Un peu d’humour c’est plus sympa que d’incendier une pharmacie, un centre de vaccination ou menacer de mort un médecin !

Publié le 04/08/2021

Pharmaciens, restaurateurs et musées victimes de violences liées au passe sanitaire 

Caen, le mercredi 4 aout 2021

https://www.jim.fr/medecin/actualites/pro_societe/e-docs/pharmaciens_restaurateurs_et_musees_victimes_de_violences_liees_au_passe_sanitaire__188672/document_actu_pro.phtml

– La scène se déroule au Mémorial de Caen, musée chargé de retracer la libération de l’Europe mais aussi les difficiles conditions de vie des Français durant l’Occupation. Interviewé par France Bleu, le directeur du Mémorial, Stéphane Grimaldi, fait le récit des altercations avec quelques récalcitrants n’hésitant pas à traiter les salariés du musée de « collabos ». Une injure « particulièrement pénible » à entendre pour ces salariés peu habitués à la violence verbale.

Si le directeur assure que les faits restent l’œuvre d’une minorité, les témoignages sur la multiplication des violences à l’encontre des établissements devant participer à la mise en place du passe sanitaire se multiplient partout en France.

Des partisans de la liberté, mais pas de celle des autres

Si les manifestations contre la généralisation du passe sanitaire se sont globalement déroulées dans le calme, les cas d’agressions physiques ou verbales à l’encontre des journalistes se sont multipliés. Vendredi au sein du cortège parti de Montparnasse, les organisateurs ont, à plusieurs reprises, invité les manifestants à huer les journalistes, qualifiés par un orateur présent sur l’estrade de « péripatéticiennes ».
Les journalistes de France Bleu Belfort Montbéliard ont également été visés par des manifestants, alors qu’ils étaient dans leurs locaux. Samedi dernier, deux journalistes de l’AFP ont été la cible d’injures. Enfin, le même jour, des journalistes de France Télévision ont été passés à tabac par des manifestants.
Cette agressivité à l’encontre des journalistes s’est également répandue de manière encore plus surprenante à d’autres corps de métier, à commencer par les pharmaciens proposant (faut-il le rappeler, gratuitement et rapidement) des tests antigéniques à ceux qui refusent de se faire vacciner contre la Covid-19.

Appel à l’apaisement de l’Ordre des pharmaciens

Samedi dernier, une tente de dépistage d’un pharmacien a été saccagée par des opposants au passe sanitaire. Des actes de violence qui ont été également dirigés en Martinique à l’encontre de centres de vaccination.

Dans un communiqué co-signé par l’Ordre des pharmaciens et plusieurs syndicats, ces professionnels appellent à l’apaisement : « si les craintes à l’égard du vaccin et des privations de libertés peuvent s’exprimer, les professions de santé, pleinement engagées depuis le début de l’épidémie pour protéger au mieux les Français, ne doivent en aucun cas subir les frais de tels actes, choquants et intolérables ».
De son côté, l’Ordre des médecins a condamné « avec la plus grande fermeté » les actes de violences et d’intimidation visant l’ensemble des personnels de santé.

Violence continue sur les réseaux sociaux

Depuis le début de la crise sanitaire, de nombreux médecins ont pu témoigner de l’augmentation des cas de cyberharcèlement de la part des opposants les plus virulents au confinement et désormais à la vaccination contre la Covid-19. Depuis l‘extension annoncée du passe sanitaire aux restaurants et à de nombreux lieux de vie, des professionnels et des élus locaux subissent des menaces et des insultes, voire sont agressés physiquement.
A la suite d’un simple reportage diffusé sur BFMTV, un restaurateur des Pyrénées-Orientales a été la cible de menaces et insultes sur les réseaux sociaux et de manœuvres allant jusqu’à la divulgation de son numéro de téléphone. « Sur Tripadvisor, on lit des commentaires comme quoi tel établissement est tenu par des collabos ou des nazis » confie Brice Sannac, président de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie des Pyrénées Orientales.

C.H.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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