Le Conseil français du culte musulman en crise permanente

Nouvelles dissensions au Conseil français du culte musulman avec le départ de quatre fédérations

Ces fédérations mettent en cause la tenue, mercredi, d’une réunion décidée « unilatéralement », selon elles, par le président du CFCM, qui réfute l’accusation. 

Le Monde avec AFPPublié aujourd’hui à 03h52, mis à jour à 08h38  

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https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/03/18/nouvelles-dissensions-internes-au-conseil-francais-du-culte-musulman-avec-le-depart-de-quatre-federations_6073531_3224.html?xtor=EPR-32280629-%5Ba-la-une%5D-20210318-%5Bzone_edito_2_titre_2%5D

Quatre fédérations composant le Conseil français du culte musulman (CFCM) ont annoncé, mercredi 17 mars dans la soirée, qu’elles se retiraient du bureau exécutif de cette instance, principal interlocuteur des pouvoirs publics sur le culte musulman.

La Fédération de la Grande Mosquée de Paris, le Rassemblement des musulmans de France, Musulmans de France et la Fédération française des associations islamiques d’Afrique, des Comores et des Antilles (FFAIACA) ont déclaré, dans un communiqué commun, leur « retrait définitif du bureau exécutif du CFCM à compter de ce jour » mercredi.

Une décision constatée par le président du CFCM, Mohammed Moussaoui, contacté par l’Agence France-Presse (AFP), qui a souligné que ces quatre fédérations, sur neuf au total, à ce stade, « gardent leurs places au conseil d’administration ».

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Ces quatre fédérations mettent en cause la tenue d’une réunion ce mercredi, organisée, selon elles, « unilatéralement » par M. Moussaoui, pour désigner l’aumônier national des prisons. Elles évoquent une réunion « organisée en dépit du bon sens, de manière illégale et contre [leur] avis ».

Faux, a répondu M. Moussaoui, qui souligne avoir « respecté les règles statutaires ». Selon lui, il lui est reproché d’avoir tenu cette réunion en présence des membres des deux fédérations turques, le Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF) ainsi que Millî Görüs (CIMG) qui ont refusé en janvier de signer la charte des principes pour l’islam de France.

Une instance minée par ses différends internes

Les quatre fédérations protestataires « demandent que toutes les réunions du bureau exécutif soient suspendues jusqu’à nouvel ordre, jusqu’à ce que les fédérations non signataires paraphent le texte », a ajouté M. Moussaoui. « Mais on ne peut accepter de paralyser le CFCM » en attendant une signature incertaine, a-t-il dit.

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Créée en 2003, cette instance, dirigée depuis janvier 2020 par Mohammed Moussaoui, est devenue, au fil des années, la principale interlocutrice des pouvoirs publics sur l’islam, mais elle est régulièrement minée par ses différends internes et sa représentativité est souvent remise en cause.

Réclamée par Emmanuel Macron dans la foulée de son offensive contre le « séparatisme », la charte des principes pour l’islam de France réaffirme la « compatibilité » de la foi musulmane avec la République et proscrit « l’ingérence »d’Etats étrangers dans le culte en France. Elle a été signée après plusieurs semaines de crises internes par cinq fédérations du CFCM.Lire aussi  

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Le Monde avec AFP

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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