Le taux d’incidence stagne et augmente dans certains départements (Lozère, Creuse)

Cartes et courbes du Covid: l’incidence ne baisse plus, les départements où elle monte

https://www.huffingtonpost.fr/entry/cartes-et-courbes-du-covid-lincidence-ne-baisse-plus-les-departements-ou-elle-monte_fr_616957d1e4b00cb3cbd19b46

Le coronavirus circule toujours sur le territoire, mais à un niveau faible. En conséquence, de simples clusters peuvent faire s’affoler les indicateurs.

SCIENCE – Voilà deux mois que, jour après jour en France métropolitaine, le taux d’incidence du Covid-19 baissait régulièrement depuis la vague de juillet. Mais cette dernière semaine, il stagne, tout au plus. Ce vendredi 15 octobre, le nombre de cas quotidien est même en très légère hausse depuis 4 jours.

Cette croissance de la circulation du coronavirus n’est pas égale sur tout le territoire. Dans 45 départements, les chiffres des contaminations sont en augmentation sur une semaine, comme on peut le voir sur les cartes et courbes du Covid-19 réalisées par Le HuffPost et détaillées ci-dessous

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Il ne faut pour autant pas s’alarmer outre mesure, car les indicateurs restent pour l’instant au vert sur la majorité du territoire métropolitain. L’incidence est supérieure à 50 cas pour 100.000 habitants sur une semaine dans 13 départements seulement. De plus, les services hospitaliers sont loin d’être saturés. Ce tableau résume les principaux indicateurs pour les départements où le taux d’incidence est en hausse sur une semaine.

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Une hausse relative

Les deux cartes ci-dessous résument bien cette situation. La première montre l’évolution (en pourcentage) du taux d’incidence sur une semaine. Plus le département est rouge, plus la circulation du coronavirus augmente. Le bleu symbolise à l’inverse une baisse.

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La deuxième carte permet de relativiser ces hausses. En effet, l’incidence est supérieure à 100 dans un seul département, la Lozère. Elle ne dépasse le seuil d’alerte de 50 que dans 12 autres départements de France métropolitaine.

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Avec un taux d’incidence si bas, il faut bien comprendre que des hausses brutales peuvent être enregistrées dans certains départements sans que cela ne soit alarmant dans un premier temps. Un cluster peut ainsi entraîner une brusque augmentation de l’incidence même si celui-ci est maîtrisé, notamment dans les territoires les moins peuplés.

En Lozère, département avec l’incidence la plus élevée, c’est en partie ce qu’il s’est passé (voir plus de détail dans notre article dédié à la situation dans ce département). Deux clusters dans des écoles primaires ont entraîné une subite hausse des cas. Pour autant, la situation est sous surveillance, car des cas ont également été enregistrés dans les autres tranches d’âge. Soit, car les enfants, servant de “réservoirs”, ont contaminé les autres classes d’âge, soit parce que le virus circule plus, notamment du fait de la levée de certains gestes barrière et de la tenue de rassemblements importants.

Un schéma similaire semble se dessiner dans la Creuse, où l’incidence pour les moins de 10 ans a explosé de 2200% en une semaine, mais augmente également dans les catégories plus âgées.

Les deux graphiques ci-dessous permettent de scruter l’incidence et son évolution sur une semaine sur les diverses tranches d’âge dans chaque département.

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Une situation maîtrisée dans les hôpitaux

Il faudra donc attendre de voir quelle est l’évolution de la situation sur plusieurs jours pour savoir si un véritable regain des infections se fait sentir en France à l’approche de températures plus hivernales.

Pour l’instant, ces hausses sont limitées et n’ont pas d’impact sur le système hospitalier: les hospitalisations et entrées en réanimation restent stables et le taux d’occupation est faible.

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A Flourish map

Dans ses dernières modélisations, l’Institut Pasteur estimait que sans relâchement des mesures en vigueur, le taux de reproduction du virus allait progressivement augmenter avec le refroidissement des températures, mais sans entraîner une forte vague d’hospitalisation. Les chercheurs mettaient cependant en garde contre un relâchement trop tôt des restrictions, qui pourrait provoquer un pic plus ou moins important.

À voir également sur Le HuffPost: le gouvernement confirme une prolongation possible du pass sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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