En novembre 2019, un cluster se serait déclaré au sein du laboratoire de Wuhan

Publié le 27/05/2021

Nouvelles révélations sur le laboratoire de virologie de Wuhan

Washington, le jeudi 27 mai

https://www.jim.fr/medecin/actualites/pro_societe/e-docs/nouvelles_revelations_sur_le_laboratoire_de_virologie_de_wuhan_187807/document_actu_pro.phtml

– Des chercheurs malades, des séquences génétiques modifiés, des recherches secrètes : de nouvelles révélations renforcent les doutes autour du laboratoire de virologie de Wuhan.
L’épidémie de Covid-19 a-t-elle était provoquée par un accident au laboratoire de virologie de Wuhan en Chine ? Sans doute faudra-t-il attendre longtemps (ou indéfiniment) avant d’avoir une réponse claire à cette question. Mais ces dernières semaines, les informations s’accumulent et renforcent la crédibilité de cette hypothèse. Alors qu’elle semblait au départ une théorie complotiste tout droit sorti d’une œuvre de science-fiction, la thèse de l’accident du laboratoire gagne du terrain.

Dernière révélation en date, celle faite par le Wall Street Journal dimanche dernier. Selon le célèbre journal, qui s’est procuré un rapport des renseignements américains, trois personnes travaillant au laboratoire de Wuhan auraient été hospitalisés en novembre 2019 pour une maladie dont les symptômes ressemblent fortement à ceux de la Covid-19, soit un mois avant le début déclaré de l’épidémie à Wuhan. Les agents des renseignements américains sont partagés sur la fiabilité de la source qui rapporte cette information. Mais selon David Asher, ancien responsable d’une équipe chargé d’identifier les origines de l’épidémie, il pourrait bien s’agir du « premier cluster de Covid-19 ».

Les coronavirus de chauve-souris au centre des interrogations

Il y a quelques semaines*, c’est un compte Twitter anonyme, The Seeker, qui relançait la polémique, en publiant deux mémoires et une thèse de virologie élaborés au sein du laboratoire de Wuhan. Ces documents attestent que, contrairement à ce qu’indiquent les autorités chinoises, le virus de chauve-souris RaTG13 étudié par le laboratoire de Wuhan et dont le génome a été publié en février 2020, n’est pas identique au virus Ra4991. Une information d’autant plus importante que le RaTG13 est pour le moment le virus animal le plus proche du Sars-Cov-2, puisque leurs génomes sont similaires à 96,2 %.
Plus troublant encore, la thèse publiée indique également qu’il y aurait un autre coronavirus de chauve-souris conservé dans le laboratoire, en plus des huit qui ont été prélevés par les scientifiques dans une mine du Yunnan en 2013. Trois mineurs y travaillant étaient décédés d’une pneumonie atypique en 2012. Enfin, le journal Le Mondeindique avoir eu accès à une « fiche » indiquant un financement en 2018 pour « l’étude de la pathogénicité de deux nouveaux coronavirus de chauve-souris, sur des souris transgéniques exprimant le récepteur ACE2 humain » (ce qui est particulièrement troublant quand on se souvient que ce récepteur est la porte d’entrée du Sars-CoV-2 chez l’homme).

Joe Biden demande une enquête

Si la thèse de l’accident de laboratoire se renforce de jour en jour, c’est parce que la théorie officielle des autorités chinoises sur l’origine de l’épidémie se révèle de plus en plus fragile. Selon Pékin, un coronavirus de chauve-souris aurait été transmis à l’homme via un hôte intermédiaire. Mais après 18 mois de recherche, cet animal n’a toujours pas été identifié. « Plus de 80 000 échantillons provenant d’animaux ont été testé en Chine, tous étaient négatifs » explique le virologue français Etienne Decroly. « A partir du moment où une hypothèse scientifique a été testée 80 000 fois sans résultats probants, il est normal d’en tester d’autres » ajoute-t-il.

Rappelons le rapport des experts de l’OMS, qui avait écarté la thèse de l’accident de laboratoire, est décrié de toute part. Aussi, de plus en plus de scientifiques demandent que de nouvelles investigations soient menées à Wuhan pour éclaircir les zones d’ombres autour du laboratoire de virologie.

Ce mercredi, le président des Etats-Unis Joe Biden est entré dans la danse. Il a demandé à ses services de renseignement de lui rendre un rapport dans les 90 jours qui permettra « de nous rapprocher d’une conclusion définitive ». Il a également appelé la communauté internationale « à faire pression sur la Chine afin qu’elle participe à une enquête internationale complète, transparente et basée sur des preuves ».

Pékin a d’ores et déjà répondu que la Maison Blanche diffusait des « théories complotistes».  

Quentin Haroche

Voir aussi:

*https://jeansantepolitiqueenvironnement.wordpress.com/2021/05/20/lhypothese-dun-virus-echappe-du-laboratoire-de-whuhan-a-nouveau-dactualite/

Publié le 04/05/2021

18 mois plus tard, la piste d’un accident de laboratoire n’est pas écartée

Paris, le mardi 4 mai

https://www.jim.fr/e-docs/18_mois_plus_tard_la_piste_dun_accident_de_laboratoire_nest_pas_ecartee_187533/document_actu_pro.phtml

– Certains scientifiques estiment qu’un accident de laboratoire est la cause la plus probable de l’épidémie de Covid-19.
C’est une histoire dans l’histoire, celle de la recherche de l’origine du SARS-Cov-2, apparu dans la ville de Wuhan en Chine en décembre 2019.

Et une théorie qui semble sorti d’un film de science-fiction, selon laquelle l’épidémie de Covid-19 trouverait son origine dans un accident survenu dans un laboratoire de virologie de Wuhan.

Le 30 mars dernier, les experts de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pensait avoir mis fin à la polémique en indiquant dans leur rapport d’enquête sur l’origine de l’épidémie qu’un tel accident était hautement improbable. Mais nombreux sont les scientifiques qui estiment ce rapport biaisé par les liens entretenus entre ces experts et les autorités chinoises. Dans une lettre ouverte datant de vendredi dernier, une trentaine d’entre eux, dont sept scientifiques français, demandent au directeur de l’OMS, Tedros Ghebreyesus, de tenir sa promesse et d’ordonner une nouvelle enquête sur les origines du virus. Le biologiste éthiopien avait en effet désavoué les experts de sa propre organisation, affirmant que la thèse de l’accident de laboratoire ne pouvait être écartée. Un autre collectif de scientifiques, le DRASTIC, formé en février 2020, est également convaincu que la pandémie actuelle trouve son origine dans un accident de laboratoire.

Un virus proche du SARS-Cov-2 découvert en Chine en 2013

Selon ces experts, il faudrait remonter à 2012 pour connaitre l’origine du virus. Cette année-là, six personnes travaillant dans une mine de cuivre du Yunnan, dans le sud de la Chine, contractent une pneumonie atypique. Trois d’entre eux décèderont. Le docteur Shi Zheng Li, membre de l’institut de virologie de Wuhan (WIV), va alors effectuer des prélèvements dans cette mine et découvrir en 2013 le RaTG13, un virus de chauve-souris. En février 2020, au début de l’épidémie, il affirme que ce virus est proche à plus de 96 % du SARS-Cov-2. Huit autres virus de chauve-souris proche du SARS-Cov-2 auraient été découverts dans ces grottes.
Selon les chercheurs du DRASTIC, il est possible que le SARS-Cov-2 trouve son origine dans des expérimentations effectués au WIV sur ces coronavirus de chauve-souris. Il est également possible selon eux que des scientifiques chinois aient réalisé des expériences dit de gains de fonction, visant à augmenter la contagiosité du virus. « On ne peut pas écarter l’hypothèse qu’un doctorant du WIV ait été infecté en effectuant un prélèvement par exemple » avance prudemment Gilles Demaneuf, épidémiologiste néo-zélandais et membre du DRASTIC.

Une enquête impossible à mener

Ces scientifiques sceptiques pointent également du doigt les insuffisances de la théorie officielle chinoise, qui veut que le virus soit passé de la chauve-souris à l’homme via un animal intermédiaire. En effet, cet animal n’a toujours pas été identifié. Un temps accusé, le pangolin a finalement été « innocenté ».

Les chercheurs occidentaux regrettent également le manque de transparence des scientifiques chinois. Le docteur Shi Zheng Li n’a ainsi rien laissé filtrer sur l’incident survenu en 2012 ou sur les études qu’il a pu mener sur les virus de chauves-souris. Les bases de données du WIV, qui avaient justement été créés pour servir la recherche en cas de pandémie, ont été retirées d’Internet par le gouvernement chinois. « La Chine a créé une sorte de forteresse, un mur artificiel » explique Gilles Demaneuf. 

Tant qu’une étude indépendante et poussée sur les origines du SARS-Cov-2 ne sera pas menée, les scientifiques en resteront à des conjectures et des spéculations. Mais une telle enquête n’est pas près de voir le jour. Récemment, des journalistes britanniques ayant tenté de se rendre dans les mines du Yunnan d’où pourraient provenir le virus s’en sont vus interdire l’accès par les autorités chinoises.

Nicolas Barbet

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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