Yannick Jadot ne recueille que 1/4 des voix à la primaire des écologistes, Delphine Batho très proche, non qualifiée pour le second tour ne donne pas de consigne de vote.

Les surprises de la primaire écologiste

ÉDITORIAL

Le Monde

Editorial du « Monde ».

Nombre de votants record, débats courtois… A l’issue du premier tour, seulement 2 733 voix séparent Yannick Jadot de Sandrine Rousseau. Ce score très serré oblige les Verts à redoubler de vigilance s’ils veulent réussir l’exercice.

Publié aujourd’hui à 10h30, mis à jour à 10h40    Temps de Lecture 2 min. https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/09/20/les-surprises-de-la-primaire-ecologiste_6095296_3232.html

Editorial du « Monde ». Le premier tour de la primaire écologiste a livré, dimanche 19 septembre, son verdict : l’eurodéputé Yannick Jadot a devancé d’une courte tête l’écoféministe Sandrine Rousseau. Le nom de la ou du finaliste sera connu mardi 28 septembre.

A ce stade, tous les ingrédients sont réunis pour transformer en succès démocratique une procédure dont on ne donnait pourtant pas cher. C’est la première surprise. Tour à tour, les autres partis sont en train de renier la primaire

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Le Parti socialiste, d’abord, qui, contrairement à 2011 et 2016, a renoncé à solliciter les sympathisants de gauche pour choisir son candidat. Cette fois, les seuls adhérents du PS, au demeurant réduits à la portion congrue, seront autorisés à dire s’ils soutiennent ou non la candidature d’Anne Hidalgo, en lice depuis le 12 septembre. Le résultat ne fait guère de doute.

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La direction du parti Les Républicains, embarrassée par le trop-plein de candidats à droite, fait elle aussi tout pour s’épargner l’organisation d’une primaire ouverte, alors que 4 millions d’électeurs s’étaient déplacés en 2016. Cette fois, elle préférerait confier aux seuls adhérents du parti le soin de procéder au départage, sans être d’ailleurs assurée de l’effet de ce vote interne, car les rivaux les plus sérieux, Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, ont la particularité de ne plus appartenir à LR.

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Depuis le coup de tonnerre de 2017 qui a conduit à l’élimination de François Fillon et de Benoît Hamon du second tour de la présidentielle, la primaire fait l’objet de deux critiques : son résultat serait biaisé par l’entrisme pratiqué par des électeurs indésirables ; le climat de compétition qu’elle alimente entre les différents compétiteurs rendrait impossible le rassemblement autour du vainqueur.

En se lançant malgré tout dans l’aventure, la direction d’EELV savait qu’elle aurait un troisième handicap à surmonter. Il lui fallait démontrer sa capacité à mobiliser pour crédibiliser l’idée que, cette fois, le finaliste ne serait pas voué à faire de la figuration, comme ce fut le cas d’Eva Joly en 2011, ou ne choisirait pas tout bonnement de s’effacer. C’est ce qu’avait décidé, en 2016, Yannick Jadot lorsque, victorieux d’une primaire limitée à 17 000 inscrits, il s’était rallié au socialiste Benoît Hamon.

Deux conceptions de l’écologie se font face

A l’issue du premier tour, le contrat est rempli, et c’est la deuxième surprise. Le nombre de votants, qui ne dépassait 30 000 au départ, a gonflé au rythme des débats, pour atteindre 122 670, un record chez les écologistes. Les rumeurs d’entrisme de l’extrême droite ne sont pas parvenues à perturber le scrutin ; les débats entre les cinq candidats, très différents les uns des autres, ont été menés de façon courtoise, avec la même volonté de crédibiliser le scrutin. Le suspense a quant à lui tenu jusqu’au bout car, à partir du moment où le corps électoral débordait nettement les frontières du parti, il était impossible de savoir qui sortirait en tête de la compétition.

Seulement 2 733 voix séparent Yannick Jadot de Sandrine Rousseau. Ce score très serré maintient le suspense et oblige les Verts à redoubler de vigilance s’ils veulent réussir l’exercice. Deux conceptions de l’écologie se font face, l’une ouverte, revendiquant la culture de gouvernement, l’autre affirmant sa radicalité.

Il appartient aux finalistes de convaincre sans rompre, en tenant compte, qui plus est, du score plus qu’honorable réalisé par deux perdants, Delphine Batho et Eric Piolle. L’exercice est à la fois périlleux et exaltant car, dans une gauche en miettes, l’épilogue contribuera à déterminer si c’est autour d’une candidature centriste ou d’une proposition radicale que se joue la renaissance de ce camp.

Le Monde

Election présidentielle 2022 : entre Yannick Jadot et Sandrine Rousseau, le second tour de la primaire écologiste s’annonce riche en contrastes

L’eurodéputé et l’économiste s’affronteront du 25 au 28 septembre pour représenter leur famille politique à la présidentielle de 2022. Eliminés de peu, Delphine Batho et Eric Piolle se sont abstenus de toute consigne de vote, rendant le scrutin très ouvert. 

Par Julie Carriat

Publié aujourd’hui à 02h05, mis à jour à 10h18  

Temps de Lecture 5 min. 

https://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2022/article/2021/09/20/primaire-ecologiste-vers-un-second-tour-riche-en-contrastes-entre-jadot-et-rousseau_6095263_6059010.html

Sandrine Rousseau et Yannick Jadot se sont hissés au second tour de la primaire d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV).
Sandrine Rousseau et Yannick Jadot se sont hissés au second tour de la primaire d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV). JOEL SAGET / AFP

« Il va falloir qu’on bosse et un peu mieux qu’au premier tour ! » Il est 17 h 25, quai de la Loire, dimanche 19 septembre à Paris, et les résultats de la primaire écologiste ont commencé à bruisser dans le petit groupe de soutiens de Yannick Jadot, venu en éclaireur avant l’annonce des résultats par Julien Bayou, secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Certes, le soulagement est de mise – « Chez les écolos, d’habitude, le favori saute, là il n’a pas sauté » –, mais le score est serré. M. Jadot, 27,7 % des voix, affrontera Sandrine Rousseau, 25,14 % des suffrages, lors d’un second tour organisé en ligne du 25 au 28 septembre.

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Derrière les deux qualifiés, Delphine Batho à 22,32 %, Eric Piolle à 22,29 % et Jean-Marc Governatori à 2,35 %. Avec quelque 106 000 votants, entre 23 000 et 29 000 voix pour chacun des quatre premiers candidats, ce premier tour s’est joué à quelques milliers de clics.

Yannick Jadot avait donc la victoire modeste, dimanche, et un mot pour chacun, notamment Sandrine Rousseau, dont il a salué « la résilience face aux attaques incessantes de certains responsables politiques »« Je reste très concentré », a-t-il dit, avant de souligner la nécessité de faire le choix d’une « écologie de gouvernement »« On ne peut pas s’offrir un quinquennat de plus d’Emmanuel Macron. » Déçu, lui ? « Déçu de quoi ? Déçu d’avoir montré que les écologistes peuvent rassembler ? (…) Non, je suis très fier des écologistes, très heureux d’être au second tour », a-t-il assuré à la presse.

Les Verts (EELV) green party MP Yannick Jadot candidate in the ecologist primary leaves after the presentation of results of the first round of Green primary election for France’s 2022 presidential poll, on September 19, 2021, in Paris. MEP Yannick Jadot, who finished first, and economist Sandrine Rousseau will face each other in the second-round run-off held from September 25 to 28, the organisers announced. (Photo by Sameer Al-DOUMY / AFP)

A sa suite, Sandrine Rousseau, avec ses 3 000 voix d’écart, avait bon moral. « Les résultats n’ont finalement surpris que les personnes qui n’ont pas saisi ou n’ont pas voulu voir les évolutions de la société », a lancé l’économiste, pour qui, en matière d’écologie, « le temps des petits pas et de l’accompagnement » est révolu. Et d’imposer, d’emblée, ses différences de positionnement : « Yannick Jadot porte une écologie qui n’est pas la mienne, que je respecte, a-t-elle dit. Moi, je porte une écologie de gauche. » De quoi alimenter le débat d’entre-deux-tours, qui se tiendra notamment, mercredi soir, sur LCI.

« Les gens iront où ils voudront »

De là à dire qu’il se fera entre gauche et droite, il n’y a qu’un pas, que certains des partisans de Sandrine Rousseau s’empressent de franchir. Ce second scrutin s’annonce cependant tout aussi incertain que le premier. Que vont devenir les électeurs de Delphine Batho et d’Eric Piolle ? Ni l’un ni l’autre n’a donné de consigne de vote, contrairement à Jean-Marc Governatori, qui, après avoir regretté que la primaire n’ait décidément mobilisé que l’électorat de gauche et pas « l’autre » électorat, a octroyé son soutien à Yannick Jadot. Pour le reste, le mystère reste entier. M. Piolle a lancé aux 120 000 inscrits : « Cette primaire leur appartient, je les laisse à ce choix. » Quant à Mme Batho, au nom du refus du présidentialisme, elle ne formule aucun appel à voter pour l’une ou l’autre non plus : « Je fais confiance aux électeurs pour être intelligents », a-t-elle dit.

L’ancienne candidate écologiste à la présidentielle de 2012, Eva Joly, qui avait battu en 2011 le grand favori Nicolas Hulot lors d’une précédente primaire d’EELV, a fait savoir, lundi matin, qu’elle votera pour Yannick Jadot au second tour. « Le candidat le mieux placé, c’est Yannick Jadot », a-t-elle déclaré sur France Info. Mais l’ex-magistrate, qui soutenait Eric Piolle au premier tour, a appelé l’eurodéputé à durcir ses positions s’il veut convaincre les électeurs écologistes. « Il faut que Yannick Jadot entende que c’est dans un mouchoir de poche. Il faut qu’il s’adapte à ce que veulent les écologistes, c’est-à-dire qu’il radicalise un peu ses positions », explique-t-elle.

L’élection reste donc grande ouverte. Quand on lui parle de second tour, Julien Bayou évoque la « part de l’ange », ces électeurs qui se seront perdus en chemin entre les deux tours. « Les gens iront où ils voudront », résume, pour sa part, David Cormand, ancien secrétaire national et soutien de M. Piolle. En l’absence de consigne, les partisans de Sandrine Rousseau ne se privent pas pour redessiner les choses à leur façon. « Piolle, Rousseau, Batho, c’est la ligne de rupture qui fait 75 % », lance l’un d’eux.

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L’élue écologiste parisienne Alice Coffin, soutien de Mme Rousseau, se félicite : « Au moins, le choix est clair, dit-elle. Une écologie de consensus d’un côté, une écologie des choix de l’autre. » En aucun cas la candidate ne prévoit d’adoucir ses positions pour rassembler plus large : « Le rassemblement n’est pas synonyme de concessions ; au contraire, aujourd’hui, c’est autour de la radicalité que l’on peut rassembler », explique Mme Coffin. Et de noter que « des Yannick Jadot, il y en a déjà pas mal dans la galerie de portraits des présidents de la République ».

« Un crash test un peu cruel »

Si Eric Piolle et Delphine Batho ont fait sensiblement le même score, l’élimination semblait plus amère pour le premier, peut-être parce qu’il avait été investi du statut de favori en interne, avant qu’une participation croissante ne vienne tout chambouler. « La présidentielle, cette primaire, c’est un crash test un peu cruel, ça oblige à sortir d’une zone de confort », estimait David Cormand. « L’écologie sort grandie de ces débats », a fait valoir le maire de Grenoble, avant de relativiser : « Il n’y a pas de défaite, il n’y a que des moments où on apprend… »

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Côté direction, on se félicite du bon déroulé du scrutin et de son résultat clair, en dépit d’une manœuvre informatique visant à éviter les risques d’intrusion qui a rendu caduques les inscriptions de quelque 0,2 % du corps électoral. « Ça montre que les écolos ne sont pas coupeurs de tête, le favori arrive en premier, et une ex-ministre finit très bien placée ! », se réjouit Sandra Regol, numéro deux du parti.

Comme toute primaire ouverte, la primaire écologiste aura dépassé les dynamiques internes et contredit les tendances de pouvoir au sein d’EELV. Quoique Julien Bayou loue régulièrement le nouveau « sens des responsabilités » des électeurs écologistes, sur fond d’urgence climatique et de maturation politique, les ressorts du vote à la primaire restent insondables. La poignée de sondages, sur un échantillon réduit, publiés avant dimanche donnait d’ailleurs une avance beaucoup plus importante à Yannick Jadot.

Le duel Jadot-Rousseau promet, en tout cas, de capter l’attention des observateurs politiques extérieurs. Dans la majorité gouvernementale, certains n’ont pas de mots assez durs pour Mme Rousseau. François Jolivet, député La République en marche de l’Indre, estime, sur Twitter, que son élection « permettrait de faire sortir au grand jour l’idéologie “woke” [un terme désignant, en anglais, la prise de conscience des injustices]et de démontrer combien elle est dangereuse », tandis que l’ancien Vert François de Rugy fait valoir que « la course à la radicalité dans laquelle les Verts français sont engagés depuis 2014 n’est pas près de s’arrêter ». Jean-Luc Mélenchon notait, pour sa part, vendredi dans un entretien à Libération, que Mme Rousseau était la plus « rupturiste » des cinq candidats. « La rupture la rapproche de nous. Mais notre prisme écologique est fondamentalement social », ajoutait-il. Quant au Parti socialiste, le choix de Yannick Jadot, qui cultive un électorat sensiblement similaire à celui d’Anne Hidalgo, pourrait tout changer… « On a une excellente candidate pour l’écologie, qui n’est pas verte, mais qui s’appelle Anne Hidalgo », a d’ailleurs lancé, lundi sur France 2, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.

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Julie Carriat

Election présidentielle 2022 : le « pragmatisme » de Yannick Jadot au second tour de la primaire écologiste

L’eurodéputé écologiste a obtenu 27,70 % des voix et affrontera Sandrine Rousseau lors du second tour de la primaire qui aura lieu du samedi 25 au mardi 28 septembre

Par Service politiquePublié hier à 17h43, mis à jour hier à 17h52  

Temps de Lecture 2 min.

 https://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2022/article/2021/09/19/election-presidentielle-2022-le-pragmatisme-de-yannick-jadot-au-second-tour-de-la-primaire-ecologiste_6095235_6059010.html

Yannick Jadot, lors de la deuxième journée des Journées d’été des écologistes, à Poitiers, le 20 août 2021.
Yannick Jadot, lors de la deuxième journée des Journées d’été des écologistes, à Poitiers, le 20 août 2021. CYRIL BITTON / DIVERGENCE POUR « LE MONDE »

Yannick Jadot s’est qualifié pour le second tour de la primaire écologiste en obtenant 27,70 % des voix, selon les résultats dévoilés par Europe Ecologie-Les Verts (EELV), dimanche 19 septembre. Il affrontera Sandrine Rousseau, qui a réuni 25,14 % des votes au premier tour, lors d’un nouveau vote en ligne entre les samedi 25 et mardi 28 septembre qui déterminera le candidat écologiste pour l’élection présidentielle.

L’eurodéputé de 54 ans, seul nom testé dans les sondages pour la présidentielle, faisait figure de favori du premier tour. L’écologiste tire notamment sa notoriété de son succès en tant que tête de liste EELV aux élections européennes de 2019 (en troisième position avec 13,5 % des suffrages). Il va tenter de faire aussi bien qu’en 2016 lorsqu’il avait remporté la primaire des écologistes face à Michèle Rivasi, avant de soutenir Benoît Hamon, le candidat du Parti socialiste, dans une alliance qu’il regrette encore aujourd’hui.

Le cinquantenaire a longtemps assumé une certaine distance avec les rouages du parti Europe Ecologie-Les Verts, et une ligne davantage en faveur des entrepreneurs que nombre de militants. Selon lui, en effet, la transition écologique passe par l’action d’entrepreneurs convaincus.

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Parmi les écologistes, il a pu être parfois qualifié par certains de « réalo » ou de « Vert allemand », terme dépréciatif pour l’aile gauche d’EELV puisque les écologistes d’outre-Rhin acceptent de s’allier avec la droite. Des critiques qui agacent Yannick Jadot. « Toute ma trajectoire, altermondialiste, contre les accords de libre-échange, mes actions au Bangladesh, à Greenpeace prouvent tout le contraire. Mais je dis aussi qu’on ne peut pas changer la société contre les entreprises. Donc, il faut parler à tout le monde. Voilà… »se justifiait-il encore récemment.

« Construire plutôt qu’additionner »

Cela ne l’empêche pas de se rendre à la manifestation des policiers en mai dernier, estimant devoir se saisir du thème de la sécurité, quitte à agacer dans son parti. Mais depuis plusieurs mois, Yannick Jadot ménage aussi la gauche, affichant des discussions avec les socialistes, donnant des gages sur son écologie « de combat » et sur sa « loyauté » à EELV.

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Soutenu par l’ex-candidate des Verts en 1995 et 2007, Dominique Voynet, l’ancienne présidente écologiste de la région Nord-Pas-de-Calais, Marie-Christine Blandin, ou encore le coprésident du groupe écologiste au Parlement européen, le Belge Philippe Lamberts, Yannick Jadot défend « une économie régulée écologiquement et socialement ».

Pour lui, seule l’écologie politique est en capacité de rassembler largement toute la gauche, y compris les déçus du macronisme. Persuadé que l’on peut « être radical et pragmatique », Yannick Jadot veut « esquisser une nouvelle matrice, un chemin qui ne soit pas la simple addition de la première gauche et de l’écologie ». Comprendre « construire plutôt qu’additionner », selon ses propres mots en février 2021.

Encore faudra-t-il que les écologistes lui réitèrent leur confiance lors du second tour. Un pari osé, les favoris des dernières primaires chez les Verts – Cécile Duflot en 2016 et Nicolas Hulot en 2011 – n’étant pas parvenus à s’imposer.

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Service politique

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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