Hôpitaux obligation de vaccination: pourquoi seulement les soignants ? Sud et la CGT ont déposé séparément des préavis de grève.

Appels à la grève des personnels soignants contre l’obligation vaccinale et le passe sanitaire

La Fédération SUD-Santé Sociaux a déposé un préavis de grève national à compter de mercredi, tandis que la CGT a déposé un préavis de grève illimité à partir du 9 août. 

Le Monde avec AFPPublié hier à 17h37, mis à jour hier à 18h06  

Temps de Lecture 2 min. 

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/08/04/appels-a-la-greve-des-personnels-soignants-contre-l-obligation-vaccinale-et-le-passe-sanitaire_6090544_3244.html

A l’hôpital universitaire de Strasbourg, le 28 juillet 2021.
A l’hôpital universitaire de Strasbourg, le 28 juillet 2021. FREDERICK FLORIN / AFP

Les syndicats SUD et CGT appellent les personnels des secteurs de la santé, du médico-social et du social à une grève nationale contre l’obligation vaccinale et le passe sanitaire. « Nous déposons un préavis de grève illimité à partir du 9 août et appelons les syndicats CGT à s’organiser et à se mobiliser sur leurs territoires », a annoncé, mercredi 4 août, la fédération dans un communiqué invitant « toutes les organisations syndicales à l’unité la plus large possible ».

Cet appel est notamment motivé par l’opposition de la CGT « au passe sanitaire, à l’obligation vaccinale et aux sanctions salariales ». L’organisation syndicale exige également la levée des brevets des vaccins contre le Covid-19 et « des moyens humains et matériels à hauteur des besoins de la population ».

Lire le reportage* : Vaccination contre le Covid-19 : « Pourquoi seulement les soignants ? Sinon, il aurait fallu obliger tout le monde »

Le projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire, qui a été adopté définitivement le 25 juillet par le Parlement, rend obligatoire la vaccination des personnels des hôpitaux, des cliniques, des Ehpad et des maisons de retraite, des sapeurs-pompiers, de certains militaires, ainsi que des professionnels et bénévoles auprès des personnes âgées, y compris à domicile. L’extension du passe sanitaire, qui est déjà demandé dans les lieux culturels et de loisirs rassemblant plus de 50 personnes depuis le 21 juillet, est également prévue à compter du 9 août.

Outre cet appel national, des préavis de grève ont été déposés pour jeudi dans les Alpes-Maritimes, à l’hôpital Nord Franche-Comté, au centre hospitalier Louis-Jaillon de Saint-Claude (Jura) et au centre hospitalier Jura-Sud, à Lons-le-Saunier.

Préavis de grève d’un syndicat de pompiers

De son côté, la Fédération SUD-Santé Sociaux a déposé un préavis de grève national à compter de mercredi. Ce préavis couvre l’ensemble des personnels, dans le public comme le privé, des secteurs de la santé (hôpitaux, cliniques, Ehpad…), du médico-social et social (service à la personne, à domicile, foyers…) et de l’éducation (centre de loisirs, crèches, maisons de jeunes…).

La liste des revendications inclut l’abrogation de l’obligation vaccinale et du passe sanitaire, ainsi que l’augmentation immédiate des salaires, l’arrêt de la déréglementation sur le temps de travail et des fermetures de lits.

Lire la tribune : Passe sanitaire : « Les soignants craignent de se transformer en gardiens d’un lieu séparé du monde »

La Fédération autonome des sapeurs-pompiers professionnels et des personnels administratifs et techniques spécialisés (FA SPP-PATS), l’un des principaux syndicats du secteur, a lui aussi annoncé, mercredi, avoir déposé un préavis de grève national d’une durée illimitée à partir du 9 août, pour protester contre l’obligation vaccinale dans leur secteur. Le syndicat assure espérer que cette mesure sera censurée par le Conseil constitutionnel, jeudi, et attend cette décision pour réfléchir aux suites à donner à son mouvement.

« On ne mène pas un combat politique, mais il y a une remise en cause des fondamentaux qui va trop loin », a jugé le porte-parole du syndicat, André Goretti, qui précise que sa fédération n’est « pas opposée à la vaccination »« Si vous maintenez l’obligation vaccinale aux sapeurs-pompiers, alors nous exigeons de bénéficier des mêmes avancées statutaires et sociales que les soignants », avance le syndicat, qui rappelle qu’il n’a « jamais demandé à être assimilé à des personnels soignants. »

Lire aussi  Projet de loi sanitaire : quelles mesures pourraient être censurées par le Conseil constitutionnel ?

https://www.dailymotion.com/embed/video/x826al8?ads_params=&api=postMessage&autoplay=false&id=player-x826al8&mute=false&origin=https%3A%2F%2Fwww.lemonde.fr&queue-autoplay-next=false&queue-enable=false

Notre sélection d’articles sur le Covid-19 et la vaccination :Chiffres & cartesExplicationsVérifications

Retrouvez les dernières actualités dans nos rubriques sur la pandémie et la vaccination.

*Vaccination contre le Covid-19 : « Pourquoi seulement les soignants ? Sinon, il aurait fallu obliger tout le monde »

A l’hôpital gériatrique de Villeurbanne, le personnel est plus que partagé à propos de l’obligation vaccinale d’ici au 15 septembre. 

Par Camille Stromboni(Villeurbanne (Rhône), envoyée spéciale)Publié le 21 juillet 2021 à 03h16 – Mis à jour le 21 juillet 2021 à 19h16  

Blandine et Anaïs, soignantes à l'hôpital gériatrique des Charpennes, à Villeurbanne (Rhône), le 16 juillet 2021.
Blandine et Anaïs, soignantes à l’hôpital gériatrique des Charpennes, à Villeurbanne (Rhône), le 16 juillet 2021. BRUNO AMSELLEM / DIVERGENCE POUR « LE MONDE »

« Vous me faites un gros câlin, et allez, hop, on bascule. » Avec douceur et fermeté, deux soignantes déplacent méthodiquement une vieille femme de son fauteuil vers son lit. L’heure est bientôt à la sieste à l’étage de l’unité neurovasculaire de l’hôpital gériatrique des Charpennes, à Villeurbanne (Rhône). « Ici, nous avons les patients qui ont fait un AVC [accident vasculaire cérébral] : les plus récents au début du couloir, les plus stables au bout, avec qui on peut bien se concentrer sur la rééducation », explique l’aide-soignante en montrant l’enfilade de portes rouges.

Mais, en quelques secondes, la douceur laisse place à l’emphase et le ton s’anime. L’obligation vaccinale pour les soignants d’ici au 15 septembre sous peine de sanction – annoncée le 12 juillet par Emmanuel Macron – fait réagir dans l’établissement de 280 lits, qui fait partie des Hospices civils de Lyon.

Lire aussi : Pourquoi la vaccination plafonne chez les infirmiers et les aides-soignants

« C’est hypocrite et dégueulasse de prendre au piège les collègues », lâche Blandine, qui souhaite rester anonyme, en sortant de la chambre pour rejoindre la salle de soins. L’infirmière a beau être vaccinée depuis mai – « sur un coup de tête pour voyager », précise-t-elle –, elle n’en démord pas. « Il y a un an, on nous demandait de venir travailler même si on avait le Covid. En dessous de 38,5 de fièvre, c’était bon, c’était pas grave, on avait des sacs-poubelles, le même masque toute la journée… Et là, on nous dit qu’on ne peut plus travailler si on n’est pas vacciné ?, débite-t-elle. On nous stigmatise, comme si c’était notre faute, le Covid en maladie nosocomiale[attrapée à l’hôpital]. » La jeune femme ne manque pas de rappeler que de nombreuses familles lui « rient au nez » quand elle leur demande de mettre le masque.

L’établissement lyonnais, comme de nombreux hôpitaux qui accueillent des personnes âgées, a été touché dès la première vague épidémique, avec au moins la moitié des services devenus « tout Covid », et plusieurs clusters qui ont rythmé les seize derniers mois. « On nous dit que c’est pour ne pas voir l’hôpital engorgé, mais pourquoi on n’investit pas plutôt dans des soignants et des lits ? reprend-elle. Le variant Delta, il ne sature pas les hôpitaux aujourd’hui ! »

« Il n’est pas fini, ce vaccin »

Parmi ses 450 personnels, les Charpennes compte 56 % de vaccinés, avec au moins une première injection dans les centres de vaccination des Hospices civils de Lyon, en cette mi-juillet. Un chiffre qui stagne depuis le mois de mai, reconnaît-t-on à la direction. Et de 14 points inférieurs à la moyenne du groupe hospitalier lyonnais.

Ici comme ailleurs, un fossé sépare les professions de santé, les médecins étant déjà en grande partie vaccinés (à 76 %), quand les infirmiers et les aides-soignants le sont beaucoup moins (46 %). Ce qui peut expliquer la plus faible vaccination de l’hôpital gériatrique, ce dernier comptabilisant une part plus importante de ces professions paramédicales, moins enclines à se faire vacciner.

Lire aussi : L’obligation vaccinale imposée aux professionnels de santé ne manque pas de faire réagir

Anaïs (qui ne souhaite pas donner son nom), une soignante de 24 ans, ne voulait pas se faire vacciner. Après le discours du président de la République, elle a trouvé un rendez-vous pour le 19 juillet, mais n’en reste pas moins « écœurée » par ce « chantage »« J’ai eu envie de poser ma blouse, pas que pour ça, mais c’est la goutte d’eau dans un vase bien rempli », lâche-t-elle, rappelant la « pression constante » avec le manque de lits et de personnels, les grèves « jamais prises au sérieux »… Si elle n’a « rien contre le vaccin », elle n’en voyait pas la nécessité. « Je voulais attendre qu’on y voit plus clair, sur le nombre de doses, sur les études, il n’est pas fini, ce vaccin, cela ne m’inspire pas confiance », témoigne-t-elle.

Sur le fond, la jeune femme au regard déterminé assume des arguments ou des raisonnements autour de la vaccination qui peuvent surprendre dans le monde médical, tant les médecins et les scientifiques s’attachent depuis des mois à les déconstruire.

« On peut quand même attraper le Covid et le transmettre ! Oui, le vaccin diminue la transmissibilitéMais regardez dans des pays qui ont le plus vacciné, comme Israël, ça repart », s’agace-t-elle – omettant le fait que 58 % seulement de la population israélienne totale est complètement vaccinée.

Lire aussi  Covid-19 : les vaccinés représentent 40 % des nouveaux cas en Israël (et c’est une bonne nouvelle)

Dans la discussion qui s’emballe avec des collègues qui passent la tête dans la salle de soins, on partage pêle-mêle sa méfiance en direction des laboratoires – « on ne va pas se mentir, ils cherchent d’abord des sous » –, ses craintes sur le « manque de recul », sa certitude d’avoir entendu « certains scientifiques » qui seraient en défaveur du vaccin, ou encore les « incohérences » autour du passe sanitaire.

Le débat est loin de s’éteindre au passage de la cadre de santé, Sigolène Boyer-Tyrol, qui assume son soutien à l’obligation vaccinale, dans un service divisé entre une moitié de personnels vaccinés, l’autre pas. Chacune s’exprime librement, sans agressivité ni jugement. « Sinon, les gens ne se feront pas vacciner », défend la responsable, elle-même vaccinée comme la quasi-totalité des cadres de l’établissement.

Une contrainte « pas facile à accepter »

A quelques dizaines de mètres dans un couloir perpendiculaire, les portes virent au gris, et l’atmosphère est étonnamment calme. Il ne reste que trois patients dans les dix-huit lits habituels de soins de suite et de réadaptation. Les ambulances ne vont pas tarder à venir pour les ramener chez eux, le service s’apprêtant à fermer et son personnel à renforcer les autres étages de l’hôpital pour les prochaines semaines estivales.

Blandine Lamirand, infirmière de 29 ans, le dit simplement : il y a les « pour » qui ont sauté sur la vaccination, comme elle – « avec le Pfizer, je voulais éviter l’AstraZeneca », – les « contre » qui n’en voulaient pas « jamais au grand jamais », et les « mitigés », souvent inquiets des effets secondaires. Pour elle, l’obligation vaccinale « va pousser certains soignants à le faire », mais la contrainte ne sera « pas facile à accepter », pense-t-elle.

« Je me demande ce qu’ils nous mettent dans le sang, et je ne sais pas comment mon corps va réagir », Nadège Henry, aide-soignante

Dans son service, la quasi-totalité de la douzaine de soignants est vaccinée. Il reste seulement deux aides-soignantes, selon la cadre de santé Françoise Mercel. La responsable de 57 ans, vaccinée depuis janvier, a peu de doutes sur le fait qu’elles iront se faire vacciner avant la rentrée. « C’est une nécessité, chacun est libre mais quand on travaille avec des patients, des malades, on se doit d’avoir certaines obligations », assume-t-elle.

Nadège Henry, qui s’affaire dans les chambres des derniers patients, le reconnaît :« Je n’aurais pas fait le vaccin sinon », affirme l’aide-soignante de 24 ans, en colère.Elle a pris rendez-vous pour le vendredi 23 juillet. « Je pense qu’il y a plein de choses qu’on ne sait pas, même comme soignante, je me demande ce qu’ils nous mettent dans le sang, et je ne sais pas comment mon corps va réagir », s’explique-t-elle, marquée par les cas de thromboses après des injections avec le vaccin AstraZeneca.

Lire aussi  Covid-19 : cinq questions sur l’obligation de vaccination pour les soignants

Elle écarte aussi d’un revers de main le discours sur la nécessité du vaccin en raison de ses fonctions auprès de personnes fragiles : « J’ai vu des patients qui après une dose, deux doses, avaient le Covid, [6 % des cas positifs au test RT-PCR avaient reçu deux doses de vaccin, selon une étude de la Drees publiée le 15 juillet]. Alors ça protège des formes graves, oui, mais on peut toujours être contaminé, donc pourquoi les soignants sont obligés de faire ce vaccin ? »

Pour l’aide-soignante, continuer à effectuer rigoureusement tous les gestes barrières, comme elle le fait, « permet de protéger le patient », « si tout le monde les fait bien »« C’est ce que j’ai le moins compris, pourquoi seulement les soignants ? Sinon, il aurait fallu obliger tout le monde », s’énerve-t-elle.

Premiers signaux positifs

Dans les rangs des médecins, on le dit d’entrée, l’obligation ne va pas mettre fin au travail de « pédagogie » mené jusqu’ici autour du vaccin dans les étages de l’établissement. « On ne va pas abandonner la démarche de conviction, au contraire, souligne Pierre Krolak-Salmon, chef de service. Il faut entendre les inquiétudes et la colère, nous allons poursuivre le aller vers et les échanges, pour que le vécu de cette obligation soit le moins négatif possible. »

Une nouvelle campagne de communication des Hospices civils de Lyon avec des vidéos répondant à une série de questions doit être partagée avec les soignants à l’heure des relèves entre équipes durant tout l’été.

Lire aussi  Covid-19 : non, Didier Raoult ne fait pas volte-face en encourageant les soignants à se faire vacciner

L’obligation constitue néanmoins « une sage décision », selon le neurologue et gériatre : « au vu de l’épidémie, de ce qui se profile, du caractère insaisissable de l’évolution des variants » et du « rythme de vaccination insuffisant ». Si la crainte de voir les « quelques pourcents » de personnels « viscéralement opposés au vaccin » quitter l’hôpital est dans toutes les têtes, le docteur Krolak-Salmon veut aussi voir de premiers signaux positifs. « Ça a bougé ces derniers jours, les rendez-vous, priorisés pour les soignants, sont pleins », constate-t-il.

Retrouvez les dernières actualités dans nos rubriques sur la pandémie et la vaccination.

Camille Stromboni(Villeurbanne (Rhône), envoyée spéciale)

Le billet de Christophe Prudhomme

Exclusion   

Au-delà de toutes les comparaisons inadaptées et montrant une méconnaissance de l’histoire, je préfère utiliser le mot exclusion pour caractériser la mesure prévue dans la loi votée en urgence qui prévoit de subordonner à la « présentation du passe sanitaire l’accès aux services et établissements de santé, sociaux et médicosociaux, sauf en cas d’urgence, pour les personnes accompagnant ou rendant visite aux personnes accueillies dans ces services et établissements ainsi que pour celles qui y sont accueillies pour des soins programmés ». Nous sommes de très nombreux soignants à être atterrés par cette proposition émanant d’un ministre de la santé médecin. Je pense d’ailleurs que la santé est une question politique trop importante pour la confier à un médecin, trop souvent englué dans ces certitudes et trop sensible aux lobbies professionnels. En effet, prendre le risque de repousser la consultation ou l’hospitalisation d’un patient au motif qu’il ne remplirait pas les obligations de la loi, constitue un risque de retard de prise en charge dans le cadre d’une maladie connue ou le retard au diagnostic d’une pathologie qui peut évoluer. Par ailleurs, c’est ne pas jouer son rôle de conseil, en tant que soignant, pour lui expliquer l’intérêt de la vaccination dans sa situation et profiter de ce contact pour lui proposer l’injection d’une première dose. C’est bien ainsi qu’il faut procéder dans le cadre de ce que nous appelons « l’aller vers », c’est-à-dire aller au contact des populations qui, pour de multiples raisons, ne sont pas vaccinées alors que pour elles le rapport bénéfice/risque est clairement en faveur de la vaccination. Le penchant de ce gouvernement pour les mesures répressives ne constitue pas simplement un problème idéologique, mais présente le risque de conséquences immédiates négatives pour la santé de la population qu’il est censé protéger. Il est urgent de revendiquer une démocratie où les missions dites régaliennes de l’État ne se limitent pas à la police mais incluent également la santé publique.  Dr Christophe Prudhomme 

Exclusion   Au-delà de toutes les comparaisons inadaptées et montrant une méconnaissance de l’histoire, je préfère utiliser le mot exclusion pour caractériser la mesure prévue dans la loi votée en urgence qui prévoit de subordonner à la « présentation du passe sanitaire l’accès aux services et établissements de santé, sociaux et médicosociaux, sauf en cas d’urgence, pour les personnes accompagnant ou rendant visite aux personnes accueillies dans ces services et établissements ainsi que pour celles qui y sont accueillies pour des soins programmés ». Nous sommes de très nombreux soignants à être atterrés par cette proposition émanant d’un ministre de la santé médecin. Je pense d’ailleurs que la santé est une question politique trop importante pour la confier à un médecin, trop souvent englué dans ces certitudes et trop sensible aux lobbies professionnels. En effet, prendre le risque de repousser la consultation ou l’hospitalisation d’un patient au motif qu’il ne remplirait pas les obligations de la loi, constitue un risque de retard de prise en charge dans le cadre d’une maladie connue ou le retard au diagnostic d’une pathologie qui peut évoluer. Par ailleurs, c’est ne pas jouer son rôle de conseil, en tant que soignant, pour lui expliquer l’intérêt de la vaccination dans sa situation et profiter de ce contact pour lui proposer l’injection d’une première dose. C’est bien ainsi qu’il faut procéder dans le cadre de ce que nous appelons « l’aller vers », c’est-à-dire aller au contact des populations qui, pour de multiples raisons, ne sont pas vaccinées alors que pour elles le rapport bénéfice/risque est clairement en faveur de la vaccination. Le penchant de ce gouvernement pour les mesures répressives ne constitue pas simplement un problème idéologique, mais présente le risque de conséquences immédiates négatives pour la santé de la population qu’il est censé protéger. Il est urgent de revendiquer une démocratie où les missions dites régaliennes de l’État ne se limitent pas à la police mais incluent également la santé publique.  

Dr Christophe Prudhomme 

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

Laisser un commentaire