Sur l’hydroxychloroquine, le Pr Delfraissy dit avoir subi des « pressions énormes »
Par M.J. le 04-06-2021

Dans un mail adressé au Dr Anthony Fauci à propos de la gestion de la crise sanitaire, le Pr Jean-François Delfraissy s’est confié sur l’utilisation de l’hydroxychloroquine en France ainsi que sur les données récoltées par le Pr Raoult.
Plusieurs médias américains, dont le Washington Post, CNNou BuzzFeed News ont diffusé, ces derniers jours, de nombreux mails envoyés ou échangés avec le Dr Anthony Fauci, conseiller de la présidence Trump sur la pandémie entre janvier et juin 2020. Ils se les sont procurés en saisissant la justice via la loi d’accès à l’information américaine datant de 1996, permettant aux citoyens d’obtenir des documents administratifs au nom du droit à l’information.
Parmi l’ensemble des documents, un échange avec le Pr Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique français, a retenu l’attention de BuzzFeed News. Ce dernier, informe, en effet, son homologue être “de nouveau en service depuis que la crise sanitaire du Covid-19 a frappé la France”, en lui expliquant en quoi consiste son travail. Selon le média, le Pr Delfraissy revient ensuite sur les tests disponibles, qu’il estime “trop limités” pour permettre au Gouvernement d’adopter la stratégie de la Corée du Sud, qui a, elle, testé massivement sa population. Et puis, il se confie sur l’hydroxychloroquine, alors que le Pr Didier Raoult indiquait à cette période, qu’elle était la piste de traitement à suivre. Un médecin menacé de mort après avoir remis en question les études du Pr Raoult sur l’hydroxychloroquine
“Ses données ne sont pas particulièrement convaincantes (…) Nous pouvons observer un signal légèrement positif mais il doit être confirmé par un essai randomisé bien mené », écrit-il dans son mail, avant d’indiquer que des études sont alors en cours et qu’il ressent “une pression politique énorme pour autoriser l’hydroxychloroquine et la donner à tout le monde ». « Mais je résiste », assure-t-il.
Selon BFMTV, qui a réussi à joindre un proche du Pr Delfraissy, la phrase : “Mais je résiste”, “But I am currently resisting” en anglais, voulait dire qu’il résistait “à toutes sortes de pression, y compris politiques”.
[avec BFMTV*]
*DANS UN MAIL, LE PR DELFRAISSY DIT AVOIR SUBI UNE « PRESSION POLITIQUE » AU SUJET DE L’HYDROXYCHLOROQUINE
Clément Boutin et Margaux de Frouville
Le 04/06/2021 à 0:22
Plusieurs médias américains ont diffusé de nombreux mails envoyés par le Dr Anthony Fauci, conseiller de la présidence des Etats-Unis sur la pandémie, entre janvier et juin 2020. Parmi eux, un échange entre l’immunologue américain et Jean-François Delfraissy, au tout début de la crise du Covid-19 en France.
Depuis quelques jours, le nom du Dr Anthony Fauci revient sur le devant de la scène. Plusieurs médias américains, notamment BuzzFeed News, le Washington Post ou encore CNN, ont diffusé plusieurs milliers de pages contenant des mails que l’immunologue américain, choisi par Donald Trump pour conseiller la présidence des États-Unis sur la pandémie de Covid-19, a envoyé entre janvier et juin 2020.
Ces médias ont saisi la justice en s’appuyant sur la loi d’accès à l’information (Freedom of Information Act), datant de 1996, qui permet à n’importe quel citoyen d’obtenir des documents administratifs au nom du droit à l’information, comme l’explique cet article du Monde.
Manque de tests, réa, hydroxychloroquine…
Et au milieu de cette somme d’informations, le nom du professeur Jean-François Delfraissy apparaît à la page 1841 des documents diffusés par BuzzFeed News. Dans ce mail, le médecin français annonce à Anthony Fauci être « de nouveau en service depuis que la crise sanitaire du Covid-19 a frappé la France », et diriger le Conseil scientifique, qui émet des recommandations à destination du gouvernement au sujet de la gestion de l’épidémie.
Dans cet échange, il revient, entre autres, sur le « nombre limité de tests » disponibles dans l’Hexagone, qui empêche le gouvernement d’adopter la stratégie de la Corée du Sud visant à tester massivement sa population. Il explique également que le pays va traverser « une phase difficile » en raison du manque de lits en réanimation « dans certaines parties de la France ».Play Video
Jean-François Delfraissy aborde, surtout, « le buzz médiatique depuis l’annonce faite par le Docteur Didier Raoult à propos de l’efficacité de l’hydroxychloroquine ».
« Ses données ne sont pas particulièrement convaincantes », lance le professeur Delfraissy. « Nous pouvons observer un signal légèrement positif mais il doit être confirmé par un essai randomisé bien mené », écrit-il dans son mail. Il indique également que des études sont en cours sur ce traitement, avant de révéler ressentir « une pression politique énorme pour autoriser l’hydroxychloroquine et la donner à tout le monde ». « Mais je résiste », assure le médecin.
« Toutes sortes de pressions »
Ce jeudi soir, une proche de Jean-François Delfraissy a indiqué à BFMTV que ce dernier se souvient de ces échanges de mail avec le Dr Anthony Fauci.
Selon cette source, « il faut se rappeler du contexte de l’époque, avec des pressions de tous bords pour libéraliser l’usage de l’hydroxychloroquine: intellectuels de droite comme de gauche, politiques qui déclaraient avoir été sauvés ou qui relataient que des amis avaient été soignés avec ce traitement… »
La phrase: « Mais je résiste » (« But I am currently resisting », en anglais) « est donc à remettre dans ce contexte ». « Il déclare qu’il a résisté à toutes sortes de pressions, y compris politiques », conclut cette même source.Clément Boutin et Margaux de Frouville
Quand la science est envoyée au tribunal : une consultante traqueuse de fraude scientifique attaquée par Didier Raoult

Elisabeth Bik est consultante en microbiologie, spécialisée dans la chasse à la fraude scientifique, et plus spécialement dans la duplication d’images. Elle s’est notamment intéressée aux publications de l’Institut Hospitalier Universitaire de Marseille (IHU Méditerrannée-Infections), l’hôpital où exerce le Professeur Didier Raoult, à propos du traitement contre le Covid-19 par hydroxychloroquine
Elisabeth Bik a émis des critiques détaillées, tout d’abord sur son blog, à propos de la fiabilité des résultats de l’équipe et de la qualité de l’étude. Elisabeth Bik a également partagé son argumentation sur Twitter et sur le site web PubPeer, qui permet l’examen par les pairs après publication.
Cette plateforme a été créée en 2012 pour ouvrir un forum de discussion à propos d’articles scientifiques, une sorte d’évaluation par les confrères d’articles déjà parus, mais non revus. Tout le monde peut commenter, et les auteurs de l’article « critiqué » sont avertis des nouveaux posts. Le site Theconversation.com analyse les avantages et inconvénients de ce type de science ouverte et de publication en temps réel.
Depuis ses premières publications, Elisabeth Bik continue à faire part de ses doutes sur une grande quantité d’articles écrits par Didier Raoult, et son collègue Eric Chabrière, Elle a poursuivi son examen systématique des travaux des deux chercheurs et à faire part de ses inquiétudes, allant jusqu’à contacter certaines revues qui ont publié leurs études.
Irrités, Didier Raoult et le son collègue français le professeur Eric Chabrière, ont tout d’abord traité Elisabeth Bik de différents qualificatifs dénigrants et mis en cause sa probité scientifique.

Elisabeth Bik encore harcelée.
Soutien ! https://t.co/ogLzoIurvm— Martin Clavey (@mart1oeil) May 30, 2021
Dernier rebondissement, Brice Grazzini, l’avocat du Professeur Raoult poursuit Elisabeth Bik devant les tribunaux français : le 29 avril, il a déposé plainte auprès d’un procureur de Marseille, au nom de Didier Raoult et de son collègue biologiste Eric Chabrière, tous deux professeurs à l’IHU de Méditerrannée.
Ils accusent Elisabeth Bik de harcèlement moral aggravé, de tentative de chantage et de tentative d’extorsion. Sur le site de France Soir,* Brice Grazzini explique que « l’IHU est devenu le lieu où les gens s’acharnent lorsqu’ils décident de s’attaquer à la représentation d’une forme de science qui n’est pas celle qui a été retenue de façon officielle, sachant que le professeur Didier Raoult représente aujourd’hui la personne à attaquer, et depuis 12 mois fait l’objet d’attaques vraiment violentes. »
Le journal scientifique Nature consacre un article cette affaire, tout comme Science. Contactée par la RTBF, Elisabeth Bik répond sur le plan scientifique : « J’aurais apprécié qu’il réponde à certaines de mes critiques, sur Pubeer ou dans une lettre ouverte. Je ne pense pas que ce soit une bonne chose, lorsque les scientifiques s’attaquent en justice. C’est une discussion scientifique et pas une juridique. Mais il n’a répondu à aucune des critiques que j’ai émises sur Pubpeer. A aucune. A la place, il me menace d’un procès. Ce n’est pas bon. Je ne pense pas que ce soit comme ça qu’un scientifique, professionnel devrait répondre. Mais c’est ce qu’il fait.«
Plus de 1000 chercheurs ont signé le 18 mai une lettre de soutien à Elisabeth Bik**. Une autre pétition pour « mettre fin au harcèlement des personnalités qui défendent l’intégrité scientifique » a recueilli plus de 3000 signatures sur le site change.org.
Avant/après.
Quelques jours après notre dépôt de plainte, Mme Bik supprime ses commentaires les plus insultants sur Pubpeer : la peur du gendarme…
Nous avons bien sûr conservé les preuves du harcèlement dont l’IHU a été l’objet à son initiative.https://t.co/M9GgOr9bG6pic.twitter.com/d59itutcXs— Didier Raoult (@raoult_didier) June 2, 2021
*Me Brice Grazzini, avocat de Didier Raoult, au Défi de la vérité
Publié le 10/05/2021 à 21:09

Me Grazzini au Défi de la véritéFSPARTAGER CET ARTICLE :Auteur(s): FranceSoir –A+A
Brice Grazzini a relevé le défi ! Discret médiatiquement, il privilégiait le travail de l’ombre aux projecteurs médiatiques. Il a fait une exception pour France Soir et explique les enjeux de la défense du professeur Raoult et de l’IHU Méditerranée-Infections sur le terrain judiciaire. Origine des attaques, stratégie de défense, avec un principe : tout ce qui fait partie du débat scientifique est bienvenu, mais dès que la critique l’outrepasse, il n’y a pas d’autre choix que de saisir la justice.
Voir aussi : L’IHU contre-attaque et porte plainte pour harcèlement et extorsion de fonds
Le professeur Raffi qui avait menacé Didier Raoult par téléphone, anonymement, a été condamné. Cette affaire rapidement traitée est suivie par beaucoup d’autres. Me Grazzini détaille la vision qui l’anime dans les dossiers que lui confie la désormais célèbre et très exposée institution marseillaise, face à Xavier Azalbert, dans « le Défi de la vérité » :
https://videas.fr/embed/33dccf42-9ecc-4b1d-8207-baa2d8b1fc74/
Auteur(s): FranceSoir
Open Letter: Scientists stand up to protect academic whistleblowers and post-publication peer review.
Lonni Besançon,1Alexander Samuel,2Thibault G. Sana,3Mathieu E. Rebeaud,4Anthony Guihur,4Marc Robinson-Rechavi,5Nicolas Le Berre,6Matthieu Mulot,7Gideon Meyerowitz-Katz,8Hervé Maisonneuve,9Brian A. Nosek.10,111Faculty of Information and Technology, Monash University, Australia. lonni.besancon@gmail.com2Association de Toxicologie Chimie de Paris, France. alexander.samuel@laposte.net3LIPME, Université de Toulouse, INRAE, CNRS, 31320 Castanet-Tolosan, France. thibault.sana@inrae.fr4Department of Plant Molecular Biology, Faculty of Biology and Medicine, University of Lausanne, Switzerland. anthony.guihur@gmail.comrebeaud.mat@gmail.com 5Department of Ecology and Evolution, Faculty of Biology and Medicine, University of Lausanne, Switzerland. marc.robinson-rechavi@unil.ch6Intensive Care Unit, Metz-Thionville Regional Hospital, France. n.leberre84@gmail.com7Laboratory of Soil Biodiversity, University of Neuchâtel, 2000 Neuchâtel Switzerland. matthieu.mulot@unine.ch8School of health and society, University of Wollongong, Australia. gidmk.healthnerd@gmail.com9Research Integrity Officer, Schools of Medicine, University of Paris, & Consultant, Paris France. hervemaisonneuve@gmail.com 10Professor, Department of Psychology, University of Virginia, Charlottesville, Virginia USA.11Executive Director, Center for OpenScience, Charlottesville, Virginia USA. nosek@virginia.edu
For years, Dr. Elisabeth Bik has contributed immensely to scientific research through her much needed and difficult work on detecting errors in published scientific communications. She has detected and reported over 4000 image duplications and manipulations, data concerns, plagiarism cases, and human and animal ethics breaches through comments on the post-publication review platform PubPeer, social media, and her website Science Integrity Digest. She has also contacted hundreds of editorial boards of journals to report on errors or potential scientific fraud. Nature credited Dr.Bik as the “public face of image sleuthing” [1] and her work has been awarded the 2021 Peter Wildy Prize Lecturefrom the UK MicrobiologySociety.Dr. Bik’s work is instrumental to ethical, sound, and reproducible research, but it also introduces her to personal risk as a whistleblower. In one case, she identified image duplication and potential ethical issues in 62 published articles fromProf. Didier Raoult and his institute some of which have also been echoed in published scientific communication [2,3,4]. For several months, Prof. Raoult and some other members of his institutehave responded by insulting her on national television, disclosing her personal address on social media, and threatening legal action for harassment and defamation. Prof. Raoult and his team’s behaviourtoward Dr. Bik and others have been pointed out by many international media outlets such as Times Higher Educationor Scientific American. This strategy of harassment and threats creates a chilling effect for whistleblowers and for scholarly criticism more generally [5,6,7]. Scholarly criticism, particularly on issues of research integrity, is fraught with challenges. This makes it particularly important to maintain focus on addressing such critique with scientific evidence and not attacks on people’s appearance, character, or person.
The authors andtheco-signatories of this open letterare scientists dedicated to transparency and integrity of research. We support the work needed to investigate potential errors and possible misconduct andbelieve the scientific community can do more to protect whistleblowers against harassment and threats. Individual researchers can provide vocal support for whistleblowers and against harassment to shift norms. Journals, funders, policymakers, and institutions can make explicit policies that protect whistleblowers and establish fair, judicious, and transparent processes for addressing potential misconduct that protect all participants. With this letter, we show our support for post-publication peer-review, to Elisabeth Bik and her work, and to all the whistleblowers that help maintain quality, honesty, integrity and trustworthiness of scientific advances.
References:
[1] Shen, H. (2020). Meet this super-spotter of duplicated images in science papers. Nature, 581(7807), 132-136. doi: https://doi.org/10.1038/d41586-020-01363-z
[2] Marcus, A. A. (2020, May 22). Hydroxychloroquine-COVID-19 study did not meet publishing society’s “expected standard.” Retraction Watch. https://retractionwatch.com/2020/04/06/hydroxychlorine-covid-19-study-did-not-meet-publishing-societys-expected-standard/
[3] Rosendaal FR. Review of: « Hydroxychloroquine and azithromycin as a treatment of COVID-19: results of an open-label non-randomized clinical trial » Gautret et al. 2020.https://doi.org/10.1016/j.ijantimicag.2020.105949. Int J Antimicrob Agents. 2020,https://doi.org/10.1016/j.ijantimicag.2020.106063
[4]Lonni Besançon, Nathan Peiffer-Smadja, Corentin Segalas, Haiting Jiang, Paola Masuzzo, Cooper Smout, Eric Billy, Maxime Deforet, Clémence a. Open Science Saves Lives: Lessons from the COVID-19 PandemicbioRxiv 2020.08.13.249847; doi: https://doi.org/10.1101/2020.08.13.249847
[5] Samer, C., Lacombe, K., & Calmy, A. (2021). Cyber harassment of female scientists will not be the new norm. The Lancet Infectious Diseases, 21(4), 457-458. Doi: https://doi.org/10.1016/s1473-3099(20)30944-0
[6] Peiffer-Smadja, N., Rebeaud, M. E., Guihur, A., Mahamat-Saleh, Y., & Fiolet, T. (2020). Hydroxychloroquine and COVID-19: a tale of populism and obscurantism. The Lancet Infectious Diseases. Doi: https://doi.org/10.1016/S1473-3099(20)30866-5
[7] Ektorp, E. (2020). Death threats after a trial on chloroquine for COVID-19. The Lancet. Infectious Diseases, 20(6), 661. Doi: https://doi.org/10.1016/S1473-3099(20)30383-2
Un médecin menacé de mort après avoir remis en question les études du Pr Raoult sur l’hydroxychloroquine
Par M.J. le 20-05-2021

Un médecin du CHR de Metz-Thionville a été harcelé et menacé de mort sur les réseaux sociaux après avoir publiquement douté de l’efficacité de l’hydroxychloroquine dans la prise en charge des malades du Covid.
Depuis plusieurs années, le Dr Damien Barraud, médecin réanimateur au CHR de Metz se bat contre “les études[médicales, NDLR] qui ne sont pas fiables”. Au cœur de la première vague de Covid, alors que le Pr Didier Raoult, directeur de l’IHU Méditerranée assure que l’hydroxychloroquine est un traitement à prendre en compte dans la prise en charge des malades du Covid, le médecin s’oppose à lui. “Rien de ce qu’il a produit ne peut confirmer ce qu’il raconte. Ses études ne sont pas fiables. La méthodologie est insuffisante. À tel point que l’Agence nationale de sécurité du médicament lui a accordé une autorisation pour sa première étude mais lui a refusé les suivantes. Il s’est alors inventé un comité d’éthique IHU…”, raconte-t-il au Républicain Lorrain.
Le médecin reconnaît avoir pu être “virulent” sur Twitter notamment dans ses critiques envers l’infectiologue. Il assure d’ailleurs que l’IHU avait annoncé son intention de porter plainte contre lui, mais aucune plainte n’a encore été déposée. Du pastis contre le Covid : l’étonnante prescription du Pr Raoult à Philippe de Villiers
Sur les réseaux sociaux cependant, le médecin a été violemment attaqué. “Un tombereau d’insultes, des menaces de mort, sous pseudos. Du style “On va te retrouver” ou “Personne ne court plus vite qu’une balle”.L’un d’eux a écrit que j’étais le tueur de Metz, a mis ma photo à côté de celles de Heaulme, Lelandais ou encore Landru…”, dévoile le praticien, qui utilisait d’abord un pseudo en ligne avant de dévoiler son identité.
Il a donc décidé de porter plainte en justice, bien que Twitter n’a pour l’instant pas levé l’identité des personnes le harcelant en ligne. Son avocat vient de déposer une nouvelle plainte auprès du parquet de Nancy. “Nous avons fait constater ces intimidations, ce harcèlement et ces menaces de mort avec trois constats d’huissier. Twitter et les réseaux sociaux ne peuvent pas être une zone de non-droit et échapper à la justice”, estime Me Frédéric Berna.
[avec le Républicain Lorrain]