« Pfizer-BioNTech : un signal de sécurité à l’étude »
Date de publication : 7 juin 2021

« Le ministère de la Santé israélien juge « probable » un lien entre le produit et de très rares effets secondaires cardiaques », révèle Le Journal Du Dimanche.
« Le soupçon n’est pas nouveau puisque des investigations sont en cours aux États-Unis et dans l’Union européenne », rappelle le journal.
Une « brève publication du ministère de la Santé israélien » « fait la synthèse d’un rapport mené par trois groupes d’experts sur des cas de myocardite (inflammation du muscle cardiaque) survenus après des injections dans ce pays, où la campagne vaccinale a été ouverte aux plus de 16 ans dès le mois de décembre, et où 63% de la population a reçu au moins une dose », poursuit l’article.
« Ultraprudente, la conclusion des épidémiologistes est formulée ainsi » : « Il est probable qu’il puisse exister un lien entre la seconde dose de vaccin et l’apparition de myocardites chez des hommes jeunes âgés de 16 à 30 ans. Ce lien semble plus fort chez les 16-19 ans que dans les autres classes d’âge. Il est plus ténu chez les plus âgés. Dans la majorité des cas, les myocardites ont été dépourvues de gravité », rapporte le JDD.
« Les investigations ont porté sur 275 cas de myocardites rapportés dans le pays entre décembre 2020 et mai 2021. Parmi eux, 148 sont survenus dans le mois suivant la vaccination ; 37 après une première dose ; 121 après la seconde », précise l’article.
« Si un surrisque était avéré, il resterait très faible car l’étude a porté sur plus de 10,4 millions d’injections. Les troubles ont été jugés « bénins » dans 95% des cas et la majorité des patients concernés a passé moins de quatre jours à l’hôpital », note-t-il.
« Un signal de sécurité avait émergé en Israël dès avril, mais aussi aux États-Unis, où 14 cas d’effets secondaires possibles ont été recensés chez des personnels de l’armée par le ministère de la Défense », fait savoir le JDD.
« Le 28 mai, en accordant une autorisation au produit de Pfizer BioNTech pour les 12-15 ans, l’Agence européenne des médicaments (EMA) rappelait que la taille réduite de l’essai clinique ne pouvait permettre de repérer « de rares effets secondaires. Elle soulignait aussi que « de très rares cas de myocardite et de péricardite (inflammation de la membrane entourant le cœur) » étaient en cours d’analyse », mentionne l’article.
« Dans son dernier rapport de pharmacovigilance, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) indique que 20 cas graves de myocardite ont été répertoriés – certains chez des femmes ou des personnes âgées de plus de 50 ans », observe-t-il. « Un rôle du vaccin ne peut être écarté », indique le rapport