« Face au passe sanitaire obligatoire, nous ne partons pas tous égaux »
TRIBUNE
Sébastien Leroux
Géographe
Les nouvelles mesures sanitaires annoncées par Emmanuel Macron lors de son allocution du 12 juillet vont contribuer à renforcer les inégalités territoriales, générationnelles et sociales, analyse le géographe dans une tribune au « Monde ».
Publié hier à 10h41, mis à jour hier à 16h13 Temps de Lecture 3 min. https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/07/21/sebastien-leroux-face-au-passe-sanitaire-obligatoire-nous-ne-partons-pas-tous-egaux_6089029_3232.html
Tribune. Les décisions prises par Emmanuel Macron le 12 juillet, en particulier la mise en place du passe sanitaire obligatoire, vont continuer de creuser les inégalités au sein de la population. Ce phénomène sera d’autant plus accentué que le calendrier proposé est particulièrement tendu. Une personne ayant respecté la loi en enclenchant le parcours vaccinal début juin peut se retrouver exclue des lieux de vie sociale à la fin juillet, en raison des délais entre les deux doses et des sept jours d’attente nécessaires après la seconde injection. Si le parcours vaccinal a été enclenché plus tard, la période de carence sociale risque de s’avérer encore plus longue. Et le calendrier proposé n’est pas le seul problème car nous ne partons pas tous égaux face à ces mesures qui s’avèrent injustes, au moins à trois niveaux.
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Selon le site de l’Assurance-maladie, au 11 juillet 2021, soit la veille des annonces présidentielles, les disparités entre départements sont grandes. 34,7 % de la population de Haute-Savoie a réalisé un parcours de vaccination complet, 37,5 % en Ille-et-Vilaine contre 48,4 % à Paris ou 49,1 % dans l’Allier. Les approvisionnements, la réactivité des uns et des autres, l’état d’esprit de la population vis-à-vis de la vaccination autant de facteurs ayant pu creuser des différences d’un territoire à un autre.
Beaucoup de jeunes adultes risquent d’être exclus
Ces inégalités sont aussi générationnelles : les 75 ans et plus sont 78,7 % à avoir finalisé leur parcours vaccinal contre 29,2 % pour les 20 à 39 ans. C’est logique puisque les personnes les plus âgées ont bénéficié d’une priorisation dans la vaccination. Néanmoins cela leur donne un véritable droit d’accès aux lieux sociaux cet été dont une part importante des jeunes adultes risque d’être exclue. A moins qu’ils ne fassent un test PCR toutes les quarante-huit heures !
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Recoupant une partie des disparités territoriales, les inégalités sociales sont là aussi criantes. Les départements les plus pauvres sont ceux où la population est la moins vaccinée. Les classes populaires sont celles qui ont à la fois le moins accès à la vaccination et le plus de doutes sur cette dernière. L’effet est radical. La Seine-Saint-Denis dénombre 30 % de parcours vaccinal complet pour un taux de pauvreté de 28,4 % (chiffre de l’Insee) contre 44,4 % de vaccinés et un taux de pauvreté de 11,9 % dans le département pourtant voisin des Hauts-de-Seine. La corrélation n’est pas aussi nette mais des départements moins urbains sont aussi dans cette situation : avec un taux de pauvreté à 17 % les habitants du Tarn-et-Garonne sont couverts par le vaccin à 37,3 %. Les outre-mer cumulent aussi fort taux de pauvreté et faible vaccination.
Des inégalités renforcées par les réformes
Les inégalités entre territoires, générations et classes sociales existent indépendamment du passe sanitaire mais ce dernier les accentue. Dans son discours, Emmanuel Macron a symboliquement donné le droit aux personnes âgées et aisées à aller au cinéma et au café et l’a refusé aux jeunes adultes des classes populaires. Si une personne se trouve à l’intersection de l’avenue de la jeunesse, de la rue de la pauvreté et du boulevard des quartiers ou villages populaires, elle a de forte probabilité de passer son été chez elle devant la télé.
Certains groupes sociaux ne bénéficient pas des politiques mises en place depuis 2017. En effet, dans ce même discours, Emmanuel Macron a rappelé qu’il voulait faire avancer la réforme de l’assurance-chômage et remettre en place celle des retraites, deux projets qui pénalisent largement les classes populaires et les plus jeunes.Article réservé à nos abonnés Lire aussi Covid-19 : « Le recours temporaire à un passe sanitaire est nécessaire si nous voulons une sortie de crise durable »
Le problème principal est qu’il ne peut pas justifier cela par le ruissellement. Le passe sanitaire ne ruissellera pas des uns aux autres. Le ruissellement ne masquera pas les insuffisances criantes de la gestion gouvernementale de l’épidémie ni la violence sociale qui en résulte depuis mars 2020 et qui est encore à l’œuvre dans ces dernières mesures annoncées.
Sébastien Leroux est géographe, professeur agrégé à l’IUGA, chercheur associé à Pacte UMR 5194.
Sébastien Leroux(Géographe)
Vaccination : « Miser sur l’intelligence collective des Français contre les croyances moyenâgeuses »
TRIBUNE
Jean Carlet – Ancien réanimateur médical, ancien président de la société européenne de réanimation, président sortant de l’alliance mondiale contre la résistance bactérienne /Waaar
Il est urgent de casser l’envolée des contaminations. Une centaine de médecins, de scientifiques et de citoyens appellent, dans une tribune au « Monde » lancée par Jean Carlet, ancien président de la Société européenne de réanimation, à raisonner et à se vacciner
Publié hier à 17h49 Temps de Lecture 6 min. https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/07/21/vaccination-miser-sur-l-intelligence-collective-des-francais-contre-les-croyances-moyenageuses_6089081_3232.html
Tribune. Le chef de l’Etat a très clairement indiqué que la vaccination contre le virus du Covid-19 était la seule solution pour venir à bout de cette épidémie dévastatrice. Il a également insisté sur l’importance du passe sanitaire Covid, en multipliant les endroits et les situations où il sera obligatoire, et décidé d’imposer la vaccination à tous les soignants, en interdisant aux réfractaires de s’occuper des malades, en ville ou à l’hôpital, et en leur imposant un congé sans solde, voire d’autres sanctions.
Voici des décisions très courageuses, il faut bien le reconnaître, quelles que soient les convictions politiques ou sociétales des Français. Dénigrer celles-ci par principe n’a aucun sens, et n’est pas responsable. Les Académies de médecine et de pharmacie, la Fédération des spécialités médicales, plusieurs responsables politiques, et les 100 personnes qui signent cette tribune ont tous plaidé ces derniers jours pour une vaccination imposée à toute la population française et restent sur cette position.
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Emmanuel Macron a clairement indiqué qu’il faudrait peut-être en venir à cette solution radicale, mais qu’il préférait, dans un premier temps, faire confiance à l’esprit civique des habitants de notre pays. Cela ne manque pas de panache, mais il n’est pas sûr que le virus y soit sensible ! On saura cependant très vite s’il a eu raison (M. Macron, pas le virus) de ne pas passer à la version « sport », celle qui permettait d’aller encore plus vite vers une immunité collective.
Cesser les querelles stériles, ridicules voire honteuses
L’augmentation rapide des nouveaux cas, plus de 12 500 par jour, très souvent liés au variant Delta, fait vraiment peur, d’autant plus que des patients jeunes sont atteints, avec parfois des formes foudroyantes. Il y a donc pour beaucoup de nos concitoyens une incompréhension et une inquiétude, qui conduisent à une certaine radicalisation d’attitude.
Il va être très important d’analyser les réactions des différents corps de métier en particulier les soignants, les forces politiques, et les citoyens de notre pays aux mesures prises par le gouvernement pour lutter contre ce virus. Voyons si, face à la grave menace pour l’humanité que représente le SARS-CoV-2, les citoyens français et les différentes forces politiques ou scientifiques vont réussir à enfin réunir leurs forces, et à cesser les querelles stériles, ridicules voire honteuses que l’on constate actuellement.
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Nous ne souhaitons absolument pas faire de politique, dans cette tribune, mais les toutes premières réactions virulentes de certains partis ne laissent malheureusement rien présager de bon. La manifestation du samedi 17 juillet a regroupé 114 000 personnes partout en France, c’est-à-dire à peu près le nombre de décès, en France, depuis le début de l’épidémie. Certains comportements ou propos totalement inacceptables ont été relatés. Décidément, il est bien difficile d’obtenir un consensus dans notre pays, même quand il a un si grand nombre de décès à déplorer et que la santé publique mondiale est si gravement menacée.
Le signe positif des candidats à la vaccination
Voyons aussi si les antivaccins, les antisciences, vont cesser de prétendre impunément que les vaccins contre le virus du Covid-19 feront plus de morts que la maladie elle-même, et risquent même d’altérer notre génome de façon profonde et irréversible. La très bonne surprise serait que la liberté, l’égalité et la fraternité s’inscrivent pour toujours dans notre génome à l’occasion de cette mutation.
On va voir si les soignants et les citoyens français dont certains ont si peur de cette vaccination, de façon souvent irrationnelle, vont enfin comprendre que les vaccins utilisés sont extrêmement efficaces, et presque toujours très bien tolérés, dans une expérience mondiale de centaines de millions de doses, et que le bénéfice pour eux est très en faveur de la vaccination.
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Le nombre très élevé de candidats à la vaccination depuis les messages délivrés par le chef de l’Etat est très encourageant. On va voir si les soignants qui refusaient la vaccination vont eux aussi se précipiter sur le vaccin, sans crainte, et sans amertume. Une telle attitude de leur part ces derniers temps aurait permis d’éviter cette obligation de vaccination, qui nous laisse tous, soignants et décideurs, un sentiment de profond malaise, et de tristesse.
Ne pas éluder les problèmes majeurs des soignants
Il n’est absolument pas question d’éluder les problèmes majeurs qu’ont dû supporter les soignants depuis des années, en particulier concernant leurs conditions de travail et leurs salaires, mais il ne faut surtout pas faire d’amalgames. Ce serait très dangereux, car cela nous ferait perdre un temps précieux dans la lutte acharnée contre ce virus. L’objectif prioritaire actuel, qui impose un total regroupement de nos forces, est de se mettre à l’abri de cette sale bête.
Les récriminations ou les injustices devront être traitées, mais plus tard. Il n’est pas question non plus d’oublier l’attitude exemplaire des soignants depuis dix-huit mois, notamment au moment de la première vague où ils étaient au front avec souvent des manques de masques et d’équipements, comme les pompiers de Tchernobyl.A
Dans la catégorie des « injustices », on va bien voir si les pays « riches » vont être capables de coopérer, via des structures comme les Nations unies (quel beau nom) ou l’OMS pour aider logistiquement et financièrement les pays plus en difficulté. Certains pays sont en train de le faire, dont la Chine, tous azimuts, et le Maroc envers la Tunisie. La France et l’Europe ne doivent surtout pas prendre de retard sur ce nouvel aspect de l’aide humanitaire.
Lutter contre la désinformation ambiante, très inquiétante
Voyons également si une lutte sans merci va être enfin mise en place pour agir contre les « fake news » et les propos complotistes qui galopent sur les réseaux sociaux. Il faut également espérer que certains médecins qui délivrent régulièrement et impunément des propos très négatifs et non scientifiques sur les vaccins, alors que certains ont eu, dans le passé, une belle carrière scientifique, vont enfin comprendre le mal qu’ils font à leur réputation, aux malades et à la médecine.
Comment ces médecins parviennent-ils à piétiner les découvertes de Pasteur ou d’autres grands vaccinateurs, qui ont permis de sauver tant de vies humaines ? Manifestement, notre pays n’a pas encore trouvé le moyen de lutter efficacement contre cette désinformation ambiante, très inquiétante. Il n’y parviendra que si l’intelligence collective légendaire des Français, quand ils le décident, l’emporte sur des croyances moyenâgeuses. Quand il le faut, notre pays est capable de soulever des montagnes !
Jean Carlet, initiateur de cette tribune, a reçu le soutien de nombreuses personnalités dont voici les premiers signataires : Jeanne Brugère-Picoux, professeure et chef de service à l’Ecole nationale vétérinaire de Maisons-Alfort ; Claude Carlet, professeur et chercheur, Ecole de mathématiques, université Paris-VIII ; France Cazenave-Roblot, professeure et chef de service d’infectiologie, Poitiers, ancienne présidente de la Société de pathologie infectieuse de langue française (Spilf) ; Alain-Michel Ceretti, créateur et président du Lien, association de défense des patients et des usagers de la santé ; Marie-Françoise Dumay, créatrice et ancienne présidente de la Société française des infirmiers en soins intensifs ;Olivier Goëau-Brissonnière, professeur de chirurgie vasculaire, hôpital Ambroise-Paré (AP-HP) et président de la Fédération des spécialités médicales (FSM) ; Jamila Hedjal, présidente de la France Sepsis Association ; Karine Lacombe, professeure et chef de service en infectiologie, hôpital Saint-Antoine (AP-HP) ; Christine Lawrence,hygiéniste et microbiologiste, hôpital Ambroise-Paré (AP-HP) ; Marc Leone, professeur d’anesthésie-réanimation, Marseille, vice-président de la Société française d’anesthésie et de réanimation (SFAR) ; Gilles Pialoux, professeur d’infectiologie, Sorbonne Université ; Claude Rambaud, ancienne présidente du Lien, membre du bureau de France Assos Santé ; Gérard Reach, professeur d’endocrinologie ; Bernard Régnier, professeur de médecine honoraire, ancien CDS réanimation, CHU Bichat (AP-HP) ; Jean-Paul Stahl, professeur de maladies infectieuses à Grenoble, ancien président de la Spilf
La liste des signataires en cliquant sur ce lien
Jean Carlet(Ancien réanimateur médical, ancien président de la société européenne de réanimation, président sortant de l’alliance mondiale contre la résistance bactérienne /Waaar)
Passe sanitaire : « Le Parlement se doit de répondre aux appréhensions des non-vaccinés »
TRIBUNE
Dominique Raimbourg
Juriste
Philippe Quéré
Juriste
Alors que le projet de loi sur le passe sanitaire doit être débattu mardi 20 juillet à l’Assemblée nationale, les juristes Philippe Quéré et Dominique Raimbourg appellent, dans une tribune au « Monde », députés et sénateurs à lever les doutes de celles et ceux qui hésitent encore.
Publié le 19 juillet 2021 à 15h00 – Mis à jour le 20 juillet 2021 à 07h58 Temps de Lecture 3 min.
Tribune. Puisque ce débat est passionné, nous assumerons d’entrée notre position personnelle. Vaccinés l’un comme l’autre contre le Covid-19, nous partageons cette conviction que la vaccination est tout à la fois un bienfait pour nous-même et un acte de protection collective.
Nous ne sommes ni l’un ni l’autre des scientifiques. Alors oui, cette conviction est fondée sur un savoir de « seconde main », qui nous a tout de même été enseigné dès l’école et que, comme toute personne, nous avons pu conforter par des lectures, des échanges ou autres documentaires. Cette position est aussi celle de notre droit, le Conseil constitutionnel ayant jugé que le législateur peut « définir une politique de vaccination afin de protéger la santé individuelle et collective ».
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Ce faisant nous partageons la volonté des autorités publiques de vouloir relancer la campagne de vaccination alors que nous avons vu le rythme de celle-ci fléchir fortement à l’entrée de l’été.
Cependant, nous ne nous résignons pas à penser que les millions de Françaises et de Français, qui à ce jour n’ont pas encore commencé leur parcours vaccinal, seraient à l’image des quelques personnes que nous avons tous entendues tenir des propos scandaleux ou aberrants. Il n’est qu’à voir la répartition géographique des taux de vaccination pour constater que les conditions de vie, qui renvoient souvent à la densité de l’offre médicale disponible sur un territoire, en plus que de révéler un cumul de difficultés économiques et sociales, y sont fortement corrélées.
Ne pas stigmatiser
Par ailleurs, nous ne saurions aucunement « prendre de haut » ou encore moins « mépriser » des personnes qui, au vu d’une information qui n’aura pas manqué de confusion depuis plus d’un an, parfois du fait même des autorités publiques (que l’on se souvienne de l’évolution des consignes sur les masques, mais aussi de l’obligation faite aux soignants atteints du Covid-19 mais asymptomatiques d’aller travailler auprès de leurs patients pendant de longs mois), peuvent tout à fait hésiter de bonne foi à aller se faire vacciner.
Lire le récit : « Si tout le monde ne se vaccine pas, ça ne sert à rien »
C’est pourquoi, au nom même de l’objectif d’une vaccination la plus large, nous regrettons que le projet de loi soumis cette semaine au Parlement ne comporte que des mesures de sanctions, d’obligations et de contraintes. N’aurait-il pas été possible au gouvernement de prévoir, par exemple, que toutes les personnes non vaccinées reçoivent un bon pour un libre entretien avec leur médecin traitant afin de pouvoir échanger en confiance et lever leurs doutes ?
Pour ne pas stigmatiser, pour ne pas se contenter d’imposer, ce qui pourrait aussi avoir des effets pervers en renforçant une défiance que l’exécutif reconnaissait, il y a à peine quelques semaines, lorsqu’elle se manifesta sous la forme d’une abstention considérable aux élections régionales et départementales pour esquiver ses piètres résultats, nous en appelons donc désormais à la qualité du travail parlementaire, qui devrait plus que jamais se donner les moyens de répondre aux appréhensions des personnes que cette loi va viser spécifiquement, à savoir les personnes non vaccinées.
Se donner les moyens de répondre
Et pour cela nous appelons toutes celles et tous ceux qui se posent en conscience des questions quant à ce nouveau cadre légal en préparation et qui trouvera à s’appliquer dès la fin de la semaine, à se saisir de la possibilité qui est offerte à tout citoyen de déposer une question, un commentaire, sur l’étude d’impact d’un projet de loi.
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S’agissant du projet de loi renforçant les dispositions relatives à la vaccination et au passe sanitaire, ce document et le formulaire de contribution seront en ligne normalement dès ce lundi après-midi sur le site de l’Assemblée nationale.
Nous en appelons aux citoyennes et citoyens qui se questionnent de bonne foi pour qu’ils transmettent ainsi leurs appréhensions aux parlementaires. Nous en appelons aux parlementaires pour qu’ils se donnent les moyens et le temps de répondre à ces appréhensions, pour qu’ils donnent à leur délibération la qualité nécessaire pour emporter les convictions avant que de vouloir contraindre les corps.
Dominique Raimbourg est ancien président de la commission des lois de l’Assemblée nationale (2016-2017).
Philippe Quéré, ancien assistant parlementaire de Dominique Raimbourg, est cofondateur de La loi pour tous, tous pour la loi
Dominique Raimbourg(Juriste) et Philippe Quéré(Juriste)