En Israël la vaccination de masse freine la reprise épidémique

En Israël, la reprise de l’épidémie encore sous contrôle grâce à la vaccination de masse

Le pays a également réinstauré des restrictions face à la forte augmentation des cas positifs, et proposera dès la semaine prochaine une troisième dose de vaccin aux plus de 60 ans

Par Clothilde MraffkoPublié aujourd’hui à 01h53, mis à jour à 08h11  

Temps de Lecture 5 min. 

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/07/30/en-israel-la-reprise-de-l-epidemie-encore-sous-controle-grace-a-la-vaccination-de-masse_6089965_3244.html

Un homme reçoit une troisième dose du vaccin Pfizer-BioNTech près de Tel-Aviv, en Israël, le 12 juillet.
Un homme reçoit une troisième dose du vaccin Pfizer-BioNTech près de Tel-Aviv, en Israël, le 12 juillet. JACK GUEZ / AFP

L’hôpital Ichilov de Tel-Aviv a rouvert son unité Covid-19, qui avait fermé au printemps ; une dizaine de patients y sont actuellement soignés. Partout en Israël, depuis quelques semaines, l’épidémie repart, relancée par le variant Delta : désormais, 90 % des infections dans le pays sont dues à cette nouvelle mutation. L’Etat hébreu a enregistré plus de 2 000 cas positifs par jour – un record depuis quatre mois. Le taux d’hospitalisation reste marginal mais a doublé en une semaine avec près de 160 patients.

« Dans la même situation, il y a six mois, avec un nouveau variant très contagieux et des taux de vaccination faibles car nous étions au début de la campagne, nous avions 1 300 décès », nuance Nadav Davidovitch, membre du comité qui conseille le gouvernement sur le Covid-19. Il met cependant en garde contre la progression rapide de l’épidémie, dont le taux de reproduction tourne aujourd’hui autour de 1,4 : « Cela ne va pas conduire à l’effondrement du système mais ça peut finir par peser. »

Début juin pourtant, le spectre du Covid-19 semblait s’éloigner pour de bon dans le pays. La plupart des restrictions avaient été levées, les masques n’étaient plus obligatoires en intérieur comme en extérieur, les salles de concerts, théâtres et discothèques avaient repris leurs activités normales. Israël a vacciné vite et très tôt ses quelque 9 millions d’habitants ; aujourd’hui, 90 % des plus de 50 ans et entre 85 % et 89 % des 20-49 ans ont déjà reçu leurs deux doses. Plusieurs facteurs expliquent le succès de cette campagne-marathon démarrée fin décembre : la plupart des Israéliens y ont adhéré, l’Etat hébreu avait réussi à sécuriser suffisamment de doses en amont et les autorités ont mis en place un système efficace pour les administrer par le biais du réseau de mutuelles du pays.

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Eviter les formes sévères et les hospitalisations

La reprise de l’épidémie remet-elle alors en question cette stratégie de vaccination ? Non, martèlent les épidémiologistes. Si, selon les données du ministère de la santé israélien, le vaccin n’est efficace qu’à 40 % pour prévenir l’infection par le virus – des résultats critiqués en raison de la nature de l’échantillon choisi (les recherches se sont concentrées sur des foyers d’infection, avec davantage de personnes âgées que de jeunes) –, en revanche, il permet d’éviter les formes sévères de Covid-19« Quand on regarde les hospitalisations, on est à un quart voire même un cinquième des chiffres d’il y a quelques mois, avec le même nombre de nouveaux cas. Au niveau des taux de mortalité, c’est incroyable, il n’y a pratiquement pas de décès. Les patients hospitalisés sortent aussi en moyenne plus tôt », observe Eli Sprecher, chef du département de dermatologie à l’hôpital Ichilov.

L’efficacité du vaccin face à la transmission du virus pourrait être altérée en raison de la nature du variant Delta ou parce que la réponse immunitaire s’affaiblit après quelques mois. Le ministère de la santé israélien vient d’annoncer qu’il proposerait une troisième dose dès la semaine prochaine aux personnes de plus de 60 ans qui le désirent et qui ont été vaccinées il y a plus de cinq mois déjà.

Les experts ont longtemps tergiversé. « Parce que nous avons été l’un des premiers pays à vacciner en masse, nous n’avons personne d’autre de qui nous inspirer », a ainsi souligné mercredi le directeur général du ministère de la santé, Nachman Ash, avant la décision. « Ce rappel est sans danger », affirme, de son côté, Eyal Leshem, spécialiste des maladies infectieuses à l’hôpital de Tel-Hashomer de Ramat Gan, qui militait pour que le gouvernement mette rapidement en œuvre cette mesure. Déjà plus de 2 000 personnes au système immunitaire déficient ont bénéficié d’une troisième injection dans le pays, sans que des effets secondaires graves aient été rapportés pour l’instant.

Vivre avec le virus, en maintenant des restrictions

En attendant, le pays continue à vacciner les plus jeunes qui, contrairement aux précédentes vagues, sont des vecteurs de la transmission rapide du virus. Après quelques réticences initiales, la campagne « marche, même si elle ne rencontre pas le même succès qu’auprès des adultes », souligne Eli Sprecher : un peu moins de 40 % des plus de 12 ans sont vaccinés. Dimanche, le gouvernement a assuré que la rentrée scolaire se déroulerait comme prévu. C’est le credo de la nouvelle coalition au pouvoir depuis quelques semaines : vivre avec le virus, tout en maintenant quelques restrictions. « Le plus facile serait de revenir à la politique des fermetures en accordéon – confiner et rouvrir, fermer, ouvrir. Mais ce n’est pas la bonne voie », a répété dimanche 25 juillet Nafatali Bennett, le premier ministre.

Quelques jours plus tôt, il avait adopté un ton beaucoup plus dur à l’encontre du million d’Israéliens éligibles au vaccin qui n’avaient pas encore été se faire injecter, une première dans le pays qui fonctionnait jusqu’alors plutôt à l’incitation : « Les antivaccins mettent en danger leur entourage et la liberté des citoyens israéliens. Ils mettent en péril notre liberté de travailler, d’étudier et de se retrouver en famille. Ils nous font du mal à tous. »

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Le professeur Davidovitch prône, lui, une approche moins culpabilisante : « Le travail doit se faire au niveau des autorités locales », pour inciter et débusquer aussi les fausses informations qui circulent à propos du vaccin, notamment sur ses prétendus effets sur la fertilité. En plus de l’accent mis sur la vaccination, Israël a réintroduit des mesures supprimées au printemps : un passe vert obligatoire (certificat de vaccination, de guérison du Covid-19 ou test négatif) pour les événements de plus de 100 personnes, le port du masque obligatoire à l’intérieur et des restrictions dans les voyages à l’étranger – certains pays sont carrément interdits, d’autres sont soumis à une quarantaine de sept jours au retour.

Des tests rapides seront aussi disponibles à plus grande échelle dans les prochaines semaines, a promis le ministère de la santé. « Nous sommes dans une nouvelle phase, où le vaccin nous permet une plus grande flexibilité, mais nous devons continuer à agir » avec des restrictions adaptées à la progression des cas, remarque Nadav Davidovitch. « Je ne pense pas qu’on puisse stopper complètement la nouvelle vague, on doit apprendre à vivre avec mais ça ne veut pas dire qu’on doit rester passif et laisser le virus se propager comme le prônent certains au Royaume-Uni. Ça, c’est très dangereux », ajoute-t-il.Notre sélection d’articles sur les vaccins contre le Covid-19

Clothilde Mraffko

Covid-19 dans le monde : Israël appelle les plus de 60 ans à recevoir une troisième dose de vaccin

Confronté ces dernières semaines à une hausse des contaminations, elle-même liée à la propagation du variant Delta, l’Etat hébreu lance une « campagne de vaccination complémentaire » à partir de dimanche. 

Le Monde avec AFPPublié hier à 02h05, mis à jour hier à 22h34  

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/07/29/covid-19-dans-le-monde-google-et-facebook-n-accepteront-que-des-employes-vaccines-dans-leurs-locaux_6089852_3244.html

Temps de Lecture 8 min. 

La pandémie de Covid-19 a fait plus de 4,19 millions de morts dans le monde depuis la fin de décembre 2019, selon un bilan établi par l’Agence France-Presse jeudi 29 juillet. Les Etats-Unis sont le pays qui a enregistré le plus de décès (près de 612 000), devant le Brésil (553 000) et l’Inde (422 000).

Par ailleurs, plus de 4 milliards de doses de vaccin contre le Covid-19 ont été administrées à travers le monde. Les Emirats arabes unis sont le pays de plus de 1 million d’habitants à avoir administré le plus de doses au regard de sa population, avec 168 doses – comprenant la première et la deuxième injection – pour 100 habitants. Aux Emirats, près de 70 % de la population est complètement vaccinée.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée à la maladie, que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé que celui qui est officiellement établi.

  • En Angleterre, pas de quarantaine pour les voyageurs vaccinés aux Etats-Unis ou dans l’UE, à l’exception de la France
FILE PHOTO: Arriving passengers queue at UK Border Control at the Terminal 5 at Heathrow Airport in London, Britain June 29, 2021. REUTERS/Hannah Mckay/File Photo

Les voyageurs complètement vaccinés contre le Covid-19 dans l’Union européenne et aux Etats-Unis seront exemptés, à partir de lundi, de quarantaine en Angleterre et en Ecosse, une mesure très attendue des expatriés qui ne s’applique pas aux arrivées de France, en raison de la présence du variant Beta.

Le maintien de cette quarantaine pour les voyageurs en provenance de la France est « incompréhensible » et « discriminatoire », a estimé jeudi,Clément Beaune, secrétaire d’Etat français aux affaires européennes. « C’est excessif et incompréhensible sur un plan sanitaire (…) Ce n’est pas fondé scientifiquement », a-t-il ainsi insisté sur la chaîne LCI.Lire aussi  Covid-19 : l’Angleterre met fin à la quarantaine pour les voyageurs vaccinés aux Etats-Unis et dans l’UE, à l’exception de la France

« C’est une décision discriminatoire à l’égard des Français puisque tous les Européens, même des pays qui sont dans des situations sanitaires plus difficiles que la nôtre au titre du variant Delta ou autre, ne sont plus concernés par cette quarantaine », a-t-il ajouté.

Londres a exclu la France « au nom du variant Beta, le fameux variant sud-africain, qui représente moins de 5 % des cas en France » et qui concerne surtout des territoires d’outre-mer, comme La Réunion, peu sujets à des flux de voyageurs vers le Royaume-Uni, a également rappelé M. Beaune.

  • Flambée des cas et propagation du variant Delta aux Etats-Unis, au Japon et en Europe
NEW YORK CITY – JULY 26: Members of the Test and Trace Corps walk the streets of Brooklyn passing out masks and trying to sign people up for the COVID-19 vaccine on July 26, 2021 in the Brooklyn borough of New York City. Due to the rapidly spreading Delta variant, New York City Mayor Bill de Blasio has announced that the city will require all city workers to be vaccinated or tested weekly for COVID-19. Currently, about 54 percent of New Yorkers have taken the vaccine. Spencer Platt/Getty Images/AFP == FOR NEWSPAPERS, INTERNET, TELCOS & TELEVISION USE ONLY ==

Aux Etats-Unis, les centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont déclaré mercredi que plus de 66 % des comtés américains présentaient des taux de transmission du coronavirus suffisamment élevés pour justifier le port du masque systématique dans les lieux clos. L’agence sanitaire fédérale a ainsi exhorté les comtés concernés à rendre de nouveau obligatoire le port du masque en intérieur, après avoir recommandé mardi le port du masque dans les zones à risque quel que soit le statut de vaccination.

Cette résurgence de l’épidémie de Covid-19 aux Etats-Unis est due à la propagation du variant Delta, qui représente désormais plus de 80 % des nouvelles contaminations répertoriées dans le pays.

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Par ailleurs, le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a rencontré mercredi au Koweït le directeur général de l’OMS, auquel il a apporté son « soutien » dans ses efforts pour approfondir l’enquête en Chine sur l’origine de la pandémie. Les deux hommes ont aussi évoqué leur « collaboration pour continuer à réformer et à renforcer l’OMS », dont l’ex-président américain, Donald Trump, avait claqué la porte en dénonçant une agence de l’ONU soumise à Pékin, mais que son successeur Joe Biden a réintégrée.

Commuters wearing protective masks amid the coronavirus disease (COVID-19) outbreak make their way at Shinagawa station in Tokyo, Japan, July 28, 2021. REUTERS/Kim Kyung-Hoon

Tokyo, au Japon, a dépassé, mercredi, les 3 000 cas quotidiens de Covid-19, ce qui représente également une très forte accélération par rapport à la semaine précédente. La capitale japonaise est actuellement sous le coup d’un état d’urgence sanitaire alors qu’elle accueille depuis vendredi les Jeux olympiques, et plusieurs départements voisins envisagent la mise en place de restrictions pour faire face à cette nette recrudescence des infections. La gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, a de nouveau appelé ses administrés à éviter « les sorties inutiles et non urgentes ».

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En Europe, la situation sanitaire, liée à la diffusion rapide du variant Delta, est aussi inquiétante. La Norvège a ainsi annoncé mercredi repousser à nouveau la levée quasi totale de ses restrictions sanitaires, prévue pour le début d’août. EnEspagne, le couvre-feu, mis en place mi-juillet à Barcelone et dans une grande partie de la région de la Catalogne, a été prolongé jeudi, jusqu’au 6 août. Il continue ainsi de s’appliquer entre 1 heure et 6 heures du matin, dans 163 municipalités de plus de 5 000 habitants.

Au-delà du couvre-feu, les autorités catalanes ont pris d’autres mesures comme la fermeture des discothèques en espaces clos ou la fermeture de toutes les activités nocturnes à minuit et demie, ainsi que la limitation des réunions à dix personnes dans les espaces publics et privés. Contrairement à ses voisins français ou italiens, l’Espagne écarte, pour l’instant, l’idée d’un passe sanitaire national pour accéder aux lieux accueillant du public.

  • Israël appelle les plus de 60 ans à recevoir une troisième dose de vaccin
A man receives a third dose of the Pfizer-BioNTech COVID-19 coronavirus vaccine at the outpatient clinics of the Cardiovascular Centre at Sheba Medical Center near Tel Aviv, Israel, on July 12, 2021. Israel on July 12 began administering a third shot of the Pfizer-BioNTech coronavirus vaccine to patients with compromised immune systems, as cases in the country rise, the health ministry said. Those immediately eligible for a third shot include people who have had heart, lung and kidney transplants and some cancer patients. / AFP / JACK GUEZ

La flambée du variant Delta n’épargne pas non plus Israël, qui figurait, pourtant, parmi les pays ayant le plus avancé sa campagne de vaccination.

Jeudi, le premier ministre, Naftali Bennett, a appelé, lors d’une déclaration télévisée, ses concitoyens à participer à une « campagne de vaccination complémentaire » à partir de dimanche. Seront invitées à se déplacer les personnes de plus de 60 ans ayant été vaccinées il y a plus de cinq mois.

M. Bennett a révélé qu’à travers le pays plus de 2 000 personnes atteintes d’immunodépression sévère avaient déjà reçu une troisième dose de vaccin, sans qu’il y ait eu de conséquences indésirables. Le premier ministre israélien a précisé que « la décision avait été prise après que des recherches et des analyses sérieuses ont été menées sur la question ». Selon le géant pharmaceutique Pfizer, qui produit le vaccin majoritairement utilisé en Israël, « de nouvelles études montrent qu’une troisième dose a des effets neutralisants contre le variant Delta [qui sont]au moins cinq fois plus élevés chez les jeunes et au moins onze fois chez les personnes plus âgées. »

  • Le Portugal allège les restrictions

Le Portugal, qui connaît une baisse du nombre de nouvelles contaminations de Covid-19, va alléger les restrictions sanitaires, a annoncé jeudi le gouvernement. La levée progressive des restrictions se fera en trois étapes, en fonction de la progression du taux de vaccination dans ce pays de dix millions d’habitants.

A partir de dimanche, si l’objectif d’avoir 57 % de la population complètement vaccinée ce jour-là est bien atteint, les autorités portugaises ont décidé de lever le couvre-feu nocturne en vigueur dans les régions les plus touchées, tandis que les commerces, les restaurants et les salles de spectacle pourront rester ouverts jusqu’à deux heures du matin. Le passe sanitaire ou un test négatif continueront d’être exigés pour séjourner dans un hôtel ou pour entrer dans les restaurants le week-end.

A partir de septembre, alors que le Portugal prévoit d’avoir vacciné environ 70 % de sa population, le masque ne sera plus obligatoire sur la voie publique.

Le mois suivant, avec 85 % de personnes complètement vaccinées selon ses prévisions, l’exécutif socialiste envisage la réouverture des bars et des discothèques sur présentation du passe sanitaire ou d’un test négatif. Par ailleurs, les limites de capacité dans les restaurants et les événements avec du public seront levées.

Après avoir connu une recrudescence de l’épidémie de Covid-19 due au variant Delta, plus contagieux et devenu prédominant dans le pays, les chiffres montrent « une baisse des cas ces dernières semaines », a souligné M. Costa. « La vaccination a eu une contribution très positive » avec « moins de morts, moins d’hospitalisations (…) et un taux d’incidence moins élevé », s’est-il félicité.

  • Covax espère obtenir 250 millions de doses de vaccin

Le système Covax s’attend à recevoir 250 millions de doses de vaccin contre le Covid-19 fournies par les donateurs au cours des six à huit prochaines semaines pour venir en aide aux pays les plus pauvres, a annoncé mercredi l’OMS. Covax, qui est censé permettre à ces Etats ou territoires de recevoir gratuitement des vaccins financés par des nations plus prospères, a pour le moment distribué 152 millions de doses à 137 d’entre eux.Lire aussi : Vaccins contre le Covid-19 : cinq questions sur le programme Covax

L’Institut Serum en Inde, un gros producteur de vaccin d’AstraZeneca, devait initialement jouer un rôle de premier plan dans la fourniture de vaccins mais, en raison de l’explosion de la pandémie dans ce pays, New Delhi a interdit leur exportation pour combattre la diffusion du Covid-19 sur son territoire. Covax est ainsi de plus en plus tributaire des dons de vaccins par les pays les plus riches qui ont acheté plus de doses que nécessaire.

  • Les employés fédéraux américains devront soit être vaccinés, soit être testés et porter le masque

Joe Biden a pris jeudi une série de mesures pour doper la vaccination aux Etats-Unis, parmi lesquelles figure l’obligation pour les employés fédéraux soit d’être vaccinés, soit d’effectuer des tests réguliers (une à deux fois par semaine), et surtout de porter le masque en continu, même dans les zones où la circulation du Covid-19 demeure faible. Ils seront par ailleurs limités dans leurs déplacements, ainsi que l’affirme le communiqué de la Maison Blanche.

Sans aller jusqu’à l’obligation vaccinale pure et simple, il s’agit toutefois d’un changement de cap pour l’administration Biden, qui jusqu’ici se refusait à associer à la vaccination quelque idée de contrainte que ce soit, insistant davantage sur la responsabilité individuelle et les messages d’encouragement. L’Etat fédéral emploie 4 millions de personnes, dont 2 millions de civils.

Pour ce qui concerne le corps de l’armée, le président américain demande à l’armée de réfléchir à « comment et quand » ajouter le vaccin contre le Covid-19 à la liste des vaccins obligatoires pour les militaires.

M. Biden appelle par ailleurs les autorités locales à verser 100 dollars à toute personne qui se fait vacciner, en puisant pour ce faire dans les fonds d’urgence débloqués pour mieux affronter la pandémie. Les Etats-Unis tentent de relancer la campagne de vaccination, laquelle, après des débuts tonitruants, a par la suite eu tendance à se tasser, alors même que l’extrême rapidité avec laquelle se diffuse le variant Delta inquiète les autorités sanitaires.

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Le Monde avec AFP

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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