Albi. Christophe Ramond déroule son « Plan »
Christophe Ramond, hier matin lors de la session plénière. photo EC
La nouvelle impulsion que le Département veut donner au « Plan Tarn Santé », en mettant en exergue son credo : « la coordination, la coopération et la concertation »
Publié le 25/09/2021 à 05:13 , mis à jour à 05:19
https://www.ladepeche.fr/2021/09/25/christophe-ramond-deroule-son-plan-9812252.php
Chantre de la proximité avec les citoyens et de l’équité territoriale entre les territoires, le président du conseil départemental du Tarn, Christophe Ramond, pourrait légitimement ajouter une autre couleur à sa palette, celle de la sérénité politique. En effet, ce n’est pas mentir de dire qu’il n’a guère été ennuyé par son opposition – le terme paraît presque usurpé – hier à l’occasion de la session plénière de rentrée du Département.
Celle-ci a fait la part belle, dans un premier temps, à la déclinaison du plan d’action opérationnel voulu par la majorité départementale pour les deux premières années du mandat. Il reprend en 12 priorités les axes essentiels déjà présentés lors de la campagne de juin dernier, tout en répondant aux compétences du conseil départemental. Au cœur de ce plan d’action on retrouve donc l’emploi et l’insertion, l’accompagnement des aînés et des handicapés, le soutien à la jeunesse, l’investissement, les infrastructures routières, le soutien aux communes, au numérique, à l’économie locale ou encore au tissu associatif et culturel, la démocratie participative […] et l’accès aux soins.
Moulin, Vidal et la télémédecine dans les hautes terres
Ce dernier sujet fut sans doute le seul qui donna lieu à un vrai débat sur le fond comme sur la forme. Alors que le nouveau conseiller départemental d’Abi 4, le Docteur Etienne Moulin, venait de décliner la nouvelle impulsion que le Département veut donner au « Plan Tarn Santé », en mettant en exergue son credo : « la coordination, la coopération et la concertation… » Pas de quoi convaincre Daniel Vidal, conseiller départemental des Hautes-Terres d’Oc qui rappela sa préférence « pour les solutions et l’action ». En l’occurrence un différend anime les deux hommes sur l’installation de cabine de téléconsultation augmentée dans les Monts de Lacaune (lire notre édition d’hier) pour remédier à la rareté des médecins sur ce territoire. Le Docteur Moulin assure que la communauté de communes est allée un peu vite en besogne, « ce qui ne permettra pas les remboursements de la CPAM », alors que Daniel Vidal persiste à dire que « la CPAM a bien identifié les patients qui se retrouvent sans médecin référent et leur permet de bénéficier du remboursement intégral ».
Christophe Ramond a bien essayé de convaincre Daniel Vidal en soulignant « que le Département se doit de répondre à l’intérêt général des Tarnais et non à des problématiques locales », mais il n’est pas certain que l’argument a convaincu l’élu des hautes terres qui doit bien répondre aux attentes de sa population en matière d’accès aux soins.
Ce fut la seule anicroche pour Christophe Ramond et sa majorité qui ont dû se pincer quand, à la suite de la présentation du Plan d’action 2020-2021, ont entendu Jean-Luc Alibert, le conseiller départemental du canton du Pastel, présenté comme le chef de file de l’opposition expliquer en introduction : « Ce qui nous réunit est plus fort que ce qui nous sépare… ». Le président du conseil départemental sait déjà qu’il va pouvoir dérouler sa politique tout au long de la mandature, ce qu’il allait commencer à faire, dans la foulée, en présentant le PLan ENR « Energia » censé rassembler tous les acteurs tarnais et régionaux intervenant sur les questions d’énergie, et en particulier celles relatives à l’hydrogène. Nous y reviendrons plus longuement en temps voulu.
Baptiste
La montagne parie sur la téléconsultation augmentée
Publié le 24/09/2021 à 05:12 , mis à jour à 05:19
L’appareillage connecté permet de prendre sa température, sa tension, d’examiner ses oreilles ou encore de pratiquer d’autres examens à distance. Photo DR
« Pourquoi la téléconsultation augmentée ne viendrait pas répondre à notre problématique de désertification médicale dans le Tarn ? » Daniel Vidal, le maire de Murat-sur-Vèbre nouvellement élu au conseil départemental compte bien mettre le sujet sur la table de l’assemblée plénière du Département qui se réunira ce vendredi à Albi. Celui qui est aussi président de la communauté de communes des Monts de Lacaune et de la Montagne Haut-Languedoc connaît bien le sujet puisqu’il a fait installer il y a quelques mois une cabine de téléconsultation augmentée au sein de la pharmacie de son village. Mais la téléconsultation augmentée qu’es aco ? « Ce n’est pas qu’une simple téléconsultation depuis son canapé. Outre le fait qu’on peut avoir un rendez-vous très rapidement, notre cabine permet d’aller plus loin qu’une simple téléconsultation, avec la possibilité de réaliser 90 % des actes d’une consultation classique grâce à l’utilisation de 7 objets médicaux connectés. Elle permet aussi d’imprimer les ordonnances », explique Tessan, la société qui a fourni la télécabine de Murat-sur-Vèbre. « On peut y faire beaucoup de choses comme prendre sa fièvre en direct, témoigne Daniel Vidal. Et pour nos aînés qui n’ont pas les moyens de se déplacer ou des difficultés avec le numérique, cela facilite grandement la vie quand il n’y a quasiment plus de médecins sur notre territoire. Je remercie le pharmacien d’avoir accepté d’héberger la cabine. » D’autant que Tessan ne s’arrête pas aux consultations de généralistes, qui peuvent être obtenues sans rendez-vous en moins de 15 minutes en tiers payant intégral. « On peut aussi obtenir un rendez-vous avec un médecin spécialiste (dermatologue, gastro-entérologue…) en moins d’une semaine et sans dépassement d’honoraire », assure la start-up française.
40 000 euros sur 5 ans
Le hic, c’est que cette nouvelle technologie a un coût. « La cabine de Murat-sur-Vèbre a coûté 40 000 euros à la communauté de communes, pour une machine fournie dont la maintenance est assurée durant 5 ans », reconnaît Daniel Vidal. Et quand bien même l’Etat s’est engagé à prendre 50 % de ce coût à sa charge selon l’édile, ce dernier aimerait bien que le conseil départemental soutienne aussi cette initiative. « J’espère convaincre les autres conseillers départementaux mais il y a des freins pour le moment. Certains sont plus favorables au recrutement de nouveaux médecins. » Les élus des Monts de Lacaune ne sont pas contre cette idée non plus puisqu’ils continuent eux-mêmes à chercher de nouveaux médecins, mais un maire d’une autre commune s’est déjà laissé séduire par la solution proposée par Tessan. « Une seconde cabine sera également inaugurée dans la commune de Viane à la fin du mois d’octobre, à l’initiative du maire Denis Maffre, qui voit le dernier médecin de sa commune partir à la retraite, et faute de trouver un remplaçant il s’est tourné vers la cabine », explique Daniel Vidal. Là encore, le coût sera pris en charge par la communauté de communes et l’Etat, pour une installation dans le cabinet médical où une infirmière gérera l’installation.
Lacaune. La télémédecine est possible à la pharmacie Marchand
En moins de 15 minutes, une patiente va se connecter en visioconférence avec un médecin généraliste.
Social, LacaunePublié le 28/09/2021 à 05:13 , mis à jour à 05:20
https://www.ladepeche.fr/2021/09/28/la-telemedecine-est-possible-a-la-pharmacie-marchand-9818045.php
Depuis fin juillet, la pharmacie Marchand propose une borne de téléconsultation dans ses locaux. Le but est de permettre un accès rapide à un médecin généraliste pour une consultation. Avec les départs en retraite des docteurs Valette et Couzinier, cette solution devenait impérative. La société choisie est une entreprise française, Medadom. Une pièce dédiée est accessible avec ou sans rendez-vous, le contact avec un médecin généraliste se fait en une quinzaine de minutes. Celui-ci peut utiliser des outils de diagnostic connectés (otoscope, dermatoscope, stéthoscope) et les échanges se font en visioconférence entre médecin et patient.
La pharmacie finance intégralement ce service
Si une ordonnance est délivrée, elle peut être imprimée directement. La consultation est prise en charge, le patient devant juste présenter sa carte vitale et avoir un téléphone portable avec lui.
Pour la connexion ou la consultation, le patient peut être assisté, si besoin, par le personnel de la pharmacie.
« Nous avons choisi cette solution pour la disponibilité rapide des médecins, qui exercent tous en France et sont inscrits au Conseil de l’Ordre, expliquent les pharmaciens. Mais les cabines de téléconsultations ne pouvant se substituer sur le long terme à des médecins de famille, toute notre énergie est consacrée à la recherche de nouveaux médecins. Le versant financier a évidemment compté, car, comme nous avons choisi de ne pas demander d’aides territoriales, la pharmacie finance intégralement ce nouveau service à la population. Ce choix de ne pas accepter les aides que la mairie pouvait nous proposer a été dicté par notre refus d’accepter les tarifs exorbitants pratiqués par les sociétés travaillant avec les collectivités locales. Au final, le coût pour la pharmacie de ce nouveau service est d’environ 1 500 € par an, sur 3 ans. »
Depuis presque deux mois, ce sont déjà plus de 70 téléconsultations qui ont été effectuées, preuve s’il en est de la nécessité absolue que des médecins s’installent de façon urgente. La mairie, la communauté de communes, les professionnels de santé, les associations y travaillent et les pharmaciens espèrent que ce nouveau service ne servira bientôt qu’en dépannages exceptionnels.
Grand âge : « la question des moyens alloués aux Départements est primordiale » pour Christophe Ramond
Le président du conseil départemental du Tarn évoque notamment la question de la rémunération des aides à domicile. DDM
Vie des aînés, Albi, TarnPublié le 28/09/2021 à 12:44 , mis à jour à 12:46
l’essentielDans un communiqué adressé à la presse ce mardi 28 septembre 2021, le président du conseil départemental du Tarn, Christophe Ramond, s’exprime sur la prise en charge du « grand âge ». Il aborde aussi la question de la rémunération des professionnels du secteur de l’aide à domicile, qui fait débat depuis le début de la crise sanitaire notamment.
Christophe Ramond rappelle que le conseil départemental du Tarn propose des mesures innovantes en plus de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) soit 52 millions € annuels. On citera notamment la création d’habitats partagés, des colocations pour seniors ou encore l’ouverture de places en résidence autonomie, la mise en place d’habitats inclusifs ou encore la réflexion menée pour la mise en place d’un « EHPAD hors les murs », un dispositif mixte entre l’accueil en établissement et le maintien à domicile.
« Nous assumerons les conséquences de l’avenant 43 »
Sur la question des rémunérations des aides à domicile, le président du conseil départemental du Tarn constate qu’elles ne gagnent pas forcément dignement leur vie et que la profession peine à recruter. « Faute d’une loi consacrée à l’autonomie, le gouvernement a donné des gages à travers le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), constate Christophe Ramond. Parmi ces mesures, la prise en compte du maintien à domicile et des conséquences de l’avenant 43. » Il s’interroge toutefois de la sorte : « Le Premier ministre évoque une enveloppe de 240 millions d’euros apportée par l’Etat, mais il ne précise pas si c’est pour atteindre ce tarif socle ou pour aider les Départements à financer les conséquences de la mise en place de l’avenant 43. »
Et de préciser ce qui se faisait jusqu’ici dans le Tarn : « Jusqu’à maintenant tous les Départements ne finançaient pas à la même hauteur les heures effectuées par des aides à domicile. La moyenne est de 19,33 € d’après une étude de janvier 2020 de la Fédération française des services à la personne et de proximité. Pour le Tarn, le tarif appliqué est de 23 €. Le surcoût net de cet avenant est évalué pour le Département du Tarn à 6 millions d’euros. Bien évidemment, nous assumerons les conséquences issues de l’avenant 43. Toute ambition de renforcer le droit des aînés va dans le bon sens mais on ne peut s’abstenir de la prise en compte de leur financement. »
« Il faut un véritable plan Grand Âge »
Christophe Ramond souhaiterait toutefois que le gouvernement aille plus loin : » Il faut un véritable plan d’ensemble sur le Grand âge. Il est essentiel de repenser les missions des professionnels du social, du sanitaire autour de référentiels communs qui déclineraient les principes de vivre-ensemble autour du soin et de l’éthique (…) Ces nouvelles mesures gouvernementales ne doivent pas être « qu’un supplément d’âme » pour se donner bonne conscience, la question des moyens alloués aux Départements pour y arriver est capitale ! »Baptiste Gay
Albi. Questions sans réponses, sans débat mais pas sans humeurs
Le sens du dialogue de la Maire d’Albi ! « Tout ce qui est excessif est insignifiant. Vous nous l’avez encore démontré ce soir »
à défaut de réponses, Nathalie Ferrand-Lefranc a eu droit à quelques répliques acides de la maire Photos DDM, E.C.
Politique, AlbiPublié le 29/09/2021 à 05:11 , mis à jour à 05:17
« Nous n’avons aucune nouvelle du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) depuis le début de cette mandature » s’est étonnée Nathalie Ferrand- Lefranc, pour l’opposition, mardi soir en séance du conseil municipal (notre édition d’hier). Et l’élue d’évoquer l’incendie d’une voiture dans le quartier de Cantepau quelques heures plus tôt, « pour preuve de la nécessité urgente de réunir tous les partenaires et ceux qui vivent dans ce quartier ». En demandant une nouvelle fois que son groupe « ait sa place dans ce CLSPD » ainsi que le conseil citoyen de quartier ». Sur ce point comme sur celui du rachat, par un promoteur privé, de la friche commerciale de Cantepau, Nathalie Ferrand-Lefranc n’aura, en guise de réponse de la maire, que l’expression de son indignation et quelques compliments définitifs. « Vous n’êtes l’élue que d’un quartier, que d’un dossier. Par votre catastrophisme, vous desservez ses habitants. C’est insultant pour eux ».
Effondrement des berges
Le chapitre des catastrophes n’en sera pas pour autant clos puisqu’en fin de séance, l’élue d’opposition a soulevé la question, récemment ravivée, de l’effondrement des berges du Tarn dans le cadre du Plan de prévention des risques (PPR) que l’état révise actuellement.
De fait, les risques d’effondrement des berges menaceraient le chemin de randonnée GR 36, en arrière de la zone commerciale de l’ancienne ferme de la Renaudié. Selon Nathalie Ferrand-Lefranc, l’autorisation par la ville de la construction d’un entrepôt à ciel ouvert pour l’entreprise Leroy Merlin, en lieu et place d’un simple parking initialement prévu, et le passage de nombreux poids lourds « en zone bleue, où normalement rien ne doit accroître le risque de la zone rouge », constituent « une situation qui nous semble anormale et dangereuse ». Son groupe annonce alerter dès aujourd’hui la préfète.
« Tout ce qui est excessif est insignifiant. Vous nous l’avez encore démontré ce soir » a répondu la maire. Ce qui n’a pas empêché son opposante préférée de parfaire le tableau. En demandant à la maire ce qu’elle prévoyait pour la partie de l’Ehpad de la Renaudié qui se trouve en zone rouge. De fait, il s’agit d’une pointe à l’extrémité de l’aile Nord-Est de L’EHPAD qui elle, se trouve en zone bleue. Même hauteur de débat sur ce point. La maire n’a pas argumenté. Ou plutôt si, les yeux au ciel : « Si on devait répondre à toutes les énormités »
un centre de santé publique ?
Au nom de l’ensemble du groupe Citoyens, écologistes et Gauche rassemblée, André Boudes a demandé au conseil un vote majoritaire pour l’inscription d’un centre de santé publique dans le contrat local de santé. Gilbert Hangard, maire adjoint à la santé, s’est dit favorable au projet mais « réticent à ce qu’on le définisse comme centre de santé publique ». Devant le refus d’André Boudes d’amender son projet, la majorité municipale s’est abstenue.
Une meilleure alimentation pour une meilleure santé
La cuisine centrale fabrique prés de 3 500 repas par jour. DDM archives Marie-Pierre Volle
Santé, TarnPublié le 02/10/2021 à 05:14 , mis à jour à 05:22
https://www.ladepeche.fr/2021/10/02/une-meilleure-alimentation-pour-une-meilleure-sante-9826612.php
l’essentielÀ travers la cuisine centrale, la ville travaille depuis des années à promouvoir une alimentation saine. Elle a décidé d’aller plus loin en adhérent au PNNS.
Les derniers chiffres de l’observatoire régional de la santé étaient pour le moins alarmants Sur l’Albigeois, 11 % des enfants âgés de 5-6 ans sont en surcharge pondérale. Or, il est prouvé aujourd’hui que le surpoids et l’obésité ont des conséquences néfastes sur la santé.
Depuis plusieurs années, la ville d’Albi travaille sur cette problématique à travers sa cuisine centrale notamment. Des actions de sensibilisation sont orchestrées dans les écoles, crèches et centres de loisirs. Les personnes âgées ne sont pas oubliées à travers les repas à domicile.
Un gros travail a été effectué sur l’approvisionnement de la cuisine, qui fabrique chaque jour pas moins de 3 500 repas. Actuellement, les menus comprennent 50 % de produits bénéficiant de signes officiels d’identification de qualité et d’origine (label rouge, IGP…). Et 18 % des aliments sont issus de l’agriculture biologique. Ainsi depuis la rentrée, les boulangers d’Albi approvisionnent la cuisine centrale en pain bio. « Cela représente 40 000 pains par an », s’est félicité Zohra Bentaïba, l’élue en charge du dossier lors du dernier conseil municipal.
Lors de ce même conseil, les élus ont approuvé la création d’une entente intercommunale avec Fréjairolles afin de partager l’outil de production.
La ville a décidé d’aller plus loin.
Elle va adhérer à la charte des villes actives du programme national nutrition santé. « Cette adhésion permettra à notre collectivité de mener et valoriser ses actions de prévention sur les deux volets de la nutrition : alimentation et activité physique », souligne Gilbert Hangard, l’élu en charge du dossier. Cette charte a été conclue pour une durée de 5 ans. Les actions s’inscriront dans le cadre de l’axe 1 « accès aux soins et à la prévention », du contrat local de santé signé avec l’agence régionale de santé.
Dans ce cadre, l’opposition a proposé à la ville d’aller plus loin. Nathalie Lefranc-Ferrand a plaidé pour mener une politique contre les perturbateurs endocriniens dans les commandes publiques. Gilbert Hangard, a répondu que cette problématique allait être prise en compte. « C’est une de nos priorités », indique l’élu.
Pascal Pragnère a lui plaidé pour la lutte contre la malbouffe, en limitant le nombre de fast-food, ainsi que la publicité liée aux produits qu’ils confectionnent. D’après l’élu, le territoire est un des plus pourvus de France. Comme souvent, son intervention n’a pas été suivie de réponse de la majorité.
Albi. Les mobilités au cœur du conseil d’agglomération
Pour Nathalie Ferrand-Lefranc, ce projet montre « une volonté de recyclage du circuit ». Photo DDM, MPV.
https://www.ladepeche.fr/2021/09/29/les-mobilites-au-coeur-du-conseil-dagglomeration-9819983.php
Gérard Poujade s’est exprimé sans fards, contre ce projet de financement. photo DDM, MPV
Politique, AlbiPublié le 29/09/2021 à 05:11 , mis à jour à 05:17
l’essentiel
Hier soir, le conseil d’agglomération a voté plusieurs mesures pour développer la filière hydrogène, acteur clé des nouvelles mobilités, non sans quelques oppositions. La LGV Paris-Toulouse a également suscité le débat.
L’hydrogène était une fois de plus au centre de l’attention du Grand Albigeois. Le conseil d’agglo a voté plusieurs mesures pour favoriser le développement de la filière sur son territoire. Notamment avec la création d’une société d’économie mixte (SEM) pour fédérer les acteurs de l’hydrogène sur le territoire, piloter les futures infrastructures et équipements mis à disposition par la ville d’Albi sur le circuit, produire et vendre des énergies renouvelables, etc.
Création d’un campus H2
Cette nouvelle SEM agira de concert avec la SEM Eveer’HyPôle, qui existe déjà, et le campus H2, dont le projet vient d’être officialisé. Ce campus aura pour but de développer la formation autour de l’hydrogène, en partenariat avec l’IMT Mines, l’INU Champollion, le lycée Rascol, l’Afpa ou encore le CFA automobile Maurice Emile Pezous.
Du côté de l’opposition, Nathalie Ferrand-Lefranc voit là « une volonté de recyclage du circuit, au vu des inquiétudes légitimes sur l’application du code de la santé publique ». Et de s’inquiéter sur « l’acceptabilité d’un site industriel en zone urbaine ». « Il est important d’associer la population au démarrage des réflexions », ajoute-t-elle, regrettant qu’une nouvelle SEM « nous éloigne des décisions ». « Le site industriel ne sera pas sur le circuit mais à la Safra », rétorque Rolland Gilles, surpris de voir Ferrand-Lefranc émettre des critiques, elle qui « à plusieurs reprises a applaudi le projet ». Hier soir, elle s’est abstenue ou n’a pas pris part au vote sur ces questions de l’hydrogène, comme trois autres membres de l’opposition. « Quand on lit la tribune dans le Grand A, ce sont deux postures bien différentes », tacle la présidente, Stéphanie Guiraud-Chaumeil. « Nous sommes favorables à ce que notre agglomération soit à la pointe de la recherche, de la production et des applications autour de l’hydrogène », écrivaient-ils.
La participation au financement de la LGV ne fait pas l’unanimité
La concrétisation du projet de LGV entre Toulouse et Paris devrait avoir des répercussions positives pour la Région et le Tarn. Il s’inclut d’ailleurs dans le « Grand projet sud ouest » (GPSO) et promet pour le département l’augmentation des cadences de TER entre Albi et Toulouse. Sauf que, « si on veut le voir émerger, il est indispensable de l’accompagner », résume la présidente Stéphanie Guiraud-Chaumeil. Ce GPSO doit être financé à 20 % par l’UE (2,05 milliards €), à 40 % par l’Etat (4,1 Mds€) et à 40 % par les collectivités territoriales, dont la Région, les Départements et… le Grand Albigeois. Selon les dernières estimations l’Agglo devrait contribuer à hauteur de 18 M€, ramenés à 14,59 M€ avec les droits de péages et les taxes payées par les entreprises implantées à proximité des nœuds ferroviaires.
Les élus communautaires devaient donc voter pour donner un accord de principe à ce financement. Mais celui-ci n’a pas fait l’unanimité, loin de là. Du côté de l’opposition, pour Jean-Laurent Tonicello, c’est « autant d’argent qui ne financera pas les petites lignes ». Frédéric Cabrolier (RN) s’étonne que « l’Etat se désengage de ses prérogatives au détriment des collectivités locales » et des entreprises qui paieront des taxes supplémentaires.
« Je n’y crois pas une seconde »
Mais c’est surtout Gérard Poujade, élu en charge de l’économie sociale et solidaire, qui a créé la surprise : « Je ne crois pas que l’on soit nombreux dans la salle à aller à Paris. 4 milliards d’euros, pour nous faire gagner 30 à 45 minutes, c’est cher. » Et de renchérir : « Pas sûr qu’il y ait beaucoup de retombées dans l’économie locale » pour les chantiers d’aménagement. Enfin, les faisceaux qui favoriseraient les lignes secondaires, « je n’y crois pas une seconde, ça va être le contraire », lâche le maire du Séquestre en citant « ce que fait la SNCF depuis 10 ans » : les désaffections des petites gares, la suppression des trains.
Ce plaidoyer, a presque laissé sans voix Stéphanie Guiraud Chaumeil : « On arrivera à te convaincre la prochaine fois », a espéré la présidente. Neuf élus se sont abstenus de voter cette délibération.
La maison des Sports de la Ville d’Albi labellisée Maison sport-santé
https://www.mairie-albi.fr/fr/la-maison-des-sports-de-la-ville-dalbi-labellisee-maison-sport-sante
Labellisée Maison sport santé depuis mars, l’Office municipal d’éducation physique et sportive, Omeps, prépare pour la rentrée de septembre une grande campagne de communication pour inciter les Albigeois à pratiquer un sport à travers un programme d’activités adaptées pour tous.

Date20 avril 2021
La crise sanitaire a accentué encore plus la nécessité de recourir à une activité physique et sportive régulière car elle permet de prévenir les risques liés à la sédentarité, mais aussi de lutter contre de nombreuses pathologies chroniques et des affections de longue durée.
Labellisée Maison sport santé, l’Omeps va déployer un programme d’activités sportives pour tous en partenariat avec la Ville d’Albi, des clubs et des associations à caractère social.
Le sport, c’est bien connu, c’est la santé !
Voilà déjà un certain nombre d’années que l’Omeps encourage les Albigeois à faire du sport à travers la promotion des clubs adhérents et les activités sportives qu’il propose notamment en milieu scolaire et auprès des seniors.
L’Omeps passe à la vitesse supérieure en étant labellisé depuis le mois de mars « Maison sport santé ».
Cette mesure phare de la Stratégie nationale sport santé 2019-2024 a comme objectif d’inciter le plus grand nombre à intégrer la pratique d’une activité physique et sportive dans son quotidien, de manière régulière et adaptée.
Les Maisons sport santé s’adressent autant à des personnes en bonne santé qui souhaitent reprendre une activité physique avec un accompagnement spécifique qu’à des personnes souffrant de maladies chroniques ou d’affections de longue durée nécessitant, sur prescription médicale, une activité physique adaptée, sécurisée et encadrée par des professionnels formés.
« La Maison sport santé constituera une porte d’entrée avec un lieu d’accueil identifié et un référent sport santé », indique Michel Morales, président de l’Omeps. « Nous pouvons compter sur l’appui de clubs sportifs qui disposent de sections sport santé et d’un encadrement qualifié. »
La Maison sport santé s’inscrit également dans le contrat local de santé de la Ville d’Albi qui apporte son soutien à la démarche. « », ajoute Gilbert Hangard, adjoint au maire délégué à la santé.
Se remettre au sport
Ce dispositif arrive pour le coup dans un contexte qui le rend encore plus pertinent. La crise sanitaire a en effet accentué encore plus la nécessité de recourir à une activité physique et sportive régulière car elle permet de prévenir les risques liés à la sédentarité, mais aussi de lutter contre de nombreuses pathologies chroniques (obésité, hypertension) et des affections de longue durée (cancers, maladies cardiovasculaires, diabète…).
« Il s’agit d’être présent sur le terrain de la prévention », note Didier Cabanel, membre du comité directeur de l’Omeps en charge de la Maison sport santé.
« Nous avons déjà développé des partenariats avec des structures comme la Maison des femmes, le Colibri ou le Casar afin d’accompagner des personnes éloignées de la pratique sportive.
Le sport permet aussi de reprendre confiance en soi, de surmonter des épreuves et de découvrir de nouvelles disciplines ».
Pour son ouverture officielle à l’automne, la Maison sport santé prépare un programme d’activités et d’ateliers pour lequel tout Albigeois désireux de se remettre au sport pourra trouver chaussure à son pied !
En ce début d’année 2021, 150 nouvelles structures sont labellisées, ce qui porte à 300 le nombre de Maisons Sport-Santé reconnues sur l’ensemble du territoire. Trois existent à Albi dont celle de l’Omeps, du Comité départemental et du centre mutualiste de rééducation fonctionnelle.
Maison sport santé
283, av Teyssier
maisonsportsante@omeps-albi.fr
La Maison Sport-Santé Albi
Albi Mag Septembre 2021 p 36-37
https://fr.calameo.com/read/004462724707b53921728
En lien avec plusieurs services municipaux, l’Office municipal d’éducation physique et sportive (Omeps), labellisé Maison Sport-Santé depuis cette année, propose à la rentrée un programme d’activités pour se (re)mettre en douceur au sport.
Un bon coup de pouce pour celles et ceux qui hésitent encore à chausser leurs baskets.
Pourquoi ?
un argument de poids pour pratiquer régulièrement un sport sans forcément se lancer dans la compétition. Le sport permet de se maintenir en forme, de garder la ligne (ou de la retrouver), de lutter contre la perte d’autonomie, mais aussi de prévenir le risque de cer- taines maladies. La crise sanitaire n’a pas rendu facile la pratique sportive et n’a pas arrangé la sédentarité de bon nombre de personnes. La ren- trée est l’occasion de prendre de bonnes résolutions. «Albi est une ville sportive et les maisons sport-santé s’inscrivent pleinement dans le Contrat local de santé dont l’un des volets est la prévention», souligne Gilbert Hangard, adjoint au maire délégué à la santé.
Maison Sport-Santé Albi, c’est quoi ?
L’office municipal d’éducation physique et sportive (OMEPS) a été labellisé Maison Sport-Santé et propose désormais un programme d’activités contribuant à encourager et à accompagner les Albigeois à dé- couvrir les nombreuses disciplines sportives existant en ville. « S’il est possible de s’adresser directement à un club ou une association, la Maison sport santé est une bonne porte d’entrée quand on a besoin d’un conseil, d’un accompagnement voire d’une moti- vation », note Michel Franques, pre- mier adjoint au maire délégué aux sports. «L’idée reste malgré tout d’orienter ensuite les usagers vers les nombreux clubs albigeois. »
Pour qui ?
Didier Cabanel, membre du comité directeur de l’OMEPS, rappelle que la Maison Sport-Santé s’adresse prioritairement aux per- sonnes en bonne santé, mais sédentaires et voulant reprendre une activité physique avec un accompagnement, aux personnes souffrant de maladies chroniques ou d’affections de longue durée, aux personnes en surpoids, ou simplement celles éloignées de toute pratique sportive. Ces personnes peuvent avoir été incitées par leur médecin à faire du sport. Une ordonnance sans effet secondaire et qui fait désormais partie des moyens pour être en forme ! L’activité Cœur et santé sera d’ailleurs proposée aux personnes souffrant de problèmes cardiaques et/ou pulmonaires. Dans une optique d’inclusion, la Maison Sport-Santé s’adresse aussi aux femmes éloignées du sport, aux jeunes en difficultés ou aux enfants en surpoids. Le suivi et l’offre d’activités tiennent compte
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ÊTES-VOUS SÉDENTAIRE ? Les adultes devraient pratiquer au cours de la semaine
au moins 2h30 d’activité d’endurance d’intensité modérée ou au moins 1h15 d’activité plus soutenue.
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Quel accompagnement ?
Un bilan gratuit sur sa pratique sportive est proposé à toutes les personnes souhaitant reprendre un sport. Un questionnaire permet de définir les besoins, la motivation et les envies pour que sport rime avec plaisir. En fonction du profil, plusieurs parcours seront proposés avec la possibilité d’un acompagnement pendant deux ans.
Quelle offre d’activités ?
D’une durée de deux mois, le parcours Forme santé est proposé pour une remise en forme en douceur avec une initiation à plusieurs disciplines. Pour les seniors, le programme « Envie d’activités » propose des séances hebdomadaires de gymnastique d’entretien. Les seniors fragiles pourront s’inscrire quant à eux au dispositif Sport et mobilité qui se déroule à Cantepau, Lapanouse et Veyrières. « Des partenariats ont été mis en place avec plusieurs associations et structures locales afin de favoriser des programmes visant à l’insertion par le sport, en partenariat avec plusieurs associations et structures locales», indique Valérie Camboulives, éducatrice sportive et référente Maison Sport-Santé. «Une offre d’activités Bouger pour grandir est aussi destinée aux enfants en surpoids suivis notamment par l’hôpital d’Albi.
Maison Sport-Santé Albi (Omeps/Ville d’Albi) avenue Colonel Teyssier. Horaires : lundi de 8h30 à 12h et de 14h à 17h et vendredi de 8h30 à 12h et de 14h à 17h. 06 31 29 06 66 – omeps-albi.fr
À NOTER : deux autres maisins Sport-santé sont labellisées sur Albi ; chacune visera à accompagner et à aider une population spécifique de façon à répondre largement et de façon complémentaire aux besoins d’un public varié.