Incidence élevée en Tarn et Haute-Garonne, tension hospitalière en Ariège et Tarn, en hausse dans l’Ariège, le Tarn-et-Garonne, le Lot

Covid-19: trois cartes pour visualiser les départements sous tension

INFOGRAPHIE – L’évolution de l’épidémie montre des visages différents d’un département à l’autre. Après la Moselle et les Alpes-Maritimes, le gouvernement met désormais en œuvre des mesures ciblées, dernière en date, un confinement le week-end à Dunkerque.Par Gildas Des Roseaux et Service InfographiePublié hier à 19:52, mis à jour il y a 3 heures

Le littoral dunkerquois, dans le département du Nord, sera désert ce week-end. GoogleMaps.

La situation dans la lutte contre le Covid-19 «se dégrade» et «est très préoccupante dans une dizaine de départements», a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l’issue du Conseil des ministres.

Dans certains territoires où la situation s’est nettement dégradée, «des mesures rapides et fortes» s’imposent «face aux risques imminents devant nous», a-t-il insisté.

«Nous l’avions montré la semaine dernière en Moselle, nous l’avons montré ce week-end dans les Alpes-Maritimes : dès que la situation l’impose, nous n’hésitons pas à prendre des mesures et des décisions rapides et fortes».

https://static.lefigaro.fr/infographies/webSciences_202108_carte_france_occupation_lit/webSciences_202108_carte_france_occupation_lit.html

En effet, plusieurs départements affichent des taux d’incidence et des taux de tension hospitalière inquiétants. Outre les Alpes-Maritimes, ou la Moselle, déjà citées, on note des taux d’incidence élevés dans le Pas-de-Calais, dans le Var ou encore dans les Bouches-du-Rhône.

De même dans le département du Nord où certaines agglomérations atteignent des taux très importants. Le ministre de la Santé Olivier Véran a ainsi annoncé la mise en place d’un confinement le week-end dans l’agglomération de Dunkerque à partir de ce vendredi.

Enfin, en Ile-de-France, les départements du Val-de-Marne et de Seine-Saint-Denis, tout comme Paris, avoisinent les 300 cas pour 100 000.

Mais pour bien saisir la situation, il faut aussi observer les taux de tension hospitalière, soit la part des lits de réanimation dans le département occupés par des patients atteints de Covid-19. Dans la Drôme par exemple, ce taux atteint 138 %, et dans les Hautes-Alpes, il flirte avec les 150 %.

Sur cette dernière carte, on peut enfin observer l’évolution des hospitalisations pour Covid-19 au cours des derniers jours. On peut notamment y voir une dynamique importante, supérieure à 50% dans trois départements (Morbihan, Haute-Corse, Ariège).

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Covid : la France embourbée dans l’urgence

 La pandémie de Covid-19 en France

Avec un plateau de contaminations élevé, à la merci d’une flambée épidémique due aux variants, le gouvernement se voit contraint d’adapter sa stratégie avec des confinements locaux, comme l’a annoncé mercredi Olivier Véran à Dunkerque.

Olivier Véran en déplacement à Dunkerque, mercredi. (Stéphane Dubromel/Hans Lucas pour Libération)

par Anaïs MoranOlivier Monod et photo stéphane Dubromel. Hans Lucaspublié le 24 février 2021 à 21h08(mis à jour le 25 février 2021 à 9h42). Suite abonnés…

https://www.liberation.fr/societe/sante/covid-la-france-embourbee-dans-lurgence-20210224_UQ3PC7RJ2RGUJAU2CS3CGFVX5E/

Libération

https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=5039092bada29f3e1509fc679516c7d4&id_newsletter=14423&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=14423&from=newsletter

C’est ce que titre Libération, qui remarque qu’« avec un plateau de contaminations élevé, à la merci d’une flambée épidémique due aux variants, le gouvernement se voit contraint d’adapter sa stratégie avec des confinements locaux ».


Le journal note ainsi : « Il semble que le fil épidémique sur lequel la France joue les funambules depuis des semaines commence à trembler. «La situation se dégrade», ont déclaré un à un, mercredi, le porte-parole du gouvernement et le ministre de la Santé. En équilibre sur un plateau national haut, relativement stable mais pervers, car faussement rassurant, le pays connaît ces derniers jours ses premières grosses poussées locales liées à la «percée du variant britannique», selon Olivier Véran ».


Le quotidien relève que « comme Nice et le littoral des Alpes-Maritimes, territoires aux données épidémiologiques alarmantes, l’agglomération de Dunkerque (Nord) connaîtra dès vendredi son premier confinement localisé et borné au week-end ».


Libération indique que « le Premier ministre, Jean Castex, doit prendre la parole ce jeudi lors de la conférence de presse hebdomadaire. Si un confinement généralisé n’est pas à l’ordre du jour, certains territoires pourraient être concernés par des mesures supplémentaires. Comme le signe que la situation s’assombrit partiellement, mais sensiblement ».


Le journal souligne qu’« à l’échelle nationale, les indicateurs épidémiologiques frémissent à la hausse. Les 20.000 cas positifs quotidiens font l’objet d’oscillations ténues : après avoir très légèrement baissé la première quinzaine de février (passant sous les 18.500 cas par jour), cette moyenne repart à la hausse depuis une dizaine de jours et côtoie de nouveau ce seuil symbolique – sans pour l’instant s’emballer outre mesure ».
« Localement en revanche, des poches de flambée épidémique bien nettes se multiplient, comme à Nice et à Dunkerque. Les deux villes affichent respectivement des taux d’incidence impressionnants d’environ 780 et 900 cas positifs pour 100.000 habitants »,
 poursuit-il.
Libération observe que « concernant les hôpitaux, les disparités territoriales sont tout aussi frappantes. Les nouvelles hospitalisations et admissions en réanimation quotidiennes paraissent, elles aussi, relativement stables, quoique élevées, dans tout le pays (autour de 10.000 entrées hebdomadaires pour les hospitalisations conventionnelles, 1750 en réanimation) ».
« Mais l’évolution est déjà tout autre pour les établissements de santé situés dans les zones d’alerte. Selon Carole Ichai, cheffe du pôle anesthésie-réanimation-urgences du CHU de Nice, 95% des lits de réanimation sont aujourd’hui occupés dans le département »,
 continue le quotidien.
Le journal s’interroge : « Comment expliquer cet équilibre précaire depuis plusieurs semaines, sans embrasement national majeur ? [L’épidémiologiste Vittoria Colizza, de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale,] a émis la thèse d’une juxtaposition de deux dynamiques opposées pour expliquer ce «plateau assez fragile». D’un côté le couvre-feu permet de faire baisser la dynamique de la souche initiale du Sars-CoV-2, de l’autre le variant anglais s’installe et commence son ascension exponentielle ».


Libération retient que « dans cette situation, la seule porte de sortie envisagée est celle de la vaccination. Depuis janvier, Conseil scientifique et membres du gouvernement parlent d’une «course contre la montre» entre les variants et les vaccins. L’idée est simple : retarder au maximum la propagation du virus pour se laisser le temps de vacciner le plus grand nombre ».
Le quotidien rappelle ainsi que « des projections de l’équipe de Simon Cauchemez, à l’Institut Pasteur, estimaient que le pic d’hospitalisations pourrait être réduit de 20% grâce à la vaccination et de 44% si la flambée était suffisamment retardée. Problèmes : si le couvre-feu semble freiner la circulation virale, le Conseil scientifique recommandait de l’accompagner de reconfinements locaux dès la mi-janvier, et surtout, la campagne vaccinale ne brille pas par sa rapidité ».

Réouverture en urgence des réanimations éphémères à l’AP-HP : les anesthésistes-réanimateurs toujours prêts ! (Communiqué)

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Émis par : SNPHARETwitterLinkedInFacebook

La cellule de crise de l’APHP réunie hier matin enjoint de manière soudaine et brutale tous les hôpitaux d’upgrader leurs capacités de réanimation – en clair : d’ouvrir ou de rouvrir des réanimations éphémères, rejoignant une montée en charge déjà existante dans bien d’autres régions, et ceci dans une totale discrétion mais une remarquable efficience.

Alors que l’Ile-de-France est en vacances scolaires – et donc que la pénurie de professionnels de santé est « aggravée » par les congés annuels amplement mérités – il ne fait aucun doute que les praticiens en Anesthésie-Réanimation vont répondre immédiatement présents pour répondre aux besoins sanitaires liés à cette nouvelle vague COVID.  Comme lors des épisodes précédents, et comme partout en France, les Anesthésistes-Réanimateurs mettront au service de nos concitoyens leur expertise en réanimation, qu’ils pratiquent quotidiennement au bloc opératoire, dans les salles de surveillance post-interventionnelles, les unités de soins continus, les réanimations chirurgicales et polyvalentes.

Le discrédit et l’opprobre jetés par certains esprits chagrins sur l’apport des réanimations éphémères et le professionnalisme des Anesthésistes-Réanimateurs assurant la prise en charge réanimatoire des patients COVID n’ont pas lieu d’être et relèvent de la querelle malveillante et stérile.

Les réanimations éphémères permettent de doubler, au minimum, les capacités de réanimation. Comme toute unité de réanimation, elles nécessitent énormément de personnel médical et paramédical formé : les Anesthésistes-Réanimateurs et les Infirmiers Anesthésistes contribuent massivement à cette prise en charge. Sans les réanimations éphémères, des milliers de patients seraient décédés faute d’avoir eu accès à une prise en charge réanimatoire.

Près de 500 médecins anesthésistes-réanimateurs sont formés chaque année. La maquette de formation de la discipline « Anesthésie-Réanimation » possède un niveau d’excellence académique largement certifié par rapport aux standards internationaux tant européens que nord-américains. Sa plasticité, liée aux divers modes d’exercice de cette spécialité unique et complète, et son exigence d’anticipation ont permis à l’Anesthésie-Réanimation de garantir des soins de qualité et d’assurer la sécurité des patients réanimatoires dès le début de la pandémie, et surtout dans des situations de tension où elle a su upgrader son environnement habituel.

Le SNPHARE rappelle que la création de ces réanimations éphémères se fait au prix d’une déprogrammation de l’activité chirurgicale, non seulement pour des raisons démographiques mais surtout d’un manque d’attractivité de l’hôpital public depuis la Loi Bachelot : 40 % des postes d’anesthésie-réanimation sont vacants. Le refus d’une compensation d’ancienneté de 4 ans suite aux effets délétères des nouvelles grilles statutaires de PH témoigne d’un mépris inacceptable en temps de pandémie et d’appel à la mobilisation des professionnels de santé.

Lorsque le gouvernement fait appel et confiance aux Anesthésistes-Réanimateurs pour la prise en charge de la population lors de cette crise sanitaire, il a raison.

Mais il est également de son devoir d’agir au-delà de l’urgence et du très court terme.

Il ne donnera de bonnes raisons aux Anesthésistes-Réanimateurs et à tous les Praticiens Hospitaliers de rester à l’hôpital que

  • s’il corrige très rapidement très rapidement l’aberration de la coexistence des deux grilles d’ancienneté
  • s’il prend enfin en compte – comme pour la crise sanitaire – les propositions du terrain : le SNPHARE les a réunies pour le Ségur dans son livre blanc : « L’hôpital, demain ».

 Contact SNPHARE : anwernet.snphar@gmail.com

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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