Audrey Pulvar « rien, aucun désaccord politique ne peut justifier ni la violence physique, ni l’insulte à l’égard de notre président ».

Emmanuel Macron giflé lors d’un déplacement dans la Drôme ; deux hommes en garde à vue

Un homme a agressé le chef de l’Etat mardi à Tain-l’Hermitage, lors d’une visite consacrée à la restauration et à la gastronomie, à la veille de la réouverture des salles de restaurant. « Tout va bien », a tenu à relativiser ce dernier. 

Le MondePublié hier à 15h01, mis à jour hier à 22h57  

Temps de Lecture 3 min. 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/06/08/emmanuel-macron-gifle-lors-d-un-deplacement-dans-la-drome_6083347_823448.html

Le chef de l’Etat a beau relativiser, la scène restera comme une image marquante de son quinquennat. Emmanuel Macron a été bousculé, mardi 8 juin, lors d’un déplacement dans la Drôme. Un homme a giflé le président, avant d’être plaqué au sol par le service de sécurité, selon une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux. L’Elysée évoque auprès du Monde une « tentative » de gifle et précise que les « serrages de main ont repris dans la foulée ». 

Deux personnes ont été arrêtées, a ensuite précisé la préfecture de la Drôme. Auprès du Monde, le parquet de Valence annonce que deux hommes de 28 ans – dont celui que l’on voit porter le coup sur la vidéo et un autre l’accompagnant – ont été placés en garde à vue à 13 h 45 pour violences sur personne dépositaire de l’autorité publique.

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« Les deux hommes interpellés sont deux Drômois âgés de 28 ans, inconnus de la justice », a ensuite précisé Alex Perrin, procureur de la République à Valence. « À ce stade des gardes à vue, leurs motivations ne sont pas connues », a ajouté le magistrat, sans préciser davantage le profil des suspects.

Sur l’un des extraits diffusé sur Twitter, M. Macron est vu s’approchant d’un groupe de personnes massées derrière des barrières. Il échange ensuite brièvement avec un homme. Saisissant l’avant-bras du président, un homme portant tee-shirt kaki, barbe noire et chevelure longue, assène une gifle au président de la République, tandis qu’une voix profère clairement le cri de guerre royaliste « Montjoie ! Saint Denis ! », ainsi qu’« À bas la macronie ! ».

#Macron se fait gifler en direct de #Tain https://t.co/tsXdByo22U— AlexpLille (@⚜️) 

« Vers 13 h 15, le président était remonté dans sa voiture après avoir visité un lycée, et il est ressorti car des badauds l’appelaient. Il est allé à leur rencontre, et c’est là que l’incident s’est produit », avait détaillé précédemment la préfecture de la Drôme. « Une plainte doit être déposée dans les prochaines heures par le préfet », indique par ailleurs le procureur. Une enquête, menée par les gendarmes drômois, a été ouverte pour violences sans ITT sur personne dépositaire de l’autorité publique.

« Tout va bien, il faut relativiser cet incident »

« Ne laissons pas des individus ultraviolents prendre possession du débat public. Ils ne le méritent pas », a ensuite réagi Emmanuel Macron dans un entretien avec le Dauphiné Libéré. « Tout va bien. Il faut relativiser cet incident qui est, je pense, un fait isolé. Il ne faut pas que cela vienne occulter le reste des sujets si importants qui concernent la vie de beaucoup. »

« Les fonctions, quelles qu’elles soient, sont plus grandes que nous, et [elles] ne doivent pas faire l’objet d’agression particulière », a plaidé le président dans ce même entretien, faisant le parallèle avec les cas d’agressions de maires qui ont émaillé l’actualité ces derniers mois.

Décidé à montrer qu’il ne se laisserait pas impressionner, M. Macron s’est livré à un bain de foule dans Valence en compagnie de son épouse, Brigitte, quelques heures après l’incident. « C’est de la bêtise. Et quand la bêtise s’allie à la violence, c’est inacceptable », a tancé le président dans la soirée.

Après deux jours passés dans le Lot la semaine dernière, et au cours desquels il avait discuté avec des retraités, le chef de l’Etat effectuait dans la Drôme la deuxième étape de son « tour de France », destiné à « prendre le pouls du pays », selon l’Elysée. Ses opposants y voient une tournée électorale, à deux semaines des régionales et moins d’un an de la présidentielle.

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Avant l’épisode de la gifle, Emmanuel Macron avait effectué un point presse au lycée hôtelier de Tain-l’Hermitage. Interrogé sur les propos polémiques de Jean-Luc Mélenchon à propos des attentats et des « événements gravissimes »précédant les élections, le président de la République a déclaré que « la vie démocratique a[vait] besoin de calme et de respect, de la part de tout le monde. Des responsables politiques comme des concitoyens ». Et d’ajouter :

« Dans la démocratie, les oppositions peuvent s’exprimer librement, dans la rue, dans la presse, dans la télévision. Et elle s’exprime ensuite à échéances régulières dans les urnes. La contrepartie de cela, c’est la fin de la violence et de la haine. Si la haine et la violence reviennent, elles fragilisent une seule chose, c’est la démocratie. Et donc j’appelle tout le monde au respect et au calme. »

Devant l’Assemblée nationale, mardi, M. Castex a appelé « à un sursaut républicain »« La politique, ça ne peut en aucun cas être la violence, l’agression verbale, et encore moins l’agression physique. J’en appelle à un sursaut républicain ; nous sommes tous concernés, il en va des fondements de notre démocratie », a-t-il déclaré lors de la séance de questions au gouvernement au Palais-Bourbon.

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Le Monde

mmanuel Macron giflé : soutien unanime des responsables politiques

A gauche comme à droite, l’acte violent d’un homme lors d’un déplacement du chef de l’Etat dans la Drôme a été vivement critiqué. 

Le Monde avec AFPPublié hier à 18h37, mis à jour hier à 18h56  

Temps de Lecture 4 min. 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/06/08/soutien-unanime-de-la-classe-politique-apres-la-gifle-recue-par-emmanuel-macron_6083365_823448.html

Le président de la République Emmanuel Macron, le mardi 8 juin 2021, en déplacement à Tain l’Hermitage, dans la Drôme.
Le président de la République Emmanuel Macron, le mardi 8 juin 2021, en déplacement à Tain l’Hermitage, dans la Drôme. PHILIPPE DESMAZES / AFP

De nombreux responsables politiques ont apporté leur soutien à Emmanuel Macron, mardi 8 juin, après que ce dernier a été bousculé par un homme lors d’un déplacement à Tain-l’Hermitage (Drôme). Un homme a giflé le chef de l’Etat avant d’être plaqué au sol par le service de sécurité, selon une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux. L’Elysée évoque auprès du Monde une « tentative » de gifle et ne fait « pas d’autres commentaires à ce stade » : les « serrages de main ont repris dans la foulée », et « le déplacement continue ». Deux personnes ont été arrêtées, a ensuite précisé la préfecture de la Drôme.

#Macron se fait gifler en direct de #Tain https://t.co/tsXdByo22U— AlexpLille (@⚜️) 

Auprès du Monde, le parquet de Valence annonce que deux hommes âgés de 28 ans (celui que l’on voit porter le coup sur la vidéo et un autre qui l’accompagnait) ont été placés en garde à vue à 13 h 45 pour violences sur personne dépositaire de l’autorité publique.

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Mardi, devant l’Assemblée nationale, Jean Castex a appelé « à un sursaut républicain »« La politique, ça ne peut en aucun cas être la violence, l’agression verbale, et encore moins l’agression physique. J’en appelle à un sursaut républicain ; nous sommes tous concernés, il en va des fondements de notre démocratie », a déclaré le premier ministre lors de la séance de questions au gouvernement au Palais-Bourbon.

« Aucun désaccord politique ne justifiera jamais la violence »

« Il est inadmissible de s’attaquer physiquement au président de la République, à des responsables politiques, mais plus encore au président, qui est le président », a déclaré de son côté la présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, en déplacement à Laxou (Meurthe-et-Moselle).

Xavier Bertrand, président (anciennement LR) de la région Hauts-de-France, « condamne avec la plus grande fermeté le geste inacceptable dont a été victime Emmanuel Macron. » Sur Twitter, il a écrit qu’« aucun désaccord politique ne justifiera[it] jamais la violence. Le respect des institutions de la République et de ses représentants est un principe cardinal de [la] vie démocratique ».

Je condamne avec la plus grande fermeté le geste inacceptable dont a été victime @EmmanuelMacron. Aucun désaccord p… https://t.co/lFRggo5ubR— xavierbertrand (@Xavier Bertrand) 

« Cette fois-ci vous commencez à comprendre que les violents passent à l’acte ? », a ironisé sur Twitter Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle 2022 pour La France insoumise, qui a affirmé être « solidaire du président ».

De son côté, l’ancien président de la République François Hollande a tenu à adresser « tout [s]on soutien à Emmanuel Macron » à travers un message posté sur Twitter. « Agresser le président de la République c’est porter un coup insupportable et intolérable à nos institutions. Face à ce geste inqualifiable, toute la Nation doit être solidaire du chef de l’Etat », a-t-il écrit sur le réseau social de microblogging.

Agresser le Président de la République c’est porter un coup insupportable et intolérable à nos institutions. Face à… https://t.co/DtwIcKfd59— fhollande (@François Hollande) 

« Gifler le président, c’est gifler la République »

« La République doit être toute entière derrière le président de la République pour lutter contre toutes les formes de violence », a déclaré Olivier Faure, secrétaire national du Parti socialiste (PS), devant la presse de l’Assemblée nationale. « La solidarité est sans nuances avec le chef de l’Etat dans cette épreuve qu’il subit aujourd’hui. Il faut retrouver le sens de la responsabilité collective, de nos institutions et aussi le retour à une forme de paix civile ».

L’eurodéputé Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) Yannick Jadot a également pointé sur Twitter que « s’en prendre physiquement au président de la République, c’est s’attaquer à la France ». Selon lui, « la brutalisation du débat politique menace la démocratie. Il est temps de retrouver un dialogue apaisé entre les Français et de reconstruire le lien. Tout mon soutien à Emmanuel Macron ».

« Gifler le président, c’est gifler la République. Intolérable, inacceptable », a estimé le patron des députés Les Républicains (LR), Damien Abad, tandis que Gérard Larcher, président LR du Sénat a parlé d’une « agression intolérable et inacceptable qui appelle à une mobilisation totale de la République face à la violence qui se développe dans notre pays. ». Laurent Wauquiez, président LR d’Auvergne-Rhône-Alpes a parlé d’un « geste intolérable ». « On ne peut pas accepter que s’installent la violence et l’absence de respect dans notre pays », a-t-il estimé sur Twitter.

« Le sol de la démocratie est en train de se dérober sous nos pieds »

Jean-Christophe Lagarde, président de l’Union des Démocrates Indépendants (UDI) a quant à lui qualifié l’agression contre Emmanuel Macron d’« inqualifiable ». « Quand on veut battre quelqu’un en politique, c’est dans les urnes ; jamais physiquement ! », a-t-il ajouté.

L’agression contre @EmmanuelMacron est inqualifiable.Quand veut battre quelqu’un en politique,c’est dans les urnes… https://t.co/VzGgwZcaLx— jclagarde (@Jean-Christophe Lagarde) 

Même tonalité dans les mots choisis par Clémentine Autain, la candidate La France insoumise (LFI) à la présidence de la région Ile-de-France : « Agression inadmissible à l’égard du Président de la République par un homme visiblement venu de l’extrême droite royaliste. D’une idéologie violente banalisée au passage à l’acte… Le sol de la démocratie est en train de se dérober sous nos pieds. Le sursaut, vite », a-t-elle appelé sur Twitter.

Agression inadmissible à l’égard du Président de la République par un homme visiblement venu de l’extrême-droite ro… https://t.co/78vCzqWs5z— Clem_Autain (@Clémentine Autain) 

Egalement candidate à la présidence de la région Ile-de-France, Audrey Pulvar, soutenue par le Parti socialiste, a trouvé l’« image de cette gifle (…) très choquante ». Elle fait savoir sur Twitter que « rien, aucun désaccord politique ne peut justifier ni la violence physique, ni l’insulte à l’égard de notre président ».

Le Monde avec AFP

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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