Une véritable colère des sages-femmes 

Les sages-femmes en grève ce week-end pour plus de reconnaissance

Avec plus de la moitié des cabinets de sages-femmes libérales fermés depuis vendredi, le mouvement était « très suivi », selon l’une des deux principales organisations syndicales de la profession. 

Le Monde avec AFPPublié aujourd’hui à 13h31, mis à jour à 18h19  

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https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/09/25/les-sages-femmes-en-greve-ce-week-end-pour-plus-de-reconnaissance_6096003_3224.html

Prévu sur trois jours, de vendredi à dimanche, le mouvement est « très suivi », a déclaré Caroline Combot, secrétaire générale de l’ONSFF, l’une des deux principales organisations syndicales de la profession.
Prévu sur trois jours, de vendredi à dimanche, le mouvement est « très suivi », a déclaré Caroline Combot, secrétaire générale de l’ONSFF, l’une des deux principales organisations syndicales de la profession. BORIS HORVAT / AFP

Depuis le début de l’année, elles sont déjà descendues cinq fois dans la rue pour réclamer reconnaissance et effectifs. Prévu sur trois jours, de vendredi à dimanche, le mouvement de grève national à l’appel de plusieurs organisations de sages-femmes pour la reconnaissance de leur profession était « très suivi » samedi 25 septembre, selon l’Organisation nationale syndicale des sages-femmes (ONSSF).

« Cela montre vraiment que ça répond à une véritable colère des sages-femmes », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Caroline Combot, secrétaire générale de l’ONSFF, l’une des deux principales organisations syndicales de la profession. Elle a indiqué que « plus de 50 % des cabinets de sages-femmes libérales se sont signalés comme étant fermés ce week-end », soit « plus de 3 000 cabinets ». Côté maternités, elle a fait état d’environ « 150 maternités ayant 100 % de grévistes avec des maternités privées qui ont fermé leurs portes et des réquisitions et assignations dans les maternités publiques ».

« Une réflexion sur le métier de sage-femme dans sa globalité »

La revendication principale est celle d’« une réflexion sur le métier de sage-femme dans sa globalité, quels que soient les modes d’exercice, pour permettre de l’attractivité », la rémunération en étant une des composantes, a poursuivi la responsable de l’ONSSF, citant en particulier la question du statut.

La profession a été déçue par les annonces du ministre de la santé, Olivier Véran, mi-septembre d’une revalorisation pour les sages-femmes travaillant à l’hôpital, qui recevront à partir de janvier une prime de 100 euros net et une hausse de salaire d’environ 100 euros brut par mois. Les trois quarts des 23 500 sages-femmes (à 97 % des femmes) en bénéficieront, pour un gain mensuel équivalant à l’augmentation de 183 euros net déjà accordée à tous les personnels hospitaliers fin 2020 dans le cadre du Ségur de la santé.

Cette revalorisation proposée par le ministre « n’a jamais été aussi importante dans l’histoire de la profession, mais là où les sages-femmes sont en colère, c’est que ce n’est pas la seule réponse qu’on attendait », a expliqué Mme Combot. Une nouvelle journée de mobilisation est d’ores et déjà programmée pour le 7 octobre à Paris.Lire aussi : Une journée avec les sages-femmes de l’hôpital d’Arpajon

Le Monde avec AFP

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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