Les communes en aval de Golfech ont une eau potable contaminée au Tritium

Centrale nucléaire de Golfech

Radioactivité de l’eau potable puisée dans la Garonne
 Centrale nucléaire de Golfech, FRANÇATOMIQUE (compilation photographique) 
 Bonjour,
La CRIIRAD tient à vous informer de la publication d’une étude qu’elle a réalisée à la demande de plusieurs associations de la coordination Stop Golfech sur les impacts des rejets radioactifs de la centrale nucléaire de Golfech dans la Garonne. Inquiets de l’impact sanitaire et environnemental que peuvent engendrer ces rejets, des associations locales soutenues par des citoyens ont sollicité la CRIIRAD afin de réaliser une campagne d’analyses de végétaux aquatiques prélevés dans la Garonne.
Une telle étude avait déjà été réalisée en 2009 par la CRIIRAD et avait notamment révélé la présence significativement plus élevée (respectivement quatre fois et deux fois plus) en aval de la centrale qu’en amont de deux substances radioactives : le tritium organiquement lié et le carbone 14. Les résultats de cette nouvelle étude 10 ans plus tard montrent la persistance de la contamination en tritium et une augmentation de 60% de celle en carbone 14.
Selon EDF, les rejets de la centrale de Golfech ne dépassent pas les normes réglementaires. Leur impact sur l’environnement et la santé de la population à long terme n’en reste pas moins préoccupant.
L’analyse des données officielles montre en effet que les citoyens de plusieurs dizaines de communes situées en aval des rejets boivent de l’eau potable contaminée par le tritium. Les niveaux sont certes inférieurs aux normes en vigueur, mais la CRIIRAD a montré que les normes n’offraient pas un niveau de protection sanitaire suffisant, en particulier en cas de contamination chronique.
Suite à ces résultats, la CRIIRAD réitère ses recommandations en faveur de l’abaissement des normes sanitaires et de l’amélioration du contrôle de la qualité radiologique des eaux potables. Elle attire l’attention sur la nécessité de protéger la qualité des ressources en eau rendues vulnérables par la présence d’installations nucléaires en amont.
Nous vous invitons à découvrir et partager le rapport complet disponible sur notre site internet ainsi que nos publications Facebook et Twitter.
Pour plus d’informations :Interview de Bruno Chareyron, directeur du laboratoire de la CRIIRAD, sur le site « 20 minutes »Dossier CRIIRAD « eau potable et radioactivité »

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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