Les dépenses de santé ont atteint 209,2 milliards d’euros l’an dernier et ont connu « la plus faible progression jamais observée » (0,4 %),

En 2020, les dépenses de santé en France n’ont jamais aussi peu augmenté

La « consommation de soins » a diminué chez les dentistes (− 8,9 %), les médecins (− 5 %), mais aussi pour les transports sanitaires (− 9,4 %) et les auxiliaires médicaux (− 11,9 %). 

Le Monde avec AFPPublié le 15 septembre 2021 à 08h25 – Mis à jour le 15 septembre 2021 à 09h03  

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Les dépenses de santé ont atteint 209,2 milliards d’euros l’an dernier et ont connu « la plus faible progression jamais observée » (0,4 %), à cause des effets très contrastés du Covid-19, selon un rapport de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publié mercredi 15 septembre. Du jamais-vu… en tout cas « depuis 1950, première année disponible des comptes de la santé », souligne le service statistique des ministères sociaux.

Malgré les milliards déversés pour endiguer l’épidémie, la France a dépensé à peine plus pour se soigner l’an dernier qu’en 2019. Cet apparent paradoxe s’explique par le coup d’arrêt brutal du premier confinement, au printemps 2020.

La « consommation de soins » a diminué en conséquence chez les dentistes (− 8,9 %), les médecins (− 5 %), mais aussi pour les transports sanitaires (− 9,4 %) et les auxiliaires médicaux (− 11,9 %). L’activité des infirmières, « peu affectées par les mesures de restrictions sanitaires », a en revanche augmenté (+ 7,2 %).

Les coûts imprévus pris en charge par la Sécurité sociale

A l’inverse, la baisse d’une partie de l’activité des hôpitaux n’a pas empêché une « accélération » des dépenses dans ce secteur (+ 3,7 %), due aux « surcoûts » liés au Covid-19 et avant tout aux primes, aux heures supplémentaires et aux hausses de salaires dans les établissements publics. Les laboratoires d’analyses biologiques ont eux vu leurs dépenses bondir (+ 37,4 %) en raison du dépistage massif par tests PCR mis en œuvre à partir de l’été 2020.

Ces coûts imprévus ont été entièrement pris en charge par la Sécurité sociale, qui a financé 79,8 % des dépenses de santé l’an dernier, soit presque 2 points de plus qu’en 2019. Les complémentaires santé ont, au contraire, vu leurs dépenses diminuer en raison de l’atrophie générale des « soins de ville », et leur part a reculé d’un point, à 12,3 %.

Le « reste à charge » acquitté par les ménages s’est également réduit, à 6,5 %, soit tout de même 13,6 milliards d’euros. Un reflux que la Drees attribue en partie à la réforme « 100 % Santé », dont les premiers effets se sont fait sentir sur les soins dentaires.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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