« Le premier cabinet privé du genre, lancé par la Ligue contre l’obésité, vient pallier ce manque à Montpellier » (Cela « écorcherait » Le Figaro d’écrire Centre de santé)

« À Montpellier, un centre de soins de ville dédié à l’obésité »

Le Figaro

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Guillaume Mollaret évoque dans Le Figaro cette « pathologie courante, qui concerne 7 millions de Français. Pourtant, jusqu’en février dernier, les centres de médecine générale dédiés à la prise en charge de l’obésité faisaient défaut en ville. Le premier cabinet privé du genre, lancé par la Ligue contre l’obésité, vient pallier ce manque à Montpellier, dans le quartier défavorisé de La Mosson, où la densité médicale est faible », annonce le journaliste.
Il relève que « la prise en charge globale des personnes obèses était déjà considérée au sein de 37 centres spécialisés d’obésité (CSO). Mais tous, en métropole comme en outre-mer, sont installés au sein de cliniques ou hôpitaux ».
Agnès Maurin, directrice de la Ligue contre l’obésité, précise : « Nous n’avons pas la même activité. Ici, nous défendons un nouveau modèle de prise en charge globale, préventive et curative, basée sur un dépistage précoce de la pathologie, un diagnostic ciblé, des séances d’éducation thérapeutique du patient, un suivi personnalisé et un accompagnement social ».
Guillaume Mollaret note ainsi que « rien ne distingue ce cabinet médical d’un autre. Ouvert 6 jours sur 7, il propose aux patients une prise en charge spécialisée, notamment ponctuée de consultations longue durée, mais dont le prix de 25 € ne diffère pas de celui d’une consultation de routine. Pour permettre la répétition de ce type de consultations approfondies, les médecins employés ici sont tous salariés d’Obésanté, une association émanant de la Ligue contre l’obésité. Tous ont une activité libérale ou hospitalière complémentaire ».
« Outre 4 médecins généralistes, Obésanté compte une psychiatre, un tabacologue, une psychothérapeute, une diététicienne, une infirmière, ainsi qu’un enseignant d’activité physique adaptée pour l’organisation d’ateliers. […] Lors de son premier mois d’ouverture, le centre Obésanté de Montpellier a ainsi délivré quelque 500 consultations médicales, dont la moitié dédiée à l’excès de poids »,
 poursuit le journaliste.
Guillaume Mollaret ajoute que « les patients obèses ne sont pas non plus pris en charge uniquement pour leur excès de poids ».
La Dr Karolina Griffiths indique : « Ce qui m’intéresse, c’est l’idée d’une prise en charge holistique avec un suivi de long terme ». Elle évoque « une patiente obèse âgée de 45 ans qui n’avait «pas consulté de gynéco depuis 10 ou 15 ans parce qu’elle avait peur d’être jugée. Ici, elle savait qu’elle ne le serait pas» ».
Elle explique : « Cette patiente n’est pas encore prête à se faire suivre pour son obésité. […] Je vais l’accompagner. Cette patiente est d’abord venue chercher un médecin généraliste. Comme souvent dans cette situation où les personnes obèses se sont éloignées du soin, la consultation a tourné autour de tout autre chose que l’obésité. Puis, au moment de partir, la patiente a demandé : “Je peux vous demander autre chose ?”, avant d’évoquer sa pathologie ».
La Ligue contre l’obésité estime ainsi que « l’obésité n’est pas reconnue comme une spécialité à part entière. Du coup, la prise en charge de premier recours est défaillante ». Guillaume Mollaret note que « pour une meilleure prise en charge des patients souffrant de cette maladie, elle milite pour qu’un diplôme universitaire soit dispensé dans les facultés de médecine ».

À Montpellier, un centre de soins de ville dédié à l’obésité

La prise en charge spécialisée de ces patients pourtant nombreux était jusqu’alors cantonnée au milieu hospitalier.Par Guillaume Mollaret

Publié hier à 19:38, mis à jour hier à 19:38

https://www.lefigaro.fr/sciences/a-montpellier-un-centre-de-soins-de-ville-dedie-a-l-obesite-20210411

Trois centres Obésanté sont déjà en gestation à Valence (Drôme), Villefranche-sur-Saône (Rhône) et Dax (Landes). Photographee.eu/Photographee.eu – stock.adobe.com

C’est une pathologie courante, qui concerne 7 millions de Français. Pourtant, jusqu’en février dernier, les centres de médecine générale dédiés à la prise en charge de l’obésité faisaient défaut en ville. Le premier cabinet privé du genre, lancé par la Ligue contre l’obésité, vient pallier ce manque à Montpellier (Hérault), dans le quartier défavorisé de La Mosson, où la densité médicale est faible.À découvrir

Certes, la prise en charge globale des personnes obèses était déjà considérée au sein de 37 centres spécialisés d’obésité (CSO). Mais tous, en métropole comme en outre-mer, sont installés au sein de cliniques ou hôpitaux. «Nous n’avons pas la même activité. Ici, nous défendons un nouveau modèle de prise en charge globale, préventive et curative, basée sur un dépistage précoce de la pathologie, un diagnostic ciblé, des séances d’éducation thérapeutique du patient, un suivi personnalisé et un accompagnement social», promet Agnès Maurin, directrice de la Ligue contre l’obésité.

Pluralité de spécialistes

Au-dehors comme au-dedans,

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Le premier centre de santé en France sur l’obésité va ouvrir à Montpellier

  • On estime que 15 % des Français sont obèses.On estime que 15 % des Français sont obèses. MIDI LIBRE – MICHAEL ESDOURRUBAILH

Santé,  LabSanté,  MontpellierPublié le 18/12/2020 à 09:59 , mis à jour à 10:17

Public, privé, collectivités, autorité de santé soutiennent le projet de la Ligue contre l’obésité : installer dans le quartier Mosson un collectif de soignants à l’approche coordonnée et préventive.

Ce sera Montpellier en février 2021En 2022, Paris, Lyon, ou encore Dax sont en projet. Mais c’est dans le quartier populaire Mosson que la Ligue nationale contre l’obésiténée à Montpellier en 2014, ouvrira son premier centre de santé, Obésanté.

Soins et prévention

Un centre de santé est un lieu de proximité qui regroupe des médecins et des professions paramédicales travaillant en parcours coordonné pour dispenser des soins primaires, et faire de la prévention, de la promotion de la santé.

La Direction générale de l’offre de soins en recense 1 750 en France. Pour Obésanté, qui emploiera quatre médecins généralistes, des psychiatre, médecin vasculaire, infirmier, diététicien, psychologue, assistante sociale, coordinateur de parcours, enseignant en activité physique adaptée, tous salariés, la feuille de route est un peu particulière.

« Le concept est unique »

« Le concept est unique. On proposera un suivi médical « classique » pour une grippe ou une gastro-entérite par exemple, avec des tarifs de secteur 1, sans dépassement d’honoraires, et avec le tiers payant », expliquent Agnès Maurin, directrice de la Ligue, et Mélanie Delozé, secrétaire générale de l’association.

Repérer des situations ou des risques d’obésité

« Mais l’idée est surtout de repérer des situations ou des risques d’obésité, car il y a des facteurs déclenchants comme la grossesse ou l’arrêt du tabac, et d’assurer un suivi coordonné des professionnels, sans obstacle financier pour le patient puisque tout sera pris en charge. Aujourd’hui, les malades sont souvent perdus et arrivent dans les hôpitaux très tard. Les médecins généralistes qui travailleront dans le centre suivent actuellement une formation spécifique à l’obésité ».

Aujourd’hui, les malades sont souvent perdus et arrivent dans les hôpitaux très tard

L’Agence régionale de santé, l’Assurance-maladie, les collectivités locales (Ville de Montpellier, Région, Département de l’Hérault), l’ICM Val d’Aurelle, et des partenaires privés (Oc Santé, AG2R La Mondiale, Caisse d’Épargne, Obésinov, Bodynov, Mutualité française, Eovi Mutuelle/Aesio) soutiennent l’initiative, qui mobilise 400 000 € de dépenses de fonctionnement la première année.

« Aller chercher les causes »

« L’épidémie de Covid a eu le mérite de faire voir l’obésité comme une maladie, et ce n’est pas qu’une question de nutrition et d’activité physique, ni un domaine réservé aux endocrinologues et aux nutritionnistes. Il faut parler du danger des régimes mais aussi des perturbateurs endocriniens, du stress, du manque de sommeil, des traumatismes… et il faut aller chercher les causes », souligne Agnès Maurin.

La majorité des personnes obèses ne se sentent pas malades, elles se sentent coupables

Loin d’être une évidence. « La majorité des personnes obèses ne se sentent pas malades, elles se sentent coupables. On a senti un besoin lorsqu’on a créé une ligne d’écoute, en 2016, se souvient Mélanie Delosé. Les personnes ont très vite demandé un lieu ressource ».

La secrétaire générale de la Ligue voit le lieu comme un « mini-service hospitalier ». En janvier, on pourra prendre rendez-vous sur Doctolib.

L’enquête nationale ObEpi relancée 

Les derniers chiffres datent de 2012, ils font encore référence : selon l’enquête ObEpi, 15 % des Français, 7 millions de personnes, sont obèses. Depuis, plus rien. Le laboratoire Roche, à l’initiative d’ObEpi en 1997, a cessé d’investir dans les études épidémiologiques, qu’il reconduisait tous les trois ans. La Ligue nationale contre l’obésité vient de reprendre l’initiative, « sur nos fonds propres », précise Agnès Maurin.

« Les chiffres sont attendus en janvier 2021, sur la base d’une enquête auprès de 10 000 Français et 1 000 jeunes de moins de 18 ans, qui s’annonce riche en enseignements. Elle fournira les nouveaux marqueurs de l’obésité en France et dans les régions, avec des questions spécifiques sur la traversée de la crise du Covid-19, ou encore les discriminations vécues par les personnes en surpoids ».

Bientôt une ligne d’écoute

Le centre d’aide téléphonique de la Ligue, créé en 2016, se transformera en « vraie ligne d’écoute » en janvier. Le 04 48 206 206 donnera accès à des assistants de parcours en lien avec des médecins et des avocats, via le dispositif “Barreau solidaire” du barreau de Paris.

Les litiges ne sont pas rares, en matière d’accès aux droits et notamment à des prêts bancaires. Les discriminations aussi, constate la Ligue, seule association de lutte contre l’obésité agréée par le ministère de la Santé. La ligne sera ouverte cinq jours sur sept, de 9 h à 17 h. On peut aussi envoyer des mails à aide.obesite@liguecontrelobesite.orgSOPHIE GUIRAUD

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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