Les maires ruraux présentent 4 études avec le Pr Vigneron (Espérance de vie -Démographie – Accès aux urgences et structures de soins) et lancent un appel avec 8 organisations face à la gravité de la situation

L’Etude sur l’Accès aux soins en milieu rural: la bombe à retardement (Association des Maires Ruraux de France – AMRF)

https://fr.calameo.com/read/005307989239a0f96f4f2

Santé et accès aux soins

Les maires ruraux portent les attentes des ruraux auprès du ministre de la Solidarité et de la Santé Michel Fournier, président, et Dominique Dhumeaux, premier vice-président, ont rencontré Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la santé, ce mercredi 31 mars 2021. À l’heure où le pays connaît une crise inédite qui révèle et accentue les inégalités territoriales en matière d’accès à la vaccination, les élus ont exposé au Ministre le maintien, voir l’aggravation, des difficultés d’accès aux soins en zone rurale. Figurant parmi les premiers points de préoccupations des cahiers de doléances et de propositions recueillies par les Maires ruraux fin 2018, la question de la santé n’a toujours pas obtenu les réponses suffisantes, ni dans le cadre de la Loi Ma Santé 2022, ni dans la mise en œuvre, largement déficiente, des mesures promises dans l’Agenda rural.

Quatre études inédites de l’Association des maires ruraux de France, remises ce jour au Ministre, traduisent l’urgence de changer de regard et de moyens pour répondre à la détresse des habitants et au désarroi des élus. -augmentation du renoncement aux soins, démographie médicale en baisse, –écarts d’espérances de vie grandissants, –temps d’accès aux urgences et aux hôpitaux, difficultés des relations avec les Agences régionales de santé, le « mur » est impressionnant. C’est ce que sont venus dire avec gravité les représentants des élus ruraux en remettant une série de propositions concrètes et urgentes à mettre en œuvre :

Une répartition équilibrée de l’exercice de la médecine : concernant le monde rural au plus près. – Faire de l’égalité d’accès aux soins une urgence prioritaire

Réassurer le système des urgences

Renforcer le champ d’intervention des professionnels de santé non-médecins

Accompagner le développement de la télémédecine en zone rurale

Assurer une meilleure représentation des élus ruraux au sein des Agences régionales de santé (ARS) et des Contrats territoriaux de santé (CTS). Actant que toutes les propositions incitatives pour favoriser l’installation de médecins restent insuffisantes, le Ministre a accepté la proposition de l’AMRF de travailler de concert afin de trouver des terrains d’expérimentation pour tenter de résoudre « en partie » cette pénurie globale et éviter cette « bombe à retardement » sociale. Pour le Bureau, Michel Fournier, Président de l’AMRF

Étude sur la santé en milieu rural

Distance d’accès aux services d’urgences

Les ruraux toujours plus éloignés « Plus de 6 millions d’habitants vivent à plus de 30 minutes d’un service d’urgence et 75 % d’entre eux vivent en milieu rural » « 96 % des urbains ont accès aux urgences en moins de 30 minutes, contre seulement 79% des ruraux

https://www.amrf.fr/wp-content/uploads/sites/46/2021/03/Dossier20de20Presse20Etude20SantC3A92023420-20fC3A9vrier202021.pdf

Le manque de médecins : aux sources de la désertification Le monde rural en première ligne

« 10 millions d’habitants vivent dans un territoire où l’accès aux soins est de qualité inférieure à celle de la moyenne des territoires français »

Les inégalités d’espérance de vie : le fossé se creuse entre campagnes et villes

Les habitants du rural vivent 2 ans de moins que ceux des villes

Étude sur l’accès aux soins en milieu ruralExclusif : les chiffres de l’inégalité hospitalière

Les habitants du rural consomment 20 % de soins hospitaliers en moins que ceux des villes (à âge et sexe égal)

Présidentielle : un appel solennel face à l' »urgence absolue » des déserts médicaux    

Par A.M.  le 27-09-2021 

https://www.egora.fr/actus-pro/demographie-medicale/68911-presidentielle-un-appel-solennel-face-a-l-urgence-absolue-des#xtor=EPR-3-1%5BNews_En_Bref%5D-20210927-%5B_1%5D

Huit associations d’élus et de professionnels de santé, dont l’Association des maires ruraux de France, Samu-Urgences de France, l’UNPS et le SML, appellent les pouvoirs publics et candidats à l’élection présidentielle à s’engager « face à la gravité de la situation« .  

Alors que « 10% de la population n’a plus de médecin traitant » et que « 6 millions [de concitoyens] vivent à plus de trente minutes d’un service d’urgence, dont 75% en milieu rural », deux associations d’élus locaux et six associations et syndicats représentant les professionnels de santé* ont lancé un appel solennel dans le Journal du dimanche.  

« Nous faisons le constat commun que notre système de santé est en danger, mis à mal par 30 ans de choix politiques inappropriés et par une désertification sanitaire qui ne cesse de s’étendre », écrivent-ils. « L’effondrement de l’accès aux soins impacte maintenant la chaine de secours et de soins dans son entier », renchérissent-ils. Si la crise touche « à présent tous les départements », les habitants des campagnes en souffrent tout particulièrement : leur espérance de vie est inférieure de deux ans à celle des habitants des villes, pointent les signataires de cet appel.

 Les nouvelles idées des maires de France pour lutter contre les déserts médicaux

Alors que la campagne présidentielle est pour l’heure dominée par les questions de sécurité, ces associations et élus appellent les pouvoirs publics, les candidats à l’élection présidentielle et plus globalement tous les acteurs à s’engager « face à la gravité de la situation » et à travailler ensemble afin de « résoudre cette crise et rétablir le droit universel à une santé égalitaire pour tous ». 

« L’Etat vient de démontrer durant la crise du Covid qu’il pouvait mobiliser les services, la population et les élus », a lancé le président de l’AMRF, Michel Fournier, lors du congrès de l’association vendredi 24 septembre, face au Premier ministre Jean Castex. « Il doit désormais le faire avec la même énergie pour renverser l’équation de l’accès au soin. A défaut, la bombe à retardement explosera », a-t-il prévenu. 

[avec Le Journal du dimanche et AFP] 

*Association des maires de ville et de banlieue de France, Association des maires ruraux de France (AMRF), Association des citoyens contre les déserts médicaux, Fédération nationale des techniciens ambulanciers urgentistes, Syndicat des infirmières et infirmiers libéraux, Syndicat des médecins libéraux, SAMU Urgences de France et Union nationale des professionnels de santé. 

« Garantir l’accès au soin, partout et pour tous » : l’appel d’associations d’élus et de professionnels de santé

 21h30 , le 25 septembre 2021, modifié à 12h59 , le 26 septembre 2021

https://www.lejdd.fr/Societe/garantir-lacces-au-soin-partout-et-pour-tous-lappel-dassociations-delus-et-de-professionnels-de-sante-4068238

Face à « l’effondrement de l’accès aux soins », huit associations d’élus et de professionnels de santé* lancent un appel aux « pouvoirs publics, aux candidats à l’élection présidentielle et à tous les acteurs, de santé ou non » afin de « résoudre cette crise et rétablir le droit universel à une santé égalitaire pour tous ».

Photo d'illustration.
Photo d’illustration. (AFP)

La tribune : « Nous, ensemble, fédérations de professionnels de santé, syndicats, association de citoyens, associations d’élus, ambulanciers, Samu, urgentistes, faisons le constat commun que notre système de santé est en danger, mis à mal par trente ans de choix politiques inappropriés et par une désertification sanitaire qui ne cesse de s’étendre. Remédier à cette situation est une urgence absolue. Dix pour cent de la population française n’a plus de médecin traitant. Si l’appel au Samu-Centre 15 permet à chaque Français d’accéder immédiatement à un médecin régulateur, 800.000 de nos concitoyens sont à plus de trente minutes d’une équipe mobile d’urgence et de réanimation, et 6 millions vivent à plus de trente minutes d’un service d’urgence, dont 75% en milieu rural.

La pénurie du temps médical met en difficulté l’hôpital et l’organisation des soins de ville, engendrant des retards de diagnostic, de traitement, et des renoncements aux soins.

Cela a pour effet de creuser de deux ans la différence entre l’espérance de vie des habitants des villes et celle des habitants des campagnes.

Présente dorénavant dans tous les départements, la crise s’amplifie sans qu’aucune solution satisfaisante ne soit déployée pour y remédier

Sans interlocuteurs accessibles, les patients se confrontent à des services d’urgence saturés et à une offre de premiers secours (Smur, sapeurs-pompiers et services ambulanciers) sursollicitée qui ne peut répondre au mieux à la demande de secours à la personne.

L’effondrement de l’accès aux soins impacte maintenant la chaîne de secours et de soins dans son entier. Aucun secteur n’est épargné. Kinésithérapeutes, médecins, infirmiers, pharmaciens, internes, chirurgiens-dentistes, pompiers, urgentistes hospitaliers, ambulanciers, sages-femmes, paramédicaux, biologistes, élus… Tous font face à la même souffrance de ne pouvoir exercer correctement leur métier, ni apporter des solutions concrètes pour leurs concitoyens sur l’ensemble du territoire.

Présente dorénavant dans tous les départements, la crise s’amplifie sans qu’aucune solution satisfaisante ne soit déployée pour y remédier.

Nous n’avons pas les mêmes métiers mais nous sommes tous en première ligne face à cette catastrophe annoncée. ‘Habitant’, ‘patient’, ‘citoyen’ : ces mots, qui désignent une même et unique personne, nous font nous sentir tous concernés et nous poussent à la mobilisation et à l’action.

Nous appelons les pouvoirs publics, les candidats à l’élection présidentielle et tous les acteurs, de santé ou non, à s’engager à nos côtés face à l’urgence absolue

Aussi, nous appelons les pouvoirs publics, les candidats à l’élection présidentielle et tous les acteurs, de santé ou non, à s’engager à nos côtés face à l’urgence absolue et à la gravité de la situation. La solution est plurielle et nous en sommes les artisans. Grâce aux acteurs locaux, elle émerge déjà de nombreux territoires mais ne parvient pas à modifier durablement l’équation.

Nous sommes prêts à travailler ensemble à la recherche de solutions pour résoudre cette crise et rétablir le droit universel à une santé égalitaire pour tous, comme le prône la Constitution. L’Etat doit nous entendre et s’engager à nos côtés. Nous appelons tous les acteurs qui se retrouvent dans ces constats, ceux qui sont présents aujourd’hui et ceux qui voudront nous rejoindre demain, à participer à un travail commun afin de modifier le rapport de force au service d’un meilleur accès aux soins, partout et pour tous. »

Les signataires : 

L’Association des citoyens contre les déserts médicaux et sa vice-présidente, Laure Artru ; la Fédération nationale des techniciens ambulanciers urgentistes et son président, Yannick Janeiro ; le Syndicat des infirmières et infirmiers libéraux et son président, John Pinte ; le Syndicat des médecins libéraux et son président, Philippe Vermesch ; Samu-Urgences de France et son président, François Braun ; l’Union nationale des professionnels de santé et son président, William Joubert ; l’Association des maires ville et banlieue de France et son président, Thierry Falconnet ; l’Association des maires ruraux de France et son premier vice-président, Dominique Dhumeaux.

Le SML (Syndicat de médecins libéraux) réunit élus et professionnels de santé pour trouver des solutions aux déserts médicaux

https://www.lesml.org/fr/216-les-articles-du-sml.php?id=457

L’étude présentée lors du congrès de l’association des maires des communes rurales de France (AMRF) confirme la difficulté du monde rural à accéder aux soins. Son auteur, Emmanuel Vigneron, géographe de la santé, a montré que sur 3 897 cantons ruraux étudiés, 80 % ont vu leur densité médicale baisser (d’un tiers dans 30 % des cas). Les ruraux consomment 20 % de soins hospitaliers en moins.

Mais, jusqu’à présent, toutes les solutions proposées l’étaient sans l’aval des professionnels de santé concernés. Le SML a pris l’initiative d’un rapprochement entre les associations d’élus (l’Association des maires ruraux de France et l’association des maires « Ville et banlieue de France ») et les représentants de douze professions de santé réunies au sein de l’Union nationale des professions de santé, pour trouver des solutions pragmatiques. Lors du congrès de l’AMRF, son 1er vice-président annonçait leur ambition commune : proposer un « panel de solutions » non coercitives. Parmi celles-ci, des solutions à court terme comme la constitution de « pools de remplaçants » et « des pools de retraités actifs » à la condition de lever les freins pour qu’ils investissent le terrain. Les outils numériques, mais aussi le financement d’organisations, sous la forme notamment d’équipes de soins autour du patient (Escap), peuvent favoriser la coordination des professionnels, et donc leur présence auprès des patients. Ce sera l’un des sujets des négociations prévues entre l’UNPS et l’Assurance maladie qui devraient s’ouvrir à la fin de cette année. Les propositions issues de la réflexion entre les associations d’élus, les représentants des professionnels de santé, et tous ceux qui voudront se joindre à eux, pourraient alimenter ces négociations.

Santé – 8 structures nationales lancent une Déclaration commune inédite ! Rejoignez les ! 

La Déclaration commune 

Unissons-nous pour garantir l’accès aux soins, partout et pour tous ! 

Nous, ensemble, fédérations de professionnels de santé, syndicats, associations de citoyens, association d’élu, ambulanciers, Samu, urgentistes faisons le constat commun que notre système de santé est en danger, mis à mal par 30 ans de choix politiques inappropriés et par une désertification sanitaire qui ne cesse de s’étendre.

Remédier à cette situation est une urgence absolue.

10 % de la population française n’a plus de médecin traitant.

Si l’appel au Samu-Centre 15 permet à chaque français d’accéder immédiatement, à un médecin régulateur, 800 000 de nos concitoyens sont à plus de 30 minutes d’une équipe mobile d’urgence et de réanimation et 6 millions vivent à plus de 30 minutes d’un service d’urgence, dont 75 % en milieu rural.

La pénurie du temps médical met en difficulté l’hôpital et l’organisation des soins de ville engendrant des retards de diagnostics, de traitements et des renoncements aux soins.

Cela a pour effet de creuser de 2 ans la différence entre l’espérance de vie des habitants des villes et celle des habitants des campagnes.

Sans interlocuteurs accessibles, les patients se confrontent à des services d’urgences saturés et à une offre de premiers secours (SMUR, sapeurs-pompiers et services ambulanciers) sursollicitée qui ne peut répondre au mieux à la demande de secours à personne.

L’effondrement de l’accès aux soins impacte maintenant la chaîne de secours et de soins dans son entier. Aucun secteur n’est épargné. Kinésithérapeutes, médecins, infirmiers, pharmaciens, internes, chirurgiens-dentistes, pompiers, urgentistes hospitaliers, ambulanciers, sage-femmes, paramédicaux, biologistes, élus… tous font face à la même souffrance de ne pouvoir exercer correctement leurs métiers et apporter des solutions concrètes pour leurs concitoyens sur l’ensemble du territoire.

Présente dorénavant dans tous les départements, la crise s’amplifie sans qu’aucune solution satisfaisante ne soit déployée pour y remédier.

Nous n‘avons pas les mêmes métiers mais nous sommes tous en première ligne face à cette catastrophe annoncée. « Habitant », « patient », « citoyen » désigne une même et unique personne qui nous fait nous sentir tous concernés et nous pousse à la mobilisation et à l’action.

Aussi, nous appelons les pouvoirs publics, les candidats à l’élection présidentielle et tous les acteurs, de santé ou non, à s’engager à nos côtés face à l’urgence absolue et la gravité de la situation.

La solution est plurielle et nous en sommes les artisans. Grâce aux acteurs locaux, elle émerge déjà de nombreux territoires mais ne parvient pas à modifier durablement l’équation.

Nous sommes prêts à travailler ensemble à la recherche de solutions pour infléchir cette crise et rétablir le droit universel à une santé égalitaire pour tous comme le prône la Constitution.

L’Etat doit nous entendre et s’engager à nos côtés.

Nous appelons tous les acteurs qui se retrouvent dans ces constats, ceux présents aujourd’hui et ceux qui voudront nous rejoindrons demain, à participer à un travail commun afin d’apporter des solutions et modifier le rapport de force au service d’un meilleur accès aux soins, partout et pour tous.

Les premiers signataires :

L’Association des Citoyens Contre les Déserts Médicaux

La Fédération Nationale des Techniciens Ambulanciers Urgentistes

Le Syndicat des Infirmières et Infirmiers Libéraux

Le Syndicat des Médecins Libéraux

Le SAMU Urgences de France

L’Union des Professionnels de Santé

L’Association des maires ruraux de France

L’Association des maires de France Ville et Banlieue

Déserts médicaux : dix millions de Français vivent dans un territoire où l’accès aux soins est inférieur à la moyenne   

Par M.J. le 04-02-2021 

https://www.egora.fr/actus-pro/demographie-medicale/65236-deserts-medicaux-dix-millions-de-francais-vivent-dans-un

Dix millions de Français vivent dans un territoire où l’accès aux soins est de qualité inférieure à la moyenne, alerte l’Association des maires ruraux de France qui publie, jeudi 4 février, une nouvelle étude sur la dégradation des déserts médicaux sur notre sol.  

Réalisée pour l’Association des maires ruraux de France (AMRF) par Emmanuel Vigneron, professeur des universités à Montpellier et spécialiste de l’approche territoriale de la santé, une nouvelle étude sur la démographie médicale révèle que dix millions d’habitants vivent dans un territoire où l’accès aux soins est de qualité inférieure à celle de la moyenne des territoires français. Le document souligne que la densité pour 1.000 habitants pour toutes les catégories de médecin « est systématiquement inférieure à la campagne par rapport aux territoires hyper-urbains ». Concernant les médecins spécialistes, leur nombre est même deux fois moins important dans les départements hyper-ruraux. 

L’étude indique également que le nombre de cantons dépourvus de médecins est passé de 91 en 2010 à 148 en 2017, soit une augmentation de 62%. La densité médicale a d’ailleurs baissé de plus d’un tiers dans 30% de l’ensemble des cantons pendant la même période. 

L’AMRF alerte ainsi sur la “dégradation des déserts médicaux”, alors que l’épidémie de Covid n’est toujours pas endiguée en France. « Nous ne sommes qu’au début de la crise. Si rien n’est fait, on court vraiment à la catastrophe », s’inquiète Dominique Dhumeaux, premier vice-président de l’Association. A ses yeux, « cette difficulté d’accès aux soins est insoutenable”. « J’ai du mal à imaginer comment notre société va absorber cette profonde injustice. Rien n’explique que pour 1.000 habitants, il y ait moins de médecins en milieu rural qu’en ville. Il n’y a pas moins d’enseignants ou de pharmaciens », déplore-t-il encore.  

Autre problème majeur à prendre en considération pour les élus : la moyenne d’âge des praticiens, toujours plus élevée dans les territoires ruraux. « Plus de la moitié des médecins en rural sont âgés de plus de 55 ans et un bon nombre a déjà largement dépassé les 70 », souligne Dominique Dhumeaux, qui rappelle que « les jeunes médecins sont beaucoup plus nombreux en ville ».   « J’ai même tenté ma chance avec Doctolib » : installé en Bretagne, un médecin sicilien déplaque faute de patients

Fin 2020, l’AMRF avait publié deux autres études, la première révélant que l’espérance de vie à la campagne se dégradait depuis le début des années 2000 par rapport aux villes et la seconde, que les habitants des régions rurales « consomment 20% de soins hospitaliers en moins que ceux des villes ».  

[avec AFP]  

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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