Face aux alarmes du GIEC, Macron critiqué pour son bilan environnemental
Alors que l’organisation internationale appelle à un sursaut politique, le volontarisme affiché du président est entaché par la récente condamnation du gouvernement par le Conseil d’Etat pour son inaction climatique.
Par Olivier FayePublié le 10 août 2021 à 18h37 – Mis à jour le 11 août 2021 à 12h21
Temps de Lecture 5 min.

La sonnette d’alarme retentit au plus mauvais moment pour Emmanuel Macron. Lundi 9 août, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a fait état de la situation dramatique dans laquelle se trouve la planète, dont le réchauffement devrait atteindre le seuil de + 1,5 °C autour de 2030, soit dix ans plus tôt qu’estimé. Cette évolution, appelée à s’accentuer dans les décennies à venir, pourrait provoquer des désastres « sans précédent » pour l’humanité (inondations, sécheresses…), alertent les 234 scientifiques internationaux, réunis sous l’égide de l’Organisation des Nations unies (ONU), dans le premier volet de leur rapport d’évaluation – le précédent datait de 2013.
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« Le rapport du GIEC est sans appel. A nouveau. Le temps de l’indignation est derrière nous », a convenu le chef de l’Etat sur Twitter, lundi, assurant que « la France restera du côté de ceux qui agissent ». M. Macron a donné rendez-vous à ses homologues du monde entier, en novembre, à Glasgow, en Ecosse, pour la 26e conférence de l’ONU sur le climat (COP26). « Scellons un accord à la hauteur de l’urgence ! », a-t-il lancé.
Action trop timorée
Or, ce volontarisme apparent se heurte, dans les faits, aux conclusions sévères rendues, en France, sur l’action trop timorée de l’exécutif en matière environnementale. Le 4 août, le Conseil d’Etat a en effet condamné les pouvoirs publics à payer une astreinte record de 10 millions d’euros pour ne pas avoir pris les mesures nécessaires afin de lutter contre la pollution atmosphérique. Cette décision, résultat du recours d’une ONG, est motivée par « la gravité des conséquences en termes de santé publique » et « l’urgence qui en découle ».
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Le 1er juillet, déjà, la plus haute instance administrative du pays avait enjoint à l’exécutif de « prendre des mesures supplémentaires d’ici au 31 mars 2022 » pour atteindre l’objectif d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici à 2030. L’ambition est pourtant gravée dans le marbre de l’accord de Paris sur le climat (2015) – elle pourrait encore être rehaussée à Glasgow dans quelques semaines. « Le gouvernement français doit renforcer considérablement sa politique climatique s’il veut atteindre les objectifs qu’il s’est fixés, comme le rappelle le Conseil d’Etat. On ne combat pas le réchauffement climatique avec des discours », a souligné, lundi, l’ancienne ambassadrice française lors de la COP21, Laurence Tubiana.
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Cette dernière avait été choisie par l’exécutif, en 2019, pour coprésider le comité de gouvernance de la convention citoyenne pour le climat. Au lendemain de la crise des « gilets jaunes », provoquée notamment par la hausse de la taxe carbone, Emmanuel Macron comptait sur cette instance pour trouver une voie de passage entre l’impératif écologique et son acceptabilité économique et sociale. Las, de nombreux membres de la convention ont été déçus, deux ans plus tard, par la traduction concrète de leurs travaux.
« Ecologie du sur-place »
Le référendum que leur a promis le président de la République afin d’introduire la lutte contre le changement climatique à l’article 1er de la Constitution n’aura pas lieu, faute d’accord avec le Sénat. Surtout, la loi Climat et résilience, adoptée en juillet sur la base de leurs préconisations, est jugée insuffisante par la plupart des associations environnementales.
Lire la tribune ****: « Le projet de loi Climat et résilience constitue une double occasion manquée : respecter l’accord de Paris et faire confiance à la science »
« Une écologie du sur-place », a critiqué la Fondation Nicolas-Hulot. « La COP26 de Glasgow en novembre sera évidemment une étape décisive, mais il n’y aura pas de volontarisme au niveau international sans changement politique au niveau national », préviennent les porte-parole d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Eva Sas et Alain Coulombel, dans un communiqué publié lundi, pointant « les renoncements de la loi Climat ».
« Il n’y a jamais eu de grand discours écolo de sa part, comme celui des Mureaux sur le séparatisme islamiste. Il en faudrait un », plaide un proche de Nicolas Hulot
De son côté, l’exécutif assure porter une « écologie de gouvernement », à rebours de l’« écologie excessive » et des « simplismes ». « Depuis quatre ans, le gouvernement et la majorité ont fait énormément : arrêt du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et du projet EuropaCity pour préserver les terres agricoles, vote de l’un des plans de relance les plus “verts” au monde, selon l’ONU, vote d’une loi sur l’économie circulaire, qui a placé la France en tête de la fin progressive du plastique à usage unique… », a défendu la ministre de la transition écologique, Barbara Pompili, le 22 juillet, dans une tribune au Monde *****signée avec l’eurodéputé macroniste Pascal Canfin.
Leur credo : « transformer sans fracturer ». Quitte à paraître privilégier, donc, l’écologie des « petits pas », comme le dénonçait Nicolas Hulot au moment de démissionner du gouvernement, en 2018.
Emmanuel Macron craint avant tout de réveiller une colère semblable à celle des « gilets jaunes ». A ce titre, l’impact économique et social de la crise du Covid-19 l’invite à redoubler de prudence. « Toutes nos politiques publiques doivent être jugées à l’aune de l’écologie, convient un poids lourd du gouvernement. Mais le risque de conflits sociaux majeurs vient aussi de là, entre ceux qui peuvent payer et ceux qui ne le peuvent pas. C’est un fossé très dangereux. La raison pour laquelle il ne faut pas de transition écologique brutale. »
Soucieux du peuple de droite
Sur le plan politique, pourtant, de nombreux soutiens du chef de l’Etat estiment qu’Emmanuel Macron pourrait capitaliser sur cette question, en particulier auprès de l’électorat de centre gauche. « Il n’y a jamais eu de grand discours écolo de sa part, comme celui des Mureaux sur le séparatisme islamiste. Il en faudrait un », plaide un bras droit de l’ancien ministre de l’économie, selon lequel un espace reste à occuper pour une « écologie républicaine de raison » à côté d’Europe Ecologie-Les Verts. Mais le locataire de l’Elysée paraît plus soucieux de ne pas s’aliéner le peuple de droite, réputé crucial en vue de l’élection présidentielle de 2022.
En septembre 2020, M. Macron moquait ainsi « le modèle amish » promu, selon lui, par certains élus écologistes, partisans du « retour à la lampe à huile ». « Oui, la France va prendre le tournant de la 5G », répondait-il alors à ceux qui réclamaient un moratoire sur cette technologie.
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En écho à de nombreux responsables de droite ou d’extrême droite, qui dénoncent l’implantation d’éoliennes en France, le président de la République a par ailleurs pris ses distances avec ce mode de production énergétique. Il a défendu, dans un entretien à Franceinfo, le 27 juillet, « le pragmatisme au cas par cas » sur les projets éoliens, pour éviter « d’abîmer nos paysages : c’est une part de notre patrimoine, de notre richesse profonde, de notre identité ».
Son épouse, Brigitte Macron, a pour sa part apporté publiquement son soutien à l’animateur Stéphane Bern, qu’elle a qualifié, début juin, de « Don Quichotte »pour sa croisade antiéoliennes. En mai, Barbara Pompili affirmait pourtant qu’« il y a une nécessité absolue de déployer l’éolien en France face à l’urgence climatique, à un moment où beaucoup cherchent à politiser, cliver, polémiquer autour de ce sujet ».
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Le deuxième volet du rapport du GIEC, lui, devrait détailler les impacts sur la planète du réchauffement climatique. Il est attendu en février 2022, en pleine campagne présidentielle.
**https://jeansantepolitiqueenvironnement.wordpress.com/2021/08/04/la-france-condamnee-a-nouveau-cette-fois-ci-par-le-conseil-detat-pour-son-insuffisance-dans-la-lutte-contre-la-pollution-de-lair/
« Le projet de loi Climat et résilience constitue une double occasion manquée : respecter l’accord de Paris et faire confiance à la science » ****https://jeansantepolitiqueenvironnement.wordpress.com/?p=15917
Voir aussi:
Dr Jean SCHEFFER: Le dernier revirement de Macron
Le contrôle technique des deux roues que devait rentrer en application en 2023, demandé par l’Europe depuis 2014, vient d’être aussitôt annulé par le président !
Emmanuel Macron suspend le contrôle technique obligatoire des deux-roues
Le nouveau contrôle technique devait entrer en vigueur en 2023. Annoncée mercredi, cette mesure avait provoqué la colère des fédérations de motards.
Le Monde avec AFPPublié le 12 août 2021 à 16h11, mis à jour hier à 07h22
Temps de Lecture 3 min.
https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/08/12/emmanuel-macron-suspend-le-controle-technique-des-deux-roues_6091280_3224.html

Le décret a tenu vingt-quatre heures. Le lendemain de l’annonce de son instauration, le nouveau contrôle technique des deux-roues a été « suspendu jusqu’à nouvel ordre » sur demande du président de la République, a rapporté, jeudi 12 août, le ministère des transports à l’Agence France-Presse (AFP).
Exigé par l’Union européenne et appliqué dans de nombreux pays voisins, ce contrôle bisannuel avait été instauré mercredi. Le décret publié dans le Journal officiel prévoyait une entrée en vigueur en 2023. Cette mesure annoncée au cœur de l’été avait provoqué la colère des fédérations de motards.
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« Pas le moment d’embêter les Français »
Après une discussion jeudi matin avec le chef de l’Etat, le ministre des transports, Jean-Baptiste Djebbari, « a convenu avec les fédérations de se retrouver à la rentrée pour échanger largement sur les différents sujets les concernant », a fait savoir une porte-parole du ministère.
« Après avoir découvert cette mesure, le président de la République a décidé que ce n’était pas le moment d’embêter les Français, a expliqué un conseiller de l’exécutif. Avec la crise sanitaire, le passe, on leur demande déjà beaucoup. On peut être pour la sécurité sans embêter les Français dans leur quotidien, a priori sans adhésion de leur part. »
Ce nouveau contrôle technique devait concerner tous les véhicules motorisés à deux, trois et quatre roues, scooters de 50 cm3 et voitures sans permis. Comme pour les voitures, pour qui il a été instauré en 1992, le contrôle technique aurait dû être réalisé dans un centre agréé et renouvelé tous les deux ans, ou avant toute revente du véhicule.
Au printemps 2021, plusieurs milliers de motards avaient manifesté à travers la France contre la mise en place d’un contrôle technique, réclamant à l’Etat de déroger à cette directive européenne. Les motards avaient également manifesté leur désapprobation de la réforme du stationnement à Paris, qui prévoit notamment de le rendre payant dès 2022 pour les deux-roues motorisés thermiques.
« Le ministre souhaitait l’apaisement », s’est félicité Jean-Marc Belotti, coordinateur de la Fédération française des motards en colère. « On ne propose rien, on ne veut juste pas de contrôle technique », a-t-il lancé, alors qu’un rendez-vous est prévu « début septembre » avec le ministère. « On va voir si on peut apporter des solutions en termes de sécurité routière, mais ça risque de leur coûter un peu de sous », a insisté le motard, citant notamment le dédoublement des glissières de sécurité, qui permettrait d’éviter de graves blessures. Lire aussi Paris rend payant le stationnement des motos et des scooters
« Une honte absolue ! »
L’association Ras le scoot avait salué, jeudi matin, cette décision qui venait « rompre avec des années d’hésitation des pouvoirs publics jusqu’alors tétanisés face au lobby motard ». « C’est une honte absolue ! », a réagi jeudi sur Twitterl’association après l’annonce du rétropédalage gouvernemental :
« Comment est-ce possible qu’une minorité puisse faire reculer Emmanuel Macron, au détriment des millions de victimes de nuisances diverses et contre la directive européenne de 2014 ? Nous condamnons fermement cette volte-face. »
Ce contrôle était « une évidence tant il paraît inimaginable de laisser circuler sur les routes des véhicules susceptibles de mettre en danger les autres usagers », a souligné l’association.
Cette mesure aurait permis de « garantir moins de bruit et moins de pollution », a aussi regretté l’adjoint Europe Ecologie-Les Verts à la mairie de Paris, David Belliard, sur Twitter.
« La France doit verser une amende de 10 millions d’euros pour inaction face à la pollution de l’air, mais Macron préfère faire des cadeaux à dix mois de l’élection. »
Le Rassemblement national, qui avait critiqué la mesure, s’est au contraire félicité du revirement gouvernemental. « La mobilisation des motards et des élus paye. Nous resterons vigilants sur cette escroquerie souhaitée par l’Union européenne ! », a tweeté son porte-parole, Sébastien Chenu. « C’est une victoire du bon sens et de la mobilisation contre cette mesure technocratique », a abondé Marine Le Pen, également sur Twitter.
Une directive européenne de 2014 prévoyait la mise en place à partir du 1er janvier 2022 d’un contrôle technique pour les véhicules motorisés à deux et trois roues d’une cylindrée supérieure à 125 cm3, pour lutter contre les accidents et la pollution. Le texte cite plusieurs dizaines de points de contrôle concernant les freins, les pneumatiques, l’éclairage ou le bruit.
La plupart des pays européens ont déjà mis en place ce contrôle technique pour les motos, selon la Fédération européenne des associations de motocyclistes. Seuls la Finlande, l’Irlande et les Pays-Bas ont adopté des mesures alternatives pour réduire le nombre d’accidents.Lire aussi Pendant la crise sanitaire, moto et scooter prennent leur revanche
Le Monde avec AFP
*Deux-roues : le contrôle technique sera obligatoire à partir de 2023
Un décret publié mercredi 11 août instaure cette mesure de sécurité exigée par l’Union européenne. Longtemps repoussée, elle est fortement contestée par de nombreux motards.
Le Monde avec AFP Publié le 11 août 2021 à 14h48 – Mis à jour le 11 août 2021 à 16h52
Temps de Lecture 3 min.

A partir de 2023, les motos aussi devront passer au contrôle technique tous les deux ans. Un décret publié mercredi 11 août au Journal officiel a mis en place cette mesure de sécurité exigée par l’Union européenne ; longtemps repoussée, elle est fortement contestée par de nombreux motards. « A compter du 1er janvier 2023, les véhicules motorisés à deux ou trois roues et les quadricycles à moteur [feront] l’objet d’un contrôle technique », rapporte le texte.
Ce nouveau contrôle technique concerne donc tous les deux-roues, 50 centimètres cubes (cm3) et voitures sans permis compris. Les scooters ont été inclus car il est « également nécessaire de vérifier leur état, et en particulier qu’ils ne sont pas débridés », a précisé le ministère des transports.
Ce contrôle doit être effectué « dans les six mois précédant l’expiration d’un délai de quatre ans à compter de la date de leur première mise en circulation ». Comme pour les voitures, le contrôle technique devra être renouvelé tous les deux ans, ou avant toute revente du véhicule.
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Délai pour les véhicules de collection
Les points de contrôle n’ont pas été précisés, mais la visite doit se faire dans un centre agréé. Le premier contrôle aura lieu en 2023 pour les véhicules immatriculés avant le 1er janvier 2016, en 2024 pour les véhicules immatriculés entre 2016 et 2020, et en 2025 pour les véhicules immatriculés en 2021. Pour les véhicules de collection, le délai entre deux contrôles techniques est porté à cinq ans, sauf en cas de revente.
Le prix du contrôle n’est pas connu, mais celui pour une automobile coûte entre 70 et 100 euros selon l’endroit et le véhicule. En cas de non-présentation du contrôle technique, le conducteur risquera 135 euros d’amende et l’immobilisation du véhicule.
Une directive européenne de 2014 prévoit la mise en place à partir du 1erjanvier 2022 d’un contrôle technique pour les véhicules motorisés à deux et trois roues d’une cylindrée supérieure à 125 cm3, pour lutter contre les accidents et la pollution. Le Parlement européen a demandé en avril à la Commission que ce contrôle soit étendu à tous les deux-roues motorisés.
La plupart des pays européens exigent déjà un contrôle technique pour les motos, selon la Fédération des associations motocyclistes européennes. A l’exception de la Finlande, de l’Irlande et des Pays-Bas, qui ont adopté des mesures alternatives au contrôle technique pour améliorer la sécurité des motards.
Colère des motards
La France instaurera donc avec un an de retard ce contrôle périodique fortement contesté par les motards. Le gouvernement de Manuel Valls l’avait annoncé en 2015 sans le mettre en place. Au printemps, plusieurs milliers de motards avaient manifesté à travers la France contre sa mise en place, réclamant à l’Etat de déroger à cette directive européenne.
« On a la surprise de voir ce décret arriver en pleine période estivale », a réagi Jean-Marc Belotti, de la Fédération française des motards en colère. « C’est scandaleux, c’est un vrai racket, on ne va pas lâcher l’affaire », a-t-il déclaré à l’Agence France-Presse.
« Il y a une vraie méconnaissance du dossier par les pouvoirs publics français. L’accidentalité des motos est en baisse constante, ce n’est pas un problème de sécurité routière. C’est un scandale financier arrivé par l’Europe et les groupes de contrôle technique. On demandait des mesures alternatives. »
« Ce contrôle se calque sur les contrôles des voitures. Une moto est beaucoup plus sensible qu’une voiture, dès que quelque chose ne va pas, on le sent tout de suite. Les éléments de sécurité sont visibles sur un deux-roues, on sait faire le contrôle visuel nous-mêmes. On n’a pas besoin d’un technicien qui nous prenne 50 euros pour nous dire que nos freins sont usés », a souligné le représentant des motards.
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L’association Ras le Scoot avait au contraire exigé en avril la mise en place de ce contrôle technique, soulignant « que de nombreux motards modifient leur échappement ainsi que des éléments de sécurité tels que rétroviseurs, clignotants, plaque d’immatriculation ». Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, 134 cyclomotoristes et 615 motocyclistes sont morts sur les routes de France en 2019.
Le contrôle technique a été mis en place pour toutes les automobiles en France en 1992, avec du retard sur d’autres pays européens, mais avec l’adhésion de la majorité des automobilistes.
Le Monde avec AFP