90% des habitants du Lot et Garonne pour la fin de la liberté d’installation – La maison médicale du Mas D’agenais voit ses deux médecins partis dans une zone franche voisine

Dans ce département, 90% des habitants sont pour la fin de la liberté d’installation   

Par M.J. le 19-10-2021 

https://www.egora.fr/actus-pro/demographie-medicale/69497-les-habitants-d-un-departement-favorables-a-90-a-la-fin-de-la#xtor=EPR-3-1%5BNews_En_Bref%5D-20211021-%5B_1%5D

Dans le Lot-et-Garonne, 90% des habitants se sont déclarés favorables à la fin de la liberté d’installation des médecins, d’après un sondage réalisé par nos confrères de Sud-Ouest.  

Dans le cadre d’un débat sur la désertification médicale organisé par le journal Sud Ouest, les habitants du département du Lot-et-Garonne ont été invités à se prononcer sur la question de la liberté d’installation des médecins. Alors qu’une récente enquête classait au moins sept communes dans le rouge, beaucoup de médecins sur place privilégient le salariat lors de leur installation. “Nombre de collectivités, non sans risque, se sont engouffrées [dans le salariat, ndlr] pour attirer les carabins”, détaille le quotidien.  

Précisant que d’autres pays européens, comme l’Allemagne ou l’Espagne ont choisi la coercition, Sud-Ouest a ainsi posé cette question à ses lecteurs : “Déserts médicaux : faut-il réguler la liberté d’installation des médecins ?”. Question à laquelle 90% des participants ont répondu favorablement. Des études payées contre dix ans dans un désert : les internes recadrent les Insoumis suite à la proposition choc de Mélenchon  

Nombre d’entre eux ont également estimé que cette coercition pouvait s’appliquer sur un certain nombre d’années (trois, quatre ans,) dans des zones dépourvues sur le plan médical. “Outre le déconventionnement qui me paraît être une solution, j’estime que les aides diverses ne sont pas conditionnées à une durée d’exercice suffisamment longue. Jadis, pour les élèves profs, les aides d’État obligeaient à exercer dix ans dans l’Éducation nationale sous peine de devoir les rembourser”, indique par exemple une participante au sondage.  

Sévères, les lecteurs ont aussi dénoncé le “manque de vocation” des médecins. “Les généralistes veulent gagner de l’argent tout en ayant des horaires de bureaux et week-end compris. En attendant les urgences font leur boulot, et là aussi ça met le bazar. Ils n’ont plus la vocation”, écrit l’un d’eux. “On a l’impression que c’est devenu terrible d’être médecin de campagne alors qu’il y a de plus en plus de maisons de santé pour qu’ils se sentent moins isolés. Qu’est-ce qu’ils veulent ? Être dans leur bureau de 9 à 19 heures à recevoir plus de 30 malades par jour ? Effectivement ce doit être rentable, mais où sont l’humain et l’amour du métier ?”, juge une autre.  

[avec Sud Ouest]  

Lot-et-Garonne : le Mas-d’Agenais bientôt sans médecin, la faute à une aubaine fiscale

  Lecture 3 min

AccueilLot-Et-GaronneLe Mas-D’agenais

Lot-et-Garonne : le Mas-d’Agenais bientôt sans médecin, la faute à une aubaine fiscale
Le compte à rebours est lancé dans le village. Le 31 décembre, le dernier des trois médecins de la commune aura pris sa retraite. © Crédit photo : Illustration David Thierry

Par Bastien Souperbie
Publié le 15/10/2021 à 11h03

https://www.sudouest.fr/lot-et-garonne/le-mas-d-agenais/lot-et-garonne-le-mas-d-agenais-bientot-sans-medecin-la-faute-a-une-aubaine-fiscale-6562827.php


Mis à jour le 15/10/2021 à 11h31

La maison médicale du village n’aura plus de médecin à la fin de l’année. Deux de ses généralistes sont partis dans une zone franche voisine. Le maire est scandalisé

« Cette affaire, c’est un peu vouloir l’argent du beurre, le beurre et je m’arrêterai là de peur d’être vulgaire. » L’image employée vendredi 8 octobre lors de la session du Conseil départemental par Joël Hocquelet, vice-président en charge des questions de démographie médicale, lui-même médecin, résume assez bien la pensée du maire de Marmande au sujet de ce nouvel épisode de la chronique de la désertification médicale : au 31 décembre, la maison médicale du Mas inaugurée il y a cinq ans ne devrait plus avoir de médecin. Le dernier, Jean-Luc Barbe, ancien élu du canton, partira à la retraite.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

Laisser un commentaire