« Guillotine », internement… des antivax débattent des « supplices » que devraient subir les vaccinateurs
Par L.C. le 08-09-2021

Dans une vidéo diffusée ce samedi 4 septembre par une chaîne anti-pass sanitaire et anti-vaccins, quatre intervenants listent les supplices que pourraient subir les médecins, directeurs d’école et dirigeants qui ont participé de quelque façon que ce soit à la vaccination contre le Covid.
C’est une vidéo qui témoigne des menaces et pressions qui pèsent depuis plusieurs semaines sur les professionnels de santé et pouvoirs publics qui œuvrent pour la vaccination contre le Covid. Ce 4 septembre, alors que les manifestants contre le pass sanitaire entamaient leur 4e samedi de mobilisation partout en France, l’Alliance humaine, une chaîne sur laquelle défilent les messages complotistes, diffusait une vidéo en direct sur Twitch pour discuter des mesures prises par le Gouvernement et des initiatives à mettre en place : création d’un nouveau drapeau, promotion de l’enseignement hors système, etc.
Au bout d’une cinquantaine de minutes, Astrid Stuckelberger, présentée comme docteur en médecine mais qui est en réalité spécialiste en santé publique (elle a notamment été formatrice pour un organisme de naturopathie) lance un débat sur les « supplices » que pourraient subir les « personnes qui vaccinent et qu’on va accuser dans le futur ». « C’est trop facile la guillotine, estime celle que l’on a pu apercevoir dans le documentaire complotiste Hold-Up. Il y avait un supplice où tu mettais la personne au milieu du village, accrochée à du bois, elle a les mains dedans et ne peut pas bouger. Les directeurs d’hôpitaux, les directeurs d’école, juste pour qu’ils s’imaginent, ils vont rester là tout le temps et leur prison, c’est la place publique. C’est la honte. On fera du tourisme pour voir… »

Depuis le début de la crise sanitaire, Astrid Stuckelberger est habituée des propos controversés, bien qu’ils atteignent aujourd’hui une ligne rouge. Mi-août, elle accumulait les fausses informations dans une vidéo diffusée sur la chaîne d’information alternative LaUneTv et qui cumule plus de 500.000 vues. Elle y affirmait notamment que les vaccins rendraient malades et contagieux, car ils contiendraient du graphène, de même que les écouvillons des tests. « La PCR est un vaccin« , assurait-elle.Hold-Up : les dessous d’un documentaire complotiste qui mélange Covid, 5G, Bill Gates et vaccins
Dans la vidéo diffusée ce samedi, un autre intervenant prend la parole, Christophe Charret, entrepreneur dans les cosmétiques : « Moi je sais que la guillotine n’a jamais rien arrangé, mais au plus haut niveau, il faut les neutraliser. Mais quand je dis neutraliser, moi je ne suis pas pour les choses létales. Et quel sort ils appliquent aux complotistes les plus ‘zélés’? Ils les foutent en psychiatrie. Et moi, comme je suis un citoyen qui a du bon sens et que ce sont des malades mentaux, il serait bien de les mettre en psychiatrie. On leur donne les médicaments qui vont bien, et les enfants viennent voir les anciens maîtres du monde. Cette idée d’être prisonnier d’un corps dans lequel ils n’auraient plus la liberté d’agir dans le mal, ce serait pas mal. »
Les quatre intervenants semblent amusés des idées mises sur la table, et qu’entendent des milliers d’internautes qui suivent les vidéos en direct de l’Alliance humaine, créée en avril 2020. « La mort serait une trop belle douceur. Il faut vraiment les humilier au-delà du mal qu’ils ont fait aux gens », assure à son tour Antoine Cuttitta, alias Antoine Q Cuttitta, créateur de la chaîne, qui s’inscrit dans le sillage du mouvement QAnon. Ce dernier a vu sa chaîne Youtube – qui totalisait 62.000 abonnées et 4,8 millions de vues – fermée pour « non-respect du règlement de la communauté », indique Le Parisien. Mais il a trouvé en les plateformes Twitch, dlive ou encore Odyssée, un nouvel outil de communication.
Lors d’une conférence de presse, ce mardi 7 septembre, organisée par le président de l’UFML-S au sujet des menaces que reçoivent les professionnels de santé, ce dernier s’est exprimé au sujet de cette vidéo : « On n’a jamais été aussi près de la catastrophe », a alerté le Dr Jérôme Marty, interpellant le Gouvernement.
[avec Le Parisien]
«C’est trop facile la guillotine» : la séquence de trop des antivax ?
Dans une vidéo diffusée samedi par une chaîne proche des théories du mouvement QAnon, quatre intervenants évoquent les « supplices » que devraient subir les personnes qui pratiquent la vaccination.
Dans cette vidéo diffusée sur la chaîne Alliance humaine, Antoine Cuttitta et ses invités discutaient des supplices qu’ils pourraient faire subir aux directeurs d’école et aux personnes pratiquant la vaccination.
Dans cette vidéo diffusée sur la chaîne Alliance humaine, Antoine Cuttitta et ses invités discutaient des supplices qu’ils pourraient faire subir aux directeurs d’école et aux personnes pratiquant la vaccination.
Par Ludwig Gallet
Le 7 septembre 2021 à 15h21
Les limites ont-elles été franchies ? Les mots d’Astrid Stuckelberger, lâchés avec la plus grande décontraction, sont tout bonnement stupéfiants. Voilà cinquante minutes que la gérontologue controversée discute avec ses acolytes de l’Alliance humaine des initiatives à mettre en œuvre pour préserver le plus grand nombre des affres de nos sociétés. Parmi elles, évoquées dès le départ : faire sortir les enfants du système scolaire. Elle prend la parole, soumet ensuite l’idée de créer un drapeau, pour « sortir du gouvernement » et pour être bien identifié lors des manifestations contre le passe sanitaire… (Suite abonnés)
TÉMOIGNAGES. Covid-19 : menaces de mort, insultes… Avec la crise, ces médecins vivent l’enfer
Ouest-France Maxime FETTWEIS
.Publié le 09/09/2021 à 18h39Abonnez-vous
Qu’ils soient médecins ou scientifiques, ils sont ciblés tant par des insultes que des menaces depuis le début de la pandémie de coronavirus. Lassés de devoir subir les attaques qui leur sont directement adressées sur Twitter, Instagram ou même sur leur lieu de travail, ils racontent leur quotidien.

En même temps que le Covid-19, Mathias Wargon a vu entrer menaces et insultes en tout genre dans son quotidien. Dernière en date ? « Une lettre de menace au boulot », dévoile-t-il sur Twitter, photo à l’appui. Mais cela fait bien longtemps que le chef des urgences de l’hôpital de Saint-Denis a arrêté de compter les attaques qui lui sont adressées personnellement, tant sur les réseaux sociaux que sur son lieu de travail.
Avant la pandémie, ce médecin de 55 ans avait déjà été ciblé par des raids de menaces sur les réseaux sociaux après « avoir signé une tribune sur l’homéopathie », mais les insultes qu’il reçoit à ce moment-là n’ont rien à voir avec la virulence des propos qui lui sont aujourd’hui adressés. « Je trouvais que c’était beaucoup, mais maintenant je me rends compte que ces insultes-là, ce n’était rien. Aujourd’hui, même les menaces de mort, je m’en suis accommodé, c’est pour dire. »https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?embedId=twitter-widget-1435566173794537473&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1435566173794537473&lang=fr
« Ça attaque le moral »
Hors de question pour lui de « vivre dans la peur » même s’il pourrait avoir des raisons de se renfermer sur lui-même, couplée à l’amère sensation de « boxer dans le vide ». « Parfois, vous auriez envie de réagir, mais vous êtes face à des courriers anonymes, vous n’avez personne en face. »
Mathias Wargon est formel, les questionnements et les inquiétudes générées par les premières attaques reçues ont désormais fait place à une certaine indifférence, même si « des fois, il faut bien l’avouer, ça attaque le moral », confie-t-il.
Mais au-delà des menaces écrites par mail, messagerie instantanée ou par courrier, les pressions que subit le médecin ont pris une autre tournure l’année dernière, lorsqu’il reçoit « une balle dans une enveloppe avec un courrier anonyme ». « Ça ne touche pas que moi, déplore-t-il. Mes secrétaires maintenant, elles se méfient. Elles vivent une pression permanente parce qu’elles ont peur de recevoir un colis piégé. »
À chaque fois qu’un carton adressé au chef des urgences parvient à l’hôpital de Saint-Denis, c’est désormais avec prudence que ses collaboratrices l’examinent. « On fait gaffe quand on l’ouvre, on regarde s’il y a un expéditeur et si rien n’indique que ça peut être dangereux », explique-t-il.
« Menacé, vous vous posez 1 000 questions »
Le recul qu’a aujourd’hui le médecin urgentiste est une posture difficile à prendre, qui peut parfois prendre du temps. « Les premières fois où j’ai reçu des menaces de mort très ciblées, pendant quelques jours j’étais inquiet, je dormais moins bien », confie Franck Clarot, radiologue et cofondateur du collectif « Du côté de la science » dont la sérénité s’est quelque peu muée en sidération ces derniers mois. « À chaque fois que vous êtes menacé, vous vous posez 1 000 questions pour savoir comment prendre la menace. »
Dans des tribunes, lors de tables rondes, notamment avec le ministre de la Santé Olivier Véran, ou plus simplement sur Twitter, le médecin défend une politique de lutte contre le Covid-19 « fondée sur les données de la science et débattue avec des citoyens informés ». « En tant que scientifique, nous sommes dans un monde de discussion et de débat où on est plutôt habitués à manipuler les faits. On a quand même du mal à comprendre qu’on puisse être menacés de « se prendre une balle dans la tête » parce qu’on défend une vérité ou une étude scientifique », s’émeut-il.
Pour faire face, Franck Clarot a commencé par restreindre les messages privés sur Twitter aux seuls comptes auxquels il est abonné. Une décision qu’il se félicite aujourd’hui d’avoir pris et qui lui a « apporté un peu de calme ». Il raconte aussi avoir récemment installé une application qui supprime les messages insultants.
« On ne peut pas attendre sans rien faire »
Mais ni Mathias Wargon, ni Franck Clarot ne sont des cas isolés. C’est dans cette optique, et face à l’immobilisme des autorités, que Jérôme Marty, accompagné de plusieurs autres médecins et scientifiques, a tiré la sonnette d’alarme ce jeudi 9 septembre, après la parution d’une tribune dans l’Express . Leur objectif ? Lancer un appel « avant qu’il ne se passe quelque chose de grave », a plaidé le médecin et président du syndicat de médecins UFMLS lors d’une conférence de presse.
Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est un texte publié sur le site France-Soir où son nom est cité et dont la conclusion est équivoque : « Un procès devra se tenir. La Veuve s’impatiente », en référence à la guillotine. « On ne peut pas continuer à laisser faire. Des gens qui sont médecins, infirmières, aides soignants anonymes, qui aident dans les centres de vaccination, qui vaccinent chez les gens, vont se trouver un jour au mauvais endroit au mauvais moment et on aura un drame. »
« On va te mettre une balle dans la tête, on sait où tu habites, on va te pendre, vous allez être exécutés… », ce genre de pressions, Jérôme Marty en reçoit tous les jours. Et pour faire face, il « faut avoir le cuir dur », estime-t-il.
Car si pour cet article, une dizaine de demandes d’interview ont été adressées à des médecins et scientifiques, plusieurs ont répondu par la négative. « Chaque apparition de mon nom se traduit par des insultes pendant des heures sur les réseaux sociaux. Et ça me fatigue », nous confie l’un d’eux. Car au-delà de leur expertise scientifique, l’apparition de leurs noms et leurs visages dans l’espace médiatique les engagent à « s’exposer à nouveau à un flot de messages virulents », note-t-il, lassé de constater chaque jour les pressions que vivent ses confrères et consœurs.
« On ne peut pas attendre sans rien faire que quelqu’un reçoive un coup de poignard ou qui se fasse tuer, ce n’est pas possible, tout cela juste parce qu’on respecte la science et qu’on la diffuse. »
« Nous ne sommes pas des gourous »
Diffuser une information scientifique sourcée, vérifiée et faire face aux fake news, c’était l’objectif d’Océane Sorel lorsqu’en février 2021, elle lance son compte Instagram de vulgarisation scientifique. Mais c’était sans compter sur les insultes dont cette virologue, expatriée au États-Unis, est la cible à chaque fois qu’elle poste une nouvelle story ou publication.https://www.instagram.com/reel/CSlylTHHPDB/embed/captioned/?cr=1&v=13&wp=620&rd=https%3A%2F%2Fwww.ouest-france.fr&rp=%2Fsante%2Fvirus%2Fcoronavirus%2Ftemoignages-covid-19-menaces-de-mort-insultes-avec-la-crise-ces-medecins-vivent-l-enfer-6c39f3fa-10bd-11ec-9117-940091b907ce#%7B%22ci%22%3A0%2C%22os%22%3A3506%2C%22ls%22%3A3102%2C%22le%22%3A3123%7D
« J’ai eu droit à tous les noms d’oiseaux, pas besoin de dresser une liste mais je peux vous dire que ceux qui me les adressent ne sont pas très inventifs », constate-t-elle, une pointe de dérision dans la voix. Mais depuis plusieurs mois, elle a changé sa façon de faire : « En général je lis les deux premières phrases du message, si je vois qu’il y a de l’agressivité, je ne cherche même pas à lire la suite, je bloque. » Mais si elle signale systématiquement les profils insultants, elle « ne [sait] pas si Instagram prend vraiment en compte » les signalements.
C’est finalement résignée qu’elle poursuit son activité sur le réseau social au Polaroïd. « Mon compte il s’adresse justement aux gens qui ne savent plus qui croire. La virologie et l’immunologie sont quand même des domaines très compliqués et je veux aider ceux qui cherchent à avoir des réponses de manière claire et précise et qui ne savent pas s’ils doivent croire des fake news. »
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Pour les autres, « il serait temps qu’ils comprennent que la science ce n’est pas de la politique ni une opinion, ce n’est pas une religion, ce n’est pas un culte, nous ne sommes pas des gourous ou je ne sais quoi », plaide aujourd’hui la virologue, qui affiche ouvertement son identité sur Instagram comme preuve que les informations qu’elle diffuse – dont elle mentionne systématiquement les sources – sont fiables.
Malgré les messages virulents qu’elle reçoit, Océane Sorel n’a en tout cas pas l’intention de baisser les bras. « Il est hors de question que ces gens-là nous fassent peur », lance-t-elle.
La plainte comme seule issue
Si tous ces médecins assurent rester motivés dans leur combat contre la désinformation et les discours anti-science, véhiculés parfois au sein même du corps médical, ils déplorent le manque de réaction des autorités face à des menaces bien réelles qui rendent chaque jour leur travail un peu plus pénible. Toutefois, au lendemain de la divulgation par Jérôme Marty et ses collègues des messages qu’ils reçoivent, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a promis une « fermeté absolue » contre les agresseurs des soignants.
« À un moment ça suffit, ces gens-là doivent répondre de leurs actes », félicite Jérôme Marty même s’il reste sceptique de voir dans les semaines à venir une réelle prise en considération des pressions avec lesquelles certains médecins vivent, notamment à cause du discours véhiculé par certains scientifiques.
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Si les autorités ne réagissent pas directement, plusieurs d’entre eux s’en sont remis à la justice. « Récemment, un compte a été créé sur Twitter uniquement pour me nuire. J’ai déposé plainte et j’ai médiatisé ma plainte. La procédure est en cours et maintenant, j’agirai toujours de cette façon, car ce n’est plus possible, on ne mérite pas de tels traitements », insiste Franck Clarot.
De son côté, Mathias Wargon a déjà déposé plusieurs plaintes car c’était « la seule solution ». « Mais moi je n’ai pas envie de passer ma vie au commissariat, j’ai autre chose à foutre, j’ai une vie ! »Passe sanitaire, vaccination des soignants… Comprenez-vous les dernières mesures annoncées par Emmanuel Macron ?Débattez !
Pour autant, il n’a pas l’intention de ménager ses prises de position sur Twitter et sur les plateaux de télévision lorsqu’il s’agit de combattre les fausses informations. « En fait, si je la ferme ils ont gagné », déplore-t-il. « C’est ma responsabilité contre la démagogie. Je suis responsable de mes patients, de mon service, de mes collègues. Je suis responsable quand je passe à la télévision d’avoir un discours clair et scientifique et fondé sur des preuves et face à moi j’ai l’irresponsabilité et la démagogie. Et bien c’est mon devoir de citoyen de lutter. »
La pendaison d’un pompier simulée lors d’une manif antivax en présence du Pr Perronne et de Martine Wonner
Par Marion Jort le 05-07-2021
https://www.egora.fr/actus-pro/faits-divers-justice/67315-la-pendaison-d-un-pompier-simulee-lors-d-une-manif-antivax-en?nopaging=1

Lors d’une manifestation organisée samedi 3 juillet par des anti-vaccins à Nancy, des participants ont simulé la pendaison d’un pompier. Les appels à la sanction se multiplient depuis, notamment à l’encontre de la député Martine Wonner et du Pr Christian Perronne, tous deux présents lors de l’événement.
Une “mise en scène morbide”. C’est ainsi qu’a qualifié le ministre de l’Intérieur, les débordements d’une manifestation ayant réuni plusieurs centaines d’anti-vaccins à Nancy, ce samedi 3 juillet. Venus pour protester contre la vaccination contre le Covid-19, en présence notamment de la controversée Martine Wonner ou du Pr Christian Perronne, les participants ont, en effet, décidé de s’en prendre aux pompiers, qui participent activement à la campagne vaccinale dans le département.
Après avoir affiché une pancarte “le Sdis m’a tué”, ils ont simulé la pendaison d’un mannequin, habillé en tenue de pompier. Ni la députée ni le professeur Perronne ne sont alors intervenus. Quelques instants plus tard, Martine Wonner a pris la parole, succédant à un intervenant ayant profité de sa prise de parole pour affirmer que les seniors avaient été “sacrifiés”, comparant le Covid à un “génocide” et appelant à “remettre la guillotine” pour “guillotiner le Gouvernement”. La médecin, elle, a déclaré que la “colère” devait se “traduire, dans quelques mois, dans les urnes”.
Cette mise en scène et cette attaque sur la voie publique sont intolérables. Un signalement au procureur de la République sera fait. Tout mon soutien aux sapeurs-pompiers du @SDIS54 sans qui la vaccination ne serait pas aussi élevée en Meurthe-et-Moselle. pic.twitter.com/9w2UZdTV9W
— Mathieu Klein (@mathieuklein) July 3, 2021
Hold-Up : les dessous d’un documentaire complotiste qui mélange Covid, 5G, Bill Gates et vaccins
Très choqué par la scène de pendaison, le maire de Nancy a annoncé son intention de porter plainte. « Cette mise en scène et cette attaque sur la voie publique sont intolérables. Tout mon soutien aux sapeurs-pompiers du Sdis54 sans qui la vaccination ne serait pas aussi élevée en Meurthe-et-Moselle », a écrit l’élu sur Twitter. “Nos sapeurs-pompiers sont sur tous les fronts pour protéger nos concitoyens : Covid, feux de forêt, accidents de la vie quotidienne… Je soutiens pleinement le maire dans son action en justice face à cette mise en scène morbide”, a également appuyé Gérald Darmanin sur le réseau social.
“Une étape de plus a été franchie”, proteste de son côté le Dr Jérôme Marty. “Mr le Ministre, Mr le président, l’UFML-S n’attendra pas les bras croisés qu’un vaccinateur se fasse agresser ou pire… Cela fait des mois que…
nous en parlons, et nous ne voyons rien venir. Qu’attendez-vous?”, écrit le président de l’UFML-S dans un communiqué, rappelant au passage que les soignants qui défendent l’intérêt de la vaccination, subissent depuis plusieurs mois des agressions verbales. “Certains se voient promis à des procès et/ou à des exécutions. D’autres reçoivent des menaces de mort plus ‘individuelles’. Mr le Ministre, Mr le président, cela n’a rien d’un jeu ! Celles et ceux qui sont intervenus lors de cette manifestation portent une très lourde responsabilité par la diffusion de fake-news”, poursuit Jérôme Marty.
Une étape de plus a été franchie @olivierveran. Cela fait longtemps que nous alertons sur les derives de ces groupes #antivax .
Ici une simulation de pendaison de pompier.
On rappelle que @MartineWonner avait laissé la foule traiter d’assassins des médecins.
Vous attendez quoi ? https://t.co/8W4AwXnfBx pic.twitter.com/gUGipr0Hlx— DrMartyUFML-S (@Drmartyufml) July 3, 2021
Rivotril : Martine Wonner accuse les soignants de « crime contre l’Humanité »
Le syndicat reproche au ministère son inaction. “Mr le Ministre, Mr le président, le Maire de Nancy a fait ce jour un signalement au procureur de la République, que ferez-vous? Qu’allez-vous faire pour protéger celles et ceux qui, à la pointe du combat contre la Covid-19, portent cette campagne de vaccination ? Il est temps d’intervenir”, affirme-t-il.
La députée Martine Wonner, qui relaie régulièrement de fausses allégations autour du Covid fait l’objet d’une plainte devant l’Ordre des médecins. Le Pr Christian Perronne, ancien chef de service à l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (APHP), a, lui, été démis de ses fonctions en décembre après des propos polémiques sur la pandémie. Sur Twitter, Martine Wonner a assuré qu' »aucune attaque contre le Sdis 54″ n’avait été proférée. Elle a indiqué que « le mannequin représentait un pompier du Sdis 25 présent à Nancy qui a une histoire personnelle manifestement douloureuse ».
Sur Twitter, le Sdis54, a également fait savoir qu’une plainte avait été déposée.
2/2 ils poursuivent la #vaccination dans les deux centres grande capacité. Une plainte a été déposée. Merci pour vos nombreux soutiens
— SDIS 54 Pompiers (@SDIS54) July 5, 2021