A juste raison le vaccin AstraZeneca non recommandé en Moselle à cause de la présence du variant Sud-Africain

Covid-19 : le vaccin d’AstraZeneca n’est pas recommandé en Moselle, il reste proscrit en Guyane, à Mayotte et à La Réunion

Le produit du laboratoire anglo-suédois est jugé trop peu efficace contre le variant sud-africain, qui circule de façon importante dans ces régions. 

Le Monde avec AFPPublié hier à 19h40, mis à jour à 12h24  

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/09/covid-19-en-france-l-utilisation-du-vaccin-d-astrazeneca-proscrite-en-moselle-en-guyane-a-mayotte-et-a-la-reunion_6076244_3244.html?xtor&&M_BT=53496897516380#x3D;EPR-32280629-%5Ba-la-une%5D-20210410-%5Bzone_edito_1_titre_1%5D

Dans un centre de vaccination, à Grenoble (Isère), le 9 avril.
Dans un centre de vaccination, à Grenoble (Isère), le 9 avril. PHILIPPE DESMAZES / AFP

Les variants donnent le la à la campagne de vaccination contre le Covid-19. Ainsi, là où circule le variant sud-africain, comme en Guyane, le vaccin d’AstraZeneca est proscrit car jugé trop peu efficace. Par ailleurs, sur l’ensemble du territoire, où le variant anglais est majoritaire, Olivier Véran a évoqué la possibilité de rendre « interchangeables » les vaccins à ARN messager pour « simplifier » la campagne de vaccination.

Pour l’heure le virus continue de remplir les services de réanimation des hôpitaux français : vendredi soir, ils étaient 5 757 patients (dont 498 admissions en vingt-quatre heures), selon les données de Santé publique France (SPF), un nombre reparti à la hausse après un léger recul la veille. La pression dans les services hospitaliers en général est toujours très élevée avec désormais plus de 30 300 malades Covid-19 à l’hôpital (dont 2 120 admissions en vingt-quatre heures), un chiffre en légère baisse par rapport à jeudi.

Depuis la veille, 301 nouveaux morts du Covid-19 ont été enregistrés dans les établissements hospitaliers, pour un total de 98 395 morts depuis le début de l’épidémie.Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Covid-19 : l’épidémie recule en Ile-de-France, dans les Hauts-de-France et se stabilise dans les autres régions

  • Pas d’AstraZeneca en Moselle, en Guyane, à Mayotte et à La Réunion

La Haute Autorité de santé (HAS) a confirmé vendredi 9 avril que le vaccin d’AstraZeneca ne devait pas être privilégié en Moselle et restait proscrit en Guyane, à Mayotte et à La Réunion, car il est trop peu efficace contre le variant sud-africain, qui y circule de façon importante.

En Moselle, la HAS recommande de « continuer à privilégier l’accès aux vaccins »de Pfizer-BioNTech et Moderna, ainsi qu’à celui de Johnson & Johnson (Janssen), le quatrième à avoir été autorisé en Europe, « dès lors qu’il sera disponible ». En Guyane, à Mayotte et à La Réunion, les vaccins de Pfizer et Moderna sont les seuls à être utilisés, en raison de « contraintes logistiques », poursuit la HAS, en recommandant « la poursuite » de cette stratégie.

Pour les vaccins de Pfizer-BioNTech, Moderna et Johnson & Johnson, « on dispose de données » qui montrent « un niveau élevé d’efficacité contre le variant sud-africain », précise la HAS. Selon cette dernière, ce variant représentait en Moselle environ 35 % des cas détectés de contamination fin mars. Une proportion encore plus importante en Guyane, à Mayotte et à La Réunion, où elle est comprise « entre 40 % et 48 % »« Dans le reste du territoire national, la proportion du variant sud-africain reste systématiquement inférieure à 20 % », et « cela ne justifie pas d’y mettre en place, à ce stade, une stratégie différenciée de recours aux vaccins », conclut la HAS.

  • Les vaccins à ARN messager bientôt « interchangeables » ?

La HAS a confirmé, ce vendredi, que les moins de 55 ans vaccinés contre le Covid-19 avec une première dose d’AstraZeneca auront leur deuxième avec Pfizer ou Moderna. Le ministre de la santé, Olivier Véran, a évoqué, vendredi à Grenoble, la possibilité de rendre également « interchangeables » les vaccins à ARN messager – ceux de Pfizer et Moderna – pour « simplifier » la campagne de vaccination contre le Covid-19.

Le ministre de la santé a expliqué avoir « saisi les scientifiques » de cette question. « Ils sont en train de nous dire que si l’on fait l’un ou l’autre en première ou deuxième injection, c’est la même mécanique », a déclaré M. Véran lors de sa visite dans un grand centre de vaccination grenoblois, qui permet de traiter 1 000 personnes par jour. « J’attends une réponse prochaine des autorités sanitaires » pour valider cela, « si ça ne présente pas de risques et que c’est l’efficacité qui est au rendez-vous ».

Écouter aussi  Covid-19 : les vaccins seront-ils à la hauteur des variants ? 

De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a assuré vendredi qu’elle ne disposait pas de « données adéquates » sur l’interchangeabilité des vaccins et que ses experts ne la recommandaient donc pas « à ce stade ». Une déclaration éludée par Olivier Véran : « Vous savez, il y a des fois où l’on suit l’OMS et où l’on nous reproche de la suivre, des fois où l’on ne la suit pas tout à fait et où l’on nous reproche de ne pas la suivre tout à fait… »

En visite aux côtés du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, l’ancien député de l’Isère a par ailleurs souligné que « la mortalité liée au Covid recule dans notre pays du fait de cette stratégie de vaccination »« La pression hospitalière continue de monter et la pression des réanimations continuera encore à monter pendant au moins quinze jours, ça nous le savons », a ajouté le ministre, reconnaissant « des signes d’accalmie à un niveau élevé » de l’épidémie.

Nos réponses à vos questions : A quel point les vaccins sont-ils efficaces ? Quels effets secondaires ont-ils été observés ?

Voir aussi:

https://jeansantepolitiqueenvironnement.wordpress.com/2021/03/24/le-vaccin-astrazeneca-eu-efficace-contre-le-vriant-sud-africain/

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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