Soins palliatifs: un maillage territorial plus serré des structures de soins et une meilleure diffusion de la culture palliative.

Soins palliatifs : comment le gouvernement compte améliorer l’accès pour les personnes en fin de vie

Le ministre de la santé a présenté, mercredi 22 septembre, une série de mesures pour améliorer l’accès des personnes en fin de vie à ces soins. 

Par Béatrice JérômePublié hier à 11h30, mis à jour hier à 16h22  

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/09/22/le-plan-d-olivier-veran-contre-les-inegalites-d-acces-aux-soins-palliatifs_6095587_3224.html

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Olivier Véran n’est pas sorti du bois, mercredi 22 septembre, sur la question de la légalisation de l’euthanasie, que certains au gouvernement voudraient voir ouvertement posée, dans la campagne pour l’élection présidentielle de 2022, par Emmanuel Macron. « Répondre sereinement » aux « questions qui apparaissent légitimes pour certains et inquiétantes pour d’autres » sur la fin de vie suppose que « les dispositifs déjà existants soient mis en œuvre sur le terrain », a préféré rappeler le ministre des solidarités et de la santé, devant la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), réunie en congrès à Valenciennes (Nord).

Le préalable à l’ouverture d’un débat qu’il juge toutefois « légitime » est de faire en sorte que la loi Claeys-Leonetti de 2016, qui régit l’accès aux soins palliatifs, soit mieux appliquée. Tel est l’objectif qu’il a assigné au cinquième plan (2021-2024) de développement des soins palliatifs et d’accompagnement de la fin de vie, qu’il a dévoilé devant la SFAP.

Pour le docteur Olivier Mermet, copilote avec son confrère Bruno Richard du plan présenté mercredi, « il est faux de dire qu’on meurt mal en France », comme le soutiennent les promoteurs de la légalisation de l’euthanasie. Si seul « un tiers des patients qui en auraient besoin ont accès aux soins palliatifs », selon la SFAP, le nombre de personnes accompagnées et soulagées en fin de vie, ne serait-ce que par leur médecin traitant, est supérieur à 30 % de la population, soutiennent les deux coauteurs, qui travaillent à produire des indicateurs de cette évolution. Les disparités territoriales n’en sont pas moins criantes.

« Faire plus et mieux »

La France compte aujourd’hui 164 unités de soins palliatifs (USP) à l’hôpital contre 139 en 2015, mais 26 départements en sont toujours dépourvus. Le plan d’action présenté par M. Véran vise à créer des USP dans « tous les départements non pourvus ». L’objectif est d’en ouvrir neuf par an d’ici à 2024. Il s’agit aussi de « renforcer » les 428 équipes mobiles de soins palliatifs qui se déplacent au chevet des malades dans un hôpital, un Ehpad ou à domicile, et d’ouvrir de nouveaux lits consacrés aux soins palliatifs, a-t-il annoncé.Lire aussi le reportage : A Puteaux, les soins palliatifs se veulent « un vivoir », pas un « mouroir »

« Faire plus et mieux », a insisté le ministre de la santé, mais aussi ne pas « faire moins qu’avant » : l’enjeu est une gageure dans un secteur « en pleine mutation », reconnaît le docteur Mermet. Une menace plane sur la prise en charge des malades depuis que les réseaux de soins palliatifs – équipes pluridisciplinaires de médecins, infirmières, psychologues, assistantes sociales, qui allaient à domicile et en Ehpad – sont voués à disparaître. Les équipes mobiles de soins palliatifs attachées à un hôpital sont censées prendre le relais de ces réseaux. Mais « on ne peut pas demander à des équipes de couvrir un département entier quand elles ne rayonnaient que sur le territoire de leur hôpital, qui plus est sans hausse de budget », glisse le docteur Mermet.

Conscient du risque d’un non-remplacement de ces réseaux, M. Véran a martelé qu’« il ne devra y avoir aucune rupture de financement ni déstabilisation des organisations performantes existantes. (…) Il ne doit pas y avoir de rupture ni de perte d’expertise de l’offre palliative de proximité, quelles que soient les restructurations engagées ». Chaque agence régionale de santé (ARS) est appelée, a-t-il annoncé, à créer une « cellule d’animation » qui sera la vigie de l’offre de soins palliatifs, participera « au développement de la formation et favorisera les partenariats et la coordination » des professionnels. Une telle cellule n’existe qu’en Bretagne, Nouvelle-Aquitaine et Centre-Val-de-Loire. Elle dispose d’un cadre de santé, d’un chargé de mission et d’un site Internet pour informer les habitants de l’offre de soins sur la région.

Faire que les nouvelles unités ou équipes ne soient pas des « coquilles vides », souligne le docteur Mermet, suppose de former des professionnels. Sur les cinq prochaines années, 350 médecins seraient nécessaires pour combler les départs à la retraite et les besoins. Le plan vise à développer une filière universitaire de médecine palliative, sur le modèle d’autres disciplines, telles que la cardiologie ou l’oncologie.

Anticiper sa propre fin de vie

Outre le développement de l’accès aux soins, l’autre grande priorité du plan est d’instaurer une culture de « l’anticipation » parmi les professionnels. La « programmation plus précoce dans les parcours de santé » des soins palliatifs « est le fondement de l’amélioration des prises en charge, a rappelé le ministre. Elle peut éviter des obstinations déraisonnables et des situations traitées dans l’urgence qui ne satisfont et ne sécurisent personne ». 

Chacun devrait être appelé, selon plusieurs mesures du plan, à anticiper sa propre fin de vie. Celui-ci prévoit des campagnes de communication pour inciter à la rédaction de ses « directives anticipées », à nommer une « personne de confiance ». Il s’agit de favoriser « l’appropriation » par la population, a résumé M. Véran, « des droits en faveur des personnes malades et des personnes en fin de vie ». Article réservé à nos abonnés Lire aussi  La Constitution invoquée au secours du droit à mourir dans la dignité

Parmi la quinzaine d’actions listées par les docteurs Mermet et Richard dans leur document de présentation du plan – la plupart identiques aux propositions de la SFAP – figure « l’impératif de préserver et de renforcer la prise en charge palliative à domicile », a exposé M. Véran.

Il a confirmé, mercredi, que le midazolam « sera rendu accessible en ville d’ici à la fin de l’année pour améliorer l’accès aux pratiques sédatives palliatives ». Aujourd’hui seulement distribué par les pharmacies centrales des hôpitaux, ce produit sera dès lors vendu dans les officines de ville. Cet accès facilité au midazolam « passe nécessairement par l’accompagnement des professionnels de premier recours, a relevé M. Véran,notamment des médecins traitants et des infirmiers qui ne doivent pas rester sans appui quand ils accompagnent leurs patients ». La volonté des professionnels des soins palliatifs de prévenir des euthanasies masquées explique aussi la prudence dont fait preuve le ministère dans sa décision d’autoriser la délivrance de ce produit dans le réseau pharmaceutique.16 millions d’euros

C’est le montant, en euros, inscrit dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2022 pour développer l’offre de soins palliatifs, a annoncé Olivier Véran, mercredi. Un effort supérieur aux 5 millions d’euros votés dans le budget 2021 de la « sécu », qui ont servi à déployer les équipes mobiles de soins palliatifs. Le ministre de la santé a indiqué que 171 millions d’euros étaient programmés de 2021 à 2024 pour financer ce secteur. Dans cette somme, 59 millions d’euros sont destinés à des mesures nouvelles prévues par le cinquième plan de développement des soins palliatifs et de l’accompagnement de la fin de vie, dévoilé mercredi.

Béatrice Jérôme

Soins palliatifs : le gouvernement veut renforcer l’offre

Analyse

Le plan national de développement des soins palliatifs, présenté le 22 septembre par Olivier Véran, promet un maillage territorial plus serré des structures de soins et une meilleure diffusion de la culture palliative.

  • Alice Le Dréau, 
  • le 22/09/2021 à 18:23 
  • Modifié le 22/09/2021 à 19:39

Lecture en 2 min.

https://www.la-croix.com/France/Soins-palliatifs-gouvernement-veut-renforcer-loffre-2021-09-22-1201176754

Soins palliatifs : le gouvernement veut renforcer l’offre
Unité de soins palliatifs de l’hôpital Sébastopol, à Reims.CHRISTIAN LANTENOIS//PHOTOPQR/L’UNION DE REIMS

Installer des unités de soins palliatifs dans chaque département, alors que 25 en sont actuellement dépourvus : c’est l’une des mesures annoncées par Olivier Véran lors de sa présentation du cinquième plan national sur la fin de vie, mercredi 22 septembre.

→ LIRE AUSSI. Soins palliatifs : un plan national pour remédier aux disparités d’accèsi

L’offre de soins palliatifs « a augmenté » depuis 2015, date de lancement du précédent plan national sur le sujet, mais «des disparités persistent », a constaté le ministre de la santé qui s’exprimait, à distance, lors du 27e congrès de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (Sfap).

Un meilleur maillage territorial

Parce qu’il est « inacceptable » que certaines zones soient ainsi fragilisées, le plan de développement des soins palliatifs prévoit, logiquement, un « renforcement de l’offre ». D’abord, par un meilleur maillage territorial, qui passera par la création, dans chaque département, de services spécialisés consacrés à l’accueil des cas les plus complexes. Mais pas seulement.À lire aussiFin de vie : « Comment bien accompagner les mourants dans ces conditions ? »

La feuille de route prévoit également le déploiement, dans les hôpitaux de proximité, de « lits identifiés soins palliatifs », c’est-à-dire installés dans des services de médecine pas exclusivement consacrés à ces soins, mais régulièrement confrontés à la fin de vie. Objectif ? Que ni proches, ni patients n’aient à parcourir des kilomètres pour recevoir une prise en charge de qualité.

Plus largement, l’ambition est que la culture palliative irrigue l’ensemble du monde médical et permette un meilleur accueil des malades, que ce soit à l’hôpital, en établissement de santé ou à domicile. Pour y parvenir, le plan propose notamment d’étoffer les équipes mobiles de soins palliatifs, ces unités chargées de sensibiliser et conseiller les soignants à l’accompagnement de fin de vie.

→ REPORTAGE. Fin de vie : à Bordeaux, une consultation pour rédiger ses directives anticipées

Car « si de vrais efforts de formation ont été faits, ces dernières années », reconnaissent les docteurs Olivier Mermet et Bruno Richard, les deux copilotes du plan, les professionnels et les équipes médicales appelées « de premier recours » (médecins généralistes, infirmiers…) doivent néanmoins continuer à être « sensibilisés au sujet » et « soutenus ». En parallèle, les deux médecins plaident pour la mise en place d’astreintes en soins palliatifs dans les Ehpad, ainsi que le développement de postes d’infirmiers de nuit, pour « maintenir les thérapeutiques, même hors journée ».

Le casse-tête du recrutement

Des promesses ambitieuses, alors que seulement 30 % des personnes qui devraient en bénéficier ont effectivement accès aux soins palliatifs. Quand on lui parle « ressources » et enveloppes budgétaires, Olivier Mermet se montre optimiste : « On ne peut pas donner le budget de chaque action. Mais l’engagement du ministère, c’est qu’il y aura les ressources suffisantes. » Plus précisément, le gouvernement a prévu d’engager 171 millions d’euros pour la période 2021-2024. Dont 59 millions dans les mesures nouvelles.À lire aussiSoins palliatifs : l’offre « est globalement insuffisante », juge l’Igas

En creux, reste toutefois une grosse inconnue : la question du recrutement, présente dans tous les esprits lors de ce premier jour du congrès. Face à une démographie médicale en sous-effectif et un nombre non négligeable de postes vacants (« 150 postes de médecins en soins palliatifs ne sont pas pourvus »,ont rappelé les intervenants), comment créer de nouvelles structures de soins « qui ne soient pas des coquilles vides ? », alerte Olivier Mermet.

Hélène, une infirmière qui assistait au congrès à distance, le résume de façon moins châtiée : « Créer des équipes mobiles, c’est bien. Développer des soins palliatifs, c’est crucial. Mais sans soignants, c’est chaud. »

→ ENQUÊTE. Fin de vie, des dispositifs mieux connus

Alors que les pressions politiques et juridiques se multiplient en faveur d’une aide active à mourir, Olivier Véran n’a pas souhaité entrer dans ce débat, suggérant seulement, dans une formule pour le moins alambiquée : « Les soins palliatifs sont le socle à partir duquel nous devons réfléchir aux questions légitimes d’évolution qui se pose à notre société. Jusqu’aux questions qui apparaissent légitimes pour certains, inquiétantes pour les autres. »

Soins palliatifs : un plan national pour remédier aux disparités d’accès

Les faits

Le ministre de la santé, Olivier Véran, a dévoilé mercredi 22 septembre des mesures pour améliorer l’accès des personnes en fin de vie aux soins palliatifs. Le gouvernement a prévu d’y consacrer 171 millions d’euros jusqu’en 2024.

  • La Croix (avec AFP), 
  • le 22/09/2021 à 14:40 
  • Modifié le 22/09/2021 à 15:41

Lecture en 1 min.

https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Soins-palliatifs-plan-national-remedier-disparites-dacces-2021-09-22-1201176710

Soins palliatifs : un plan national pour remédier aux disparités d’accès
Une unité de soins palliatifs, au centre hospitalier de Douai (Nord), en février 2020.MATTHIEU BOTTE/PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP

« Si l’offre de soins palliatifs a augmenté, des disparités persistent »Olivier Véran a détaillé mercredi 22 septembre un cinquième plan national de développement des soins palliatifs et d’accompagnement de la fin de vie. Objectif : rendre ces soins accessibles à tous les Français.

« Il est inacceptable que des territoires soient fragilisés pour des raisons d’éloignement des structures de soins, de manque de professionnels formés en soins palliatifs ou faute d’équipes pouvant se déplacer au domicile ou assurer la permanence et la continuité des soins », a estimé le ministre de la santé dans un discours prononcé à l’occasion du congrès de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (Sfap).iPourquoi lire La Croix ?La Croix choisit dans le flot de l’actualité des pépites à mettre en lumière, en privilégiant le recul et l’analyse.+

L’une des priorités du plan est donc de garantir « une présence efficace et organisée partout où cela est nécessaire », prioritairement dans les 26 départements où il n’existe pas aujourd’hui d’unités de soins palliatifs, et dans les six régions où il n’y a pas d’équipes mobiles de soins palliatifs pédiatriques.

Le midazolam bientôt accessible à la médecine de ville

Pour y parvenir, le gouvernement a prévu d’engager 171 millions d’euros sur la période 2021-2024, dont 59 millions de mesures nouvelles. Dès 2021, près de cinq millions d’euros seront destinés à renforcer les équipes mobiles de soins palliatifs, a souligné Olivier Véran. En 2022, 16 millions d’euros financeront des mesures nouvelles.

À lire aussiFin de vie : à Bordeaux, une consultation pour rédiger ses directives anticipées

Le ministre a par ailleurs confirmé que le midazolam, un médicament utilisé pour la sédation, serait rendu accessible à la médecine de ville dès la fin de l’année. « Cette ouverture passe nécessairement par l’accompagnement des professionnels de premier recours, et notamment des médecins traitants et des infirmiers qui ne doivent pas rester sans appui quand ils accompagnent leurs patients », a-t-il assuré.

Le ministre avait annoncé ce nouveau plan en mars, en réponse à la relance au Parlement du douloureux débat sur la fin de vie et l’euthanasie.

Publié le 23/09/2021

Soins palliatifs : le gouvernement veut faire mieux et plus… et surtout pas moins 

Paris, le jeudi 23 septembre 2021

https://www.jim.fr/medecin/actualites/pro_societe/e-docs/soins_palliatifs_le_gouvernement_veut_faire_mieux_et_plus_et_surtout_pas_moins__189277/document_actu_pro.phtml

– Un signe du manque d’intérêt suscité par l’activité de soins palliatifs en France est l’absence d’indicateurs précis. On sait, certes, comme le répète régulièrement la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) que seuls « un tiers des patients qui en auraient besoin ont accès aux soins palliatifs ». En outre, les disparités locales majeures sont également connues avec notamment 26 départements privés de toutes unités de soins palliatifs. Dans le même temps, l’offre complète qui existe en matière de soins palliatifs est mal connue, en raison de la diversité des structures existant, notamment en ce qui concerne les soins ambulatoires. Difficile donc de mesurer dans quelle proportion « on meurt mal » en France.

Devenir des réseaux de soins pluridisciplinaires

Ce qui est certain c’est que la « culture du soins palliatifs » fait encore défaut en France et que la filière est particulièrement vulnérable aux contingences. La disparition programmée des réseaux de soins palliatifs est un exemple de cette fragilité, car leur remplacement systématique par des équipes mobiles rattachées à un hôpital est loin d’être totalement assuré. Bien conscient de cet écueil, à l’occasion du congrès de la SFAP qui se tient actuellement à Lille, le ministre de la Santé, Olivier Véran a insisté « il ne devra y avoir aucune rupture de financement ni déstabilisation des organisations performantes existantes. (…) Il ne doit pas y avoir de rupture ni de perte d’expertise de l’offre palliative de proximité, quelles que soient les restructurations engagées ». Alors que l’objectif du gouvernement est en effet de « faire plus et mieux » en ce qui concerne les soins palliatifs, il convient d’abord de ne pas « faire moins ».

Neuf unités supplémentaires par an jusqu’à en 2024

Déjà annoncé au printemps, un cinquième plan dédié aux soins palliatifs a donc été dévoilé hier par le ministre de la Santé. Il reposera sur 171 millions d’euros alloués à ce secteur entre 2021 et 2024, dont 59 millions destinés à mettre en place de nouvelles mesures, directement inspirées du rapport établi par les docteurs Olivier Mermet et Bruno Richard, dont les conclusions sont très proches des préconisations de la SFAP. Le plan s’articule autour de quatre axes. D’abord, ouvrir le dialogue sur la fin de vie, en permettant aux personnes de mieux connaître leurs droits en la matière, alors qu’aujourd’hui seuls 18 % des Français déclarent avoir rédigé des directives anticipées et que la méconnaissance des lois qui existent est encore majeure, aux yeux des spécialistes. Second objectif : « conforter l’expertise en soins palliatifs en développant la formation et en soutenant la recherche ».

Aujourd’hui, la formation primaire en soins palliatifs se résume en effet en quelques heures de cours, qui sont totalement insuffisantes pour permettre aux futurs médecins ou infirmiers d’être armés pour prendre en charge la fin de vie. Le troisième axe vise à « Définir des parcours de soins gradués et de proximité en développant l’offre hospitalière de soins palliatifs, en renforçant la coordination avec la médecine de ville et en garantissant l’accès à l’expertise : concrètement, des unités de soins palliatifs seront créées dans les départements non pourvus et les équipes mobiles de soins palliatifs, renforcées » précise un communiqué du ministère. L’objectif est d’ouvrir neuf unités de soins palliatifs par an jusqu’à en 2024. Par ailleurs, pour fluidifier les « parcours » et permettre une meilleure visibilité tant pour les professionnels que pour les patients, des cellules d’animation vont être créées dans toutes les agences régionales de Santé.

Midazolam en ville, l’arlésienne du quinquennat

Enfin, la présentation de ce plan par Olivier Véran a été l’occasion pour lui de revenir sur un sujet à propos duquel Agnès Buzyn avait déjà été sollicitée : la facilitation de la prescription de midazolam en ville, alors qu’aujourd’hui le médicament n’est encore accessible que via les pharmacies hospitalières. Olivier Véran a promis une loi avant la fin de l’année pour permettre son accès dans les officines, mais demeure extrêmement prudent tant le sujet est sensible en insistant sur le fait que cette évolution « passe nécessairement par l’accompagnement des professionnels de premier recours notamment des médecins traitants et des infirmiers qui ne doivent pas rester sans appui quand ils accompagnent leurs patients ».

Aurélie Haroche

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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