Fleurance, Vic-Fezensac, Gondrin et Plaisance, les communes du Gers qui accueillent les médecins salariés par le département

Gers : voici les quatre premières communes qui accueilleront des médecins salariés par le Département

https://www.ladepeche.fr/2021/10/15/gers-voici-les-quatre-premieres-communes-qui-accueilleront-des-medecins-salaries-par-le-departement-9855146.php

Réunion d'information sur le futur Centre départemental de Santé, le 13 septembre dernier à Auch.Réunion d’information sur le futur Centre départemental de Santé, le 13 septembre dernier à Auch. DDM – SEBASTIEN LAPEYRERE

Santé,  Vic-Fezensac,  Plaisance

Publié le 15/10/2021 à 15:54 , mis à jour à 20:37

l’essentiel

Lancé en février dernier, le projet de Centre départemental de santé du Gers (CDS 32)  avance à grand pas : le Conseil départemental annonce le déploiement de médecins embauchés par ses soins à Fleurance, Vic-Fezensac, Gondrin et Plaisance, échelonné au cours des trois premiers trimestres 2022.

L’annonce était attendue pour la fin du mois d’octobre. Les lieux d’implantation des trois premiers Centres territoriaux de Santé (CTS) ont finalement été communiqués ce vendredi par le Conseil départemental dans la droite ligne du diagnostic établi par la « Fabrique des Centres de santé » et présenté à une vingtaine d’élus gersois le 13 septembre dernier.

Sur la base des conclusions de ce diagnostic, et « après un dialogue avec les collectivités locales concernées et des visites de terrain » effectuées par les conseillers départementaux Charlette Boué et Jérôme Samalens, ce sont même quatre premiers territoires qui ont été choisis pour bénéficier de l’installation de professionnels de santé. 

Au 1er trimestre 2022, l’ouverture du premier CTS du Gers se fera à Fleurance. Au 2e trimestre 2022, un deuxième centre verra le jour à Vic-Fezensac, complété par l’ouverture d’une Antenne territoriale de santé (ATS) à Gondrin. Enfin, au 3e trimestre 2022, c’est l’ouverture d’un 3e CTS à Plaisance qui est annoncée par le Département. Une installation « qui sera elle aussi complétée par l’ouverture de deux antennes territoriales de santé dans le sud du département ».

Le maire de Plaisance, Patrick Fitan, a réagi hier à cette annonce : « C’est un véritable soulagement. Le territoire compte quatre médecins, dont trois sont sur le départ. Nous les avons avertis et nous avons rassuré le quatrième, qui ne pouvait pas continuer sur place en cas de non-remplacement de ses collègues. C’est une première étape mais elle est importante. On souffle un petit peu… » À Plaisance, les futurs praticiens départementaux seront accueillis dans les locaux de l’ancienne trésorerie, en centre-ville. Des locaux qui seront vides dès le mois de décembre.

« Une première équipe de 8 à 10 médecins »

« Cette première répartition territoriale va permettre de couvrir des zones particulièrement touchées par le phénomène de désertification médicale. Nous veillerons bien sûr à maîtriser l’impact de ces installations sur l’offre de soins en médecine libérale », indique Philippe Martin qui se félicite de cette « mise en œuvre rapide » et de la « parfaite coordination avec les différents partenaires de la santé dans le Gers : l’Ordre des médecins, l’ARS, la CPAM et les élus locaux. »

D’autres décisions d’implantations de CTS interviendront à la suite de celles concernant les quatre premiers territoires désignés en 2022. « Une première équipe de 8 à 10 médecins salariés sera déployée l’année prochaine, et nous travaillons déjà à l’ouverture de nouveaux centres territoriaux de santé pour 2023 afin qu’il n’existe plus aucun territoire sans médecin dans le Gers », conclut le président du Conseil départemental.

En respectant ce calendrier, le Gers verra naître la création du premier centre départemental de santé d’Occitanie, inspiré en partie du modèle de Saône-et-Loire (Bourgogne). Le Conseil départemental annonce aussi la mise en place d’un partenariat avec la Région Occitanie, dans les prochaines semaines, « pour permettre d’apporter une réponse à l’urgence médicale du département ».

Benjamin Calvez

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https://jeansantepolitiqueenvironnement.wordpress.com/2021/04/06/saone-et-loire-63-generalistes-et-7-specialistes-salaries-du-departement-un-territoire-sans-medecin-cest-un-territoire-qui-perd-des-habitants-et-nen-attire-pas-les-entre/

150 postes de médecins salariés en Centre-Val de Loire d’ici 2025

Le Centre-Val de Loire, une région engagée et mobilisée pour l’accès aux soins et à la santé pour tous !

https://www.centre-valdeloire.fr/espace-presse/150-postes-de-medecins-salaries-en-centre-val-de-loire-dici-2025-0


Face à la pénurie de médecins sur son territoire, comptant 1 habitant sur 5 sans médecin traitant, La Région Centre-Val de Loire, se mobilise et s’engage fortement depuis 2008 afin de relever le défi de l’accès à la santé pour tous. Elle y a consacré plus de 20 M€.

Recruter 150 médecins d’ici 2025 : Une mesure inédite en France

Dans ce cadre, la Région Centre-Val de Loire s’est engagée à créer 150 emplois de médecins salariés en 5 ans accompagnés de secrétaires médicaux, répartis sur les zones les plus carencées, soit dans 30 centres de santé. L’action étant inédite en France et en l’absence de cadre administratif, la Région Centre-Val de Loire a créé un Groupement d’Intérêt Public (GIP) Pro Santé en juin 2020, employeur des médecins. Ils travailleront au maximum 39 heures par semaine avec un salaire indexé sur celui de la fonction publique hospitalière. Les Communautés de Communes, associées à cette opération, mettent à disposition gratuitement des locaux, dans le cadre d’une convention.

Dans l’Orne, le département salarie des médecins pour lutter contre les déserts médicaux

Jeudi 30 septembre 2021 à 6:47 – Par Marcellin RobineFrance Bleu Normandie (Calvados – Orne)Tourouvre au Perche

https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/dans-l-orne-le-departement-salarie-des-medecins-pour-lutter-contre-les-deserts-medicaux-1632682060

Le docteur David Blondeel exerce à Tourouvre depuis février dernier
Le docteur David Blondeel exerce à Tourouvre depuis février dernier © Radio France – Marcellin Robine

Le département de l’Orne a peut-être trouvé une partie de la solution pour résoudre le problème des déserts médicaux. Depuis 2020, le conseil départemental salarie des médecins qui dépendent de centres de soins et qui se rendent dans des cabinets satellites pour mailler le territoire.

Pour lutter contre les déserts médicaux, le département de l’Orne salarie des médecins depuis juin 2020. Ils sont pour l’instant sept à dépendre de deux centres, au Mêle-sur-Sarthe et à Bagnoles-de-l’Orne, se rendant ensuite dans différentes antennes comme à Randonnai, Mortrée, Briouze ou Tourouvre.

Après plusieurs années à la tête des urgences d’un hôpital parisien, David Blondeel est arrivé dans le perche Ornais en février dernier, un territoire qu’il connaissait depuis une quinzaine d’années. « Ce qui m’a donné envie de le faire, c’est d’être utile, de faire quelque chose pour les patients qui, parfois dans certaines disciplines, dans certaines circonstances, à l’hôpital ou ailleurs, n’est pas toujours facile.

En tout cas, moi, je n’arrivais plus à m’y retrouver et j’ai eu envie de faire quelque chose pour me rendre utile aux patients, à un projet, à quelque chose qui soit dynamique. »

Un emploi du temps fixe

Le fait d’être salarié lui permet de se concentrer uniquement sur la pratique de la médecine et non plus sur l’administratif, avec un emploi du temps fixe et donc de gagner un certain confort de vie. « Pour pouvoir exercer son métier dans de bonnes conditions, il faut aussi pouvoir permettre d’avoir du temps à consacrer à soi, aux siens et puis être équilibré tout simplement. »

Avec le salariat, le département de l’Orne arrive à attirer des médecins. « On voit les médecins libéraux partir en retraite, ne pas être remplacés ou tout du moins pas suffisamment, regrette Nadège Decaen, directrice du Centre départemental de santé. Beaucoup de patients n’ont plus de médecin traitant. Il fallait trouver des idées. »

Un concept qui se développe de plus en plus dans les collectivités et qui _ »va dans l_e sens de ce que va devenir la médecine à l’avenir » selon le Docteur Blondel. À 51 ans, le médecin partage sa semaine entre Tourouvre et un autre centre de soins en région parisienne où il est salarié et il se voit bien terminer sa carrière dans quelques années exclusivement dans l’Orne. Une bonne pioche pour le département.Marcellin RobineFrance Bleu

Santé : le Département ouvre un nouveau centre pour accueillir les 

Santé Orne : le Département ouvre un nouveau centre pour accueillir les patients à Rémalard-en-Perche

Santé : le Département ouvre un nouveau centre pour accueillir les patients à Rémalard-en-Perche

Face à la pénurie de médecins libéraux, la mobilisation du Conseil départemental de l’Orne ne faiblit pas. Déterminé à offrir aux Ornais l’offre médicale à laquelle ils ont droit, le Centre départemental de Santé continue d’étendre son dispositif et ouvre un nouveau centre à Rémalard-en-Perche. Les premiers patients pourront y être accueillis, dès le 30 septembre, les jeudis, vendredis et samedis. Après l’ouverture des centres territoriaux de Santé du Mêle-sur-Sarthe et de Bagnoles de l’Orne Normandie, le Département ajoute une nouvelle corde à son arc dans sa lutte contre la désertification médicale. Et poursuit le recrutement de médecins salariés.

Actualité – 24/09/2021

https://www.orne.fr/actualite/sante-le-departement-ouvre-un-nouveau-centre-pour-accueillir-les-patients-remalard-en

En matière d’offre médicale, le maillage du territoire ornais se poursuit. A partir du 30 septembre, un nouveau Centre territorial de Santé ouvre ses portes à Rémalard-en-Perche. Objectif : apporter une réponse concrète aux Ornaises et aux Ornais qui n’ont pas de médecin traitant. Cette ouverture qui s’inscrit dans le cadre de l’action volontariste menée par le Département en matière de lutte contre la désertification médicale, s’ajoute à celles du Mêle-sur-Sarthe et de Bagnoles de l’Orne Normandie. 
 
L’action innovante lancée par le Conseil départemental de l’Orne en créant un Centre départemental de Santé et en choisissant de salarier des médecins porte ses fruits : 8 praticiens ont été recrutés et 1300 Ornais ont pu retrouver un médecin traitant. Une nouvelle campagne de recrutement est actuellement en cours afin d’étoffer les équipes médicales déployées sur le territoire et de répondre au mieux aux besoins de la population.
 
Pratique : Centre territorial de Santé de Rémalard-en-Perche, ZA Saint-Marc Sud, 6110 Rémalard-en-Perche. Prise de rendez-vous au 02 33 82 50 00 ou sur le site CTS REMALARD à 61110, Rémalard en Perche – Maiia 

En Vendée, des médecins généralistes salariés par le département pour éviter le désert médical

Mercredi 15 janvier 2020 à 21:08 – Par Victoria KoussaFrance Bleu Loire OcéanFrance BleuSainte-Hermine

https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/en-vendee-des-medecins-generalistes-salaries-par-le-departement-pour-eviter-le-desert-medical-1579114932

Le docteur Bruno Charrier va coordonner les futurs "Centre Santé" en Vendée, et vient par intermittence à Sainte-Hermine.
Le docteur Bruno Charrier va coordonner les futurs « Centre Santé » en Vendée, et vient par intermittence à Sainte-Hermine. © Radio France – Victoria Koussa

Le premier « Centre Santé » vient d’ouvrir ses portes à Sainte-Hermine. Depuis ce mercredi, trois médecins généralistes prêtent main forte aux libéraux dépassés par le nombre de patients.

Pour éviter le désert médical, le tout premier « Centre Santé » a ouvert ce mercredi 15 janvier 2020 à Sainte-Hermine en Vendée, où trois médecins généralistes salariés par le département s’installent pour prêter main forte aux libéraux dans la maison de santé. « Le but, c’est de venir en soutien à nos collègues libéraux qui sont de moins en moins nombreux, le territoire se trouve en souffrance et beaucoup de gens n’ont pas de médecin traitant », explique le docteur Bruno Charrier, médecin coordinateur de la Mission Vendée Santé qui assurera des temps de consultation. Car en Vendée, il n’y a que 7 médecins généralistes pour 10.000 habitants, contre 8,5 pour la région des Pays de la Loire alors que la population vieillit, comme ailleurs, et que le tourisme reste très important, avec 5 millions de visiteurs par an. 

Remplacer les futurs départs

Sainte-Hermine n’a pas été choisie au hasard : il y a très peu de médecins et c’est une zone dite « d’intervention prioritaire ». Surtout qu’au sein de la maison de santé, il ne reste que deux praticiens aux portes de la retraite, âgés de 57 à 65 ans. « On n’est pas dans une concurrence ou autre [avec les médecins libéraux] on ne vient que si nos collègues libéraux veulent bien de nous, et ça se passe très bien puisqu’on a un secrétariat, une salle d’attente commune et on va se dépanner les uns les autres », indique Bruno Charrier. 

D’après lui, il était inconcevable de laisser les habitants de Sainte-Hermine, souvent âgés, sans médecin d’ici quelques années : « Ce sont des patients qui ont des problèmes de santé parfois lourds, il n’est pas concevable que ces patients-là n’aient pas de suivi ». Le prochain « Centre centé » doit ouvrir à Moutiers-les- Mauxfaits au printemps prochain.

Le salariat pour soulager les généralistes

Ici, les médecins salariés par le département ont un contrat de 39h par semaine. Rien avoir avec les « 80 heures » dont parle le docteur Charrier, quand ils ont toute la paperasse à faire après les consultations« Le salariat est présenté actuellement comme une alternative à l’activité libérale pour nos jeunes confrères et des confrères plus âgés qui en ont marre de l’activité libérale et qui veulent retrouver du temps médical », explique-t-il.

Ce sont les secrétaires médicales qui se chargent du reste« L’avantage qu’on a, c’est qu’ici, c’est un centre de santé départemental, on a derrière le département qui va pouvoir nous aider, on peut faire appel à différentes structures dans le monde du handicap, de la dépendance ou autre, nos secrétaires sont formées pour ça », ajoute le médecin. L’un des arguments qui a réussi à attirer une jeune consœur du sud de la France sur le point d’emménager à Sainte-Hermine. 

Privas : le Département de l’Ardèche inaugure son centre de santé

Par Juliette VOISIN – 08 mai 2021 à 06:05 – Temps de lecture : 1 min

https://www.ledauphine.com/politique/2021/05/08/privas-le-departement-de-l-ardeche-inaugure-son-centre-de-sante

Dans les locaux du Département à Privas, une médecin et une secrétaire médicale accueilleront des patients à partir du 11 mai. Photo Le DL/Juliette VOISIN

Un centre de santé départemental a été inauguré vendredi 7 mai. À la différence d’une maison de santé, il fonctionne avec des personnes employées par le Département. Elles sont trois, pour l’instant. Parmi elles, Mihaela Paun-Faraus, 69 ans, est la première et l’unique médecin du dispositif. Auparavant en pratique libérale en Savoie dans la banlieue de Chambéry, elle est désormais médecin salariée à mi-temps basée à Privas. 

« Une réponse volontariste à la désertification médicale »

Elle exerce dans les locaux du centre médico-social accompagnée de Noémie Cailleau, secrétaire médicale.

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Des recrutements sont en cours pour accueillir d’autres médecins, jusqu’à deux à plein temps ainsi que des infirmières en pratique avancée en septembre prochain. À terme, le Département espère aussi ouvrir des antennes dans des territoires où l’offre de santé se fait plus rare, à Lussas, Saint-Pierreville et Saint-Sauveur-de-Montagut. 

« Pour apporter une réponse volontariste à la désertification médicale en Ardèche, le Département a choisi de financer ce centre de santé », explique Rodrigue Murzeau, directeur du centre. La collectivité estime qu’il coûtera 320 000 euros par an.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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