Etudiant nantais décédé: l’hypothèse d’un lien avec AstraZeneca renforcée par l’autopsie
Selon l’avocat de la famille, «le rapport d’autopsie ne dit pas que l’injection de l’AstraZeneca est la cause du décès. Mais il élimine un certain nombre de causes possibles».
Par Le Figaro avec AFPPublié hier à 17:34, mis à jour hier à 17:59

Le rapport d’autopsie de l’étudiant en médecine de Nantes mort après avoir été vacciné contre le Covid-19 avec le vaccin AstraZeneca «renforce l’hypothèse d’un lien de causalité» entre l’injection et le décès, a affirmé samedi l’avocat de la famille.
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«L’expertise indique que la cause du décès est une thrombose abdominale (…) au niveau de la rate avec des caillots très récents», a expliqué à l’AFP Me Étienne Boittin, avocat à Saint-Nazaire. Le rapport ne mentionne «aucune infection, virus, cancer ou tumeur, qui peuvent générer des thromboses». Ainsi, selon l’avocat, «le rapport d’autopsie ne dit pas que l’injection de l’AstraZeneca est la cause du décès. Mais il élimine un certain nombre de causes possibles et renforce l’hypothèse d’un lien de causalité entre l’injection de l’AstraZeneca et la survenance du décès». Le jeune homme avait été vacciné le 8 mars et est décédé le 18 mars.
Le pôle santé publique du parquet de Paris s’est saisi de trois enquêtes ouvertes à la suite de plaintes déposées par les familles de personnes décédées après avoir été vaccinées contre le Covid-19 avec l’AstraZeneca.Ce pôle santé publique, compétent pour mener des investigations concernant les infractions d’une grande complexité liées à un produit de santé, dirige désormais les enquêtes préliminaires ouvertes pour «homicide involontaire», après le dépôt des plaintes à Toulouse, Paris et Nantes, et de premières investigations menées par les parquets locaux.
Selon Me Étienne Boittin, qui a reçu le rapport d’autopsie mercredi soir, «la prochaine étape est de poursuivre les investigations d’un point de vue médical et d’un point de vue judiciaire de demander la saisine d’un juge d’instruction». Il a précisé que le rapport d’autopsie de l’assistante sociale morte à 38 ans à Toulouse devrait être connu «la semaine prochaine». Me Boittin dit être saisi d’une quinzaine de cas de personnes décédées en France après avoir été vaccinées à l’AstraZeneca, très majoritairement des «moins de 60 ans».
L’utilisation du vaccin AstraZeneca a été restreinte dans la plupart des pays de l’Union européenne à cause de très rares cas de thromboses qu’il peut provoquer. Le Danemark ne l’utilise plus. En France, depuis le 19 mars, le vaccin n’est plus administré aux moins de 55 ans.
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Décès d’un étudiant nantais vacciné à l’AstraZeneca: le parquet de Paris saisi
Par Le Figaro avec AFPPublié le 28/04/2021 à 10:33, mis à jour le 28/04/2021 à 11:12

L’enquête pour déterminer les causes de la mort d’un étudiant en médecine plusieurs jours après avoir été vacciné contre le Covid-19 avec le vaccin AstraZeneca a été transférée du parquet de Nantes au parquet de Paris, a annoncé mercredi 28 avril l’avocat de la famille.
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«On a saisi les parquets locaux dans un souci de rapidité de nos plaintes pour avoir des autopsies en leur demandant ensuite de transférer le dossier à Paris», a expliqué à l’AFP Me Etienne Boittin, avocat de la famille. «On a la confirmation écrite du transfert d’Anthony (l’étudiant nantais décédé le 18 mars, ndlr) et les autres dossiers devraient raisonnablement suivre le même sort», a ajouté l’avocat.
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Le parquet de Paris dispose d’un pôle santé publique, ce qui n’est pas le cas du parquet de Nantes. Les résultats de l’autopsie du jeune homme décédé à 26 ans devraient être connus «d’ici quelques jours», d’après la même source. L’avocat dit être saisi d’une quinzaine de cas de personnes décédées en France après avoir été vaccinées à l’AstraZeneca, très majoritairement des «moins de 60 ans», a précisé l’avocat installé à Saint-Nazaire, soulignant que les familles des victimes sont désormais désireuses de «connaître les conclusions des autopsies».
Lundi, l’Union européenne a annoncé avoir attaqué en justice le laboratoire AstraZeneca pour ne pas avoir tenu ses engagements sur les livraisons de son vaccin anti-Covid, une procédure que le groupe suédo-britannique a aussitôt jugée «sans fondement». L’utilisation du vaccin AstraZeneca a été restreinte dans la plupart des pays de l’Union européenne à cause de très rares cas de thromboses qu’il peut provoquer. Le Danemark ne l’utilise plus.
AstraZeneca : 9 nouveaux cas de thromboses, 4 décès de plus en France ( au total 23 cas sur plus de 2 millions d’injections en France)
L’agence française du médicament a annoncé avoir détecté 9 cas supplémentaires de thromboses chez des patients ayant reçu une injection du vaccin AstraZeneca.Par Le Figaro avec AFPPublié le 17/04/2021 à 12:14, mis à jour le 17/04/2021 à 14:09

Neuf nouveaux cas de thromboses(caillots) atypiques et deux cas de troubles de la coagulation associés au vaccin contre le Covid-19 d’AstraZeneca, avec quatre décès supplémentaires, sont survenus en France entre le 2 et le 8 avril, selon les autorités sanitaires. Depuis le début de la vaccination avec ce vaccin, ce sont «23 cas, dont 8 décès au total» de thromboses rares et d’anomalies de la coagulation qui sont survenus en France, indique vendredi l’Agence française du médicament (ANSM). Au total, plus de 2.725.000 injections ont été réalisées au 8 avril avec le vaccin d’AstraZeneca.