme face à la pénurie de médecins, mais elle est duplicable dans tous les territoires, il suffit de puiser dans ses ressources locales », veut convaincre le président de Cauvaldor. Le Lot aurait-il enfin trouvé le remède aux déserts médicaux ?

Le Journal d’ici

Commentaires Dr Jean SCHEFFER

Il faut espérer que le débat proposé va aboutir à la disparition de la liberté d’installation . Mais même si cela est gagné, ce sera insuffisant , y compris si on augmente encore le numerus clausus.

Dommage que dans l’article principal de Philippe Rioux, il ne parle pas des centres de santé récemment crééspar des régions (Centre Val-de-Loire), des départements (Saône-et-Loire, Orne, Gers, Ardèche…), ou des villes (Sarlat, Figeac, Bergerac…), juste un autre article sur le centre de Aureilhan en Hautes-Pyrénées)

Mais il faut se féliciter que les auteurs du rapport sénatorial aient eu le courage de mettre a la une la question de la remise en cause de la liberté d’installation.


Je propose une solution beaucoup plus générale s’adressant à l’ensemble des postes de médecins vacants, en médecine générale et en spécialité et dans tous les domaines. Je l’ai exposée aux 33èmes rencontres de la Coordination Des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité, le WE dernier à Sarlat. Je viens de rédiger le texte concernant cette proposition se dénommant : Une vision globale – Une solution globale avec le « Clinicat-Assistanat pour tous ». Je vous joins le lien permettant d’accéder au texte avec sa bibliographie. Si vous jugez cette proposition intéressante, vous pourriez la publier dans notre quotidien et lui permettre d’être portée à la connaissance des décideurs
https://1drv.ms/w/s!Amn0e5Q-5Qu_sAoKetf_T8OKk2Io?e=JmaUlL
Dr Jean Scheffer, Cardiologue, ancien médecin chef au Centre Hospitalier d’Albi. Président du Comité de Défense de l’Hôpital et de la santé d’Albi.

Voir aussi:

ttps://jeansantepolitiqueenvironnement.wordpress.com/2021/10/22/vivement-la-creation-dun-centre-de-sante-public-sur-albi/

https://jeansantepolitiqueenvironnement.wordpress.com/2021/10/23/les-deserts-medicaux-a-la-une-de-la-depeche/

https://jeansantepolitiqueenvironnement.wordpress.com/2021/10/22/90-des-habitants-du-lot-et-garonne-pour-la-fin-de-la-liberte-dinstallation/

https://jeansantepolitiqueenvironnement.wordpress.com/2021/10/20/condom-saint-gaudens-albi-villes-ou-ils-a-urgence-sanitaire/

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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