Albi, le Tarn, la Région mariés à l’hydrogène

Albi : des essais de camion à hydrogène très scrutés sur le circuit

https://www.ladepeche.fr/2021/09/22/albi-des-essais-de-camion-a-hydrogene-tres-scrutes-sur-le-circuit-9806904.phpEn plus du constructeur du camion, les entreprises avaient un contact direct avec Air Products, producteur d'hydrogène et ici fournisseur de la station mobile permettant de recharger les poids lourds.En plus du constructeur du camion, les entreprises avaient un contact direct avec Air Products, producteur d’hydrogène et ici fournisseur de la station mobile permettant de recharger les poids lourds. DDM – MPV

Énergie,  Albi,  Tarn

Publié le 22/09/2021 à 19:27

l’essentiel

Hier et aujourd’hui, la Région organise des essais et démonstration de camion à hydrogène dans le cadre de son projet « Corridor H2 », dont l’ambition est de décarboner le transport de marchandises.

Il y avait du monde hier, dans la salle de presse du circuit d’Albi. Non seulement  pour assister à la présentation du projet «Corridor H2», mais également pour assister à un aspect de sa concrétisation.

Ce projet européen, à l’initiative de la Région Occitanie, vise à décarboner le transport de marchandises et de passagers en développant les usages de l’hydrogène pour la mobilité lourde.  Un secteur pour lequel de nombreux acteurs du transport se montrent intéressés. Mais qui ne sont prêts à s’engager qu’à condition de pouvoir l’essayer… 

Le chiffre

110 millions > d’euros. C’est le budget global de Corridor H2 avec le soutien de la banque européenne d’investissement et de la commission européenne.

D’où la présence de tout ce beau monde hier au circuit : des démonstrations et essais d’un pimpant camion rouge ont lieu ce jeudi pour que les transporteurs puissent tester la faisabilité et la viabilité de l’offre de véhicules hydrogène, en ayant un contact direct avec  le constructeur mais également avec les fournisseurs. 65 entreprises d’Occitanie étaient hier présentes pour l’occasion. Autant de structures qui, si l’essai est concluant, pourront répondre à l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé par la Région. 

« Une course contre la montre »

«Il faut des initiatives locales comme celle-ci pour développer les camions à hydrogène», a salué le PDG du constructeur du camion présent au circuit, l’entreprise hollandaise Hyzon Motor. Et qui dit camion, dit aussi station. «Faire le plein d’hydrogène ne doit pas être plus compliqué ou plus long qu’un plein d’essence», a assuré Mathieu Amar, directeur général d’Air products, entreprise produisant de l’hydrogène qui a mis une station de distribution mobile à disposition pour l’événement.

«Nous avons besoin de penser à comment produire, transporter et distribuer à des coûts compétitifs. L’hydrogène est facile à développer mais sur toute l’Occitanie, hors des agglomérations, à des prix intéressants, c’est un challenge», a souligné Stéphane Arnoux, délégué régional de France hydrogène, une association professionnelle dont le nombre de membres ne cesse de croître au fil des mois. 

«Une course contre la montre s’est engagée au niveau national sur l’hydrogène et l’Albigeois est déterminé à y prendre sa part», a soutenu Stéphanie Guiraud-Chaumeil, la maire d’Albi en citant notamment les acteurs impliqués dans cette synergie la Safra, la SEM Ever’Hy’Pole, l’IMT Mines, l’INU Champollion… La Ville coorganise l’événement avec la Région et le Département. 

Le plan de la Région et le rôle de la Safra

Le plan hydrogène vert porté par la Région a pour ambition, d’ici 2023 de déployer en Occitanie deux unités de production d’hydrogène renouvelable, 8 stations de distribution d’hydrogène, 40 camions à propulsion hydrogène, 62 remorques/unités frigorifiques et 15 autocars interurbains régionaux.

Pour ces autocars, c’est la Safra qui a été sollicitée afin de convertir des véhicules diesel à l’hydrogène. Un véritable défi pour l’entreprise albigeoise car il s’agira d’une première mondiale. La Région a alloué 480 000 euros à la Safra pour ce projet.

Albi. La filière hydrogène pleine de promesses pour le Tarn

https://www.ladepeche.fr/2021/04/21/la-filiere-hydrogene-pleine-de-promesses-pour-le-tarn-9500740.php

à la Safra, la production de Businova va monter en cadence. Photo DDM, Emilie Cayre

Industrie,  Albi,  TarnP

Publié le 21/04/2021 à 05:10 , mis à jour à 08:07

l’essentiel

Le Tarn est déjà très bien placé sur l’hydrogène, une filière d’avenir prometteuse pour le développement industriel local. Les initiatives se multiplient pour structurer un écosystème favorable.

Le Tarn est déjà en pole position sur la grille de départ de la filière hydrogène. Que ce soit la production de la matière première avec Trifyl, la recherche, développement et la certification avec l’IMT Mines, la Sem Eveer’Hy’Pôle positionnée sur le circuit d’Albi ou l’usage de l’hydrogène avec le bus hydrogène Businova développé et produit par la Safra à Albi, l’hydrogène est déjà une réalité dans le Tarn. La preuve ? La première réunion du conseil national de l’hydrogène s’est tenue dans les locaux de la Safra à Albi en février dernier. Une déjà belle reconnaissance alors que le gouvernement a annoncé un plan de 7 milliards d’euros de soutien public d’ici 2030, dont 2 milliards d’euros d’ici 2022, dans le cadre de France Relance et des investissements d’avenir.

Une filière prometteuse

Les initiatives se multiplient pour accompagner le développement et la structuration de la filière dans le Tarn et plus largement dans la région Occitanie.

Safra et Symbio, filiale de Michelin et Faurecia, ont signé un contrat portant sur le développement de 1 500 bus, dotés d’un système hydrogène optimisé et d’une gamme de services adaptée aux usages de ces véhicules. « Nous avons lancé une première phase pour accélérer notre montée en cadence, avec l’agrandissement de notre outil de production, en moyens matériels, technologiques et humains. Cette première étape va nous permettre de produire rapidement 140 bus par an. L’étape suivante sera encore plus ambitieuse puisque nous prévoyons en tout un investissement de 100 millions d’euros sur 10 ans, pour produire plus et plus rapidement afin de générer une baisse notable des coûts » indique Vincent Lemaire, président de Safra.

L’entreprise albigeoise travaille actuellement à une levée de fonds de 26 millions d’euros et son usine dédiée au Businova va grandir de plus de 7 000 m2 avec à la clé un investissement de 7 millions d’euros.

Mobilités nouvelles

De son côté, la communauté d’agglomération du Grand Albigeois continue de travailler sur son projet de centre européen des mobilités nouvelles. Dans cette perspective, le Grand Albigeois va adhérer à l’association « France Hydrogène », pour comme l’a rappelé Roland Gilles lors du conseil communautaire « peser dans le paysage national, gagner en expertise et développer de nouveaux partenariats avec les acteurs clefs du domaine. »

Dans le même temps, la Sem Eveer’Hy’Pôle va être racapitalisée à hauteur de 100 000 €. Basée sur le circuit d’Alble, elle est spécialisée et reconnue dans les essais constructeurs, les études techniques R & D, les formations et la maintenance de véhicules et d’applications hydrogène. La Sem doit investir pour continuer à grandir. Des investissements de près de 100 000 € qui portent sur l’évolution de la station-service, les bancs de test pour la formation, les logiciels et le matériel informatique.

« Un écosystème de l’hydrogène »

Des initiatives que le conseil départemental du Tarn souhaite accompagner dans une dynamique régionale. 

« Notre territoire a la chance de bénéficier d’entreprises performantes, de bénéficier de l’ingénierie de l’école des Mines. Notre objectif est de travailler avec toutes les collectivités territoriales, les chambres consulaires, tous les porteurs de projets pour se fédérer et créer un écosystème de l’hydrogène. un hydrogène vert mais surtout un hydrogène créateur d’emplois dans le département » explique Christophe Ramond, le président du Conseil départemental.

Le Département travaille actuellement avec les chambres consulaires et les collectivités à la création d’une structure dédiée aux énergies renouvelables dont l’hydrogène. Un support dont la forme juridique est encore à l’étude (SEM, SEMOP, autre ?). Son objectif ne serait pas de produire mais d’accompagner la croissance de la filière en investissant notamment dans des sociétés de projets. On parle de la participation de la caisse des dépôts de consignation. « On est en train de définir la meilleure stratégie avec les élus locaux et les consulaires. Si demain on doit créer une structure, on le fera » précise Christophe Ramond qui indique que « cette filière de l’hydrogène est essentielle dans le département. À nous d’arriver à combiner à la fois la production d’hydrogène vert (Trifyl), la distribution et les usages en essayant d’être tout simplement des facilitateurs. Il s’agit de créer des emplois à moyens et longs termes. »Arnaud Paul

Toulouse : les transports publics mettent le cap sur l’hydrogène

Le ministre des Transports sur le stand de Transdev qui va exploiter 5 bus à hydrogène Safra pour l'aéroport. Le ministre des Transports sur le stand de Transdev qui va exploiter 5 bus à hydrogène Safra pour l’aéroport. DDM – XAVIER DE FENOYL

Transports,  Occitanie,  Albi

Publié le 28/09/2021 à 19:11

https://www.ladepeche.fr/2021/09/28/toulouse-les-transports-publics-mettent-le-cap-sur-lhydrogene-9819152.php

l’essentiel

Le ministre des transports a inauguré les Rencontres nationales du transport public,ce 28 septembre à Aussonne. Parmi les innovations notables, le recours à l’hydrogène pour les bus et trains. Cinq bus à hydrogène, produit localement, seront exploités bientôt par Transdev à l’aéroport de Toulouse-Blagnac et un train hydrogène reliera Toulouse et Luchon d’ici 2025. 

« Nous connaissons aujourd’hui, au sortir de la pandémie, la plus grave crise économique des transports, et notamment des transports publics ainsi qu’une grande mutation des usages, avec le recours au télétravail, dont on ne sait si elle aura un impact durable ». Jean-Baptiste Djebbari a ainsi reconnu le contexte difficile dans lequel se trouvent les autorités organisatrices des transports. Le ministre des transports inaugurait les 28esRencontres nationales du transport public, ce 28 septembre au Meett de Toulouse-Métropole, à Aussonne.

Innovation énergétique


Le ministre s’est toutefois montré optimiste quant à la capacité de rebond du transport, avec le soutien de l’état, grâce à « l’innovation énergétique ». Pour le ministre, la filière hydrogène pourrait constituer « une nouvelle ère de conquête française ». Le gouvernement va d’ailleurs accorder 7 milliards d’euros d’ici 2030 au développement de cette filière hydrogène. 
Toulouse et sa région sont à la pointe du développement de la filière hydrogène. Le ministre s’est arrêté sur les stands de Safra, fabricant de bus à hydrogène implanté à Albi, et de Transdev, groupe français de transport qui parie sur l’électrification de son parc et notamment l’essor de la filière hydrogène : « Nous avions seulement 50 bus électriques dans notre parc en 2016, nous en avons aujourd’hui 1800, dont 50 à hydrogène », indique Thierry Malet. Le PDG de cette multinationale française, qui emploie 85 000 personnes dans le monde, ajoute : «Nous avons déjà 50 bus à hydrogène en exploitation sur des lignes régulières à Lens, Auxerre…dont 24 aux Pays-Bas ».

15 bus Lio convertis à l’hydrogène


Transdev va exploiter pour l’aéroport de Toulouse-Blagnac cinq bus électriques à hydrogène en cours de fabrication par la société albigeoise Safra. « Ces bus à hydrogène, produit sur place, relieront l’aéroport à ses parkings et aux pistes », a indiqué Vincent Lemaire, patron de Safra, au ministre, en lui faisant visiter le véhicule éclairé par de vastes baies vitrées et muni d’une sorte de plateau surélevé, au-dessus du moteur et des équipements techniques, cachés sous le plancher.
Safra emploie 300 personnes à Albi, dont 190 sur la filière hydrogène, et compte passer bientôt à 400 emplois. La société va aussi transformer 15 bus diesel Lio de la région Occitanie en bus à hydrogène. Des bus qui ont l’avantage de n’émettre aucun rejet polluant (seulement de l’eau pure) et d’avoir une autonomie bien plus importante que des véhicules à lourdes batteries. Même s’ils restent plus chers.
Carole Delga, aux côtés du ministre, a rappelé en substance : « la filière hydrogène est en cours de constitution en Occitanie, à partir de l’éolien flottant, de l’hydraulique et des déchets ménagers, avec la mise en service du premier train à hydrogène Alstom, d’ici 2025, sur la ligne Toulouse-Luchon ». Philippe Emery
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Hydrogène : l’Occitanie et le Tarn en pole position

https://www.ladepeche.fr/2021/02/25/hydrogene-loccitanie-et-le-tarn-en-pole-position-9394289.php

Vincent Lemaire, président de Safra, explique le fonctionnement de la pile à combustible qui équipe Businova fabriqué à Albi aux ministres Bruno Le Maire, Barbara Pompili et Agnès Pannier-Runacher.Vincent Lemaire, président de Safra, explique le fonctionnement de la pile à combustible qui équipe Businova fabriqué à Albi aux ministres Bruno Le Maire, Barbara Pompili et Agnès Pannier-Runacher. DDM – Emilie Cayre 

Industrie,  Occitanie,  Albi

Publié le 25/02/2021 à 18:05 , mis à jour le 26/02/2021 à 06:50

l’essentielLe premier conseil national de l’hydrogène s’est tenu, ce jeudi, à Albi. L’occasion de pointer la position de la France dans le peloton de tête des pays engagés dans le développement de l’hydrogène et de donner un coup de projecteur au groupe albigeois Safra, seul fabriquant français de bus à hydrogène.

Le conseil national de l’hydrogène (CNH) a tenu sa première réunion, ce jeudi, au siège du groupe albigeois Safra en présence de Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l’Industrie, de Carole Delga, présidente de la région Occitanie, représentant les régions.

En matière d’hydrogène, « la France est positionnée dans le peloton de tête des pays les plus avancés pour leur stratégie » ont indiqué Benoît Potier, PDG d’Air Liquide et Patrick Koller, directeur général de Faurecia en présentant une analyse comparative sur le sujet.

Le CNH a relevé également « une forte dynamique industrielle dans l’hydrogène amenée à se poursuivre dans les prochains mois. » Safra, le groupe albigeois seul fabricant de bus à hydrogène en France, en est un bon exemple.

Aider Safra à se développer

« Ici, à Albi, nous apportons 750 000 € à Safra. Cala va lui permettre d’accélérer le développement industriel de ses bus à hydrogène, et de recruter à terme 400 emplois a indiqué Bruno Le Maire ministre de l’économie, des finances et de la relance.

Avec le plan France relance, « on est en train de préparer un développement économique résolument tourné vers le développement durable. L’exemple de Safra est remarquable » s’est réjoui Barbara Pompili, ministre de la transition écologique.

« L’Occitanie fait figure de pionnière avec l’adoption il y a déjà deux ans de notre plan Hydrogène doté de 150 M€, a rappelé Carole Delga. Et les résultats sont déjà là. C’est en construisant ce modèle que nous pourrons répondre aux enjeux de souveraineté industrielle qui se pose pour notre pays et nos territoires, tout en créant de l’emploi et du mieux vivre pour nos habitants. »

« Les Régions répondront présent sur le terrain et prendront toute leur part dans les projets qui seront lancés. Pour cela nous avons besoin de politiques gouvernementales fortes qui s’inscrivent dans le long terme, ainsi que de la mobilisation importante de fonds européens, essentiels pour nourrir les dynamiques présentes sur nos territoires » a ajouté Carole Delga qui représente les régions françaises au conseil national de l’hydrogène.

Le Maire rassure les étudiants

« N’ayez pas peur ». Hier, le ministre de l’Economie et des finances était venu passer un message clair aux étudiants de l’IMT/Mines d’Albi. Bruno Le Maire a profité de son passage en terre albigeoise pour les rencontrer après une rapide visite privée de la cathédrale Sainte-Cécile. Lors d’un entretien de plus d’une heure, dix élèves (les élus, chefs de cabinet et autres communicants étaient beaucoup plus nombreux) ont pu poser toutes les questions qu’ils souhaitaient au ministre.

À travers cet échange, Bruno Le Maire a essayé de rassurer les étudiants sur leur avenir. « Vous aurez plus d’opportunités que les générations précédentes » ; « Quand je vous rencontre je n’ai aucune inquiétude ». Car le ministre en est persuadé, l’économie française sortira plus forte de cette crise. « La France est un grand pays, riche et puissant ».

Néanmoins, il ne nie pas que la situation est difficile pour les jeunes. « Ce n’est pas une vie enviable. Vous avez moins de liberté pour faire la fête, pour voyager. Et faire la fête, ça compte quand on est étudiant ».

Bien sûr, Bruno Le Maire était aussi venu délivrer beaucoup d’autres messages, tout en répondant aux questions. Les élèves ont ainsi pu découvrir qu’en politique, la réponse à une question n’est pas toujours directe. Loin de là, avant il y a de nombreuses digressions. Il a ainsi été question de la renaissance de l’industrie française (« une faute politique de l’avoir laissé tomber »), du niveau d’imposition (trop important bien sûr), de l’âge de la retraite qu’il faut augmenter, de l’égalité hommes/femmes, de la dette qu’il faudra rembourser… Chacun aura noté au passage qu’il n’a cité que le président Macron. À aucun moment un de ses deux premiers ministres.

Une stratégie payante

L’hydrogène décarboné promet d’être une filière d’avenir pour l’industrie française, l’emploi et la transition énergétique. Le conseil national de l’hydrogène a pointé, hier, dans le peloton de tête des pays engagés dans le développement de cette filière. La dynamique industrielle est déjà forte avec 27 projets de R & D et d’intégration de technologies hydrogène ont d’ores et déjà été soutenus, pour 212 M€. Un soutien financier a également été annoncé pour aider 4 régions (Occitanie, Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes, Grand-Est) à acquérir 14 trains hydrogène représentant un investissement total de 300 M€. Des trains dont la partie traction est produite à Tarbes. En tout, l’Etat va mettre 7 milliards d’euros pour permettre le développement de la filière hydrogène France avec une région Occitanie en pointe sur le sujet.

Albi. Carole Delga à Rascol pour soutenir la filière hydrogène

Les professeurs du lycée ont expliqué à la présidente de la Région les nouvelles formations mises en place autour de l’hydrogène. Photo DDM, MPV.Les professeurs du lycée ont expliqué à la présidente de la Région les nouvelles formations mises en place autour de l’hydrogène. Photo DDM, MPV.

Enseignement supérieur et formation,  Albi,  Tarn

Publié le 20/10/2021 à 05:10

https://www.ladepeche.fr/2021/10/20/carole-delga-a-rascol-pour-soutenir-la-filiere-hydrogene-9863771.php

l’essentiel

La présidente de la Région, Carole Delga, est venue visiter le lycée Rascol, où la collectivité a investi fortement. Elle s’est fait présenter les nouvelles formations liées à l’hydrogène.

Avant de se rendre à Trifyl, la présidente de la Région, Carole Delga avait tenu à visiter le lycée Rascol. La Région y investit une somme conséquente pour rénover et agrandir les locaux (17,7 M€), mais la présidente avait aussi une autre idée. Elle venait mettre en avant les formations hydrogène lancé par le lycée. Et sa plateforme technologique.

Depuis la rentrée, les étudiants des six BTS proposés par le lycée se voient dispenser 8 heures de cours hebdomadaire autour de l’hydrogène. Le but est de donner un socle de connaissances aux étudiants. Ainsi si la filière se développe comme prévu, pour eux, c’est gagné. Et les professeurs ne s’en cachent pas. Cette formation accroît l’attractivité des BTS industriels, qui connaissent des difficultés de recrutement. Ceci alors que les étudiants n’ont aucun mal à trouver un travail à la sortie. Le secteur étant lui en manque de main-d’œuvre.

La formation reste technique. Le but du lycée est de répondre aux attentes des entreprises. C’est pour cette raison que Rascol va investir, grâce aux aides de la Région et de l’Etat dans l’achat d’une pile combustible pour les travaux pratiques. Y seront associés un système de stockage et une centrale photovoltaïque. « Ce banc d’essai permettra de faire monter en compétence, de spécialiser les techniciens en poste, de former les étudiants aux spécificités de l’hydrogène et enfin de promouvoir cette technologie auprès des entreprises », indiquent les professeurs chargés de cette formation.

Il sera également fait appel à des spécialistes pour des interventions. « Les entreprises ont besoin de techniciens avec des compétences associées à cette technologie », insistent-ils. Cette année, 120 étudiants (les premières années) vont pouvoir bénéficier de cette formation. À terme, ce sera 240.

Enfin, au lycée, deux baccalauréats pros peuvent aussi concourir à former des jeunes à l’hydrogène au moyen de modules additionnels : le bac pro technicien d’usinage et le bac pro maintenance des équipements industriels.

La présidente a tenu à rappeler les forts enjeux qui entourent cette filière. « C’est un enjeu de développement pour notre pays », a martelé Carole Delga. Elle a rappelé que l’hydrogène faisait partie des dix secteurs stratégiques définis par le président de la République. Or, en la matière l’Occitanie est à la pointe (la Région va faire partie du corridor européen H2) et notamment le Tarn avec ses entreprises et ses centres de recherche. Pour la présidente, il « faut garder ce temps d’avance ». Et ces formations y contribueront.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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