La chirurgie plastique, l’ophtalmologie la dermatologie en tête des spécialités choisies par les internes – Les hôpitaux Parisiens et Marseillais à la traine

Le top 3 des CHU et spécialités préférés des internes en 2021    

Par M.J. le 11-10-2021 

https://www.egora.fr/etudiants/internat/69390-le-top-3-des-chu-et-specialites-preferes-des-internes-en-2021?nopaging=1

Chaque année, nos confrères de What’s up doc publient leur classement des 28 CHU et 44 spécialités après avoir passé au crible les choix d’internat.  

Après avoir analysé les choix de CHU et de spécialités de plus de 8.000 néo-internes aux ECNi en fonction de leur classement*, What’s up doc révèle en ce mois d’octobre son classement inédit pour l’année 2021.  

CHU : le trio de tête bouleversé  

Ainsi, le CHU de Grenoble se hisse sur la première marche du podium (rang moyen 3148) et détrône même cette année les Hospices Civils de Lyon – deuxième au classement avec un rang moyen de 3183 -  en gagnant quatre places. A la troisième place, le CHU de Rennes, qui conserve le même classement que l’an dernier (rang moyen 3333).  

A la fin du classement, les CHU d’Amiens (rang moyen 5531, + 2 places), de Reims (rang moyen, – 4 places). Classé en 28ème et dernière position, le CHU de Limoges (rang moyen 5851) perd 6 places par rapport au classement 2020.  Matching, Ecos, EDN, redoublement… Comment va fonctionner la réforme de l’externat

Classement des spés : inchangé 

Le tiercé de tête des spécialités est identique à celui de l’an dernier : la chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique occupe la première place du classement (rang moyen 574), devant l’ophtalmologie (rang moyen 710) et la dermatologie (rang moyen 997).  

What’s Up doc relève toutefois que la néphrologie et la radiologie ont toutes deux gagné 3 places, en se classant respectivement à la 7ème et 9ème place. De plus, l’infectiologie dégringole à la 10ème place après avoir été sur la troisième marche du podium en 2017. Particulièrement mise en lumière pendant la crise, la médecine interne perd 6 places cette année et se classe à la 24ème place.  

Enfin, la médecine du travail est 44ème, dernière spécialité du classement (rang moyen 7482), juste devant la biologie médicale (rang moyen 7197) et la santé publique (rang moyen 7093) 

Retrouvez l’intégralité du classement et le dossier spécial sur What’s up doc

*Ne sont pas compris dans le calcul les internes du Service de santé des Armées (SSA) ainsi que ceux sous contrat d’engagement de service public (CESP), qui choisissent parmi des postes dédiés.  

[avec What’s up doc

Le classement What’s up Doc 2021 – 2022 des CHU et des Spé est arrivé !

https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/le-classement-whats-doc-2021-2022-des-chu-et-des-spe-est-arrive

L’infectiologie et la médecine interne – immunologie victimes d’un Covid long. Le CHU de la Réunion qui laisse sur place l’AP-HP et l’AP-HM et tape à la porte du trio de tête. La remontada historique du CHU de la Martinique / Pointe-à-Pitre. Ça bouge dans nos classements des spé et des CHU cette année !  

Notre classement analyse les choix de CHU et de spécialité formulés par les nouveaux internes en fonction de leur rang de classement. Cette analyse exclut les étudiants du Service de santé des Armées (SSA) ainsi que ceux sous contrat d’engagement de service public (CESP), qui choisissent parmi des postes dédiés. Ces résultats permettent de classer les 28 CHU et les 44 spécialités selon le rang de classement moyen des futurs médecins qui les ont choisis. Ensuite le classement est établi pour les CHU au sein de chaque spécialité et pour les spés au sein de chaque CHU. 

Classement des spé 

Indélogeables ! Sans surprise, le tiercé de tête de notre classement se compose, dans l’ordre, de la chir’ plastique, reconstructrice et esthétique, de l’ophtalmo, et de la dermato-vénéréologie. C’est même tout le quinté de tête qui reste inchangé cette année ! 

On assiste ensuite à un véritable bouleversement pour les places suivantes : la néphro et la radio gagnent trois places chacune, en se positionnant respectivement aux 7e et 9e places.   

Fait notable : l’infectio accélère sa dégringolade pour se retrouver en 10e position (elle était 3e en 2017, 4e en 2018, 5e en 2019, 6e en 2020). Les effets d’un Covid long ? « Si les services de maladies infectieuses continuent à être dédiés uniquement au Covid, les conséquences sur l’attractivité risquent de se faire sentir », pouvait-on lire dans notre analyse, l’année dernière. L’autre victime collatérale de la pandémie, c’est la médecine interne – immunologie, qui avait regagné 6 places l’année dernière. Elle les perd à nouveau pour retomber en 24e position. Cette perte de vitesse pour ces deux spé s’explique-t-elle par une activité envahie par la COVID19 ? Ou s’agissant de deux spécialités à exercice très hospitalier (beaucoup dans le public), est-ce la situation des hôpitaux impactés par le manque de personnels, de moyens qui altère leur attractivité ? Nous chercherons à le savoir ! 

Trois autres spé exercées à l’hôpital souffrent également d’une certaine désaffection : l’hémato, la MIR et la génétique médicale perdent 4 places chacune, et se retrouvent respectivement aux 25e, 27e et 38e positions. 

La fin de notre classement reste inchangée depuis deux ans : nous retrouvons le même quinté perdant, composé de la santé publique, la biologie médicale, la gériatrie, la psychiatrie et la médecine – santé au travail. La situation est particulièrement préoccupante dans ces deux dernières spé, où de nombreux postes n’ont pas été pourvus (11,5% de postes vacants en psychiatrie, 23,5% en médecine et santé au travail !). 

Classement des CHU 

C’est le CHU de Grenoble qui fait sensation cette année, puisqu’il gagne 4 places dans notre classement, pour se hisser en tête de notre classement (il était 6e en 2018, 4e en 2019 et 5e en 2020). Il relègue les Hospices civils de Lyon en seconde position -le CHU de Rennes reste à la 3e place. Celui de Montpellier, dauphin de Lyon l’année dernière, sort du trio de tête pour chuter au 6e rang. 

La perte d’attractivité du CHU de Nantes, que nous avions observée et analysée l’année dernière, se confirme… Il poursuit sa dégringolade pour tomber au 7e rang – il était 1er en 2017, 2e en 2018, 1er en 2019 et 6e en 2020

Nous nous demandions l’année dernière si le CHU de la Réunion allait dépasser l’AP-HP (aujourd’hui 10e, comme en 2020) et l’AP-HM (9e, +3 places cette année)… Et bien il l’a fait, David a écrasé Goliath ! Avec sept places prises, il cogne même à la porte du trio de tête, en se plaçant en 4e position ! Lire les réactions au classement du CHU de la Réunion.

Une autre belle ascension, une « remontada » même : celle du CHU de Martinique / Pointe-à-Pitre. Bon dernier en 2019, dans les trois dernières places en 2020, il monte de… 10 places cette année, pour accrocher la 16e position ! Ces deux établissements ultra-marins obtiennent leurs meilleurs scores depuis la création de notre classement.

Il y en a qui montent, et d’autres qui dégringolent, comme les malheureux CHU de Besançon, de Reims et de Limoges -ce dernier, accusant la plus forte chute (-6 places), termine derrière Reims, en dernière position, à la 28e place. Enfin, il reste ceux qui n’ont pas fait le plein, comme le CHU de Clermont-Ferrand (6,3% de spostes vacants). 

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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