Le Dr Vélot lanceur d’alerte présente des infos très personnelles sur les Vaccins contre le coronavirus ( danger de créer des virus recombinants) et alerte sur la vaccination des enfants

Vaccin anti-Covid : « Surtout pas les enfants ! »

 – 15:42 par Infodujour

En Israël, la vaccination des 12-15 ans a commencé il y a plusieurs semaines. Mais des parents, des citoyens s’inquiètent et cherchent des informations sur les vaccins. Voici un entretien instructif avec le Dr Christian Vélot*.

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*Christian Vélot, né le 14 février 1964 à Parennes dans la Sarthe. Il est biologiste et homme politique français, maître de conférences en génétique moléculaire à l’université de Paris Sud. Il est également membre du conseil scientifique du CRIIGEN, et fut de 2012 à 2015, conseiller régional d’Ile-de-France.(Wikimedia)

CheckNews

Voir aussi:

COVID-19 : Les Technologies Vaccinales à la loupe par Christian Vélot

par criigen@unicaen.fr

Date de rédaction / mise à jour : 26 janvier 2021

https://www.infogm.org/7127-covid-19-technologies-vaccinales-a-la-loupe-christian-velot

Suite à sa note d’expertise grand public sur les vaccins faisant appel aux biotechnologies (https://criigen.org/covid-19-les-technologies-vaccinales-a-la-loupe-video/), le Dr Christian VÉLOT, généticien moléculaire à l’université Paris-Saclay et Président du Conseil Scientifique du CRIIGEN, propose une vidéo didactique (sous-titrée Français/Anglais/Espagnol/Italien/Portugais), sur les différents types de vaccins contre la COVID-19, et en particulier ceux de dernière génération avec les risques potentiels qu’ils peuvent engendrer.

https://www.youtube.com/embed/tYwCxe9gvQY

Vaccins anti-Covid-19 • Quelles technologies ? – Quels risques ? (Approfondissements et Actualités)

CRIIGEN20,7 k 

https://www.youtube.com/watch?v=MG0AOKssJII

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Une conférence pédagogique sur la question vaccinale anti-Covid-19 par le Dr Christian VÉLOT*, généticien moléculaire et Président du Conseil Scientifique du CRIIGEN. C’était notre première en direct. C’est clair, passionnant et… « Brut de décoffrage ». Bienvenvenue dans la vrai vie ! Merci pour votre bienveillance ;-)) * Le Dr VÉLOT, Enseignant/Chercheur du Service Public, déclare n’avoir aucun conflit d’intérêt.

Réponses du Dr VÉLOT aux questions les plus courantes relatives à la note d’expertise et la vidéo sur les vaccins anti-Covid

Le Texte: https://criigen.org/wp-content/uploads/2021/03/2021-02-24_Reponses-Globales_Grand-Public-04.pdf

La Vidéo: https://criigen.org/covid-19-les-technologies-vaccinales-a-la-loupe-video/

Covid-19, vaccins expérimentaux, stratégie vaccinale : entretien avec Christian Vélot avec le très controversé Pr Laurent MUCCHIELLI

Dans cet entretien exclusif, le généticien Christian Vélot explique en quoi consistent exactement les divers vaccins utilisés contre la Covid, il conteste certains propos d’Alain Fisher et alerte de façon très argumentée sur les dangers de la stratégie vaccinale suscitée par l’OMS et les industries pharmaceutiques, et adoptée par la plupart des gouvernements du monde.

https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/080721/covid-19-vaccins-experimentaux-strategie-vaccinale-entretien-avec-christian-velot

Commentaire Dr Jean Scheffer

Il faut préciser de la part du ministère de la santé ce que signifie « coupler avec la vaccination contre la grippe ». En effet certains chercheurs mettent en garde contre la création de virus recombinants favorisés par les vaccins avec vecteurs d’adénovirus (Astra Zeneca et Jonhson&Jonhson), et à partir d’autres virus par exemple d’autre coronavirus.

Il se présente comme chercheur sans conflit d’intérêt, sauf qu’il s’agit d’un militant anti-OGM (Créateur du CRIIGEN), ancien conseiller régional d’île de france (EELV et union de la gauche en 2010; engagement non critiquable mais qui nécessite de bien distinguer le champ de la recherche et celui de l’engagement politique), il est exclu de l’Institut de génétique et microbiologie d’Orsay et après une pétition de 50 000 signatures il est rattaché en 2010 à l’Institut de biologie de l’université de Caen-Normandie, par un autre membre du CRIIGEN,  (voir Wikipédia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Vélot)

Les réponses au Dr Vélot:

COVID : LES VACCINS CRÉENT LES VARIANTS DANGEREUX !?

LA TRONCHE EN BIAIS

Réponse à Christian Vélot

On croise régulièrement des “je suis pas antivax, mais” suivi de propos généralement perlé de contrevérités qui s’opposent clairement à la vaccination. Parmi les discours antivax qui ne s’assument pas comme tels, on a celui de Christian Vélot. Docteur en biologie,  généticien moléculaire à l’Université Paris-Saclay, homme politique, et  Président du Conseil scientifique du CRIIGEN, on a affaire à quelqu’un qui donne tous les gages d’une crédibilité scientifique. Et qui devrait donc être fiable quand il s’exprime publiquement sur un sujet scientifique.

Nous allons nous arrêter sur un tout petit extrait d’une interview qu’il a donnée le 7 juin[1] sur la chaine YouTube d’un média qui se veut alternatif qui également reçu… Jean-Dominique Michel.

Je reformule son propos : 

« Il y a une irresponsabilité collective à se faire vacciner (…) On a besoin de laisser un échappement au virus d’origine pour faire de l’ombre éventuellement à des variants, et à cause de cela il faut que des personnes ne soient pas vaccinées. » En conséquence Christian Vélot s’oppose à la vaccination des personnes qui n’ont pas de fragilité. Et il propose qu’on vaccine tous ceux qui le veulent… après l’épidémie.

Quelle est la logique de sa proposition ?

En gros il y aurait compétition entre les virus pour les hôtes humains, et une forte couverture vaccinale éliminerait les variants sensibles et sélectionnerait des variants résistants, plus contagieux et donc plus dangereux à l’échelle de la population. De loin ça a du sens, ça rappelle la médecine évolutionnaire que nous évoquions sur notre chaîne avec Frédéric Thomas dans les nouveaux traitements contre le Cancer. Et à partir de ce raisonnement, Christian Vélot conclut qu’il faut absolument ralentir la vaccination.

Si vous n’êtes pas fan d’aiguilles et de produits pharmaceutiques fabriqués à la chaine, ça fait réfléchir, ça fait un argument pour ne pas aller se faire piquer, ça peut faire douter de la stratégie vaccinale. Pourquoi ce monsieur dirait-il ça si ce n’est pas vrai ?https://www.youtube.com/embed/fLnav5tqOho?feature=oembed&wmode=opaque&rel=0

Christian Vélot a fait parler de lui il y a peu dans une vidéo diffusée sur un domaine Internet qui avait usurpé le nom du site “vitemadose”[2] et qui forçait les internautes à regarder ladite vidéo avant d’avoir accès au formulaire de prise de rendez-vous vaccinal. Dans cette vidéo Christian Vélot affirmait que les vaccins à ARN entraînent des mutations génétiques dangereuses. Ses propos ont été débunkés par le Pr Alain Fischer du Collège de France[3].

Ca c’est juste pour préciser que monsieur Vélot a déjà un historique d’opposant à la vaccination pour d’autres raisons, des raisons rejetées par les spécialistes.

Revenons à ses propos sur les variants qui échappent à la vaccination et voyons ce qu’on peut répondre.

Pour élaborer cette réponse je me suis appuyé sur des contributions sur mon mur Facebook de la part de plusieurs internautes Dr en immunologie, en virologie, en épidémiologie, ainsi qu’un membre de covid19 fédération. Je les remercie tous pour leur aide.


Il y a compétition entre les variants viraux, c’est vrai, qu’il y ait ou qu’il n’y ait pas vaccination. Quel que soit le nombre de personnes vaccinées, un variant plus efficace va mieux se répandre qu’un moins efficace, par définition. Le variant britannique a remplacé le précédent D614G avant la vaccination. Ce même D614G avait remplacé la souche d’origine dès mars-avril 2020.

Mais ce qui crée les variants, ce n’est pas la compétition —qui ne fait que sélectionner les plus efficaces— ce qui crée les variants, c’est le hasard au gré  du nombre de réplications que peuvent faire les virus, et cela est lié au nombre de personnes qu’ils peuvent infecter. Plus il y a de gens infectés, plus le virus va se répliquer, plus il a des chances de créer un gros méchant variant.

L’apparition de mutations et l’émergence de variants dépendent donc du nombre de contaminations et de la charge virale de chaque personne contaminée.

Or la vaccination, que fait-elle ? Elle réduit le nombre de contaminations et elle réduit la charge virale des personnes contaminées. Plus on vaccine, plus on réduit le nombre d’hôtes dans lesquels le virus aura une chance de varier. Par ailleurs, en vaccinant, et ce n’est pas un détail, on réduit la population qui a besoin de soin, on évite la saturation des hôpitaux : on sauve des vies (il n’y a pas que le covid qui tue pendant l’épidémie)

Attaquons le cœur de l’argument : Le lien entre couverture vaccinale et apparition/diffusion de variants est un équilibre qui dépend de plusieurs facteurs. Dans une population faiblement vaccinée, il n’y a effectivement pas assez de pression de sélection pour favoriser un mutant. Si la vaccination augmente, en théorie cette pression peut atteindre un seuil où une mutation rarissime du virus, une mutation qui le rendrait insensible au vaccin mais sans lui conférer un autre avantage sur ses compétiteurs finirait par être sélectionnée au bout d’un certain temps.

Souvent une mutation avantageuse s’accompagne d’une contrepartie négative : par exemple dans notre cas on peut imaginer une modification de la protéine virale spike qui ne serait plus fonctionnelle pour la fixation sur ACE2, qui est sa porte d’entrée dans la cellule humaine, mais qui donnerait une nouvelle cible d’infection. Ce changement rend le virus invisible aux anticorps produits par la vaccination spécifiquement contre la protéine Spike, et donc même si sa nouvelle cible d’entrée est moins efficace, le virus est avantagé, il est sélectionné : on a produit un variant qui peut échapper à la vaccination. Dommage

Si la population est fortement vaccinée, que se passe-t-il ? Eh bien la diffusion des virus est grandement empêchée, le nombre de réplications virales chez les infectés vaccinés reste faible, et le variant rarissime dont nous parlions à l’instant voit ses chances d’apparaitre extrêmement réduites.

Donc le problème se pose lorsque la circulation virale est suffisante pour que ces événements hyper rarissimes se produisent ET que la proportion vaccinale tout en étant trop faible pour couper la circulation est devenue assez grande pour représenter un écosystème où de telles mutations seraient favorisées.

En d’autre terme une fois qu’on a commencé à vacciner, il ne faut pas s’arrêter. Il est plus pertinent d’accélérer la vaccination tout en réduisant la circulation virale. C’est ce qu’ont choisit de faire les autorités sanitaires d’Israël en reconfinant -malheureusement- durant leur campagne de vaccination. 

Pour info Médecin sans Frontières a déjà pratiqué la vaccination en pleine épidémie, par exemple contre la rougeole[4] en 2005.

Une étude sortie il y a quelques jour le 8 juillet (encore en preprint[5]) conclut la même chose avec un modèle mathématique : c’est la vaccination en cours d’épidémie sans mesure barrière qui présente un risque fort de sélectionner des variants résistants.

La réponse théorique à l’argumentaire théorique de Christian Vélot apporte donc une réfutation claire et nette. Mais peut-être que vous n’avez pas envie qu’on vous parle de théorie et que tout ce que je viens de vous raconter vous a paru complètement obscur. Je suis d’accord avec vous pour dire que rien n’est plus convaincant que des éléments factuels.

Avons-nous quelques faits ?

Dans l’histoire du Covid 19, les variants les plus contagieux, ceux qui ont remplacé les souches initiales sont apparus dans des populations… peu ou pas vaccinées. Allez vérifier, faites vos propres recherches.

Deuxièmement : une étude en préprint[6] (il faudra donc prendre soin de vérifier qu’elle est validée par la revue des pairs) sortie le 5 juillet vient de montrer que les pays qui vaccinent le plus voient la diversité des virus diminuer : autrement dit plus on vaccine, moins il y a de variants.

Cette étude, à elle seule, atomise complètement la rhétorique de Christan Vélot. Et si sa publication est validée par les experts dans les prochaines semaines, on doit s’attendre à ce que Christian Vélot revienne sur ses déclarations. Nous verrons comment ça se passe.

En conclusion

Les éléments que je vous ai montrés nous disent que les non-vaccinés sont de potentiels réservoirs à virus mutants et qu’à cause de cela, s’ils sont nombreux, ils représentent une menace pour les vaccinés qui ne sont jamais immunisés à 100%.

Je ne suis pas épidémiologiste, virologue ni médecin. Christian Vélot non plus. Et je ne vais pas sur les plateaux télé expliquer que les experts en épidémiologie, ceux qui travaillent sur le sujet, produisent des données et conseillent les gouvernements n’y connaissent rien et qu’il faudrait m’écouter moi, parce que moi je sais.

Ce que je fais ici, c’est de la vulgarisation, je me fais le relai auprès de vous des connaissances établies et des incertitudes qui résistent, je vous relaie la parole de ceux qui savent mieux que moi dans un contexte où la confusion règne à cause de gens comme monsieur Vélot. Et personne ne me paie pour ça, si ce n’est vous, à travers l’Association pour la Science et la Transmission de l’Esprit Critique qui m’emploie et qui est totalement indépendante.

Alors à la fin : qu’est-ce qui  bloque l’apparition de variants plus contagieux et éventuellement plus virulents ?

La réponse de la science aujourd’hui est celle-ci  : c’est l’arrêt de la circulation des virus à travers les populations humaines.

Ce qui bloque cette circulation, c’est deux chose : l’isolement des individus mais ça commence à bien faire et l’immunité. Cette immunité peut être acquise en attrapant la maladie : en l’absence de traitement efficace, c’est un mauvais choix, ça va faire beaucoup de malades et beaucoup de morts. L’autre choix c’est la vaccination mais il faut du temps pour que la couverture puisse jouer pleinement son rôle sur l’ensemble des variants du virus ; et les gestes barrières restent nécessaires dans l’intervalle.

De la même manière qu’avoir une ceinture de sécurité ne vous permet pas de dire que griller un feu rouge est une bonne idée, les vaccins ne sont pas des baguettes magiques qui font disparaitre le danger ; ce sont des outils indispensables à l’intérieur d’une stratégie globale.

Et ces vaccins, ils marchent ! Je vous renvoie vers la vidéo qui répond à Martine Wonner.

Un dernier mot sur Christian vélot.

Il est membre du CRIIGEN qui a l’habitude de s’opposer à de nombreux travaux scientifiques par idéologie. Cette association a d’ailleurs été épinglée par Conspiracy Watch. Et puis, pour se faire une idée du niveau de crédibilité du personnage, Monsieur Vélot est allé s’exprimer sur France Soir le 29 juin, site conspirationniste et férocement antivax, pour un entretien titré “Ne faisons pas un remède pire que le mal”[7]. France Soir à les experts qu’il mérite. Et inversement.

Si vous pensez que cette vidéo peut être utile : rendez-la virale !

A lire également

— Des affirmations erronées noyées dans de la vulgarisation (Debunk d’une vidéo antivaccinaliste de Christian Vélot)

Sources :

[1] https://www.youtube.com/watch?v=nC7p6Zn6uX8&t=4165s&ab_channel=BAM%21BelgianAlternativeMedia

à 1h9min30″

[2] https://www.liberation.fr/checknews/vaccination-que-sait-on-du-faux-site-vitemadosefr-20210511_YP2VHZNBO5AHBPH56RG6ASXFMA/)

[3] https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/vaccins-modifiant-notre-genome-itineraire-d-une-fake-news_2141984.html

https://www.lamontagne.fr/paris-75000/actualites/non-avec-le-vaccin-a-arnm-le-virus-ne-va-pas-s-integrer-dans-le-genome-et-modifier-votre-adn_13886135/

Voir également : https://www.facebook.com/docteymouri/posts/421886125630841

[4] https://www.msf.fr/actualites/rougeole-vacciner-en-urgence-lors-d-une-epidemie

[5] https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.07.07.21259916v1.article-info “Modeling the emergence of vaccine-resistant variants with Gaussian convolution COVID-19: Could the wrong strategy ruin vaccine efficiency?”

[6] https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.07.01.21259833v1.full.pdf

[7] https://www.francesoir.fr/videos-lentretien-essentiel/ne-faisons-pas-un-remede-pire-que-le-mal-entretien-essentiel-avec

Voir aussi:

Vaccination : que sait-on du «faux» site ViteMaDose.fr ?

La pandémie de Covid-19 en France

dossier

Un site a repris le nom du célèbre outil qui permet de trouver un créneau de vaccination pour diffuser une vidéo sur les «risques potentiels» des vaccins anti-Covid-19.

https://www.liberation.fr/checknews/vaccination-que-sait-on-du-faux-site-vitemadosefr-20210511_YP2VHZNBO5AHBPH56RG6ASXFMA/

Dans un centre de vaccination à Nantes (Loire-Atlantique) le 6 mai. (Stéphane Mahe/REUTERS)

par Fabien Leboucq et Vincent Coquazpublié le 11 mai 2021 à 18h28

https://c9e7bcac498d9afae84fe521b509d142.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-38/html/container.html

ViteMaDose.fr : depuis ce mardi 11 mai, ce site porte le même nom que l’outil Vite ma dose, créé par le data scientist Guillaume Rozier pour faciliter la recherche de créneaux de vaccination contre le Covid-19 (et hébergé sur son site de surveillance des chiffres de l’épidémie, CovidTracker), mais a un autre objectif.

Vous ne trouverez aucun formulaire de recherche sur ViteMaDose.fr. Le site n’a en effet qu’une seule fonction : diffuser une vidéo de décembre 2020 de Christian Vélot, généticien moléculaire à l’université Paris-Saclay et président du conseil scientifique du Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (Criigen). Une fois cette présentation visionnée, le site renvoie vers le «vrai» Vite ma dose.

«Se faire vacciner contre la Covid-19 est une décision importante. Toute personne doit pouvoir prendre cette décision avec un avis éclairé», peut-on lire dans le texte qui accompagne la vidéo. Christian Vélot précise qu’il ne s’inscrit pas dans un débat «pro ou anti-vaccin» mais se qualifie de «vaccino-prudent». Il présente dans un premier temps le fonctionnement d’un virus ou des différents types de vaccins existant. Il développe ensuite sur des «risques potentiels liés à la nouvelle génération de vaccins pour lutter contre la Covid-19». Il affirme par exemple qu’il existe un risque d’intégration «de l’ADN vaccinant dans nos propres chromosomes» dans le cas de vaccins à vecteur viral comme Astrazeneca. Sans pour autant détailler les processus qui seraient en jeu, quantifier le risque ou se référer aux travaux de chercheurs spécialistes des adénovirus. Ces risques «posent la question de la stratégie vaccinale», estime-t-il. Jugeant qu’il serait plus sûr d’utiliser des vaccins basés sur des technologies vaccinales plus «classiques».

A lire aussi Non, les vaccins à ARN messager contre le Covid-19 ne feront pas de nous des OGM

Il ne mentionne à aucun moment les bénéfices de ces vaccins, comme leur efficacité, qui ont conduit les différentes autorités de santé à travers le monde à juger que la balance bénéfices /risques était très largement en faveur de la vaccination.

Contacté par CheckNews, le Criigen assure n’avoir «rien à voir avec l’initiative» de ce site qui aspire une partie de l’audience de l’outil Vite ma dose, mais ne condamne nullement la démarche : «On ne maîtrise rien du tout. Depuis le 26 décembre [date de publication de la vidéo, ndlr], on a des demandes de partage de partout. On dit oui tant que la vidéo n’est pas coupée. L’important c’est qu’une information raisonnable et basée sur des éléments scientifiques soit partagée.» Le Criigen connaît-il l’identité de la ou des personnes derrière ViteMaDose.fr ? Le comité refuse de répondre.

Sur l’absence de la mention des bénéfices des vaccins dans la vidéo de Christian Vélot, le Criigen ironise : «Les bénéfices tous les autres les donnent ! Du coup on a fait le contraire.»

«Usurpation»

Guillaume Rozier a alerté sur ce qu’il estime être une «usurpation» : «Le nom de domaine vitemadose [point] fr (sic) a été racheté par des anti vaccins. N’y allez pas. Diffusez le plus largement possible la bonne adresse http://vitemadose.covidtracker.fr et rien d’autre !» Par communiqué, l’association française pour le nommage internet en coopération (Afnic), déclare avoir reçu de nombreux signalements au sujet de vitemadose.fr. Tout en précisant qu’il ne lui revient pas de décider de la suppression d’un nom de domaine, elle dit rester «à l’entière disposition des ayant-droits concernés par cette affaire pour résoudre tout litige autour du nom de domaine».

Le nom de domaine vitemadose.fr a été déposé le 3 avril, soit deux jours après l’annonce de la création de l’outil de recherche Vite ma dose par Guillaume Rozier.

Au départ, l’adresse en «.fr» redirigeait automatiquement vers le site de Guillaume Rozier, d’après une sauvegarde disponible sur le site d’archivage en ligne Wayback Machine. Le 6 mai, toujours selon la même source, le site avait été modifié : il contient alors une seule page, comprenant un lien vers le vrai Vite ma dose. Mais depuis le 11 mai (au moins), le site met en avant la vidéo du Dr Christian Vélot, ainsi qu’un appel au don pour soutenir le Criigen, inspiré de celui qu’on trouve sur le site du comité.

Lorsqu’on cherche «vite ma dose» sur Google, le site de Guillaume Rozier figure en première position. Mais si l’on effectue la même recherche sur d’autres moteurs de recherche, comme celui de Microsoft, Bing, c’est le «faux» site qui trône en première place.

L’outil Vite ma dose de Guillaume Rozier a pris une importance toute particulière aujourd’hui, alors que la vaccination est étendue à tous les adultes pour les créneaux sous 24 heures. Emmanuel Macron lui-même avait fait la promotion de l’outil lors de l’annonce de l’élargissement de la vaccination.

Edit le 12 mai à 11h38 : ajoute mention de l’Afnic.

Christian Vélot, profession : lanceur d’alerte

Le biologiste, en conflit avec les institutions académiques, se bat contre les organismes génétiquement modifiés. Chercheur militant ou militant chercheur ? 

Par Pierre Le Hir Publié le 14 mai 2008 à 15h12 – Mis à jour le 14 mai 2008 à 15h12 

Temps de Lecture 5 min. 

https://www.lemonde.fr/planete/article/2008/05/14/christian-velot-profession-lanceur-d-alerte_1044808_3244.html

La voix est posée. Les mains robustes. Les épaules solides. La mâchoire, dessinée par un collier de barbe poivre et sel, volontaire. Derrière des montures carrées, le regard ne cille pas. On sent de la ténacité. De l’opiniâtreté même.

Aussi loin qu’il s’en souvienne, Christian Vélot ne s’est jamais coulé dans le moule. Neuvième d’une famille de dix enfants de paysans sarthois, il occupe ses journées – quand ses grands frères transpirent aux champs – à ramasser des graines et des plantes sur lesquelles il expérimente des croisements. Il sera le seul de la fratrie à passer son bac. Une première année de médecine où il se sent déplacé – « J’étais attiré par l’aspect humain, je me suis retrouvé dans une usine à gaz » – se termine par un esclandre avec l’examinatrice.

Refusant d’être à la charge de ses parents, il décide de reprendre ses études le jour où il pourra les financer. Enchaîne les petits boulots, jardinier, chauffeur livreur, manoeuvre, maçon, peintre en bâtiment, postier. S’inscrit enfin, à 24 ans, en première année de biologie. Un cursus tardif qui, lorsqu’il soutiendra sa thèse sur le métabolisme respiratoire de la levure de boulanger, le rendra « plus mûr et plus intéressant que les autres étudiants », se souvient un membre du jury.

Après cinq ans de stage post-doctoral à Dallas, il obtient du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) les moyens de monter sa propre équipe. Et entame une double vie. Devant la paillasse, il étudie les mécanismes génétiques d’adaptation d’un champignon microscopique impliqué dans le cycle du carbone. Le soir, il se transforme en activiste anti-OGM, multipliant les conférences de vulgarisation et témoignant, pour la défense, aux procès des Faucheurs volontaires.

« Mettre dans nos assiettes des organismes génétiquement modifiés ou les disséminer dans l’environnement, c’est irresponsable », plaide-t-il sans relâche. Voilà trente ans que les biologistes utilisent des OGM en laboratoire et ils ont toujours des surprises. « Ce sont des technologies totalement aléatoires. Nous ne maîtrisons rien. » Il n’est pas le seul à le penser. Mais lui le dit tout haut. « Si, en tant que scientifique, on n’a plus le droit de critiquer la science, alors ce n’est plus la science mais une religion. »

Entre le chercheur et l’institution, le conflit est aujourd’hui à vif. On l’a menacé, rapporte-t-il, de déménager son équipe « manu militari ». En fait, c’est lui-même qui a opposé à sa direction qu’il ne partirait que sous la contrainte, et elle s’est dite prête à le prendre au mot. Les invectives fusent, « harcèlement moral » d’un côté, « délire de persécution » de l’autre.

Christian Vélot, maître de conférences en génétique moléculaire à l’université Paris-Sud et responsable d’une équipe de recherche à l’Institut de génétique et microbiologie d’Orsay, n’a pas une âme de héros. Encore moins une vocation de victime. Simplement des convictions chevillées au corps. Et une certaine idée de son métier de chercheur, qui n’est pas celle des institutions. Dans un monde académique où, trop souvent, la libre parole – sinon la libre pensée – s’arrête aux portes des amphithéâtres et des laboratoires, il joue les trublions. Les empêcheurs de cultiver les OGM en paix.

Il n’est bien sûr pas sans reproches et le sait, qui pratique volontiers le mélange des genres. Est-il chercheur militant ? Ou militant chercheur ? Mais il assume cette dualité. La revendique même. Refuse d’être coupé en deux, de faire taire le citoyen chez le biologiste. Science sans conscience… « Je suis payé sur les deniers publics. C’est mon devoir de contribuer à l’information du public », défend-ilDe donner à chacun des clés pour participer au débat sur des sujets – OGM, nanotechnologies, clonage – « qu’on nous présente comme de simples avancées technologiques mais qui constituent en fait des choix de société ».

Depuis un an, les ennuis s’accumulent. Remontrances de sa direction soucieuse de tenir l’Institut de génétique à l’écart de sa croisade. Reliquat de crédits envolé. Evaluation médiocre. Stagiaire se désistant à la dernière minute pour rejoindre l’équipe de la directrice. Ordre de changer de locaux. Pour finir, exclusion du prochain contrat quadriennal. Cela signifie que fin 2009 son équipe de quatre personnes sera dissoute et qu’il devra trouver un nouveau point de chute.

« C’est clair, Christian dérange, commente l’un de ses collègues. Il a des positions tranchées, qu’il défend avec passion. Mais sur le plan professionnel, il n’a rien à se reprocher. La vérité est que tout est fait pour l’évincer. » Résultat : « Sa thématique de recherche, sur laquelle son labo est le seul à travailler en France, va disparaître. »

La direction de l’Institut de génétique préfère aujourd’hui se taire. Mais, au CNRS, on récuse toute idée de chasse aux sorcières. Les prises de position de Christian Vélot ne seraient pas en cause. Sa mise à l’écart serait le résultat d’une faible productivité scientifique : un seul article publié depuis quatre ans, dans un journal de second rang.

Prétexte, vient à sa rescousse le biologiste Jacques Testart, qui sait ce qu’il en coûte de sortir du rang, pour avoir été lui-même « viré » de son labo, voilà vingt ans, parce qu’il refusait de travailler sur le tri d’embryons. « Il y a toujours des hauts et des bas dans la production d’un chercheur. Ceux qui lui cherchent des poux dans la tonsure font preuve de beaucoup de mauvaise foi, pense-t-il. Ce qu’ils veulent, c’est lui ruiner le moral. Mais avec Christian, ils auront du mal. »

A coup sûr, on ne le changera pas, lui qui a gardé un faible pour les films de cape et d’épée et qui a fait le choix, avec sa compagne, de ne pas avoir d’enfants, parce qu’il aurait voulu leur offrir un monde meilleur que « cette société où tout, la vie, la mort, la planète, est traité comme une marchandise ».

Aux côtés de son ami Jacques Testart, il bataille aujourd’hui, au sein de la Fondation sciences citoyennes, pour une protection des lanceurs d’alerte, ces chercheurs ou simples citoyens qui pointent du doigt un risque sanitaire ou environnemental. En prenant le risque d’être exclus du système, ou de s’en exclure eux-mêmes. Aux Etats-Unis et en Angleterre existent des lois pour les prémunir contre les mesures de rétorsion, sanctions ou procès. En France rien. Le Grenelle de l’environnement a pourtant conclu à la nécessité d’un statut reconnaissant leur rôle. Christian Vélot n’a pas tout perdu. Une pétition de soutien a recueilli plus de 40 000 signatures. « Certains matins, dit-il, c’est bon de sentir que l’on n’est pas seul. »

Pierre Le Hir

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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