Les sages-femmes en grève ce week-end pour plus de reconnaissance
Avec plus de la moitié des cabinets de sages-femmes libérales fermés depuis vendredi, le mouvement était « très suivi », selon l’une des deux principales organisations syndicales de la profession.
Le Monde avec AFPPublié aujourd’hui à 13h31, mis à jour à 18h19
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Depuis le début de l’année, elles sont déjà descendues cinq fois dans la rue pour réclamer reconnaissance et effectifs. Prévu sur trois jours, de vendredi à dimanche, le mouvement de grève national à l’appel de plusieurs organisations de sages-femmes pour la reconnaissance de leur profession était « très suivi » samedi 25 septembre, selon l’Organisation nationale syndicale des sages-femmes (ONSSF).
« Cela montre vraiment que ça répond à une véritable colère des sages-femmes », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Caroline Combot, secrétaire générale de l’ONSFF, l’une des deux principales organisations syndicales de la profession. Elle a indiqué que « plus de 50 % des cabinets de sages-femmes libérales se sont signalés comme étant fermés ce week-end », soit « plus de 3 000 cabinets ». Côté maternités, elle a fait état d’environ « 150 maternités ayant 100 % de grévistes avec des maternités privées qui ont fermé leurs portes et des réquisitions et assignations dans les maternités publiques ».
« Une réflexion sur le métier de sage-femme dans sa globalité »
La revendication principale est celle d’« une réflexion sur le métier de sage-femme dans sa globalité, quels que soient les modes d’exercice, pour permettre de l’attractivité », la rémunération en étant une des composantes, a poursuivi la responsable de l’ONSSF, citant en particulier la question du statut.
La profession a été déçue par les annonces du ministre de la santé, Olivier Véran, mi-septembre d’une revalorisation pour les sages-femmes travaillant à l’hôpital, qui recevront à partir de janvier une prime de 100 euros net et une hausse de salaire d’environ 100 euros brut par mois. Les trois quarts des 23 500 sages-femmes (à 97 % des femmes) en bénéficieront, pour un gain mensuel équivalant à l’augmentation de 183 euros net déjà accordée à tous les personnels hospitaliers fin 2020 dans le cadre du Ségur de la santé.
Cette revalorisation proposée par le ministre « n’a jamais été aussi importante dans l’histoire de la profession, mais là où les sages-femmes sont en colère, c’est que ce n’est pas la seule réponse qu’on attendait », a expliqué Mme Combot. Une nouvelle journée de mobilisation est d’ores et déjà programmée pour le 7 octobre à Paris.Lire aussi : Une journée avec les sages-femmes de l’hôpital d’Arpajon
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