Mon espace santé: un espace numérique qui ne va pas remplacer le manque de médecins

« Mon espace santé » sera déployé pour tous en janvier 2022    

Par M.J.   le 19-10-2021 

https://www.egora.fr/actus-pro/e-sante/69506-mon-espace-sante-sera-deploye-pour-tous-en-janvier-2022#xtor=EPR-3-1%5BNews_En_Bref%5D-20211021-%5B_1%5D

“Mon espace santé” sera déployé pour tous les Français le 1er janvier 2022, après une expérimentation satisfaisante dans trois départements pilotes, a indiqué mardi 19 octobre le ministre de la Santé.    

Après plusieurs mois de test dans trois départements, la Haute-Garonne, la Loire-Atlantique, et la Somme, le nouvel espace numérique “Mon espace santé” va être déployé début 2022 à tous les Français. « On a testé l’espace numérique de santé à l’échelle territoriale avec de bons résultats », a expliqué le ministre de la Santé, à l’occasion d’une conférence consacrée à la stratégie d’accélération du numérique en santé, dans le cadre du plan de relance. « Le déploiement national est prévu le 1er janvier » pour les patients et les professionnels de santé, a-t-il précisé.  

Cet espace de santé numérique sera, dans un premier temps, un espace de stockage numérique où le patient pourra stocker ses documents médicaux, et son dossier médical personnalisé (DMP) s’il en a un. “Mon espace santé” doit aussi comprendre une messagerie sécurisée pour les échanges entre patients et professionnels de santé. Les personnes qui ne veulent pas de cet espace numérique de santé auront un délai d’un mois pour s’opposer à ce qu’un espace soit créé à leur nom, a rappelé Olivier Véran.  « Il faudra du temps, vous l’imaginez bien pour que chacun s’acclimate et apprenne à s’en servir, mais cela va être une petite révolution très favorable à la santé », a-t-il assuré. 

Comment va fonctionner le nouvel outil numérique « Mon Espace Santé »*

650 millions débloqués pour la stratégie du numérique en santé 

Olivier Véran, ainsi que trois autres membres du Gouvernement, Frédérique Vidal (Recherche), Agnès Pannier-Runacher (Industrie) et Cédric O (Numérique) ont présenté ce mardi 19 octobre la « stratégie d’accélération du numérique en santé ». L’Etat prévoit, en effet, de dépenser 650 millions d’euros en 5 ans pour cette stratégie, qui fait partie du plan de 7,5 milliards d’euros pour l’innovation en santé, annoncé en juin par le président de la République. 

Le plan prévoit, par exemple, 100 millions d’euros pour subventionner jusqu’à 60% des frais d’évaluation clinique des logiciels et autres dispositifs numériques de santé. Il prévoit aussi la création d’une trentaine de services d’expérimentation des innovations numériques dans les hôpitaux et autres organisations de soin, et une enveloppe de 100 millions d’euros pour le développement de la filière imagerie médicale. Côté recherche et formation, le plan prévoit également 81 millions d’euros pour la formation numérique des médecins, pharmaciens, infirmiers et autres professionnels de santé. L’enveloppe servira aussi à former des ingénieurs, des juristes et des experts réglementaires en santé numérique. 

[avec AFP]  

*Comment va fonctionner le nouvel outil numérique « Mon Espace Santé »    

Par Marion Jort  le 29-04-2021 

https://www.egora.fr/actus-pro/e-sante/66409-comment-va-fonctionner-le-nouvel-outil-numerique-mon-espace-sante

A partir de janvier 2022, tous les Français pourront bénéficier de “Mon Espace Santé”, une plateforme numérique dans laquelle s’inscrit le Dossier Médical Partagé”, prévu par la loi Buzyn de 2019.  

Son objectif est de “redonner la main aux citoyens ». A partir de janvier 2022, les Français – sauf ceux qui s’y opposeront – bénéficieront d’un espace numérique de santé, baptisé “Mon Espace Santé”. Cette création s’inscrit dans le cadre d’un grand plan national, lancé par la loi Buzyn de 2019. 

“La feuille de route est partie d’un constat fort”, explique Dominique Pon, responsable de la délégation ministérielle au numérique en santé, au cours d’une conférence de presse de présentation. “Ces quinze dernières années, par manque de vision peut-être, nous avons laissé se développer en France un grand nombre de logiciels, que ce soit dans les hôpitaux, les laboratoires, chez les médecins, qui ne respectent pas toutes les règles élémentaires de sécurité”, indique-t-il. Désormais, il s’agit donc pour l’Etat de “reprendre la main” sur différents aspects : sécurité, éthique, interopérabilité, souveraineté, et de créer, en parallèle, un outil qui soit pratique pour les médecins et les assurés, dont les données seront hébergées en France. Selon une étude, 80% des Français se disent prêts à avoir un espace numérique, à condition qu’il soit géré par l’Etat.  Traçage numérique : notre santé peut-elle s’affranchir de nos libertés individuelles 

“Mon Espace Santé” se composera donc de quatre éléments, à commencer par le Dossier médical partagé, DMP, déjà ouvert par plus de 10 millions d’assurés. Mais à ce DMP, s’ajoute également une partie agenda, qui a vocation à “centraliser tous les rendez-vous”, précise Thomas Fatôme, directeur de la Cnam. Il servira aussi à construire des systèmes de rappels, notamment pour le dépistage ou pour la vaccination.  

Troisième outil de l’espace de santé numérique : une messagerie sécurisée. “Il s’agit de se demander comment on fait entrer cette pratique d’échange entre le professionnel de santé et l’assuré”, poursuit Thomas Fatôme, qui assure que les échanges seront faits “à l’initiative des soignants, pour préserver le temps médical” et qu’ils seront régulés.  

Enfin, l’application prévoit également une partie “catalogue”, qui référencera une série d’applications pouvant « interagir » avec son espace personnel, comme par exemple un portail d’admission à l’hôpital, une application de prise de rendez-vous, un glucomètre connecté… Au total, une trentaine d’applications ont été sélectionnées.  Le futur « espace santé » numérique testé à partir de juillet dans 3 départements 

“Mon Espace Santé” sera accessible depuis tous les navigateurs et via une application pour smartphone et tablettes. L’usage par les professionnels de santé n’a pas encore été précisé par la Cnam. Une phase pilote va être engagée cet été dans trois départements tests, la Haute-Garonne, Loire-Atlantique, et la Somme. Quatre millions de notifications d’inscriptions seront ainsi envoyées au début du mois de juillet. Sauf refus de leur part, les habitants de ces départements disposeront automatiquement de leur compte dès le mois d’août.  

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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