Les vautours de Pfizer
Face aux difficultés rencontrées avec le vaccin Astra-Zeneca, la loi du marché est impitoyable. Pfizer qui se retrouve en situation de quasi-monopole en Europe en profite pour appliquer une vielle règle du marché : « Tout ce qui est rare est cher. Je suis rare, donc je suis cher ». Le prix de son vaccin est déjà passé de 12 euros à 15,50 euros et il est prévue à 19,50 euros pour les nouvelles commandes de l’Union européenne. Tout cela sans la moindre protestation des valets du capitalisme en poste à Bruxelles et à Paris. Alors que les laboratoires pharmaceutiques ont bénéficié de grasses subventions par le biais des précommandes pour la mise au point de leur vaccin, maintenant ils se gavent pour pouvoir rémunérer leurs actionnaires avec des ponts d’or.Il serait temps que les Etats reprennent la main avec la licence obligatoire afin de pouvoir produire en masse des vaccins au meilleur coût pour l’ensemble de la planète et que le fameux « secret des affaires » soit suspendu afin de connaître les vrais coûts des vaccins.