Covid-19 : moins de 10 % des Français sont concernés par la fin de la gratuité des tests de dépistage
Seuls les adultes non vaccinés et sans ordonnance seront concernés par la mesure qui prend effet le 15 octobre.
Par Les DécodeursPublié hier à 18h08, mis à jour à 08h22
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A partir du vendredi 15 octobre, les tests PCR et antigéniques de dépistage du Covid-19 deviennent payants, entre 22 et 45 euros environ. Une révolution ? Pas vraiment, puisqu’une très grande majorité des Français continueront à bénéficier de la gratuité.
Le ministère de la santé a précisé les modalités de prise en charge de ces tests, ce qui permet d’estimer le nombre de personnes concernées. La gratuité demeure la règle pour :
- tous les Français ayant complété leur schéma vaccinal, soit près de 49,3 millions de personnes au 13 octobre, un chiffre qui continuera à croître ;
- tous les mineurs : ils sont près de 14,5 millions en France, selon l’Insee, dont 3,4 millions sont déjà vaccinés. Restent donc environ 11 millions d’enfants concernés ;
- tous les habitants de Guyane, Guadeloupe et Martinique jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire dans ces territoires (fixé au 15 novembre), ainsi que tous les habitants de Mayotte, sans date de fin. Si l’on retranche les enfants et les personnes vaccinées dans ces territoires (où le taux de vaccination oscille entre 23 % et 33 %), cela revient à ajouter environ 500 000 adultes, selon nos estimations.
On arrive ainsi à plus de 60,8 millions de personnes pour qui la gratuité perdure, à condition de présenter un justificatif. Il reste donc moins de 6,6 millions de personnes, sur 67,4 millions de Français, qui devront payer leurs tests dits « de confort », soit 9,8 % de la population.
Et encore, ce chiffre est très surévalué, puisqu’il n’intègre pas les situations suivantes, dont l’évaluation est plus complexe :
- les lycéens de plus de 18 ans (qui, par définition, seront de plus en plus nombreux au fil de l’année scolaire) ;
- les personnes présentant des contre-indications à la vaccination ou un certificat de rétablissement récent du Covid-19 ;
- les cas contacts identifiés par l’Assurance-maladie ;
- les patients bénéficiant d’une prescription médicale.
Avant la « fin de la gratuité », le nombre de tests a déjà baissé et s’établit à environ 3,2 millions par semaine, après un pic enregistré à 5,7 millions mi-août, lors de la mise en place du passe sanitaire.
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